• La situation financière de la quasi-totalité des journaux ivoiriens était déjà peu reluisante selon des acteurs du secteur. Au regard des statistiques du Conseil national de presse, l’organe de régulation de la presse, elle s’est davantage détériorée malgré l’augmentation le 1er avril dernier des prix des quotidiens qui sont passés de 200 à 300 F Cfa pour les quotidiens et de 300 à 500 F pour les hebdomadaires. Le paysage médiatique ivoirien compte une trentaine de publications dont la survie pour certains dépend essentiellement des subventions du Fonds de soutien et de développement de la presse. L’augmentation du prix des journaux ne s’est pas révélée comme la panacée pour sortir les entreprises de presse de la mévente à laquelle elles font face. En outre, l’émergence des réseaux sociaux, dont les abonnements ont explosé passant de 200 000 à plus de 7 millions, a coïncidé avec une baisse drastique des chiffres de vente des journaux dans leur ensemble.

  • Condamné à vingt ans de prison pour assassinat, le commandant Anselme Séka Yapo s'est pourvu en cassation. La Cour de cassation examinera son dossier en novembre prochain. Le 4 août dernier, le tribunal militaire d’Abidjan avait condamné le commandant Anselme Séka Yapo, ex-aide de camp de Simone Gbagbo, à 20 ans de prison pour «assassinat» durant la crise post-électorale de 2010-2011. Celui que l’on surnomme «Séka Séka» a été reconnu coupable, après deux mois de procès, d’avoir assassiné le chauffeur de l’ancien ministre chargé des Droits de l’homme et actuel porte-parole du Rassemblement des républicains, Joël N’Guessan, appelé comme témoin. Il a également été radié du corps de la gendarmerie.

  • Contributor | Gouvernance

    A deux mois de la présidentielle en Côte d'Ivoire, les "frondeurs" du Front populaire ivoirien (Fpi), le parti de Laurent Gbagbo, se sont opposés samedi à Abidjan à la candidature du président sortant Alassane Ouattara, la jugeant anticonstitutionnelle, Réuni en "comité central", le Fpi "oppose un refus catégorique à la candidature d'Alassane Ouattara", qui au "regard des textes de loi pose d'énormes problèmes". Les "frondeurs" du Fpi, dont certains responsables sont en prison, "considèrent l'acte de candidature d'Alassane Ouattara comme une provocation de trop (...) et une forfaiture inacceptable". Voté en 2000, l'article 35 de la Loi fondamentale, qui stipule qu'un candidat à la présidentielle "doit être ivoirien d'origine, né de père et de mère eux-mêmes ivoiriens d'origine", est abondamment commenté ces derniers mois en Côte d'Ivoire.

  • L’interpellation suivie de l’incarcération d’un journaliste ivoirien du quotidien Aujourd’hui suscite colère et indignation. Joseph Gnanhoua Titi a été interpellé mercredi 29 juillet et incarcéré à la Maca, la prison centrale d’Abidjan, pour «outrage au chef de l’Etat» Alassane Ouattara et diffusion de fausse nouvelle après un article datant du 21 juillet dernier. Il aurait accusé Alassane Ouattara de transfert illicite de fonds, blanchiment et détournement de l’aide au développement.

  • Contributor | Gouvernance

    Sans doute n'imaginait-il pas que la tâche serait à ce point difficile. Mais Pascal Affi N'Guessan s'obstine et compte bien porter les couleurs du Fpi à la présidentielle d'octobre. Sauf qu'il sait désormais que ses ennemis les plus féroces appartiennent à son propre camp. Portrait.

  • L’insécurité, en Côte d’Ivoire, après la meurtrière crise post-électorale, faisait peser d’épais nuages sur le pays. Depuis le mardi 30 juin 2015, avec la menace terroriste que fait planer le groupe jihadiste Ansar Dine, des nuages risquent fort d’assombrir davantage le ciel ivoirien. Et pour cause ! Ces « fous d’Allah » ont déclaré une guère ouverte à trois pays de la sous-région, pour, selon eux, «punir les ennemis de l’islam». Au nombre de ces pays, la Côte d'Ivoire qui compte pourtant, peut-être, autant de mosquées que d’églises. Deux autres groupes radicaux alliés d’Ansar Dine, composés de Maliens et d’étrangers qui tentent de s’implanter au Centre et vers la frontière ivoirienne, ont également joint leurs voix à celle de Khalil, après avoir participé aux attaques qui ont fait trois morts parmi les militaires maliens.

  • Contributor | Gouvernance

    Charles Blé Goudé détenu à La Haye pour son implication dans la crise postélectorale en Côte d’Ivoire est l’initiateur d’un colloque qui s`est tenu les 18 et 19 juin à Yopoungon dans son pays. A travers cette rencontre internationale dont les motivations ont été expliquées par Charles Blé Goudé à travers une déclaration, il s’agit de "préserver la Côte d’Ivoire d’une autre crise postélectorale comme en 2010". L’ancien leader des jeunes patriotes ajoute qu’il "ne s’agit pas de venir célébrer la paix, mais de poser un diagnostic, afin d’éviter une autre comptabilité nécrologique à quatre mois des élections… Il nous faut courageusement discuter dès maintenant les questions qui nous opposent pour éviter à nos populations un autre traumatisme postélectoral…", indique-t-il

  • Contributor | Gouvernance

    Après la Coalition nationale pour le changement (Cnc) qui a appelé au boycott du processus électoral, une ancienne ministre de Laurent Gbagbo, Danielle Boni Claverie, s’est prononcée en faveur d’un report de l’élection présidentielle. De nombreuses "fraudes" sont à prévoir si rien n’est fait, Elle a rappelé la démission du président du Conseil constitutionnel Francis Wodié au début du mois de février dernier et son remplacement par Mamadou Koné, un militant du Rdr, proche du chef de l’Etat. L’institution a légalement le dernier mot pour trancher en cas de litige électoral. La Commission électorale indépendante est composée de neuf personnes acquises à Alassane Ouattara sur 17, alors que les décisions se prennent à la majorité ne pourra être un contre-pouvoir selon elle.

  • Une manifestation de protestation contre la cession d’un domaine public à un opérateur économique de la ville a tourné au drame. Ainsi, une gare de transport, un entrepôt et des véhicules ont été incendiés et des magasins pillés, avec à la clé un mort et plusieurs blessés graves. Que s’est-il passé pour qu’on en arrive à là ?

  • Contributor | Gouvernance

    Le gouvernement ivoirien a adopté, mercredi 8 avril, un projet de loi portant «orientation agricole» qui reconnait désormais le «statut d’agriculteur et d’entreprise agricole». Le Chef de l’Etat Alassane Ouattara s’est engagé à faire adopter rapidement ce projet de loi. L’agriculture occupe 66 % de la population active et contribue à 70 % aux recettes d’exportation. Elle est cependant, dominée par le binôme café et le cacao qui représentent 40 % des recettes d’exportation et 20 % du Produit intérieur brut (PIB) et fait vivre directement ou indirectement près de 7 millions personnes.

  • Contributor | Gouvernance

    La rencontre tant attendue entre le président du Front populaire ivoirien (Fpi), Pascal Affi N'guessan et le fondateur du parti, Laurent Gbagbo se précise. Mais, selon un proche du camp Sangaré, la rencontre serait soumise à certaines conditions. En effet, en réponse à l'audience que l'ancien Premier ministre a sollicitée auprès de lui, Laurent Gbagbo, actuellement détenu à La Haye, aurait exigé la présence de M. Sangaré Abou Drahamane et de Hubert Oulaye. La rencontre, qui serait la première entre les deux hommes depuis la fin de la crise post-éléctorale de novembre 2010-avril 2011, est destinée à mettre un terme à la crise qui secoue le parti

  • Contributor | Gouvernance

    La réconciliation nationale est «officiellement» en panne en Côte d’Ivoire. La création la semaine dernière d’un nouvel organe, la Commission nationale pour la réconciliation et l’indemnisation des victimes (Conariv), sonne comme un aveu d’échec. Sa mission : «parachever les travaux de la (précédente) Commission dialogue, vérité et réconciliation». Présidée par Charles Konan Banny, qui pourrait se présenter à la présidentielle de 2015, elle n’a pas produit de résultats probants après deux ans d'exercice (2011-2013). La Fédération internationale des droits de l’homme a qualifié, elle, son bilan d'«extrêmement maigre».

  • A l'issue du procès relatif à la crise post-électorale ivoirienne, Abou Drahamane Sangaré a écopé de 5 ans de prison et autant d'années de privation de droits civiques. Une peine qui devrait l'empêcher de diriger, dans les faits, le Front populaire ivoirien (Fpi), dont il se dispute la présidence avec Affi N'guessan.

  • Simone Gbagbo et près de 80 de ses co-accusés ont été condamnés à payer collectivement près de 965 milliards de francs Cfa (soit 1,47 milliard d’euros) de dommages et intérêts, en plus des condamnations à des peines de réclusion. Les avocats de la défense qui dénoncent le manque de preuves se sont insurgés contre «la plus grande honte de la Cote d’ivoire». La défense a accusé le tribunal d’être totalement contrôlé par le pouvoir politique. Simone Gbagbo avait été condamnée, à 15 ans de prison ferme, tandis que Michel Gbagbo, le fils de l’ancien Président a écopé de 5 ans de prison plus 5 ans d’inéligibilité. Des hauts cadres du Fpi ont aussi été condamnés à plusieurs années d’emprisonnement.

  • En Côte d’Ivoire, cinq «frondeurs» du Fpi (parti de l’ancien président Gbagbo) viennent d'être assignés en justice à la demande du leader de cette formation, Pascal Affi N'Guessan. Des cadres qui, tous, avaient, il y a quinze jours, fait partie de ceux qui ont proclamé la destitution du président du parti. Entre ceux qui soutiennent Pascal Affi N'Guessan et ceux qui souhaitent voir Laurent Gbagbo, incarcéré à La Haye, diriger le Fpi, le fossé semble de plus en plus profond. Mais pendant que les cadres se déchirent et en attendant la tenue d'un congrès reporté sine die, reste une grande inconnue : nul ne sait quel camp a la faveur des militants.

  • Contributor | Gouvernance

    Le président du Front populaire ivoirien (Fpi, parti de l'ex-président Laurent Gbagbo), Pascal Nguessan Affi, a déclaré jeudi 26 février à Abidjan que cette formation politique aura "bel et bien" un candidat à la prochaine élection présidentielle prévue pour le mois d'octobre 2015 en Côte d'Ivoire. Ce candidat sera connu à l'issue du prochain congrès du Fpi. Pascal Nguessan Affi s'est réjoui de l'amélioration de l'environnement sécuritaire dans le pays et a exhorté le gouvernement à booster davantage la réconciliation nationale.

  • Plus de 62 % des 74 000 ex-combattants de la crise post-électorale de la Côte d’Ivoire ont pu bénéficier d’une réinsertion professionnelle au cours des deux années écoulées, a-t-on appris jeudi auprès de l’Autorité pour le désarmement, la démobilisation et la réinsertion. Selon le directeur général de la structure, l’Etat de Côte d’Ivoire a financé 80 % du processus. Celui-ci a aussi salué l’engagement des partenaires tels que les Nations-Unies, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement qui ont décidé d’accompagner le processus à travers un financement substantiel.

  • Contributor | Gouvernance

    Un responsable du Parti de la démocratie sociale (Pds/Meetba), Etienne Traoré, a demandé à la Côte d'Ivoire, dans une tribune, de "clarifier" le statut de l'ancien président burkinabè Blaise Compaoré qui s'y réside depuis sa démission fin octobre. "Est-il un réfugié politique ou un opposant en activité ?", s'est interrogé M. Traoré, qui est également professeur de Philosophie à l'université de Ouagadougou. Le président ivoirien Alassane Ouattara avait déclaré que l'ex-président burkinabè pouvait séjourner dans son pays autant qu'il voudra. Même si les autorités de la transition se disent "ne pas être préoccupées" par les déplacements de M. Compaoré, les organisations de la société civile le soupçonnent d'être à l'origine des "entraves" au processus de transition par l'entremise de son parti, le Congrès pour la démocratie et le progrès et son ex-garde.

  • La Côte d'Ivoire a adopté un projet de loi consacrant la suppression de la peine de mort. Selon le porte-parole du gouvernement ivoirien, ce projet de loi s'inscrit dans le cadre des réformes du secteur judiciaire, initiées par les autorités ivoiriennes après la sortie de crise. Les autorités ivoiriennes ont par ailleurs convenu de la suppression des dispositions prescriptives de l'action publique en matière de crimes contre l'humanité. La Côte d'Ivoire s'est engagée depuis plusieurs mois à opérer des réformes dans le domaine judiciaire.

  • Une marche d’industriels et de vendeurs de sachets plastiques a été, violemment, réprimée par la police, mardi 25 novembre, au Plateau, quartier administratif et d’affaires, au centre d’Abidjan, faisant plusieurs interpellations et de quelques blessés dans les rangs des manifestants. Les manifestants qui protestaient contre la suppression des sachets plastiques, environ, quelques centaines de personnes, pour la plupart, de jeunes gens et filles, entendaient occuper la Primature, le temps d'un sit-in pour porter leurs préoccupations devant le Premier ministre Daniel Kablan Duncan. Pour les autorités ivoiriennes, cette mesure comporte un aspect de protection de la santé.