• Un Casque bleu du contingent tchadien a ouvert le feu sur ses frères d’armes à Kidal. L’auteur de la fusillade a été interpellé et l’enquête ouverte devrait déterminer les causes et les circonstances de ce drame incompréhensible.
C’est la première fois qu’un tel drame se produit au sein de la Force de la Minusma. Selon des sources proches de la Mission onusienne, les deux victimes sont un commandant et un médecin-militaire. Le médecin-militaire ne serait qu’une victime collatérale, s’étant trouvé au mauvais moment et au mauvais endroit au moment où le tireur s’apprêtait à commettre l’irréparable.
Depuis le déploiement de la Force des Nations unies au Mali, plus de 80 soldats de la paix ont perdu la vie au cours de leur mission au Mali, dont 66 ressortissants de pays africains

  • La situation sécuritaire au nord de notre pays est de plus en plus préoupante. En effet, chaque semaine charrie son lot de morts civils ou militaires. La situation est explosive dans la Région de Tombouctou, plus précisément dans le cercle de Goundam. Mais pour leur dernier coup en date, les ennemis de la paix ont ciblé Léré, localité située au nord-ouest de Niafunké. Dans la nuit du 23 au 24 février, plusieurs hommes armés ont attaqué un check-point de l’armée. Le bilan humain est de trois morts et deux blessés du côté des Fama. Les assaillants ont également emporté deux véhicules. Si l’armée retrouve rarement ses véhicules volés par les bandits de grands chemins ou les terroristes, c’est parce que la plupart des engins volés sont maquillés et revendus au marché noir. Dans certains cas, ils sont transformés en véhicule-bélier pour commettre des attentats contre les Fama ou leurs alliés.

  • Arrêté puis envoyé en prison avec ses camarades pour avoir osé demander la réduction du prix du carburant à la pompe, Sheriff Dibba, le patron du syndicat national des transporteurs gambiens dissous, la Gambia National Transport Control Association, est mort le dimanche 21 février dans sa cellule du bagne de Mile Two à Banjul. Il était déjà très mal en point au moment de son transfert par les services de renseignement de la National Intelligence Agency (Nia) qui l’ont conduit dans cette prison. Son état de santé s’est détérioré à la Prison de Mile Two où il avait été confiné après avoir été ausé, il y a quelques semaines, d’avoir commis des crimes économiques. Une ausation tombée en même temps que la dissolution de son syndicat et la publication d’un nouveau décret annonçant que la collecte des contributions quotidiennes entre chauffeurs, puis connus sous le nom de «mandats», est désormais un crime économique.

  • La justice égyptienne a condamné à des peines de 3 à 8 ans de prison 13 personnes ausées d'appartenance à une cellule liée au groupe jihadiste Etat islamique (EI), trois autres ayant été acquittées, selon une source judiciaire. Un ex-officier de police a été condamné à huit ans de prison ferme, une autre personne a écopé de cinq ans tandis que 11 autres devront purger une peine de trois ans de prison, tous condamnés pour appartenance à une cellule liée à l'EI. En septembre dernier, 12 personnes ont été condamnées à mort pour planification d'attentats pour le compte de l'EI. L'Egypte a reconnu, quatre mois après le drame, que l'avion de touristes russes qui s'est écrasé dans le Sinaï tuant ses 224 oupants avait bien été la cible d'un attentat, lequel avait été revendiqué par l'EI.

  • Quelque 3063 ex-combattants ivoiriens sont en attente de resocialisation, a annoncé le coordonnateur national de la Cellule de coordination, de suivi et de réinsertion (Ccsr). Parmi ces ex-combattants, il y a environ 450 personnes qui ont plus de 50 ans ou présentent un handicap. Il a rappelé aussi que depuis la mise en place de l'Autorité de désarmement, démobilisation et réinsertion (Addr) après la crise de 2010, ce sont 69 506 ex-combattants qui ont été désarmés et démobilisés et 39 279 armes collectées par ses services en collaboration avec l'Opération des nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) et les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci). La mission de la Ccsr s'achève en juin prochain.

  • Un homme qui traîne avec lui des ausations de crimes, de recel de corps et d’atteinte à la sûreté de l’Etat, et qui, de ce fait, fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, vient d’acquérir la nationalité ivoirienne. Il s’agit de Blaise Compaoré, ancien chef d’Etat du Burkina Faso. Soupçonné de l’assassinat du capitaine Thomas Sankara, Blaise Compaoré fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Qui, dit-on, a été émis, le 4 décembre 2015, par le tribunal militaire burkinabè. Et officiellement remis, le lundi 21 décembre 2015, aux autorités ivoiriennes. Il faut rappeler que, depuis qu’il a été chassé par la rue, celui qui a, 27 ans durant, dirigé le Burkina Faso a trouvé refuge en Côte d’Ivoire. Vu la gravité des faits mis à la charge de l’ex-dictateur de Ouaga, on s’attendait à ce que le chef de l’Etat ivoirien réponde favorablement à la requête du Burkina portant sur son extradition.

  • L’armée camerounaise toujours à la traque de Boko Haram. Elle a annoncé avoir tué 92 combattants du groupe terroriste nigérian Boko Haram et procédé à la libération de 850 villageois, au Nigeria, dans le cadre d’une opération organisée conjointement avec les forces nigérianes. Selon l’armée, cette opération a eu lieu dans le village nigérian de Kumshe, proche de la frontière camerounaise, et a été conduite par la force multinationale régionale chargée de combattre le groupe qui a prêté allégeance à l’Etat islamique. Deux soldats camerounais ont péri en sautant sur une mine, au cours de l’opération, selon le communiqué gouvernemental.

  • L'annonce de la libération de 2000 détenus faite par le président burundais Pierre Nkurunziza à l'oasion de la visite à Bujumbura du secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, apparaît comme "une grâce présidentielle en trompe-l'œil" car elle ne concerne aucun prisonnier lié à la crise que traverse le pays depuis près d'un an, a dénoncé le journal indépendant Iwacu. La présidence burundaise a précisé que la grâce présidentielle ne concernerait pas les prisonniers détenus pour atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l'Etat, excluant quasiment de facto les milliers de personnes arrêtées en lien avec la crise.

  • Le Conseil national pour le respect de l’aord d’Arusha et la restauration d’un Etat de droit (Cnared), une plateforme de l’opposition radicale au Burundi, se dit pessimiste. Elle affirme qu’elle n’attend pas grand-chose de la visite de la délégation de haut niveau de l’Ua après celle de secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon. Malgré tout ce ballet diplomatique, notamment avec cette délégation de haut niveau de l’Ua, le Cnared estime qu’arracher quoi que ce soit du président Pierre Nkurunziza tiendrait du miracle. Selon le porte-parole du Cnared, ’’en l’absence d’une solidarité internationale, le peuple burundais n’aura qu’à se défendre lui-même et ce sera une guerre civile au Burundi’’.

  • Les magistrats burkinabè ont annoncé une grève d’une semaine pour exiger du gouvernement "plus d'indépendance de la justice" et de meilleures conditions de vie et de travail. Ces derniers temps, une vive polémique sur des groupes d'auto-défense oupe l'actualité au pays, la société civile, le pouvoir politique et les magistrats ont pris position pour ou contre ces associations. Les magistrats burkinabè avaient déjà tiré la sonnette d'alarme en exigeant du gouvernement le démantèlement immédiat de ces associations qualifiées de "structures privées, informelles de gestion des questions sécuritaires, judiciaires et pénitentiaires". Le Mouvement burkinabè des droits de l'homme et des peuples, pour sa part, a condamné les méthodes qualifiées de "barbares" et non conformes à la loi d'une de ces associations opérant dans le Centre-Est du pays.

  • La naturalisation ivoirienne de l’ancien Chef de l’Etat burkinabé, Blaise Compaoré tient en haleine les Burkinabé. Passés les premiers moments de stupeur, le temps est aux chaudes discussions dans la presse, dans les rues et les bureaux.

  • Forte baisse des cours du pétrole, Président de la République gravement malade, tensions entre les clans qui structurent le pouvoir algérien (révélée notamment par la mise à la retraite du général Médiène, ancien puissant chef des services de renseignement), environnement sécuritaire régional dégradé (Libye, Mali etc.) : l'Algérie est-elle en train de rentrer dans une phase d'instabilité ?

  • Ce n’est pas la première fois que Gwede Mantashe se lance dans une diatribe contre les Etats-Unis. Mais cette, le secrétaire général de l’Anc est allé jusqu’à auser l’ambassade américaine de tenir des réunions secrètes. « Soyez vigilant. Méfiez-vous de ceux, autour de vous, qui veulent un changement de régime. Nous sommes au courant des réunions qui ont régulièrement lieu à l’ambassade américaine. Ces réunions ont pour but de mobiliser les gens en vue d’un changement de régime. Nous sommes au courant de ces programmes qui emmènent les jeunes aux Etats-Unis, pour plusieurs semaines, et qui sont, au retour, infiltrés sur les campus et ailleurs», a tenu à préciser le secrétaire général de l’Anc. L’ambassadeur américain à Pretoria, Patrick Gaspard, a réagi avec humour. Sur Twitter, il a écrit qu’il aurait dû «se méfier de cette boîte de conserve avec une longue ficelle» qui trainait dans son bureau. L’Anc, en tout cas, a indiqué prendre la chose très aux sérieux et précisé que le parti soulèverait officiellement le problème auprès des autorités américaines.

  • Ça chauffe à nouveau dans les universités sud-africaines. Des incidents ont éclaté à l'université de l'Etat-Libre après un match de rugby. Un groupe étudiant blanc s'en est violemment pris à des étudiants noirs qui manifestaient à proximité. Ce qui a déclenché l'incident n’est pas clair. Mais l'université a fermé ses portes le temps d'une enquête. Autre fac fermée, celle de Pretoria où depuis quelques jours des incidents ont éclaté entre deux groupes d'étudiants. D'un côté, des étudiants afrikaans qui veulent que la langue continue à être enseignée. De l'autre, des étudiants proches du parti radical de Julius Malema, qui veulent que l'afrikaans soit rayé du cursus et que des cours soit disponibles dans d'autres langues africaines, comme le zula et le xhosa. Derrière ces incidents, il y a le débat sur la transformation non seulement de l'université, mais plus généralement d'une société plus inclusive de la majorité noire.

  • Les Nations unies « rapatrient trois officiers burundais servant comme observateurs militaires » au sein de la Minusca, la Mission de maintien de la paix de l’Onu en Centrafrique. Un rapport interne en date du 5 février dernier les accuse d’avoir pris part à la répression des manifestations post-électorales au Burundi. Des actes non compatibles avec ded missions de maintien de la paix, a estimé l’Onu. A chaque déploiement d’un contingent étranger dans une mission de maintien de la paix, il faut veiller à ce que tous les hommes soient bien équipés, bien préparés sur le plan militaire, mais aussi à ce qu’ils respectent les droits de l’homme, explique-t-on à la Minusca.

  • Depuis plusieurs jours, Mandla Mandela, le petit-fils de Madiba, et actuel chef du clan, est sous le feu des critiques pour s’être converti à l’islam. Le petit-fils de Nelson Mandela s’est marié avec une jeune femme musulmane de 22 ans, originaire du Cap. Un changement de religion qui a suscité l'émoi des chefs traditionnels sud-africains.

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  • Une soixantaine de chômeurs originaires de la ville de Gafsa, dans le centre défavorisé de la Tunisie, ont parcouru près de 400 km à pied pour rallier la capitale afin de réclamer des emplois. Cette manifestation intervient alors que la Tunisie a connu en début d'année une vague de contestation sociale partie de Kasserine (centre) avant de s'étendre à travers le pays. Ce mouvement, le plus important par sa durée et son ampleur depuis la révolution de 2011, avait été provoqué par la mort d'un jeune chômeur lors d'une manifestation. Le soulèvement populaire d'il y a cinq ans avait lui-même été largement motivé par le chômage, la misère et l'exclusion sociale.

  • C'est son ennemi juré, mais au Soudan du Sud, le président Salva Kiir a nommé son grand rival Riek Machar vice-président. Un poste que Riek Machar occupait déjà avant son limogeage en juillet 2013. Une nomination conséquence de l'accord de paix signé en août dernier, alors que le pays est déchiré par une guerre civile depuis plus de deux ans. C'est un pas symbolique, mais la confiance n'est pas encore rétablie…

  • Le vice-président kenyan, William Ruto, a gagné son appel à la Cpi contre l'utilisation d'anciens témoignages, a-t-on appris vendredi 12 février. La Chambre d’appel de la Cpi a décidé d’annuler la décision qui autorisait la procureure à utiliser d’anciennes dépositions de témoins malgré leur rétractation dans son procès. Une victoire pour William Ruto, qui est le premier dirigeant en fonction à être jugé à la Cpi. Poursuivi pour crimes contre l’humanité depuis 2013 aux côtés du présentateur de radio Joshua Arap Sang, co-accusé, il est accusé d’avoir orchestré certaines des violences post-électorales fin 2007- début 2008 qui ont fait plus de 1000 morts.

  • La délivrance de visas pour la France est l’objet de critiques au Sénégal. Depuis presque deux ans, le consulat de France externalise les procédures de demandes dans le but de réduire les délais d’attente. Les dossiers sont aujourd’hui traités par un opérateur privé, mais certains Sénégalais considèrent que les conditions d’obtention du document sont toujours trop compliquées. Tout en affirmant que la situation est aujourd’hui satisfaisante, les services consulaires français assurent vouloir répondre aux malentendus et aux critiques.