• Le gouvernement a lancé un appel aux donateurs pour l’aider à faire face au retour de Nigériens de Libye et également de Côte d’Ivoire. Il s’agit d’un aveu d’exténuation face à l’afflux des migrants suite à la crise libyenne au Nord et au conflit postélectoral ivoirien au Sud. Selon l’Organisation Mondiale des Migrations, pas moins de 57 000 Africains dont 54 000 ressortissants nigériens ont fui les violences en Lybie depuis février dernier.

  • Au moins deux manifestants ont été tués par balle, le 29 avril, à Kampala, et 120 personnes ont été hospitalisées, dont onze blessées par balle, selon le bilan de la Croix-Rouge ougandaise. Ces manifestations visaient à protester contre l'arrestation, la veille, du chef de l'opposition, Kizza Besigye, qui mène un mouvement de protestation contre la cherté de la vie. M. Besigye est à la tête d'un mouvement contre la cherté de la vie amorcé le 11 avril, près de deux mois après sa troisième défaite à l'élection présidentielle face au chef de l'Etat sortant Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986.

  • L'explosion provoquée par un kamikaze a frappé une place symbolique de la «perle du sud» et tué plusieurs touristes. L'onde de choc va bien au-delà et met en péril un secteur d'activités qui fait la force et la faiblesse de l'économie marocaine. Le royaume chérifien n'était pas en alerte terroriste et la menace exercée par les groupes salafistes semblait avoir décru ces dernières années. Le contexte politique était, de plus, très éloigné de ce type de préoccupations. Dans le contexte des printemps arabes, l'attentat de Marrakech est vécu comme un nouveau traumatisme par les Marocains, mais aussi par tous ceux qui s’y sont établis, les expatriés français en tête.

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  • L'International Humanist Ethical Union (IHEU) a déclaré qu'elle va attirer l'attention des parties prenantes des droits de l'homme en Afrique sur l'existence de lois contre le blasphème dans les codes pénaux des pays signataires de la Charte africaine et sur la menace qu'elle pose à la promotion et à la protection des droits de l'homme. Un des ses responsables a exhorté les pays africains à abolir les lois sur le blasphème et les a exhortés à prendre des mesures pour promouvoir et protéger la liberté de conscience, la liberté d'expression, le droit à la vie et ceux des minorités.

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  • Le Maroc nie l’existence d’un centre de détention près de Rabat où la police secrète torture sans limites. Pourtant, témoignages et rapports d’enquête accablants se multiplient. Le bloggeur et juriste Ibn Kafka en a fait le sombre décryptage. Dans une vidéo utilisant la technologie satellitaire Google Earth, Mamfakinch, un Citizen media créé dans le contexte du «printemps arabe» et qui s’inspire dans sa démarche des Anonymous, en révèle la localisation exacte.

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  • La Fondation du mémorial de la traite des noirs et son président ont décidé de faire du 27 avril, la date de la commémoration de la Traite négrière en Afrique. Le Sénégal a inauguré cette grande première. Des fleurs ont été jetées d’un bateau reliant Dakar à Gorée, l’île d’où de nombreux Africains ont été déportés dans le cadre de la traite négrière. Le choix de la date du 27 avril renvoie au jour de l’adoption, en 2010, d’une loi qui reconnaît l’esclavage et la Traite négrière comme des crimes contre l’humanité.

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  • Ibrahim Coulibaly, dit « IB », chef du « commando invisible », a été tué, le 27 avril 2011 dans la soirée, par les forces du président ivoirien Alassane Ouattara dans le nord d'Abidjan. Rival du Premier ministre Guillaume Soro, il était perçu comme une menace par le pouvoir qui lui avait demandé de déposer les armes. Un rival de moins pour Guillaume Soro… IB et l'actuel Premier ministre comptent parmi les initiateurs de la rébellion contre le pouvoir de Laurent Gbagbo en 2002. Mais très vite, une forte rivalité est née entre les deux hommes.

  • Depuis un peu plus de deux semaines, l'ex-chef de l'Etat ivoirien a été capturé dans la résidence présidentielle. Pour l'heure, il est à Korhogo dans l'attente de connaître son avenir juridique. Quelle est sa situation actuelle ? Pour l'heure, le président déchu et sa première épouse, pour ne citer qu'eux, n'ont pas pu recevoir la visite de leurs avocats, on a donc très peu d'informations sur leur situation. En effet, le collectif des avocats mandatés en France par la famille Gbagbo s'étonne que ces enquêtes préliminaires soient lancées 15 jours après l'arrestation de l'ex-président et de ses proches. Pour eux, Laurent Gbagbo et son entourage sont illégalement et arbitrairement retenus, sans le moindre fondement juridique.

  • À l’occasion de la 17e commémoration du génocide rwandais, placée sous le signe de la promotion de la vérité et de la dignité, Gerald Caplan a abordé avec Touki Montréal la question de l’efficacité du droit international dans la prévention des génocides. Ainsi il souligne à la fois les échecs et les qualités potentielles du système des Nations Unies, soulève la question de la responsabilité des nations et des citoyens dans ce domaine, commente le rôle que les médias sociaux pourraient jouer dans la planification d’une intervention efficace et termine par une réflexion sur la façon dont l’étude des génocides l’a changé en tant qu’être humain.

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  • Les Algériens n'auront pas attendu en vain. Abdelaziz Bouteflika s'est finalement adressé à eux, le 15 avril. Après avoir fait une longue rétrospective des réalisations accomplies depuis son arrivée au pouvoir, en 1999, le raïs a abordé le chapitre des « réformes » dont le principe avait été annoncé le 19 mars. La première étape de ce processus consistera à réviser le code électoral algérien. Doivent suivre une « révision de la loi sur les partis politiques » et l'adoption d'une loi organique visant à renforcer la « représentation des femmes au sein des assemblées élues ». Les étapes suivantes seront consacrées à la révision du code Wilaya (département) et de la loi régissant les associations. Le processus s'achèvera par une révision de la Constitution.

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  • Les rebelles libyens ont progressé le 16 avril vers l'ouest depuis Ajdabiya à la faveur des raids aériens de l'Otan, tandis que le pilonnage se poursuivait à Misrata, où l'armée régulière utilise des bombes à sous-munitions.Misrata, grande ville côtière à 200 km à l'est de Tripoli, est assiégée depuis près de deux mois par les forces gouvernementales. Les combats y ont fait au moins six morts et 31 blessés, selon des sources médicales. Les bombes à sous-munitions peuvent tuer ou mutiler à des dizaines de mètres à la ronde, sur le moment ou longtemps après si les sous-munitions n'ont pas explosé tout de suite. Elles sont interdites par une convention internationale depuis 2010.

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  • Des avocats de Laurent Gbagbo en France demandent au secrétaire général de l'ONU Ban Ki Moon des explications sur l'arrestation de l'ex-président ivoirien, dénuée selon eux de bases juridiques. Dans un courrier transmis le 14 avril à Ban Ki-moon, ils dénoncent également "des meurtres et des actes de tortures" commis sur les partisans du président déchu. "A quel titre et sur quel fondement juridique le président Laurent Gbagbo, son épouse, les membres de sa famille et ses collaborateurs sont en état d`arrestation ?", demandent-ils. "Dans quelles conditions sont-ils retenus et sous quelle autorité ?", ajoutent-ils.

  • Dix présumés complices civils et militaires sur les 31 inculpés dans l’affaire de tentative d’attentat contre la sûreté de l’Etat en avril 2009, ayant abouti à l’arrestation de Kpatcha Gnassingbé, demi-frère du chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé, ont été libérés le 14 avril. Le principal accusé, Kpatcha Gnassingbé, également fils du défunt président, Eyadema Gnassingbé, ex-ministre de la Défense puis député à l’Assemblée nationale et demi-frère du chef de l’Etat est toujours gardé en un lieu secret.

  • Les troubles se sont poursuivis le 16 avril au Burkina Faso pour la troisième journée consécutive après les tirs en l’air de soldats mécontents, qui ont pillé des magasins à Ouagadougou. Les commerçants affectés sont, à leur tour, sortis pour exprimer leur colère. Ils ont mis le feu au siège du parti au pouvoir, dans la capitale, s’insurgeant contre le gouvernement pour n’avoir pas empêché les soldats de piller leurs magasins. Certains veulent que leurs pertes soient compensées par l’Etat. Le ministère de la Défense a annoncé un couvre-feu dans l’espoir de calmer les esprits.

  • Le parti de Laurent Gbagbo a appelé le 16 avril à Abidjan à "arrêter la guerre" et "l'escalade de la violence" et a prôné la "réconciliation" avec le camp du nouveau chef de l'Etat Alassane Ouattara. L’appel a été lancé par Pascal Affi N'Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), accompagné notamment de l'ex-ministre des Affaires étrangères de M. Gbagbo, Alcide Djédjé. "Au nom de la paix, arrêtons la guerre, mettons fin à toute forme de belligérance et de confrontation", a poursuivi M. Affi, appelant aussi à libérer les personnes arrêtées, dont M. Gbagbo, afin qu'il prenne "part à la réconciliation nationale".

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  • Une conférence internationale sur la Libye a annoncé le 13 avril, au Qatar, la création d'un fonds pour aider la rébellion libyenne et réitéré la nécessité d'un départ du colonel Mouammar Kadhafi pour régler la crise. La première réunion du Groupe de contact sur la Libye a souligné la nécessité de fournir aux rebelles qui tiennent l'Est du pays les moyens de se défendre, tout en se refusant à inclure explicitement dans cette aide des équipements militaires. L'impasse militaire entre les rebelles tenant la région de Benghazi (est) et les forces loyales à Mouammar Kadhafi retranchées dans celle de Tripoli (ouest) a fait naître au sein de l'Otan, qui dirige les opérations alliées, le spectre d'un enlisement.

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  • Selon le ministre de la justice tunisien, les accusations retenues contre le président déchu Zine El Abidine Ben Ali sont "homicides volontaires, complot contre la sûreté de l'Etat et usage et trafic de drogue". La justice tunisienne avait émis le 26 janvier un mandat d'arrêt international contre lui et son influente épouse, Leïla Trabelsi. Le ministre a précisé qu'une délégation des ministères de la justice et de l'intérieur allait prochainement se rendre à Lyon au siège d'Interpol, afin d'accélérer l'opération d'exécution des mandats.

  • Blaise Compaoré a quitté Ouagadougou, le 15 avril, en proie à une mutinerie de sa garde présidentielle pour son village natal, Ziniaré, située à une trentaine de km de la capitale. Le mouvement a débuté le 14 avril dans une caserne située dans le périmètre du palais du président Blaise Compaoré, les soldats tirant en l'air pendant plusieurs heures. Il s'est ensuite étendu à une deuxième caserne située à environ 3 km de là qui abrite d'autres éléments du régiment présidentiel. Selon un officier de ce régiment ayant requis l'anonymat, il s'agit d'un mouvement de colère de militaires pour protester contre le non-versement d'une indemnité de logement qui leur avait été promise.

  • Ras Jedir fait à nouveau face à un flux croissant de réfugiés en provenance de Libye et un nouveau camp destiné à accueillir des réfugiés fuyant le conflit en Libye d'une capacité de 2.000 personnes a été installé à Ras Jedir par la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant-Rouge tunisien (CRT), en collaboration avec 20 autres pays. De plus en plus de femmes sont déplacées à Ras Jedir, ce qui implique une prise en charge spéciale à tous les niveaux. Plusieurs de ces femmes sont arrivées accompagnées de leurs enfants, mais sans leurs maris retenus en Libye ou partis avec les harragas, alors que d'autres étaient enceintes.

  • D'abord attribuée aux soldats français de la Licorne puis refilée aux combattants fidèles à Alassane Dramane Ouattara, la paternité de l'offensive finale sur le palais présidentiel, où s'abritaient Laurent Gbagbo et plusieurs membres de son entourage, n'en finit pas de susciter la polémique. Que peuvent bien cacher ces dénégations de l'ancienne puissance coloniale ? Le souci de ne pas froisser la susceptibilité des FRCI qui, malgré la destruction des armes lourdes des troupes républicaines, peinaient à mettre la main sur l'ennemi intime de leur chef, pourtant à portée de tir ? Ou serait-ce la peur d'être accusée d'interventionnisme, ce qui, en l'espèce, rappelle cette période glauque des relations entre la France et ses ex-colonies d'Afrique noire ?

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