• Le président d'une ONG anti-esclavagiste mauritanienne, Biram Ould Abeid, a été interpellé samedi 27 avril à Nouakchott en compagnie de quatre de ses proches, a-t-on appris auprès de la police. M. Ould Abeid, qui dirige l'Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA-Mauritanie), est accusé d'avoir fait brûler des ouvrages d'érudits musulmans, reprochant à leurs auteurs d'avoir justifié la pratique de l'esclavage en Mauritanie au nom de l'islam. Selon des sources du parquet de Nouakchott, de nombreuses plaintes ont été déposées, émanant notamment d'associations musulmanes. Vendredi 28 avril, Biram Ould Abeid, lui-même descendant d'esclaves, avait ordonné après la prière l'incinération de plusieurs ouvrages de référence des sciences islamiques justifiant l'esclavage. L'IRA a dénoncé ces derniers mois plusieurs cas d'esclavage en Mauritanie.

  • Amorcé en janvier 2008, le "rapatriement volontaire organisé" des Négro-Mauritaniens expulsés il y a près de vingt ans a pris fin le 25 mars. En foulant pour la première fois depuis deux décennies la terre de leurs ancêtres en présence du président mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz, ils vivaient peut-être le jour le plus important de leur vie. La plupart d'entre eux avaient été expulsés de Mauritanie entre 1989 et 1991. À l'époque, près de 60 000 Négro-Mauritaniens avaient connu le même sort. Une petite partie s'était retrouvée au Mali, la majorité au Sénégal. Au total, quelque 24 000 réfugiés (plus de 5 000 familles) sont rentrés au pays. Il reste le pari de la réinsertion.

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  • «Toutes les décisions prises à Abidjan ont été prises sans concertation avec nous», voilà ce qu'a déclaré le capitaine Sanogo le 28 avril 2012, pour expliquer son attitude vis-à-vis de la CEDEAO. Le capitaine Sanogo avait reçu auparavant le Burkinabé Djibril Bassolé qui représente le médiateur de la CEDEAO, et Adama Bictogo, ministre ivoirien de l'Intégration africaine Pour lui, il n'est pas question que le président par intérim, Dioncounda Traoré, reste un an au pouvoir comme l’ont demandé les chefs d’Etat de la CEDEAO le 26 avril. Il n'est pas question non plus que des troupes de la CEDEAO entrent à Bamako.

  • L'avenir de la Guinée-Bissau se joue d'abord à Bissau où une équipe d'« experts » mandatés par la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) travaille avec les militaires sur les conditions « techniques » du déploiement de la force, ses effectifs, son lieu de cantonnement et son calendrier. Puis à Banjul, où une délégation composée de partis politiques, de représentants de la junte et de la communauté religieuse, tous invités par le président gambien Yaya Jammeh, se penche sur la transition. Les discussions de Banjul doivent porter sur les conditions de la transition politique, en particulier la composition du futur gouvernement, chargé de gérer le pays jusqu’aux élections prévues dans douze mois.

  • Suite au coup d’Etat du 22 mars dernier au Mali, la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), actuellement dirigée par le président ivoirien Alassane Ouattara, avait immédiatement décidé de frapper le pays d’un embargo total. Le Mali n’a pas été la seule victime de cette résolution. A cause de son importance économique dans la sous-région, les retombées se sont fait sentir en Côte d’Ivoire. D’où, les opérateurs économiques se sont réjouis de la récente levée de ces mesures coercitives. En effet, la Côte d’Ivoire exporte essentiellement vers son voisin malien des produits pétroliers, des matériaux de construction, des denrées alimentaires et des produits chimiques. En retour, du Mali proviennent des textiles, des céréales, des épices et du bétail.

  • L'Union africaine demande au Soudan et au Soudan du Sud de retirer leurs forces de la zone frontalière, faute de quoi des "mesures appropriées" seront prises, selon le commissaire de l'UA à la paix et à la sécurité,. Il ajoute que l'équipe de médiation dirigée par l'ancien président sud-africain Thabo Mbeki, terminera dans tous les cas sa mission dans trois mois. Si d'ici là, les deux Soudan n'ont pas réglé leur conflit, l'Union africaine pourra prendre les "mesures appropriées". Le commissaire n'a pas précisé la nature de ces mesures.

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  • La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) va envoyer dans les prochains jours une force de plus de 600 hommes en Guinée-Bissau afin de protéger la population et les institutions à la suite du putsch du 12 avril. Au total, la force de la CEDEAO sera composée de 638 militaires - des Nigérians, des Ivoiriens, des Sénégalais et des Burkinabés. L'envoi d'une force africaine en Guinée-Bissau, dit-on de source diplomatique occidentale, risque de relancer les combats dans un pays qui a connu une guerre civile en 1998-1999.

  • La classe intellectuelle rwandaise, composée essentiellement des enseignants à l'Université Nationale du Rwanda, a publiquement reconnu les méfaits commis par certains de ses anciens membres qui ont trempé dans le génocide de 1994 et a présenté des excuses officielles au peuple, dans une déclaration rendue publique. Parmi les intellectuels qui sont nommément cités pour leur rôle dans le génocide, il y a notamment Léon Mugesera, historien récemment extradé du Canada vers le Rwanda, poursuivi notamment pour le discours incendiaire prononcé en 1992 et qui incitait au génocide.

  • Dans le monde actuel, la misère n’est plus l’explication qu’il faut donner de la demande d’émigration des jeunes. Il nous faut concevoir d’autres concepts. L’émigration fait partie des moyens de développement qui devrait être plus respectés que le tourisme, secteur où nous nous éreintons tant et pour quelles retombées ! Osons tout simplement comparer les recettes réelles du tourisme par rapport aux rapatriements de capitaux des émigrés sénégalais sur une période de 5 à 10 ans.

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  • A l'occasion du verdict du Tribunal spécial pour la Sierre Leone (TSSL) dans le procès de Charles Taylor, le 26 avril, plongée sur l’itinéraire d’un ancien seigneur de la guerre. Qui est Charles Taylor ? A quoi ressemble-t-il ? Quel est son programme ? Le chef du Front national patriotique du Liberia (NPFL) jouait les fantômes depuis le début de la guerre civile (24 décembre 1989). Aux portes de Monrovia, il tombe le masque.

  • L'ancien président du Liberia Charles Taylor, 64 ans, reconnu coupable le 26 avril de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre en Sierra Leone entre 1996 et 2002, est le premier ex-chef d'Etat condamné par la justice internationale depuis Nuremberg. L'annonce de la condamnation de Charles Taylor, qui sera fixé sur sa peine le 30 mai, a été saluée par de nombreuses ONG et les Etats-Unis.

  • Des pluies diluviennes ont frappé les camps de réfugiés en Somalie, en Ethiopie et au Kenya, endommageant des tentes et inondant les routes, ce qui entrave l'acheminement de l'aide, a indiqué le 27 avril le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Ceci a ralenti la fourniture de services, incluant l'approvisionnement en eau. Le complexe de réfugiés de Dadaab accueille actuellement plus de 464.000 réfugiés, originaires pour la plupart de Somalie.

  • L'Egypte a décidé lundi 23 avril de mettre fin à ses exportations de gaz vers Israël. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a assuré que cet arrêt, lié à un différend commercial entre les compagnies israélienne et égyptienne, n'aurait pas de conséquence politique. Mais, depuis la chute du régime de Hosni Moubarak, le ton ne cesse de se durcir entre les deux pays.

  • Le bilan des attaques des inconnus lourdement armés dans un village de la localité de Taï à l'ouest du pays et dans le quartier de Yopougon (ouest d'Abidjan) s'est alourdi, faisant au total une dizaine de morts selon des sources militaires. Des individus puissamment armés avaient fait irruption dans la nuit du 24 au 25 avril dans le village de Sakré où ils ont " terrorisé" les populations tirées de leur sommeil. La résurgence de la violence inquiète les populations de la région ouest qui a payé un lourd tribut à la crise post-électorale ivoirienne, ainsi que celles du quartier d'Abidjan-Yopougon qui a connu de nombreuses atrocités lors des affrontements liés à la crise.

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  • Le Front national de libération de l'Azawad (FNLA), nouveau groupe armé formé par des Arabes du nord-ouest du Mali, est entré le 27 avril dans la ville de Tombouctou dont il avait pris la veille le contrôle de deux entrées. Le FNLA, créé courant avril, qui affirme n'être ni sécessionniste ni islamiste comme les autres groupes qui contrôlaient la ville jusqu'alors, avait pris jeudi le contrôle des entrées est et sud de Tombouctou. Les entrées nord et ouest ainsi que le reste de la ville étaient encore tenus par deux autres groupes armés, Ansar Dine (islamiste) et le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg indépendantiste).

  • L'otage suisse enlevée le 15 avril à Tombouctou, dans le nord du Mali, a été libérée le 25 avril et remise par des islamistes aux autorités du Burkina Faso, qui l'ont emmenée à Ouagadougou. Agée d'une quarantaine d'années et vivant depuis longtemps à Tombouctou, cette chrétienne très impliquée dans les actions sociales avait refusé de quitter cette cité historique baptisée "la perle du désert", après sa chute le 1er avril aux mains d'Ansar Dine, appuyé par des éléments d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

  • Un marabout mouride soupçonné d’avoir commandité l’assassinat de deux de ses disciples a été mis sous mandat de dépôt le 26 avril. Il a été inculpé de plusieurs chefs d’accusation: complicité d’homicide au recel, inhumation de cadavres sans autorisation, détention d’armes illégale et association de malfaiteurs. Depuis son arrestation, le 23 avril dernier, ses disciples manifestent leur colère dans les rues de Dakar. Selon les informations, ils affutent leurs armes pour braver l’autorité publique et installer le chaos au Sénégal.

  • La légalisation de l'avortement en discussion au parlement rwandais divise actuellement la société rwandaise. Pourtant soixante mille femmes mettent fin en cachette chaque année à des grossesses qu'elles n'ont généralement pas voulues. Faute de suivi médical, nombreuses sont celles qui en meurent ou en gardent des séquelles durables. Cette révision du Code pénal autoriserait l'avortement après un viol, lorsqu'une femme est tombée enceinte à la suite de pratiques traditionnelles, qu'elle a fait l'objet d'un mariage forcé ou a été victime d'inceste... Au moins 60 000 femmes rwandaises avortent chaque année, soit 25 sur 1000 femmes âgées de 15 à 44 ans.

  • Le Conseil national des femmes (NCW) a même lancé un appel au Parlement égyptien dominé par les islamistes au sujet de deux projets de loi controversés : l’une sur l'âge minimum du mariage qui serait abaissé à 14 ans et l’autre sur la permission donnée à un mari d'avoir des relations sexuelles avec sa femme morte. Cette idée saugrenue viendrait du Maroc. Le religieux marocain Zamzami Abdul Bari avait déclaré en mai 2011 que le mariage restait valable même après la mort. Il avait néanmoins précisé que les femmes pouvaient également avoir une relation sexuelle avec leur mari décédé. Voilà que l’idée fait son chemin et atteint les rives du Nil.

  • Le président-candidat français, Nicolas Sarkozy, a exprimé, le 13 avril, sa volonté de revenir sur l’accord d’immigration signé avec Alger en 1968. Pour Alain Juppé, le ministre français des Affaires étrangères, « ce n’est pas un diktat ». Nicolas Sarkozy, lui, estime qu’« il est temps de mettre les choses à plat » après « cinquante ans de décolonisation ». Objectif : diviser par deux les flux migratoires. D’après l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), les Algériens ont été les plus gros contingent d’étrangers à accéder au territoire français en 2010, avec 24 000 titres délivrés.

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