• Une nouvelle donne se signale dans le conflit ivoirien. L’un des chefs militaires qui a joué un rôle important au moment déclenchement de la guerre civile dans ce pays, en 2002, se signale à nouveau. Parole du Général Ibrahima Coulibaly dit IB, Gohi Drihone Faya a publié un communiqué, le 27 février, pour revendiquer, au nom de celui-ci, ls combats déclenchés à Abidjan, dans le quartier d’Abobo. Ceci à travers une organisation dénommée le Commando invisible qui dit n’agir ni au nom de Ouattara ni des Forces nouvelles.

  • Les populations du nord de Sindian, dans le département de Bignona, en Casamance, commencent à, véritablement souffrir des intenses combats entre l’armée sénégalaise et les bandes rebelles supposées appartenir au mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC). La peur qui a fini de les gagner, les a obligés à fuir leurs villages vers la Gambie voisine, laissant derrière elles tous leurs biens. «Nous sommes obligés de quitter cette zone où nous ne nous sentons plus en sécurité ; nous sommes aussi partagés entre la puissance de feu des militaires et des combattants du MFDC», a soufflé un père de famille qui se plaint surtout du sort des enfants : «Nos enfants ne vont plus à l’école et certains enseignants sont mêmes obligés de partir».

  • Les populations de Koumassi, commune située au Sud d’Abidjan, est le théâtre d’affrontements meurtriers entre pro-Ouattara et pro-Gbagbo, fuyant massivement mercredi 2 mars leurs domiciles à la recherche d’asile dans d’autres communes de la capitale économique ivoirienne. La semaine dernière, c’est la commune d’Abobo au nord d’Abidjan qui a vu ses habitants sortir par milliers pour des communes « paisibles » notamment Yopougon et Cocody. Certains avaient carrément quitté la région d’Abidjan pour celle de l’Agnéby (Agboville). Abobo, commune très favorable à Alassane Ouattara a abrité des combats entres des forces pro-Gbagbo et le « commando invisible », faisant des dizaines de morts.

  • Comme des dizaines de milliers d'étrangers, Oboun Maabi a rassemblé ses maigres possessions, et a quitté la Libye en catastrophe. Comme les autres, il voulait éviter les violences. Mais il avait une raison supplémentaire de fuir. Il est noir. Dans le chaos libyen, cela risquait de signer son arrêt de mort. Le Ghanéen a passé deux jours aux portes de la Tunisie, entouré de milliers d'autres travailleurs, surtout égyptiens, fuyant aussi les violences. Mais de jeunes Tunisiens, qui se sont improvisés garde-frontières au poste de Ras Jdir, ne laissaient pas entrer les Africains. «Les Noirs sont laissés pour compte. Beaucoup ont dû rebrousser le chemin.» Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés se préoccupe du sort de ces travailleurs africains coincés en Libye. Il a appelé, le 1er mars, à ce que toutes les frontières «soient ouvertes d'une manière non discriminatoire pour quiconque cherche à fuir».

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  • L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a produit un rapport "inexact" relatif à une prétendue livraison d’hélicoptères d’attaque à la Côte d’Ivoire par le gouvernement biélorusse, a reconnu le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix. Selon M. Le Roy, le Bélarus a vérifié qu'aucune compagnie privée biélorusse n'avait de contrat d'armement en Côte d'Ivoire.

  • La Haut commissaire de l’ONU aux droits de l`homme s’est dite, le 3 mars, "extrêmement préoccupée" par l`escalade de la violence en Côte d`Ivoire, dénonçant les tirs des forces soutenant le président sortant Laurent Gbagbo contre des soldats de la paix. Mme Pillay a également dénoncé les tirs contre des représentants de l`ONU alors que les tensions sont montées entre les Nations unies et le camp Gbagbo. Le 28 février, les forces du président ivoirien sortant ont ouvert le feu sur des experts onusiens et enlevé brièvement deux employés de la force de l`ONU en Côte d`Ivoire (Onuci).

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  • Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a mis en garde, le 2 mars, contre une intervention militaire étrangère en Libye, menaçant de «milliers de morts», après avoir de nouveau rejeté les appels à quitter le pouvoir et accusé Al-Qaïda dans l'insurrection. «Des milliers de libyens mourront en cas d'intervention de l'Amérique ou de l'Otan» en Libye, a-t-il lancé.. Alors que l'insurrection sanglante a fait des centaines de morts et que les insurgés contrôlent de vastes régions de l'Est du pays, le colonel Kadhafi nie toute tenue de manifestations dans le pays.

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  • La France s’oppose à l’idée d’un débarquement des forces de l’Otan sur un territoire du sud méditerranéen, en l’occurrence la Libye, qui pourrait heurter l’opinion arabe. Washington rapproche un navire de guerre des côtes, tout en écartant l’idée d’une opération militaire. Les plus hauts responsables militaires américains ont indiqué, le 1er mars, qu’il n’y avait pas de consensus pour l’instant à l’Otan sur une intervention militaire en Libye et que la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne serait «extraordinairement compliquée». Londres envisage cependant de s’affranchir de l’ONU. La création d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye ne nécessite pas obligatoirement un feu vert de l’ONU, avance le ministre britannique des Affaires étrangères.

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  • Abidjan a connu le 3 mars de nouvelles violences avec la mort d’au moins six femmes, tuées par balles par les forces de l’ordre fidèles au président ivoirien sortant Laurent Gbagbo qui ont dispersé un rassemblement dans le quartier d’Abobo, favorable à Alassane Ouattara. Plusieurs centaines de femmes s’étaient réunies et scandaient les slogans "Gbagbo, dégage !", "on ne veut pas de Gbagbo" et "Alassane président". Les Forces de défense et de sécurité (FDS) loyales au dirigeant sortant, arrivés à bord notamment d’un blindé, sont accusés d’avoir tiré dans la foule. Alors que la situation intérieure se dégrade rapidement, aucune issue politique ne se dessine.

  • Trois soldats sénégalais ont été tués et trois blessés le 26 février par des rebelles présumés en Casamance, région du sud du Sénégal en proie depuis deux mois à une recrudescence des activités des indépendantistes contre l'armée. Cette nouvelle attaque porte à 19 le nombre de soldats sénégalais tués depuis le 27 décembre dans cette région. Les négociations entre le gouvernement du président sénégalais Abdoulaye Wade et le MFDC, divisé en de multiples factions politiques et militaires, sont au point mort ; les dernières remontent à février 2005, soit un peu plus d'un an après la signature, en décembre 2004 d'un accord de paix.

  • Menaces directes, coups de téléphone anonymes et messages d’intimidation sont parmi les tactiques utilisées pour harceler les défenseurs des droits de l’homme en République démocratique du Congo, dans un climat de sécurité qui ne cesse de se détériorer. Sur le qui-vive depuis l’assassinat en juin 2010 du président de l’association la Voix des sans voix (VSV), Floribert Chebeya, alors qu’il était en rendez-vous à l’Inspection générale de la police à Kinshasa, une cinquantaine d’associations de défense des droits de l’homme ont publié un communiqué commun le 17 février dénonçant les pressions dont elles estiment être l’objet.

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  • Neuf militaires, jugés pour des viols d'une soixantaine de femmes dans l'est de la République démocratique du Congo début janvier, ont été condamnés le 21 février par une cour militaire à des peines allant de 10 à 20 ans de prison, et un a été acquitté. Trois caporaux ont été condamnés à 15 ans de prison et deux autres à 10 ans, pour les mêmes chefs d'accusation.

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  • Alors que le Secrétaire général de l’ONU a réitéré le 24 février son soutien à la tentative de médiation de l’Union africaine en Côte d’Ivoire, le Chef de la police de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a tiré la sonnette d’alarme sur la mobilisation de milices armées par le clan de Laurent Gbagbo et la préparation d’une guerre civile si la médiation venait à échouer. « Les Jeunes patriotes, par exemple, et d’autres milices sont réactivés. Nous observons une campagne pour les réactiver, les recruter et les former. Ils ont annoncé publiquement leur ambition de faire monter jusqu’à 12.000 membres sur Abidjan. C’est un défi auquel la Police de l’ONU doit faire face et doit se préparer », a-t-il souligné.

  • Les réfugiés défilent au poste frontière entre la Libye et la Tunisie. Portant des téléviseurs sur l'épaule et tirant des valises à roulettes, chargés de couvertures ou des maigres possessions que ces travailleurs souvent peu qualifiés ont pu emporter avec eux, des centaines de ressortissants tunisiens et égyptiens quittaient le 23 février le territoire libyen plongé dans la pagaille la plus complète. Les témoignages décrivent une situation encore plus chaotique à Tripoli, la capitale.

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  • L'UE soutient M.Ouattara et veut le départ de M. Gbagbo, tandis que la CEDEAO et l'UA se sont efforcées de présenter un front unifié sur le sujet de la Côte d'Ivoire, l'UE a continué a soutenir M. Ouattara et à encourager l'isolement de M. Gbagbo. La liste des cibles des sanctions ne cesse de s'allonger, mais une terrible confusion règne quant aux implications de ces sanctions. Etant donné le peu de progrès des efforts de médiation et le maintien des solutions militaires comme option de réserve, les sanctions européennes semblent suivre de plus en plus les stratégies économiques soutenues par MM. Ouattara et Soro.

  • Les révolutions dans le monde arabe sont regardées avec espoir par les peuples d'Afrique subsaharienne mais avec inquiétude par nombre de ses dirigeants, la pauvreté, l'absence de liberté et la corruption étant autant de maux propres à y déchaîner la colère populaire. Plusieurs leaders d'opposition ont appelé leurs peuples à suivre l'exemple arabe, à faire eux aussi "la révolution". Pour éviter la contagion, un pays comme la Guinée équatoriale a interdit la diffusion d'images des manifestations à Tunis ou au Caire.

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  • Un véritable exode est en cours actuellement en Libye, du fait de l'insurrection contre le régime de Mouammar Kadhafi. De nombreux pays ont en effet accéléré l'évacuation par air, mer et terre de leurs ressortissants. La Chine, qui envisage d'évacuer 15 000 de ses ressortissants sur les 33 000 Chinois travaillant en Libye, a affrété deux autres ferries. Des Thaïlandais, des Sri-Lankais, des Italiens, des Roumains et des Grecs, etc., quittent le pays. L'Union européenne cherchait un appui naval militaire pour évacuer ses quelque 6 000 ressortissants encore en Libye, les Etats membres ayant décidé d'activer un mécanisme d'urgence pour mettre en commun leurs ressources.

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  • Trois experts de haut niveau du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) ont présenté leur rapport suite à une mission en Tunisie du 26 janvier au 2 Février 2011. Selon eux, le nombre de morts et de blessés depuis décembre 2010 obtenu auprès du ministère de la Justice tunisien indiquent 147 tués et 510 blessés. Le rapport indique que «des mesures immédiates doivent être prises pour garantir qu'aucun élément de preuve de violations des droits de l'homme soit falsifié ou détruit. Sur le terrain, la délégation a entendu des rumeurs selon lesquelles certaines archives ont déjà été brûlées ou pillées».

  • Ce que l’on craignait- la reprise de la guerre civile en Côte-d’Ivoire - est-il en train d’arriver, alors que la communauté internationale a les yeux tournés vers la crise dans les pays arabes ? Cela y ressemblait fort : les combats entre armées rivales ont repris dans l’ouest du pays, à la frontière libérienne, et ceux d’Abobo, un quartier populaire d’Abidjan, qui se prolongent, provoquant un exode.

  • Plus de 200 prisonniers politiques vont être libérés très prochainement, a déclaré le Premier ministre égyptien Ahmed Shafigh. Les détenus politiques restants dans les geôles égyptiennes sont au nombre de 487, a ajouté M. Shafigh, précisant que 222 d’entre eux seront relâchés dans un proche avenir sans qu’il fixe une date donnée. Les organisations des droits de l’homme estiment que des milliers d’Egyptiens ont été arrêtés sous la loi de l’état d’urgence et que beaucoup d’entre eux peuvent être considérés comme prisonniers politiques.