• Vingt ans après l'assassinat en pleine violence islamiste de deux religieux chrétiens à Alger, un frère et une soeur catholiques font vivre leur mission d'aider les lycéens algérois, signe de la relation apaisée de l'Eglise avec les autorités et le peuple. On évoque plus souvent le drame des moines de Tibéhirine mais Frère Henri Vergès et Soeur Paul-Hélène Saint-Raymond, abattus le 8 mai 1994, furent les premiers des 19 religieux assassinés en Algérie lors de la décennie noire, qui a fait jusqu'à 200.000 morts selon les estimations officielles.

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  • Le port du turban de l’ancien président du Tchad, qui était parti pour être un simple incident d’audience, commence à prendre une tournure grave, d’autant qu’il a été à l’origine du renvoi, mardi 6 mai, jusqu’au quinze courant, de l’audition dans le fond, au grand dam des juges de la commission. Sur instruction du procureur général Mbacké Fall, les éléments de la Brigade d’intervention polyvalente (Bip) qui sont chargés de la protection rapprochée du parquetier, ont voulu forcer Habré à enlever son turban. Devant son refus catégorique et malgré l’intervention des juges de la commission qui ont demandé de le laisser monter, coiffé, les agents de la Bip l’ont empêché de franchir un pas de plus sans avoir enlevé son fameux turban.

  • Une colonne de rebelles lourdement armés a attaqué un détachement de la force française Sangaris, dans le nord-ouest de la Centrafrique, indique l’état-major des armées françaises. Les combats ont duré près de trois heures. Des avions de chasse français venus de N’Djamena, capitale du Tchad voisin, ont été appelés en renfort. Aucun soldat français n’a été blessé dans les affrontements. La pacification du pays est loin d’être achevée en Centrafrique. La relative sécurisation de Bangui, la capitale de la Centrafrique, ne semble pas être une indication sur l’état de pacification du pays. Depuis plusieurs semaines, des affrontements entre anti-balaka et ex-séléka ont fait des dizaines de morts à l’intérieur du pays.

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  • "Amnesty International a eu la confirmation (...) que le quartier général de l'armée à Maiduguri a été prévenu d'une attaque imminente le 14 avril, soit près de quatre heures avant que Boko Haram ne lance son attaque" dans la ville de Chibok, dans l'Etat de Borno, selon un communiqué de l’organisation. Mais l'armée n'a pas pu rassembler les troupes nécessaires pour stopper cette attaque. Les 17 soldats basés à Chibok ont été dépassés par les assaillants et ont dû battre en retraite, selon l'organisation de défense des Droits de l'homme basée à Londres.

  • La mobilisation internationale est montée en puissance en faveur des lycéennes nigérianes enlevées à la mi-avril par les islamistes de Boko Haram. En début de semaine, le chef du groupe armé a juré dans une vidéo qu'il les vendrait. Une intervention qui a horrifié le monde entier alors que les autorités nigérianes ont offert 300 000 dollars pour toute information conduisant aux otages. Selon les spécialistes, l'armée nigériane très corrompue est incapable de venir à bout de l'insurrection. Le président Goodluck Johnatan a donc lui fait appel à un soutien occidental. Après Washington, Paris propose son aide. La Grande Bretagne réfléchit également à une aide pratique pour le Nigeria.

  • Barack Obama, qui a confirmé que le Nigeria avait accepté l’aide américaine dans cette lutte contre Boko Haram, a encouragé une intervention de la communauté internationale pour mettre fin aux agissements de la secte islamiste dans le nord du pays. Il a déclaré espérer que l’enlèvement de plus de 200 lycéennes par ce groupe armé provoque une intervention massive de la communauté internationale pour mettre fin à ses agissements.

  • La Cour pénale internationale a annoncé jeudi 1er mai, avoir rejeté une plainte des Frères musulmans réclamant l'ouverture d'une enquête pour crimes contre l'humanité en Egypte. Selon la Cpi, les Frères musulmans n'avaient pas qualité pour déposer la plainte et l'Egypte n'est pas signataire du Statut de Rome. La Cour pénale internationale rappelle par ailleurs que l'Egypte n'étant pas signataire du Statut de Rome, pour que la Cpi puisse se saisir du dossier, il faut que, soit le Caire accepte volontairement sa compétence, soit le Conseil de Sécurité des Nations Unies saisisse son Procureur.

  • Face à l’impuissance des autorités à retrouver les jeunes filles kidnappées par Boko haram, et surtout face au cafouillage dans la communication gouvernementale qui a apporté la confusion dans bien des esprits, de nombreuses femmes, à l’appel de plusieurs Ong, ont battu le pavé le 30 avril dernier, pour interpeller les autorités. Cette initiative, appelée «la marche des un million de femmes», est tout un symbole. Au-delà du nombre des femmes qui ont manifesté, cette marche traduit la gravité de la situation, et l’exaspération de ces femmes, au regard de l’impuissance des autorités face aux nombreuses exactions de Boko Haram. ? Enlever de jeunes innocentes, cela paraît pour le moins inconcevable. Et le chef de l’Etat, Goodluck Jonathan, est le premier interpellé par la situation, d’autant plus que, jamais auparavant, le Nigeria n’avait été autant exposé à la barbarie aveugle et à la défiance de Boko Haram.

  • Kizito Mihigo, un chanteur populaire au Rwanda est au centre d’une affaire bien troublante. Le 15 avril, il est arrêté, en compagnie de trois autres personnes, dont un journaliste. Le site News of Rwanda rapporte que le chanteur est accusé de terrorisme, d’atteinte à la sûreté de l’Etat et de trahison. L’annonce de l’arrestation de cet artiste et, surtout, des accusations portées contre lui, suscitent l’émoi et le doute au sein de la population.

  • Le secrétaire du département d’Etat américain, John Kerry, a annoncé, vendredi 2ami, que le président de la République du Soudan du Sud, Salva Kiir, allait rencontrer prochainement le chef de la rébellion à l’œuvre actuellement dans le pays, Riek Machar. La situation était urgente. L’objectif de la visite de John Kerry à Juba, qui n’était pas prévu dans son agenda officiel, a donc peut-être porté ses fruits. Il devait se rendre au Soudan du Sud pour faire pression sur les protagonistes de la guerre qui fait rage actuellement dans le pays, et qui cause des milliers de morts.

  • L’Onu empêchera un génocide au Soudan du Sud, un pays «au bord de la catastrophe», ont averti mercredi 30 avril, à Juba des responsables des Nations Unies, avertissant les dirigeants des deux camps qui s’affrontent qu’ils seraient tenus responsables des massacres et de la famine qui menace. Des «appels à la haine» et des tueries «sur des bases ethniques» laissent craindre que «ce conflit dérape dans une violence grave qui échappe à tout contrôle», a de son côté estimé le Conseiller spécial de l’Onu pour la prévention du génocide, Adama Dieng, qui accompagnait Mme Pillay.

  • L'Egypte a fait savoir qu'elle rejetait les critiques qui lui sont adressées concernant les peines de mort en masse contre les Frères musulmans, les qualifiant d'"inacceptable interférence dans les affaires judiciaires." "Nous réaffirmons l'indépendance de la justice égyptienne et rejetons l'interférence de quiconque, que ce soit un pays ou une organisation," a déclaré mercredi lors d'une conférence de presse le ministre de la Justice Nayer Osman. Les peines de mort en masse, qui ont suscité des réactions en Egypte et dans le monde entier quant au respect des Droits de l'homme, sont liées aux violents incidents qui ont eu lieu suite à l'éviction du président islamiste Mohamed Morsi par l'armée l'an dernier.

  • Al-Qaïda au Maghreb islamique a revendiqué le 1er mai l'attaque contre le convoi de militaires en Kabylie, le 19 avril dernier, dans un communiqué publié sur des forums jihadistes. Selon le bilan officiel, lors de cette attaque onze soldats algériens avaient été tués, cinq avaient été blessés ; les assaillants, eux, avaient perdu trois hommes. L'attaque a été menée deux jours après la présidentielle du 17 avril contre des soldats chargés d'assurer la sécurité du scrutin. Cette patrouille est tombée dans une embuscade alors qu'elle avait justement été déployée dans le cadre «d’une mission de sécurisation de l’élection». Election qu'Aqmi avait appelée dans une vidéo à boycotter.

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  • C’est au travers d’un communiqué rendu public mercredi 30 avril par le Garde des sceaux que l’on apprend que le président du Togo, Faure Gnassingbé a pris la décision d’accorder une remise de peine à 484 détenus. Les bénéficiaires de cette mesure sont ceux dont le restant de la peine à purger n’excède pas six mois. Toutefois, sont exclus du lot, les condamnés pour crimes de sang, crimes contre les mœurs, crimes relatifs aux stupéfiants et pour infractions contre l’Etat, indique le texte. La problématique que cette mesure soulève est simple : Faure a donc conscience qu’au Togo, les prisons sont gorgées de détenus dont son propre frère, Kpatcha Gnassingbé qui y séjourne depuis plus de 5 ans ? Quelle gloire l’on peut vraiment tirer d’une telle manière immorale de diriger les gens au mépris de toute morale et tout bon sens ? Ainsi donc le peuple attend que l’héritier d’Eyadema surpasse cette haine viscérale qu’il éprouve à l’égard de son demi-frère et qu’il se résolve, pour le salut de la République, à exécuter la décision de la Cour de Justice de la Cedeao.

  • En déplacement à Mongo où a eu lieu le lancement de la campagne agricole, le chef de l'Etat Idriss Déby a prononcé un discours dans lequel il insiste "singulièrement sur les risques de débordements de la crise centrafricaine sur notre territoire". A en croire le chef de l'Etat, les menaces de déstabilisation du Tchad sont imminentes. «Nous savons aussi que certains esprits malveillants sont à l’œuvre et veulent replonger le Tchad dans la situation dramatique qu’il a connue en 1979. Sachons faire barrière à ceux-là mêmes qui ont conspiré contre notre pays et l’ont plongé dans le chaos, en ces années sombres de son histoire. Sachons donc déjouer les pièges mortels qu’ils veulent placer sur le chemin de notre unité nationale et de notre cohésion sociale.», a-t-il déclaré. Idriss Déby invite instamment les autorités administratives et les responsables des services de défense et de sécurité à la plus grande vigilance, singulièrement dans les zones frontalières.

  • Le président tanzanien, Jakaya Mrisho Kikwete, a accordé la grâce à 3 967 prisonniers, à l’occasion du cinquantenaire de la République unie de Tanzanie. Le 26 avril 1994, la République de Tanganyika (continentale) et celle de Zanzibar (insulaire) ont fusionné pour former la République unie de Tanzanie. Les condamnés malades du sida, de la tuberculose, du cancer, ceux qui sont âgés de 70 ans ou plus, les femmes qui étaient enceintes ou en allaitement au moment de leur mise en détention et les handicapés ont généralement bénéficié de cette grâce. Par contre, les condamnés pour trafic de la drogue, viols, braconnage ou corruption ne sont pas concernés.

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  • Plus de 78.000 civils sont en quête de la protection dans huit bases de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (Minuss), a déclaré jeudi 1er mai le porte-parole adjoint de l'Onu Farhan Haq. A Juba , la capitale du Soudan du Sud, les agences onusiennes et leurs partenaires continuent à travailler pour améliorer les installations dans les bases des Nations Unies, et pour améliorer les conditions des personnes qui cherchent un refuge là-bas, a ajouté M. Haq. "Un nouveau site, qui est en cours de construction à proximité de la Maison des Nations Unies, devrait accueillir quelque 13.000 personnes déplacées et Un nouvel espace dans Tomping Onu est autorisé à accueillir quelque 2000 personnes qui vivent dans des endroits surpeuplées de la base", a déclaré le porte-parole.

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  • Plus de 9 000 enfants combattent au sein des forces des deux camps qui s'affrontent depuis mi-décembre au Soudan du Sud, a déclaré mercredi 30 avril, à Juba, la Haut-Commissaire de l'Onu aux droits de l'homme, dénonçant des faits constitutifs de crimes de guerre.?Par ailleurs, selon Navi Pillay, 32 écoles sont aux mains des troupes de deux camps, une vingtaine de centres de soins ont été attaqués, de nombreuses femmes et filles ont été violées ou enlevées et des enfants sont morts dans des tueries de civils commises tant par l'armée, loyale au président Salva Kiir, que par les forces fidèles à l'ancien vice-président Riek Machar. Elle a précisé que des enquêtes en cours détermineraient "ce que les chefs politiques et militaires (des deux camps) savaient, auraient dû savoir, ou les mesures (...) qu'ils n'ont pas prises pour empêcher des crimes de guerre ou contre l'humanité" au Soudan du Sud.

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  • Enlevées dans leur lycée le 14 avril à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, la plupart des 187 jeunes femmes aux mains des islamistes de Boko Haram auraient été mariées de force et emmenées dans les pays voisins, notamment au Cameroun. Dans une vidéo diffusée en mai 2013, Abubakar Shekau, le chef de la secte islamiste, avait annoncé qu’il ferait des femmes et des filles capturées par ses hommes des esclaves sexuelles et des domestiques.

  • Neuf avril 1999, sur le tarmac de l’aéroport de Niamey, au Niger. Le président Ibrahim Baré Maïnassara s’apprête à monter dans un hélicoptère lorsqu’il est touché par les tirs d’un fusil-mitrailleur. Il meurt sur le coup. Quelques heures plus tard, les nouvelles autorités locales, soutenues par le nouveau chef d’Etat Douada Walam Wanké, annoncent l’incident et parlent d’un “malheureux accident”. Pourtant, certains témoins affirment que Baré Maïnassara a été tué par les membres de sa garde et que le drame s’est déroulé en présence du major du président, ce même Douada Walam Wanké. Quinze ans après, Clémence Maïnassara, la veuve de l’ancien président, réclame toujours justice. En faisant appel à une cour internationale, la veuve se lance aussi dans un combat contre la violence dans la vie politique africaine.