• Le Burkina Faso vient de se doter d’un Observatoire national des faits religieux (Onafar). Son rôle est de surveiller les contenus médiatiques à caractère religieux, afin d’aider le Conseil supérieur de la communication (Csc) à prévenir tout discours extrémiste. L’objectif est de préserver la coexistence pacifique entre les différentes religions pratiquées au Burkina Faso. L’Onafar n’a pas vocation à sanctionner. Il étudie les dossiers qui lui sont soumis au sujet des faits et messages religieux. Il accompagne le Csc, organe étatique de régulation des médias et du secteur de la communication. L’Observatoire va également suivre l’application de la règlementation sur les pratiques cultuelles au Burkina Faso.

  • La radio communautaire gambienne Teranga Fm, qui avait été fermée deux jours, puis rouverte à condition de ne diffuser que de la musique, a repris la semaine dernière, ses émissions habituelles. Teranga Fm a avait été coupée le 3 janvier, sans explication officielle, puis autorisée à réémettre à partir à condition de ne donner diffuser que de la musique et de ne donner la parole à personne à l'antenne. La suspension de Teranga Fm était intervenue quatre jours après une attaque d'hommes armés, le 30 décembre, contre le palais présidentiel à Banjul.

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  • Le gouvernement tanzanien a décidé d'interdire la pratique de la sorcellerie pour tenter d'endiguer les attaques contre les albinos, victimes de croyances attribuant des vertus magiques à leurs organes. Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur a annoncé le lancement, dans deux semaines, d’une opération spéciale dénommée «En finir avec les meurtres d’albinos». Elle va d’abord cibler les provinces les plus touchées, à savoir Mwanza, Geita, Tabora,Simiyu et Shinyanga, dans le nord. Cette décision du gouvernement tanzanien intervient après l’enlèvement, fin décembre, d’une fillette albinos de quatre ans portée disparue depuis lors.

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  • Quelque 41 000 euros d’amende : c’est la sanction qui s'est abattue au début du mois de décembre sur le Times of Swaziland, dernier quotidien indépendant en terre swazie. Le crime de lèse-majesté évoqué remonte à 2009 et à la mise en cause de la présidente du Sénat. Faramineuse dans un pays où le salaire mensuel excède difficilement les 200 euros, cette peine pourrait bien sonner le glas de ce journal privé aux caisses vides et dépourvues de subventions. «On ne peut y voir qu’une tentative du gouvernement d’étouffer le seul quotidien indépendant du Swaziland», dénonce d'ailleurs Clé Kahn-Sriber, responsable du bureau continental de Reporters sans frontières.

  • Le 18 juillet 2006, le juge d’instruction Wenceslas Ilboudo prenait une ordonnance de non-lieu au terme de l’enquête judiciaire sur la mort du journaliste Norbert Zongo. Huit ans plus tard, ce même magistrat, qui occupe aujourd’hui les fonctions de procureur général du Burkina Faso, est chargé de la réouverture du dossier. Norbert Zongo, directeur de la publication du journal L'Indépendant, est mort alors qu’il enquêtait sur la mort de David Ouédraogo, chauffeur de François Campaoré, le frère cadet du président Blaise Compaoré. Le chauffeur avait trouvé la mort le 18 janvier 1998 dans l'infirmerie de la présidence du Faso, après avoir été détenu un mois durant par le Régiment de sécurité présidentiel (Rsp). Norbert Zongo et 3 de ses compagnons (Yembi Ernest Zongo, Blaise Ilboudo et Ablassé Nikièma) ont été retrouvés morts calcinés dans leur véhicule criblé de balles le 13 décembre 1998.

  • Les États-Unis ont raison d'insister pour que justice soit faite lorsque de graves crimes internationaux sont perpétrés dans des pays comme la Corée du Nord, le Sri Lanka et le Tchad, mais il ne peut pas y avoir deux poids deux mesures. Les pratiques de la Cia à Guantanamo, révélées par une enquête du Sénat américain, doivent faire l’objet d’une enquête criminelle.

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  • Yaya Jammeh n’aime pas qu’on s’oppose à lui. Le chef de l’Etat Gambien fait traquer son ex-ministre Dr Amadou Scattred Janneh. Ce dernier est recherché par la police gambienne après que le tribunal de Banjul, présidé par le juge Dawda Jallow, a récemment approuvé un mandat d’arrêt émis par le procureur de la République. Le seul tort de l’ex-ministre de l’information, accusé de trahison, est de ne pas résider dans le pays depuis qu’une amnistie lui a été octroyée. Selon la presse, la dernière plainte déposée contre Janneh, datant de novembre 2014, lui reproche d’avoir distribué au Sénégal, en Gambie et dans d’autres lieux, des T-shirts où était inscrit : «Le président Yahya Jammeh doit partir».

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  • Les journalistes sénégalais ne sont pas contents du chef de l’Etat. Le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication (Synpics), la convention des jeunes reporters du Sénégal (Crjs) et l’Association des professionnels de la presse en ligne (Appel) ont exprimé leur colère. Ils reprochent à Macky Sall de ne pas aider les professionnels de la presse à «se doter d’entreprises de travail modernes, performantes et viables». Ils ont aussi rappelé que «l’aide à la presse n’est pas l’aide aux patrons de presse ! C’est l’aide à l’entreprises de presse qui redistribue cet appui sous forme de salaire, de conditions de travail décentes et de contenus attrayants».

  • Pour certaines institutions de la République, ce sont les médias burundais qui aggravent l’insécurité dans le pays, allant jusqu’à corrompre leurs sources. Des accusations qui dénotent le malaise du pouvoir, selon certains observateurs. Dans une récente réunion avec les diplomates étrangers accrédités au Burundi, Prosper Bazombanza, le 1er vice-président de la République a pointé du doigt les médias. Il faisait une mise au point sur les inquiétudes sécuritaires qui n’épargnent pas les milieux diplomatiques. Pour lui, certains politiciens, des médias et certaines organisations de la société civile «exagèrent les faits à dessein, dans la perspective des élections générales de 2015.»

  • Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées à Tunis pour réclamer la libération de deux journalistes tunisiens portés disparus en Libye depuis le 8 septembre. Sofiène Chourabi, un blogueur très actif durant la révolution tunisienne de 2011, et Nadhir Ktari, un photographe, ont disparu dans la région d'Ajdabiya, dans l'est de la Libye. Leur disparition est intervenue quelques jours après une première arrestation des deux hommes, qui travaillaient sans autorisation, par un groupe armé. Le ministre tunisien des Affaires étrangères Mongi Hamdi a récemment exhorté la Libye à retrouver "au plus vite" les deux journalistes, en lui faisant porter "l'entière responsabilité de (...) les libérer".

  • La Guinée équatoriale, dirigée depuis 1979 par le président Teodoro Obiang Nguema, a interdit à ses médias d'État d'évoquer la chute du président burkinabe Blaise Compaoré, chassé sous la pression de la rue après 27 ans de pouvoir. Les autorités de Malabo avaient déjà bloqué la diffusion dans les médias d'État d'informations sur le printemps arabe ou la crise ivoirienne. «Nous ne faisons pas de l'ingérence dans les affaires intérieures d'un autre État», avait alors justifié Malabo. Le 22 octobre, le président Obiang a accordé une «amnistie générale» aux opposants en exil en vue de la tenue d'un nouveau «dialogue national», le cinquième du genre organisé par le pouvoir. Les travaux ont officiellement débuté, mais sept partis d'opposition ont refusé d'y participer, exigeant notamment la libération préalable de «tous les prisonniers politiques». Le gouvernement a qualifié cette position de «geste prémédité».

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  • La Fédération internationale des journalistes, dans un communiqué de presse paru à Yaoundé, dénonce les violations à la liberté de la presse imposés à trois journalistes camerounais, désormais en résidence surveillée. Il s'agit de Rodrigue Tongue du quotidien Le Messager, Félix Cyriaque Ebolé Bola de Mutations et Baba Wamé, enseignant en journalisme. Inculpés par le tribunal militaire, ils sont désormais sous le coup de plusieurs mesures d'interdiction. Des mesures prises à l'issue de leur audition par le commissaire du gouvernement, le 28 octobre dernier. Les journalistes sont poursuivis pour n'avoir pas transmis aux autorités administratives et judiciaires des informations susceptibles de nuire à la sécurité de l'Etat, qu'ils avaient en leur possession.

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  • Dans la perspective de l’Examen périodique universelle (Epu) de la Gambie aux Nations Unies, Article 19 adressait ce contribution à l’instance onusienne. Elle dresse un état des lieux accablants sur les violences et les violations exercées par le pouvoir en matière liberté d’expression et d’accès à l’information.

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  • Dans un des projets dans lequel elle investit au Sénégal, la Bad n’a pas respecté sa propre politique de sauvegardes environnementales et sociales.

  • En République démocratique du Congo, la réaction de Kinshasa n'a pas tardé au lendemain de la publication d'un rapport du chef du bureau de l'Onu pour les droits de l'homme. Ce rapport accable la police congolaise, accusée d'exactions lors d'une opération coup de poing pour traquer les délinquants de Kinshasa entre novembre 2013 et février 2014. Selon ce rapport, au moins neuf personnes ont été exécutées par balles et trente-deux personnes sont toujours portées disparues. Pour Kinshasa, c'en est trop. Le ministre congolais de l’Intérieur a demandé, jeudi 16 octobre, le départ du chef du bureau de l’Onu pour les Droits de l’homme en Rdc, Scott Campbell. Ce n’est pas la première fois que celui-ci s'attire les foudres des autorités congolaises.

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  • En séjour à Naïrobi, la capitale du Kenya, le journaliste somalien Ibrahim Said Salah a été arrêté depuis 27 septembre 2014. Le tribunal de Naïrobi a autorisé la police pour arrêter le journaliste, l’interroger et mener des investigations sur son site web d’information, Aucune raison officielle n’a été donnée à l’arrestation. Plusieurs sources indiquent cependant que son travail est mal vu, notamment ses articles sur le Puntland, région somalienne qui a déclaré son autonomie.

    Tagged under TICs e Inovação Mali

  • La justice éthiopienne a condamné par contumace trois propriétaires de journaux hebdomadaires à plus de trois ans de prison, a indiqué mercredi 15 octobre. Les trois hommes, qui ont fui le pays avant leur condamnation, ont été déclarés coupables d'"incitation à la révolte, impression et distribution de rumeurs infondées et conspiration visant à abolir illégalement le système constitutionnel du pays".

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  • Jean-Claude Duvalier, surnommé «Bébé Doc», est mort ce samedi 4 octobre à Port-au-Prince. Il a succombé à une crise cardiaque à l'âge de 63 ans. Après 25 ans d'exil en France, il était retourné au pays en janvier 2011, où l'attendaient de nombreuses plaintes enquêtes judiciaires pour des faits commis sous son régime. Il n'avait que 19 ans lorsqu'il s'empare du pouvoir, à la suite du décès de son père François Duvalier. Avec le titre de président à vie, il vit dans le faste et l’opulence, laissant la majorité de la population dans la pauvreté extrême.

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  • Quelque 1 500 fonctionnaires fictifs ont été découverts dans l'administration publique ivoirienne, après un contrôle mené dans les différents services. Selon le ministre de la Fonction publique, Bacongo Cissé, la vaste opération de contrôle opérée visait à démasquer les fraudeurs et à assurer une maîtrise de la masse salariale. Le gouvernement qui a fait de la lutte contre la fraude et la corruption son cheval de bataille a ainsi initié plusieurs réformes en vue d'une fonction publique "moderne et modèle".

  • Quotidien fermé, journalistes arrêtés ou harcelés par la police : au Liberia submergé par Ebola, la lutte contre l'épidémie s'accompagne d'atteintes à la liberté de la presse, selon des organisations de défense des médias qui mettent en garde contre la tentation de l'autoritarisme. L'organisation Human Rights Watch a appelé lundi 15 septembre les gouvernements des trois pays principalement touchés, Liberia, Guinée et Sierra Leone, à garantir le respect des droits fondamentaux et la transparence dans leur combat contre la propagation du virus.