• Arrêtée en même temps que son époux le président Laurent Gbagbo, Simone Ehivet Gbagbo est détenue à Odienné depuis le 12 avril dernier, dans la résidence de l’ex-chancelier où elle passe ses journées entre prières et méditation de la Bible, la lecture et les films comiques ivoiriens. Présidente du groupe parlementaire Fpi, elle a lancé un message aux Ivoiriens depuis sa prison d’Odienné. L’ex-première Dame leur demande de demeurer dans la prière et de ne pas avoir un esprit de vengeance.

  • Contributor | Gouvernance

    Voilà sept mois qu’Alassane Ouattara, soutenu par la « communauté internationale », est devenu le président de la Côte d’Ivoire au détriment de Laurent Gbagbo et au terme d’une crise qui aura vu le pays se déchirer. Si l’inculpation de Gbagbo par la CPI a été largement médiatisée, la situation en Côte d’Ivoire est passée sous silence. L’ordre et la tranquillité sont pourtant loin d’être revenus.

  • Contributor | Gouvernance

    Déjà en proie à de multiples défis, le gouvernement ivoirien est également confronté au trafic du bois. Cette filière frauduleuse ne cesse pas de se développer. Ainsi, depuis le début de l’année, les saisies ne font que s’enchaîner. Il y a quelques jours, le ministre en charge des Eaux et des Forêts a dû effectuer un déplacement vers le port de San Pedro, où 30 conteneurs de 40 pieds de bois de vèine venaient d’être saisis, alors que la cargaison s’apprêtait à prendre le large. Rien qu’en ce début d’année, les autorités du secteur parlent de 500 mètres cubes déjà saisis. Et, à cause de l’exploitation illégale, la forêt ivoirienne est passée de 16 millions d’hectares dans les années 1960 à 3 millions d’hectares aujourd’hui.

  • Depuis avril 2011 la Côte d’Ivoire a tourné la page de la guerre civile, avec la défaite du camp de Laurent Gbagbo. Alassane Ouattara s’est installé, mais malgré le soutien de la France, son régime n’a pas encore apporté ni paix ni stabilité. Et les tueries de continuer, dont, pour l’instant, seul l’ancien président est appelé à répondre devant la CPI.

  • Contributor | Gouvernance

    En ce début d’année, dominée par la perspective d’un remaniement ministériel, les Ivoiriens n’en finissent pas de conjecturer sur la volonté ou la possibilité de leur président, Alassane Dramane Ouattara, de tenir enfin une de ses promesses électorales : confier, en cas de victoire à la présidentielle de décembre 2010, la primature au Parti démocratique de Côte d’Ivoire/Rassemblement démocratique africain (PDCI/RDA). Mais une fois l’effectivité du pouvoir assumée depuis avril 2011 après une grave crise postélectorale, jusque-là, il n’en est rien. Le chef de l’Etat a préféré jeter son dévolu sur Guillaume Soro, chef des Forces nouvelles, l’ex-rébellion armée. L’union sacrée et surtout vertueuse entre le Rassemblement des républicains (RDR) et le PDCI/RDA, à qui ADO doit sa victoire, va-t-elle survivre à cette querelle de promesse électorale ?

  • Dans les hôpitaux et les établissements de santé de l’ouest de la Côte d’Ivoire, les pénuries de sang sont à l’origine de décès qui auraient pu être évités, en particulier parmi les enfants, selon des responsables de la santé locaux et internationaux. Les dossiers médicaux montrent que, parmi les 923 personnes qui avaient besoin de transfusions sanguines à l’hôpital de Man, 19 pour cent n’en ont pas reçu, et que la moitié d’entre elles sont décédées. La plupart des patients qui avaient besoin de transfusions étaient des enfants.

  • Trois compagnies pétrolières ont annoncé la découverte d’un gisement pétrolier en Côte d’Ivoire la semaine dernière. Faisant partie du bloc pétrolifère CI-401, il se situe à 93 km au sud-est d’Abidjan. Il s’agit d’un gisement offshore. La compagnie pétrolière américaine Vanco et ses partenaires, la compagnie russe Lukoil et la Société Nationale d’Opérations Pétrolières de la Côte d’Ivoire (PETROCI), ont rendu public leur trouvaille le 7 décembre dernier. Actuellement, la Côte d’Ivoire, avec ses 50 000 barils par jour d’avant la crise postélectorale, ne fait pas partie des principaux producteurs de pétrole en Afrique à l’instar du Nigéria (plus de 2 millions de barils par jour), de l’Angola (plus d’un million de barils par jour) ou de la Guinée Equatoriale (300 000 barils par jour).

  • C’est par une procédure confidentielle que celui qui a dirigé pendant plus de dix ans la Côte d’Ivoire, le Président Laurent Gbagbo, est déféré à La Haye devant la Cour pénale internationale (CPI). Par la nature arbitraire de son acte qui enfreint la légalité et ressort de la justice des vainqueurs, la CPI confirme qu’elle ne dit pas le droit. En prétendant juger le président Gbagbo, elle n’est qu’un instrument politique au service des puissances occidentales qui continuent de dominer l’essentiel du continent africain et ses richesses naturelles.

  • L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo comparaîtra le 5 décembre pour la première fois devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI), a annoncé l'institution. Il a été incarcéré au centre de détention de la Cour, à La Haye. Le parti de l'ancien président a annoncé le 30 novembre qu'il suspendait sa participation à "tout processus de réconciliation" en Côte d'Ivoire après le transfèrement de son chef, dénonçant un "véritable hold-up politico-juridique". Le scrutin de 2010 avait entraîné des violences dans tout le pays entre les forces loyales au président sortant, Laurent Gbagbo, et les partisans d'Alassane Ouattara, dont la victoire avait été reconnue par la communauté internationale. Selon l'ONU, ces violences auraient fait plus de trois mille morts.

  • César Etou et Boga Sivori ont été entendus pour offense au chef de l`Etat Alassane Ouattara. Dans l’article en cause, publié le 21 novembre, le journal affirmait que, "pendant que les Ivoiriens meurent de faim et de maladies, Ouattara s’offre 40 Mercedes à 1,04 milliard de FCFA" (1,6 million d`euros). Selon le journal, les véhicules sont destinés aux membres du gouvernement. Il est reproché à Didier Dépry d`avoir évoqué une prochaine dévaluation du franc CFA dans l’édition du 22 novembre, malgré les démentis des banques centrales d’Afrique de l’Ouest et Centrale. Ils sont accusés de diffusion de fausses nouvelles.

  • Contributor | Ressources

    Les malheurs de l’université ivoirienne, en passe d’être détruite aujourd’hui, remontent pourtant plus loin : comme pour l’ensemble du pays, la zone rebelle a servi, depuis le coup d’Etat manqué de 2002, de banc d’essai; l’université de Bouaké, dans le fief de la rébellion ouattariste, a en effet été complètement pillée et rendue inutilisable. Tout se passe comme si l’Université ivoirienne, ses professeurs et ses étudiants étaient devenus l’ennemi collectif du nouveau régime ; dans une déclaration faite à Lomé, Alassane Ouattara ne vient-il pas d’annoncer la fermeture pour deux ans des établissements publics ivoiriens d’enseignement supérieur ?

  • Contributor | Gouvernance

    Le Club de Paris et le gouvernement ivoirien sont parvenus à un accord portant sur l’allègement de la dette publique de la Côte d’Ivoire. Ainsi, entre le 1er juillet 2011 et le 30 juin 2014, le pays pourrait voir sa dette allégée de 78 %, soit 1822 millions de dollars américains dont 397 millions de dollars américains annulés immédiatement. Ils ont également convenu de différer tous les intérêts dus sur les montants traités. Il va sans dire que les avantages que le Club de Paris fait bénéficier à la Côte d’Ivoire est assorti d’obligations de sa part. Ainsi, le gouvernement ivoirien s’est engagé à affecter les ressources obtenues aux objectifs établis par la Stratégie de Réduction de la Pauvreté.

  • Contributor | Gouvernance

    La construction de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Traité d’amitié et de coopération entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire et devrait permettre de fluidifier davantage les relations entre les deux pays. L’itinéraire retenu par le projet d’autoroute est de : Yamoussoukro- Bouaké- Katiola- Ferkessédougou- Ouangolodougou (frontière Côte d’Ivoire)- Niangoloko- Banfora- Bobo-Dioulasso – Boromo- Ouagadougou. Cela fait au total, un linéaire d’environ 1 300 km dont 700 km en territoire ivoirien et 600 km en territoire burkinabè.

  • Contributor | Arts

    Le leader du Congrès panafricain des jeunes et des patriotes (Cojep), Charles Blé Goudé, publie début décembre aux éditions L’Harmattan son témoignage sur la crise post-électorale de Côte d’Ivoire. Ancien ministre de la Jeunesse et de l’Emploi dans le dernier gouvernement de Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, qui aimait se présenter comme «le général de la rue», en exil quelque part en Afrique, est activement recherché par la Justice ivoirienne.

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  • Contributor | Gouvernance

    Michel Gbagbo le fils de l’ancien chef de l’Etat ivoirien Laurent Gbagbo, a, à travers ses conseils, déposé une plainte le 14 novembre 2011 à Paris, contre le premier ministre ivoirien Guillaume Soro et des chefs militaires, dont Issiaka Ouattara dit Wattao, Cherif Ousmane et Martin Kouakou Fofié. Michel Gbagbo, citoyen français, a déposé cette plainte devant les juridictions françaises pour enlèvement, séquestration, et traitements inhumains et dégradants infligés à son père, arrêté en avril dernier.

  • La Côte d’Ivoire vit-elle encore sous le régime de l’embargo ? La question mérite d’être posée après la livraison, en début de semaine, par la France, de matériels militaires au gouvernement de M. Alassane Ouattara. Des véhicules de transport de troupes, des véhicules de patrouille et divers matériels militaires dont le détail exhaustif n’est pas connu ont été livrés à la police et à la gendarmerie ivoirienne par le ministre français de l’Intérieur, lui-même, lors d’une visite de quarante-huit heures à Abidjan. Et l’argument selon lequel il s’agirait de matériels destinés à la police pour lutter contre le banditisme ne tient pas debout.

  • Le porte-parole du président de la Commission vérité, dialogue, réconciliation (CDVR) Franck Sran Kouassi, a appelé le 9 novembre les médias ivoiriens à jouer à fond la carte de la réconciliation. A en croire celui-ci, l’adhésion des médias ivoiriens de toutes tendances au processus de réconciliation national en marche contribuera à l’apaisement général. La CDVR se trouve « entièrement » disposée à collaborer avec la presse ivoirienne pour atteindre les objectifs visés, a-t-il assuré. La Côte d’Ivoire tente de retrouver la normalité après une crise post-électorale qui l’a secouée cinq mois durant. Le pays se prépare à de nouvelles élections, et des campagnes de sensibilisation se multiplient en prélude à ce scrutin qui devra permettre de mettre en place le Parlement ivoirien.

  • Contributor | Gouvernance

    Les chefs traditionnels ivoiriens sont mis à contribution pour réconcilier le pays au sortir d`une grave crise politique mais, souvent instrumentalisés, ils ne font pas l`unanimité. Awoula Amon Tanoé, roi des N`Zima Kotoko, une petite ethnie de la côte ivoirienne, diplomate de carrière, a été nommé premier vice-président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) installée par le président Alassane Ouattara fin septembre. Il y représente les chefs traditionnels, qui pèsent lourd dans une société aux 20 millions d`Ivoiriens et aux dizaines d`ethnies, surtout en milieu rural où ils sont souvent le principal repère, vu la faiblesse de l`Etat.

  • Contributor | Ressources

    La rentrée scolaire a eu lieu fin octobre en Côte d’Ivoire, mais la reprise se fait lentement en raison des difficultés rencontrées par de nombreux élèves pour retourner à l’école après les violences postélectorales qui ont perturbé les cours durant plusieurs mois dans de nombreux établissements. Selon les estimations de l’UNICEF, environ 140 000 élèves inscrits à l’école primaire publique n’ont pas pu terminer l’année scolaire 2010-2011. Environ 20 000 élèves, principalement à l’ouest du pays, ont manqué l’examen d’entrée à l’école secondaire. Pas moins d’un million d’enfants sur les 2,5 millions d’élèves du primaire ont été affectés par les cinq mois de crise politique, soit parce que leur école a fermé, soit parce qu’ils ont fui avec leur famille.

  • Alassane Ouattara et Sarkozy nourrissent le projet de traduire Laurent Gbagbo, qualifié de prisonnier ‘’encombrant’’ devant la cour pénale internationale (CPI). Mais, connaissant la CPI et son assujettissement à l’ONU, elle-même, partie prenante dans la crise ivoirienne, il y a certes des raisons de nourrir des doutes sur la partialité de cette juridiction internationale. Il semble évident que le régime Ouattara n’a pas pris la pleine mesure de ce que pourrait entrainer le transfert de Gbagbo à la CPI, fort certainement, du soutien militaire de ses alliés franco-onusiens.