• La CPI a confirmé le 23 janvier les charges contre quatre hommes politiques kenyans soupçonnés de crimes contre l'humanité, dont l'actuel vice-Premier ministre, candidat à la présidentielle de 2013. La défense et l'accusation peuvent demander aux juges de la chambre préliminaire de les autoriser à faire appel dans les cinq jours ouvrables qui suivent l'annonce de la décision, soit avant le lundi 30 janvier. Les quatre hommes appartiennent aux deux camps qui s'étaient affrontés lors des violences qui avaient fait quelque 1. 200 morts et plus de 600. 000 déplacés après la réélection contestée du président Mwai Kibaki, et qui se partagent désormais le pouvoir.

  • L'Egypte a levé le 25 janvier l'état d'urgence en vigueur depuis des décennies, sauf en cas de délits violents. Cette levée, réclamée avec insistance par les organisations de défense des droits de l'Homme et de nombreux mouvements politiques, coïncidera avec le premier anniversaire du début de la révolte qui a renversé le président Hosni Moubarak. La loi sur l'état d'urgence, appliquée sans discontinuer depuis l'assassinat d'Anouar el-Sadate par des islamistes en octobre 1981, a été reconduite tout au long des trente années de son successeur Hosni Moubarak au pouvoir.

  • Le calme semblait revenu le 23 janvier dans l'ancien bastion kadhafiste de Bani Walid mais la confusion régnait toujours sur l'origine des violences qui ont fait cinq morts la veille et ont été attribuées par des responsables locaux à des partisans de l'ancien régime libyen. Tout en confirmant des affrontements et un bilan de cinq morts, le ministre de l'Intérieur a démenti que les violences aient été le fait de partisans de l'ancien régime. Ces violences interviennent au moment où le CNT fait face à la crise politique la plus grave depuis son arrivée au pouvoir. Le vice-président Abdelhafidh Ghoga a dû démissionner sous la pression de la rue.

    Tagged under Sécurité humaine

  • "Il y a une connexion avérée" entre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et le groupe islamiste Boko Haram actif au Nigeria, a affirmé le 24 janvier le ministre malien des Affaires étrangères. La Mauritanie, l'Algérie, le Niger et le Mali sont confrontés à une insécurité croissante liée aux activités d'AQMI et d'autres groupes criminels, ainsi qu'à l'afflux d'armes, dont de l'armement lourd, issues du conflit libyen. Les "pays du champ" ont invité à leur rencontre de Nouakchott "le Nigeria pour échanger les expériences et les informations en matière de lutte contre l'extrémisme et le terrorisme". Il s’agit aussi "de voir comment s'entraider à faire face à ce grand défi posé par Aqmi au Sahel et Boko Haram au Nigeria".

    Tagged under Sécurité humaine

  • C’est le troisième rapport publié sur l’attentat contre l’avion du président Habyarimana qui a déclenché le génocide rwandais. Le premier, établi par le juge français Bruguière, a été contredit par le rapport Mutsinzi du gouvernement rwandais. Le dernier, œuvre de juges d’instructions français, apporte un éclairage décisif sur un des faits les plus contestés et aux conséquences les plus dramatiques, de l’histoire de ces dernières années.

  • L’Organisation pour l'interdiction des armes chimiques a confirmé le 20 janvier que le stock d’armes retrouvées par les nouvelles autorités libyennes était bien constitué d’armes chimiques non déclarées. Le 28 novembre 2011, le CNT avait signalé officiellement à l'OIAC avoir trouvé ce que les nouvelles autorités pensaient être des armes chimiques, tout un stock qui n'avait pas été déclaré par l'ancien régime. En 2004, la Libye de Kaddafi rejoint l'Organisation, qui siège à La Haye. Il lui restait cependant à éliminer 11,5 tonnes de gaz moutarde, soit 45% de son stock initial, lorsque la rébellion s'est déclenchée en février.

    Tagged under Sécurité humaine

  • La secte islamiste a multiplié ces derniers mois les attaques contre les forces de sécurité et contre les chrétiens dans plusieurs régions du Nigeria, notamment le jour de Noël. L'armée nigériane a annoncé le 18 janvier qu'elle avait arrêté à Maiduguri six membres dirigeants de la secte islamiste Boko Haram qui a revendiqué de nombreuses attaques meurtrières au Nigeria. Boko Haram, dont on sait peu de choses, semble compter plusieurs factions ayant différents objectifs, dont une ayant de forts liens politiques et une autre avec une idéologie islamiste forte. Certains craignent des liens avec la branche maghrébine d'Al-Qaïda.

  • Des rebelles touaregs appuyés par d'anciens soldats libyens de l'armée de Mouammar Kadhafi ont poursuivi le 18 janvier leurs attaques contre des localités du nord du Mali. Ils se sont dirigés vers les villes d'Aguelhok et de Tessalit, près de la frontière algérienne, après avoir tenté la veille de prendre Menaka où ils ont été repoussés par les forces maliennes soutenues par des hélicoptères de combat. Les voisins et partenaires du Mali s'inquiètent de voir ces régions désertiques, où opèrent également les islamistes d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), devenir une zone de non droit totalement incontrôlée.

  • Des affrontements ont éclaté le 17 janvier dans le nord du Mali entre l'armée et des Touaregs, les premiers depuis le retour de centaines de ces ex-rebelles armés, qui avaient été accueillis par le leader libyen Mouammar Kadhafi et avaient combattu à ses côtés avant sa chute. L'armée a renforcé sa présence dans le nord du Mali, en concentrant plusieurs centaines d'hommes à Tinzawaten, localité située à la frontière avec l'Algérie. Des centaines de Touareg lourdement armés sont rentrés après le conflit ayant abouti à la chute de Mouammar Kadhafi l'an dernier. Certains ont intégré le processus de paix offert par le gouvernement du président malien Amadou Toumani Touré, mais d'autres sont toujours retirés dans les montagnes du désert.

  • Neuf mois après la crise postélectorale en Côte d'Ivoire, la situation sécuritaire et politique s'est progressivement améliorée dans la majeure partie du territoire, permettant le retour de personnes déplacées internes et de réfugiés, a noté le 16 janvier le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU dans ce pays. Mais pour l'ONUCI, l'assistance humanitaire aux populations les plus vulnérables reste une priorité absolue, y compris la protection des civils, la restauration des moyens de subsistance, le retour volontaire et la réintégration.

    Tagged under Sécurité humaine

  • Un tiers des Africains font partie maintenant des classes moyennes, en essor grâce à deux décennies de croissance économique et une certaine réduction des inégalités, selon un rapport de la Banque africaine de développement (BAD). Au Gabon, 75% de la population est considérée comme appartenant à la classe moyenne, 37% de façon stable, selon ce rapport. Alors que le secteur privé offre surtout des emplois non qualifiés et mal rémunérés, la classe moyenne est issue principalement des 70.000 employés de la fonction publique, en particulier des fonctionnaires supérieurs avec un salaire tournant autour de 500 euros par mois.

  • Le gouvernement d'Addis-Abeba a accusé l'Erythrée voisine d'avoir formé et armé un groupe d'assaillants qui ont tué cinq touristes européens dans la région de l'Afar, dans le nord de l'Ethiopie. Les rares étrangers qui s'aventurent généralement dans la région très inhospitalière de l'Afar sont des chercheurs, des travailleurs humanitaires ou de rares touristes souhaitant découvrir la dépression de Danakil, l'un des endroits les plus chauds de la planète avec ses anciennes mines de sel et sa chaîne de volcans. L'Afar est réputé être un repaire pour des rebelles éthiopiens qui régulièrement franchissent la frontière en provenance de l'Erythrée.

    Tagged under Sécurité humaine

  • Les syndicats nigérians ont annoncé le 16 janvier la «suspension» de la grève générale d'une semaine provoquée par la hausse du prix de l'essence peu de temps après l'intervention des forces de sécurité à Lagos contre plusieurs centaines de personnes voulant manifester. Pour la première fois depuis le début du mouvement lancé le 9 janvier, des soldats armés se sont déployés et ont érigé des barrages aux points stratégiques de la capitale économique du Nigeria. Le dispositif militaire a été mis en place alors que le président Jonathan faisait une première concession, en annonçant une baisse de 30% du prix de l'essence pour tenter de stopper le mouvement.

  • Depuis cinquante ans la Mauritanie développe une politique dont l’option raciale tend à l’affirmation d’une identité arabe et la négation de tout soubassement noir. Les politiques mises en place dans ce sens se sont développées à travers une série de réformes tendant à asseoir l’exclusion d’une partie de la population, voire un massacre de masse comme en 1989. Elles se poursuivent encore.

    Tagged under Sécurité humaine

  • L'Union africaine a demandé le 11 janvier au Conseil de sécurité de l'ONU de l'autoriser à déployer 17.731 hommes, contre un maximum aujourd'hui de 12.000, dans le cadre de l'AMISOM, sa force installée en Somalie pour soutenir les autorités face aux islamistes. Le commissaire de l'UA pour la paix et la sécurité a estimé que l'AMISOM avait gagné du terrain dans Mogadiscio et que les shebab et leurs alliés avaient été "affaiblis" dans d'autres régions du pays. Une offensive militaire conjointe de l'AMISOM et des forces régionales pourrait permettre de leur infliger une défaite militaire, mais il faut aussi se pencher sur le défi politique et idéologique.

  • Dans une vidéo disponible sur internet, la secte islamiste avertit que les agences de sécurité de l'Etat ne pourront pas l'empêcher de poursuivre sa campagne d'attentats. Abubakar Shekau affirme que Boko Haram ne frappe pas aveuglément et vise, en priorité, les forces de sécurité qui - dit-il - ont tué l'ancien dirigeant de la secte, Mohammed Yusuf et continuent à harceler ses membres. Selon le chef de Boko Haram, les récentes attaques visant des chrétiens sont des représailles pour la mort de Musulmans dans les zones de Jos, Kaduna, Zangon Kataf et Tafawa Balewa. Les observateurs estiment que cette vidéo est de nature à aggraver encore le sentiment de peur au sein de la population.

  • L'armée malienne a renforcé sa présence dans le nord du Mali, en déployant des troupes et de l'armement pour sécuriser la zone où opèrent Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et des groupes armés de rebelles touareg. Dans le dispositif militaire en place, deux avions de combat MIG sont positionnés à l'aéroport de Gao, une ville du Nord, alors que deux autre petits avions font des vols de reconnaissance à partir de Tombouctou, autre localité de la région.

  • Le nouveau président de la Tunisie, Moncef Marzouki, a demandé au gouvernement de Ryad l'extradition du président déchu Ben Ali, réfugié en Arabie Saoudite suite à la révolte populaire qui a conduit à la chute de son régime il y a un an. Le nouveau Premier ministre Hamafi Jebali, leader du parti musulman Ennahda, a fait savoir pour sa part que les relations de son pays avec l'Arabie Saoudite sont plus importantes que l'extradition de Ben Ali.

  • Le Sénégal risque de perdre 50 millions de dollars d'aide des Etats-Unis en raison de son "incapacité à juger ou extrader" l'ex-chef d'Etat tchadien, Hissène Habré, poursuivi pour crimes contre l'humanité et réfugié à Dakar, a affirmé le 11 janvier la RADDHO. Le Congrès américain avait décidé en décembre d'octroyer cette aide au Sénégal, mais des congressistes "sont préoccupés par le fait" que M. Habré "n'a toujours pas été extradé pour être jugé pour crimes contre l'humanité".

  • La justice sénégalaise a rejeté le 11 janvier pour vice de forme la demande d'extradition en Belgique de l'ancien chef d'État tchadien Hissène Habré, poursuivi pour crimes contre l'humanité et réfugié à Dakar depuis sa chute en 1990. Selon un avocat membre de Human Rights Watch (HRW), «ce n'est pas un refus d'extradition» en tant que tel : la justice sénégalaise «a dit que les Belges n'avaient pas fourni l'original du mandat d'arrêt et d'autres documents».