• La Commission permanente de la coopération, des relations internationales et du règlement des conflits du Parlement africain recommande aux nouvelles autorités ivoiriennes la mise en place d’une institution nationale d’éducation civique pour réorienter la mentalité des ivoiriens et les éloigner de toute pratique discriminatoire et de division à la base, selon elle, des grains de discorde. Les députés africains souhaitent aussi la création d’une institution nationale efficace pour dispenser l’éducation civique, faire la promotion de la participation des femmes à la gouvernance, ainsi qu’un "chien de garde constitutionnel" pour faire respecter les droits fondamentaux dans le pays qui a été paralysé par une crise politico-militaire depuis 2002.

  • Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a promis le 15 octobre à Abidjan une enquête "impartiale" sur les crimes commis durant la crise post-électorale ivoirienne, qui devrait viser entre trois et six responsables. Luis Moreno-Ocampo, était arrivé en Côte d’Ivoire pour une visite de 24 heures, six mois après une crise qui a fait quelque 3.000 morts. Ses enquêteurs, déjà déployés sur le territoire, "se concentreront sur les crimes les plus odieux et les personnes qui ont les plus grandes responsabilités", a-t-il expliqué, les autres crimes devant être traités par la justice ivoirienne, une collaboration selon lui inédite.

  • Dans un rapport conjoint publié le11 octobre, les organisations humanitaires internationales, Oxfam, Conseil danois pour les réfugiés (DRC) et Care, avertissent qu’une crise humanitaire aux proportions significatives perdure six mois après la résolution de la crise politique en Côte d’Ivoire, mettant en péril les retours des exilés et la réconciliation nationale. Parmi les personnes interrogées, l’alimentation est la priorité majeure, avec 77% des personnes retournées et 83% des personnes déplacées. L’abri est un autre défi entravant des retours durables car la moitié des personnes déplacées ont exprimé leur intention de ne pas retourner dans leur lieu d’origine, citant la destruction de leur maison comme raison principale.

  • Près de six mois après la chute de Laurent Gbagbo qui annonçait la fin prochaine des combats entre les forces fidèles au président déchu et celles d'Alassane Ouattara, le nouveau pouvoir est accusé de renier ses promesses en matière de justice contre les personnes de son propre camp soupçonnées d'avoir commis des massacres. Pire, selon les rapporteurs, les premiers signes sont extrêmement négatifs, Alassane Ouattara ayant promu le 3 août plusieurs commandants fortement soupçonnés d'être les auteurs de violations graves du droit international.

  • Les juges de la Cour pénale internationale ont autorisé, le 3 octobre, le procureur à ouvrir une enquête sur les crimes commis en Côte d’Ivoire. Si le procureur cible les crimes commis depuis le second tour de l’élection présidentielle, le 28 novembre 2010, cette enquête ne s’arrêtera pas au 11 avril, date de l’arrestation de Laurent Gbagbo par les forces loyales au nouveau chef de l’Etat, Alassane Ouattara. Les juges précisent que les crimes qui pourraient être commis aujourd’hui ou dans le futur, en lien avec le conflit, doivent aussi faire l’objet d’une enquête.

  • Le ministre ivoirien des droits de l’Homme a déclaré qu’un transfert de Laurent Gbagbo à La Haye devant la Cour pénale internationale (CPI) "faciliterait le processus de réconciliation" en Côte d’Ivoire. Laurent Gbagbo est accusé par le nouveau pouvoir ivoirien de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre en raison de son refus d’accepter sa défaite à la présidentielle de 2010, et est donc tenu pour responsable des morts (plus de 3000) de la crise post-électorale. " Si l’ex-président n’était plus sous notre responsabilité, sur le territoire de la République, cela faciliterait le processus de réconciliation et contribuerait à dépassionner la suite du débat, notamment les élections législatives" qui sont prévues le 11 décembre 2011, a déclaré le ministre.

  • Contributor | Gouvernance

    Le peuple ivoirien peut désormais souffler un coup, et oublier la douloureuse expérience de la crise postélectorale qui a plongé le pays dans un chaos socio-économique. En effet les premiers indicateurs établis montrent que l’économie ivoirienne est repartie et promet encore de belles prouesses. Toutefois on annonce une baisse du PIB en 2011, en raison des six mois de crise, mais la récession devrait être moins importante que prévu dans un premier temps. Une baisse de 7,5% du PIB avait d’abord été anticipée; elle pourrait finalement être inférieure à 6%. Mais l’espoir renaîtra en 2012 avec une croissance économique annoncée à 8% contre 2,4% en 2010.

  • L’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo a porté plainte à Paris contre l’armée française pour "tentative d’assassinat" lors de l’offensive menée en avril contre sa résidence par les forces de son rival Alassane Ouattara, appuyées par la France et l’ONU. Un juge d’instruction a été nommé suite au dépôt, auprès du tribunal des armées de Paris le 5 juillet, de cette plainte avec constitution de partie civile par ses avocats. L’offensive à Abidjan avait précipité la chute de M. Gbagbo, qui avait été arrêté le 11 avril.

  • Contributor | Gouvernance

    Abidjan, La prochaine réforme du cacao en Côte d`Ivoire, premier producteur mondial, doit permettre aux paysans de percevoir 50% du prix d`achat international, alors que la faiblesse de leurs revenus est régilièrement dénoncée, a affirmé le 14 septembre le ministre de l`Agriculture. Actuellement, les paysans ivoiriens perçoivent généralement autour de 20-30% du prix international, en raison d`une lourde fiscalité et de la mauvaise organisation de la filière, une situation que dénoncent régulièrement les planteurs et les bailleurs de fonds.

  • Vêtue de blouses vertes ou oranges, les balayeuses d’Abidjan ont la lourde charge de rendre matin et soir les rues de la capitale Ivoirienne propres. Pion essentiel de l’opération pays propre initiée par les nouvelles autorités Ivoiriennes depuis le moi de mai, elles travaillent dans des conditions assez difficiles à la merci des automobilistes souvent imprudents et elles sont obligées d’acheter elles-mêmes leur propre matériel de travail. Ces femmes sont livrées à elles-mêmes et elles ignorent pour la plupart où se situe le siège des entreprises qui sont sensées les embaucher. Elles sont, on peut le dire, sont des victimes qui auront du mal à se faire entendre à plus forte raison toucher l’intégralité de leurs salaires.

  • Contributor | Gouvernance

    Après dix années au pouvoir, le Front populaire ivoirien (FPI), parti de Laurent Gbagbo, entend s'imposer comme un "contre-pouvoir" au régime d’Alassane Ouattara. Un pari difficile pour une formation politique décapitée de ses cadres. Pour le FPI, tout ou presque s’est écroulé lorsque Laurent et Simone Gbagbo, terrés dans leur bunker, ont été arrêtés le 11 avril dernier par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), favorables à Alassane Ouattara, aujourd’hui président de la République. Selon le directeur du projet Afrique de l’Ouest à International Crisis Group (ICG), le FPI est aujourd’hui "très fragilisé".

  • Contributor | Gouvernance

    La Côte d’Ivoire s’apprête à battre son record de production de cacao pour la saison 2010-2011 malgré la difficile conjoncture due aux effets néfastes de la crise post-électorale. En effet, à trois semaines de la fin de la saison cacaoyère, qui s’achève le 30 septembre, plus de 1,35 million de tonnes de fèves de cacao ont été livrées à Abidjan et San Pedro, les deux grands ports du pays. De très bons résultats, malgré la fuite massive vers le Ghana voisin, deuxième producteur mondial. On estime que cette contrebande a atteint entre 100.000 et 300.000 tonnes au cours des quelques mois de crise.

  • Contributor | Gouvernance

    Le parti de Laurent Gbagbo le Front Populaire Ivoirien (FPI) a tenu le 4 septembre son premier rassemblement public dans la commune de Koumassi, au Sud d’Abidjan, un quartier favorable à l’ancien président ivoirien. Mobilisation timide mais rassurante pour l’avenir politique… Un processus de réconciliation nationale a cours en Côte d’Ivoire pour lequel le président de la République Alassane Ouattara a mis en place une Commission Dialogue Vérité Réconciliation (CDVR) confiée à l’ex-Premier ministre Charles Konan Banny.

  • Quatre mois après avoir été renversé du pouvoir et mis au secret, l'ex-président Laurent Gbagbo a été officiellement inculpé de «crimes économiques» et placé en détention préventive. Ce sort a également été réservé à son épouse Simone. Le procureur de la République d'Abidjan accuse les époux de «vol aggravé, atteinte à l'économie nationale, détournement de deniers public et pillage». Détenu depuis son arrestation le 11 avril, l'ex-couple présidentiel se trouvait dans un vide juridique qui commençait à poser problème. L'inculpation des Gbagbo par le parquet d'Abidjan ouvre désormais la voie à un procès en Côte d'Ivoire.

  • En Afrique particulièrement, le rôle des médias d’Etat, considéré comme ‘’public’’ est devenu trop utopiste. En 1994, Alassane Ouattara reprochait au régime Henri Konan Bédié de ‘’s’accaparer’’ des médias d’Etat. En 2011, aujourd’hui chef de l’Etat dans le même statut que Henri Konan Bédié, il goûte au rôle des médias d’Etat. Avec éclat, à peine 3 mois d’exercice présidentiel, il limoge le directeur de la télévision ivoirienne. En deux mots, Ouattara sait maintenant que les médias d’Etat appartiennent à celui qui est au pouvoir.

  • Contributor | Gouvernance

    Selon un responsable d'International Crisis Group, les Ivoiriens peuvent se réconcilier. Mais il faut que le gouvernement mette en place un espace de dialogue entre tous les partis politiques. La Côte d’Ivoire peut tourner la page, redevenir la locomotive économique de la région et un pays où le niveau d’insécurité au quotidien est «acceptable». Selon lui, il faut maintenant que le gouvernement mette en place un espace de dialogue entre tous les partis politiques afin de discuter des conditions techniques d’organisation des élections législatives et du calendrier des opérations électorales.

  • Le chef du parti de l`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et 11 personnalités de son camp ont été inculpés d’atteinte à la sûreté de l`Etat et placés en détention préventive, au moment où le président Alassane Ouattara dit "tendre la main" aux vaincus de la crise post-électorale. Vingt-six pro-Gbagbo avaient déjà été inculpés d`atteinte à la sûreté de l`Etat ou d`infractions économiques et sont détenus pour la plupart à Boundiali (nord). Parmi eux figurent l`ancien Premier ministre Gilbert Aké N`Gbo et plusieurs ex-ministres.

  • Dans un discours diffués le 5 août 2011 par le truchement de son porte-parole, l`ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, fait le bilan de ses années passées au pouvoir. Dans ce document publié à la veille de la Fête de l’indépendance, il déclare : « (…) Sur le plan politique, le respect de nos Institutions me paraît être un autre aspect tout aussi important de l`exercice de notre souveraineté. C`est pourquoi nous avons négocié avec les Autorités françaises la rupture des Accords de défense qui nous liaient à l`ancienne puissance coloniale. La crise que connaît notre pays nous aura appris que dans ce monde à compétition ouverte du fait de la mondialisation, les conflits d`intérêts peuvent naître entre les nations, même les plus amies. Dans ces conditions, il vaut mieux se donner une marge de manœuvre dans l`exercice de son droit de défense ».

  • Les sept femmes martyres d’Abobo, tuées le 3 mars par des ex-Forces de défense et de sécurité fidèles à l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, ont été décorées le 2 août à Abidjan à titre posthume, par la Grande chancelière de l’Ordre nationale, lors de la cérémonie de présentation de la nouvelle politique de la Grande chancellerie de l’Ordre national. Ces femmes avaient trouvé la mort pendant la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, lors d’une manifestation pacifique des femmes d’Abobo qui réclamaient le départ du pouvoir de Laurent Gbagbo, alors que ce dernier refusait de reconnaître la victoire de son rival, Alassane Ouattara, au second tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010.

  • Contributor | Gouvernance

    Le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Côte d’Ivoire a affirmé le 18 juillet que le rétablissement de la loi et de l’ordre demeure la priorité absolue pour le pays après sa récente crise postélectorale. Il a également fait part de ses préoccupations devant « le risque élevé » d’un retour au conflit armé et a souligné la nécessité d’aider le gouvernement ivoirien à résoudre les facteurs qui pourraient rallumer les combats.