• Quelque 3063 ex-combattants ivoiriens sont en attente de resocialisation, a annoncé le coordonnateur national de la Cellule de coordination, de suivi et de réinsertion (Ccsr). Parmi ces ex-combattants, il y a environ 450 personnes qui ont plus de 50 ans ou présentent un handicap. Il a rappelé aussi que depuis la mise en place de l'Autorité de désarmement, démobilisation et réinsertion (Addr) après la crise de 2010, ce sont 69 506 ex-combattants qui ont été désarmés et démobilisés et 39 279 armes collectées par ses services en collaboration avec l'Opération des nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) et les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci). La mission de la Ccsr s'achève en juin prochain.

  • Un homme qui traîne avec lui des ausations de crimes, de recel de corps et d’atteinte à la sûreté de l’Etat, et qui, de ce fait, fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, vient d’acquérir la nationalité ivoirienne. Il s’agit de Blaise Compaoré, ancien chef d’Etat du Burkina Faso. Soupçonné de l’assassinat du capitaine Thomas Sankara, Blaise Compaoré fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Qui, dit-on, a été émis, le 4 décembre 2015, par le tribunal militaire burkinabè. Et officiellement remis, le lundi 21 décembre 2015, aux autorités ivoiriennes. Il faut rappeler que, depuis qu’il a été chassé par la rue, celui qui a, 27 ans durant, dirigé le Burkina Faso a trouvé refuge en Côte d’Ivoire. Vu la gravité des faits mis à la charge de l’ex-dictateur de Ouaga, on s’attendait à ce que le chef de l’Etat ivoirien réponde favorablement à la requête du Burkina portant sur son extradition.

  • Une nouvelle semaine d’audience s’est achevée vendredi 12 février à la Cour pénale internationale dans le procès de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et de son ex-bras droit Charles Blé Goudé pour crimes contre l’humanité. Un témoin qui s’emporte. Des avocats qui reviennent sans cesse sur les mêmes questions. Un président de tribunal qui demande aux parties d’accélérer le rythme. Le climat a été tendu à La Haye. «Si ça continue comme ça, on va finir ce procès en 2050», avait même lâché le juge Tarfusser visiblement excédé.

  • Briser le silence enfin : voilà ce qu’attendent les victimes dans l'affaire Laurent Gbagbo. Quelque 726 victimes au total cherchent encore des réponses. La présidente de leur association a rappelé à quel point ces victimes étaient encore marquées physiquement ou psychologiquement, cinq ans après les faits : des hommes, des femmes et des enfants qui ont parfois vu leurs proches, «froidement abattus sous leurs yeux». D’après elle, tous insistent sur la cruauté des crimes commis et jugés à La Haye et aussi leur caractère systématique et généralisé parce que leurs auteurs ciblaient des quartiers entiers ou des communautés sans distinction. Certains ont même été obligés de se cacher simplement, à cause de leurs noms de famille, a-t-elle expliqué en s'attardant sur des attaques qui ont visé des lieux de culte en particulier des mosquées.

  • Plus de 2 millions d’enfants de moins 18 ans ne sont pas déclarés à l’Etat civil en Côte d’Ivoire où l’école obligatoire a été décrétée en 2015 par le gouvernement pour les enfants de 6 à16 ans. Selon la dernière analyse de la situation de l'enfant en Côte d'Ivoire (Sitan), on estime à environ 2,8 millions le nombre d'enfants de 0-17 ans non enregistrés, dont près de 1,3 million de moins de 5 ans et 1,5 million d'enfants en âge de scolarisation (5-17 ans). Des chiffres alarmants qui peuvent constituer des entorses à l'école obligatoire instituée par le gouvernement ivoirien depuis le début de la rentrée scolaire 2015-2016.

  • Contributor | Gouvernance

    Un mandat d'arrêt international contre Guillaume Soro, le numéro deux du régime ivoirien, a été émis le 8 janvier et Interpol a été saisie affirme le directeur de la justice militaire burkinabè, Sita Sangaré. Ce mandat d’arrêt intervient dans le cadre de l'enquête sur le coup d'Etat raté du 17 septembre 2015 à Ouagadougou. Celle-ci a déjà permis d'interpeller plusieurs responsables, dont Djibril Bassolé, l'ancien ministre des Affaires étrangères burkinabè. A l'origine de ce mandat d'arrêt, deux enregistrements téléphoniques attribués au président de l'Assemblée nationale et à Djibril Bassolé. Ces écoutes avaient été publiées par la presse en novembre 2015. Il s'agit de conversations dans lesquelles on entend les voix de deux hommes, évoquant un soutien, notamment financier, au putsch du général Gilbert Diendéré. Le gouvernement ivoirien reste pour le moment extrêmement silencieux sur cette affaire.

  • Mercredi 02 décembre 2015, les soldats stationnés à Olodio ont été surpris dans leur sommeil. Deux positions militaires de cette ville du sud-ouest de la Côte d’Ivoire, située non loin de la frontière avec le Liberia, ont été simultanément prises pour cible. Les tirs ont été nourris et ont duré plus d’une heure et le bilan est lourd. Il y a au moins onze morts au total, selon l’état-major des armées : sept côté armée, quatre du côté des assaillants. Huit personnes ont également été interpellées. Des hommes de nationalité ivoirienne, mais aussi des Burkinabè, des Togolais, ajoute une source militaire. Des kalachnikovs et de nombreuses munitions ont été saisies.

  • La fortune de l’ancien président ivoirien suscite beaucoup de convoitises. L’argent vient de la filière café-cacao, «L’or brun» de la Côte d’Ivoire. C’est grâce à cette filière que le président Houphouët-Boigny, propriétaire de plantations, s’est bâti une immense fortune. Quand il meurt en 1993, le « magot » d’Houphouët-Boigny est estimé entre sept et onze milliards de dollars. Cette fortune, le président ivoirien l’investit dans l’immobilier, en France. Un véritable « Monopoly » explique le spécialiste des affaires africaines, Antoine Glaser. Enquête…

  • Contributor | Gouvernance

    Le directeur de campagne du candidat démissionnaire à la présidentielle, lève un coin du voile sur les vrais motifs du retrait de Konan Banny. Eclairages…

  • Près de 60 000 ivoiriens vivent encore exil sur environ 300 000 qui avaient fui leur pays au fort des violences post-électorales de 2010 qui ont fait au moins 3 000 morts, estime le Haut commissariat des Nations unies pour les refugiés et quelque 239 000 réfugiés ivoiriens ont été rapatriés jusqu’à fin octobre 2015. Les opérations de rapatriement ont dû être suspendues en raison de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest. Avec la fin officielle de l’épidémie au Liberia et en Sierra Leone, le gouvernement ivoirien a annoncé en juin la reprise des opérations de rapatriement volontaire

  • Contributor | Gouvernance

    Après un long séjour médical au Maroc consécutif à une fracture du fémur, Blaise Compaoré, l'ancien président burkinabè, a regagné fin septembre sa villa abidjanaise du quartier de Cocody-Ambassades, près de celle de l'ancien président Konan Bédié. Il a suivi à distance le putsch manqué du général Diendéré, son ex-bras droit, et jure à ses visiteurs ne plus se mêler de la politique de son pays, même si, bien sûr, il s’en tient informé. Inutile par conséquent de lui demandez son avis sur la présidentielle du 29 novembre. Et pas davantage sur la transition de Michel Kafando et du lieutenant-colonel Zida, d’autant qu’il affirme n’avoir jamais été directement en contact avec ce dernier.

  • Contributor | Gouvernance

    Alassane Ouattara a présidé mercredi 4 novembre 2015 son premier Conseil des ministres après sa réélection à la tête de la magistrature suprême Le débat avait fait rage, à l’approche de l’élection présidentielle. La dissolution de l’Assemblée nationale puis l’organisation d’élections législatives anticipées étaient au centre de supputations. Le chef de l’Etat a clos le sujet. A en croire Alassane Ouattara qui s’est exprimé sur la question après sa prestation de serment et son investiture, le Parlement ne peut être dissous, aucune disposition constitutionnelle ne permettant ce schéma. Il faudra peut-être alors, attendre les réformes que le chef de l’Etat veut apporter à la loi fondamentale, pour voir resurgir la polémique.

  • Contributor | Gouvernance

    L’Expert indépendant de l’Onu Mohammed Ayat a exprimé ses félicitations à la Commission électorale indépendante (Cei) ivoirienne pour les efforts qu’elle a déployés d'aboutir à l’organisation d’une élection sans violence, le 25 octobre. Pour M. Ayat, ce résultat va dans la droite ligne de sa mission qui consiste à aider le pays à renforcer ses capacités au niveau des Droits de l’homme. Il a aussi salué les efforts faits par les Ivoiriens "pour couper les ponts avec un passé où à chaque fois il y avait des violences aux élections".

  • Contributor | Gouvernance

    Par crainte d'Ebola, l'interdiction de la viande de brousse est en vigueur depuis avril 2014 en Côte d'Ivoire. Mais elle est de moins en moins respectée, et les aficionados sont prêt à risquer cinq ans de prison pour déguster leur plat préféré... Après l’apparition de l’épidémie Ebola dans les forêts guinéennes en décembre 2013, la viande de brousse a été interdite en Côte d’Ivoire, bien qu’aucun cas n’ait été enregistré dans le pays. On la suspecte d’être un vecteur du virus.

  • Contributor | Gouvernance

    Les Ivoiriens ont voté dans le calme dimanche à l'élection présidentielle pour laquelle Alassane Ouattara, face à une opposition divisée et après le désistement de plusieurs candidats, fait figure de grand favori. Les premières tendances laissaient à penser que le président sortant se dirigeait vers une victoire dès le premier tour. Le dépouillement se poursuit. Aucun incident majeur n’a ainsi été signalé, même si des retards d’une ou deux heures pour l’ouverture des bureaux de vote. Selon des observateurs, le taux d’abstention risque d’être élevé, alors que la participation avait frôlé les 80 % en 2010. Certaines sources font état d’une abstention établie à 65%.

  • Contributor | Gouvernance

    Le taux de participation à l'élection présidentielle du 25 octobre prochain constitue une préoccupation majeure pour le président-candidat Alassane Ouattara au point où il a estimé, samedi 17 octobre, que ''cette élection n'est pas encore gagnée en matière de participation". A chacun de ses meetings, depuis le lancement de la campagne le 9 octobre dernier, le candidat unique du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) insiste sur une participation "massive" des populations à ce scrutin.

  • Selon des sources sécuritaires, deux sous-officiers de l'ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP) considérés comme des « durs » du coup d'État manqué contre le régime de transition ont fui ces derniers jours en Côte d'Ivoire en franchissant clandestinement la frontière terrestre. Il s’agit de l’adjudant-chef Nébié, dit Rambo, et du sergent-chef Kossouvé, alias le Touareg. Homme de confiance du général Gilbert Diendéré, le premier était l’un des hommes du RSP qui ont exfiltré Blaise Compaoré à Yamoussoukro le 31 octobre 2014. Il est ensuite resté à ses côtés durant les premières semaines de son exil ivoirien. Le second est un neveu éloigné de Chantal Compaoré, l’ex-première dame. L’un et l’autre sont restés jusqu’au bout avec Diendéré, l’ont accompagné à la nonciature (l’ambassade du Vatican) de Ouagadougou, où il s’est réfugié, puis ont mis le cap sur la Côte d’Ivoire à bord d’un véhicule banalisé. Outre Nébié et Kossouvé, une quinzaine de membres de l’ex-garde présidentielle n’ont pas rejoint leurs corps d’affectation respectifs.

  • L’ancien ministre de Félix Houphouët-Boigny, Essy Amara, a décidé de «suspendre» sa participation à la campagne électorale pour la Présidentielle du 25 octobre prochain dont il est un des 10 candidats. Les conditions ne sont pas réunies pour la tenue d’une élection impartiale, a-t-il argumenté. Selon lui, la Commission électorale indépendante est totalement acquise au chef de l’Etat Alassane Ouattara. La majorité de ses membres et le président, Youssouf Bakayoko, déjà en poste au moment de l’élection de 2010, sont accusés d’être aux mains du pouvoir. Essy Amara a critiqué le président Alassane Ouattara qu’il accuse d’utiliser le budget de l’Etat ivoirien pour sa campagne électorale qu’il a commencé depuis trois ans déjà. Il a réaffirmé que la somme de 100 millions que le chef de l’Etat a annoncé vouloir attribuer à chaque candidat était largement insuffisante. Il a indiqué que le financement de la campagne électorale par l’Etat est prévu dans la Constitution.

  • Contributor | Gouvernance

    Des candidats à l'élection présidentielle d'octobre membres de la Coalition nationale pour le changement (Cnc, opposition) appellent leurs partisans à une "marche pacifique" de protestation devant la télévision nationale et la commission en charge de l'organisation du scrutin à Abidjan. Les candidats de la Cnc accusent le président Alassane Ouattara, candidat pour un second mandat, de s'être "approprié la télévision nationale pour faire sa propagande". Ils demandent également "la recomposition de la Cei, la révision de ses attributions et de son mode de fonctionnement".

  • Contributor | Gouvernance

    Un réseau de fabricants de fausses cartes d’électeurs a été démantelé par la Gendarmerie ivoirienne, avec à leur possession 5000 fausses cartes. La Ceni, qui a saisi la police et la gendarmerie pour des enquêtes plus poussées, rassure les responsables de partis politiques sur la sécurité du processus électoral. Les identités des faussaires ainsi que les partis dont il est question n’ont pas été dévoilées. Des enquêtes ont été ouvertes par la gendarmerie et la police afin d’arrêter les coupables de ces actes.