• La Côte d’Ivoire fait toujours face aux conséquences des inondations. Abidjan a connu ces dernières semaines un bilan humain et matériel lourd : plus de 23 morts depuis le début du mois de juin. Dans plusieurs quartiers et villages de Grand Lahou, à plus de 130 km à l’ouest de la capitale économique, des centaines de personnes se trouvent dans le plus grand besoin.

  • Les circonstances de la disparition et de la mort présumée du journaliste français Guy-André Kieffer en 2004 en Côte d’Ivoire restent mystérieuses. C’est pourquoi les autorités d’Abidjan ont déclaré vouloir «reprendre une partie des auditions», selon une déclaration du ministre de la Justice. Le porte-parole du gouvernement affirme que certaines auditions réalisées après la disparition du journaliste franco-canadien à Abidjan en 2004 n'ont pas permis d'établir la vérité des faits et qu'il faut donc les refaire.

  • Contributor | Gouvernance

    Selon Pascal Affi N’Guessan, chef de l’ex-parti au pouvoir en Côte d’Ivoire, le Front populaire ivoirien (Fpi), entre 700 et 1000 ivoiriens seraient actuellement emprisonnés. Une situation qui, selon le Fpi, ne fait que bloquer le dialogue politique et empêche le pays de retrouver toute stabilité. Le 22 mai dernier, le pouvoir ivoirien avait pourtant annoncé la libération provisoire de 150 prisonniers de la crise post-électorale. Une promesse qui avait finalement abouti à la libération de seulement 50 détenus. Des efforts insuffisants pour le Fpi dont l’ancien chef Laurent Gbagbo est actuellement emprisonné depuis 1180 jours en attendant son jugement à la Cour pénal internationale.

  • La Cour pénale internationale a décidé, jeudi 12 juin, après avoir douté de la solidité du dossier contre Laurent Gbagbo, de juger l’ex-président ivoirien pour crimes contre l’humanité. Premier ex-chef d’Etat poursuivi par la Cpi, Laurent Gbagbo, 69 ans, est accusé d’avoir fomenté une campagne de violences dans le but de conserver, en vain, le pouvoir à l’issue de la présidentielle de novembre 2010. Il assure avoir été évincé du pouvoir en faveur de son rival Alassane Ouattara à la suite d’un complot mis sur pied par la France, ancienne puissance coloniale en Côte d’Ivoire. Plus de 3 000 personnes ont été tuées dans les violences qui ont déchiré le pays en 2010 et 2011. Selon l’accusation, il a voulu "rester au pouvoir par tous les moyens (...) par des attaques meurtrières soigneusement planifiées". Ce que l’intéressé nie catégoriquement.

  • Contributor | Gouvernance

    Une cinquantaine de prisonniers, proches de l'ancien président Laurent Gbagbo, ont été libérés par le gouvernement de l'actuel président Alassane Ouattara, cette semaine, en Côte d'Ivoire. Doudou Diène, un des responsables du dossier ivoirien auprès de l'ONU a salué, vendredi 6 juin, «l'importante dynamique de réconciliation» dans le pays. L'expert indépendant présentera son rapport sur le sujet le 24 juin prochain au conseil de l'ONU pour les Droits de l'homme. Il précise d'ores et déjà que l'accord final et complet sur la commission électorale indépendante sera une étape à franchir pour une réconciliation dans la durée, dont le test ultime sera les élections de 2015.

  • Le Front populaire ivoirien (Fpi), le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo, est en colère. Alors qu’une délégation de ce parti devait rencontrer en principe le vendredi 6 juin à Odienné, dans le nord du pays, Simone Gbagbo, l’épouse de l’ancien chef de l’Etat, les autorités l’en ont empêché invoquant des problèmes de sécurité. Le Fpi a souligné que c’était la quatrième fois qu’on lui refusait l’accès d’une localité à forte implantation du Rassemblement des républicains de Côte d'Ivoire (Rdr), le parti du président Ouattara. Cela signifie, selon Pascal Affi N’guessan, que le parti au pouvoir ne veut pas s’engager complètement dans le processus de normalisation et de réconciliation. Il demande au pouvoir de prendre ses responsabilités et de veiller à ce que la libre circulation des leaders politiques ne soit plus entravée sur l’ensemble du territoire.

  • La Côte d’Ivoire a décidé de « durcir » ses textes pour lutter contre la traite des enfants, a annoncé mercredi 21 mai 2014, le gouvernement à l’issue d’un conseil des ministres. La Côte d’Ivoire est régulièrement accusée par des organisations humanitaires de ne pas lutter efficacement contre la traite des enfants, notamment dans les champs de cacao. Selon l’Unicef, le recours aux enfants est aussi amplifié par des facteurs comme la traditionnelle migration saisonnière, la pauvreté des pays limitrophes de la Côte d’Ivoire, la conception socioculturelle du travail, la perméabilité des frontières ainsi que la corruption

  • Contributor | Gouvernance

    Le pouvoir et l'opposition ont repris le dialogue jeudi 22 mai, après deux mois de silence en Côte d'Ivoire, annonçant la libération de 150 prisonniers de la crise postélectorale de 2010-2011. La Côte d'Ivoire se remet progressivement d'une décennie de crise politico-militaire, dont les violences postélectorales de 2010-2011 constituèrent l'épilogue sanglant, lors duquel plus de 3.000 personnes ont péri. Si le pays repart économiquement, avec une croissance de 9% ces trois dernières années, la réconciliation politique, fondamentale car la crise fut avant tout politique, peine à se concrétiser.

  • Des dizaines de milliers de résidents de l’ouest de la Côte d’Ivoire qui avaient fui la crise post-électorale meurtrière d’il y a trois ans sont rentrés chez eux. Plus de la moitié d’entre eux sont toujours sans domicile et doivent lutter chaque jour pour assurer leur survie. Le programme de rapatriement volontaire du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (Hcr) a permis le retour de 33 702 personnes depuis le Liberia voisin depuis 2011. Environ 400 personnes sont aussi rentrées de la Guinée et un nombre inconnu d’Ivoiriens sont rentrés au pays par leurs propres moyens. Le conflit post-électoral de 2010-2011 avait poussé quelque 220 000 personnes à quitter l’ouest de la Côte d’Ivoire pour se réfugier au Liberia. Les anciens réfugiés qui doivent recommencer une nouvelle vie sans un toit au-dessus de leur tête sont nombreux à avoir trouvé refuge chez des amis ou des parents.

  • En recevant le rapport d’activité de l’année 2013 de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (Haca), l’organe officiel de régulation de la communication audiovisuelle, Alassane Ouattara a invité, jeudi 8 mai, les médias d’Etat à «l’accès équitable» de tous à la Télévision et à la Radio nationales. Evoquant le processus de libération de l'espace audiovisuel, M. Ouattara a relevé que «les choses n'ont pas vraiment bougé» depuis la mise en route de ce processus en 1992, sous son «impulsion» quand il était Premier ministre du Président Houphouët-Boigny.

  • Contributor | Gouvernance

    La production et la commercialisation du diamant brut se poursuivent "illégalement" en Côte d’Ivoire malgré un embargo datant de 2005, dénoncent jeudi 24 avril des experts des Nations unies, accusant un haut responsable de l’armée d’être au cœur du trafic. Issiaka Ouattara (alias "Wattao"), ancien chef rebelle, désormais l’un des principaux commandants des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), l’armée ivoirienne, est épinglé dans le rapport. "Les principaux négociants de diamants payent des éléments des Frci commandés par Wattao pour être autorisés à faire le commerce des diamants bruts et à les exporter illégalement", déplorent les experts.

  • Les réformes électorales en Côte d’Ivoire doivent être conduites de manière participative afin de garantir que les résultats des élections sont acceptés de tous. Ceci est d’autant plus important que, cette fois-ci, il n’y aura pas de mécanisme extérieur de certification des résultats des élections pour départager les protagonistes en cas de désaccords sérieux sur la gestion des élections.

  • La Côte d’ivoire ne livrera pas Simone Gbagbo comme elle a livré Charles Blé Goudé, il y a quelques semaines. Le Premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan a indiqué que Simone Gbagbo sera jugée en Côte d’Ivoire et non aux Pays bas. Si cette position contraste avec celle adoptée dans le cas de Charles Blé Goudé, le chef du gouvernement ivoirien a expliqué que le transfèrement de l’ancien général de la rue et ancien ministre de Laurent Gbagbo a été déterminé par la complexité des crimes qui auraient faits plus de 3000 morts selon l’Onu. En Côte d’ivoire, on interprète diversement cette position. Si dans le camp du Front populaire ivoirien cette décision est bonne, certaines présumées victimes pensent que la Première dame bénéficie d’une grâce au nom de la réconciliation nationale.

  • Contributor | Ressources

    Le porte-parole du gouvernement ivoirien a déclaré le mercredi 2 avril, que le gouvernement entend mener une "lutte vigoureuse" contre le "fléau" des grossesses en milieu scolaire. Selon le ministère de l’Education nationale, "5.076 cas de grossesse" ont été dénombrés au cours de l’année scolaire 2012- 2013 dont "environ un millier dans l’enseignement primaire". Pour le gouvernement, les grossesses en milieu scolaire représentent un "problème de santé" pour les jeunes filles en même temps qu’elles "brisent leur parcours" au grand dam de la politique gouvernementale qui vise à accorder les mêmes chances aux jeunes des deux sexes.

  • Contributor | Gouvernance

    Selon un communiqué signé du Procureur de la République de Côte d’Ivoire, le parquet «vient de procéder le jeudi 3 avril 2014 au dégel des comptes bancaires de 43 personnalités dont les comptes avaient été gelés suite à la crise post-électorale» de décembre 2010 à avril 2011 ayant fait plus de 3000 morts. Le porte-parole du gouvernement a répliqué que «les dégels des avoirs ont été faits» à l’exception de ceux pour lesquels «il y a des suspicions fortes et réelles». A l’en croire, il y a des avoirs qui servent à financer des activités de déstabilisation du pays.

  • Contributor | Gouvernance

    Le leader des Jeunes patriotes ivoiriens, Charles Ble Goudé, surnommé «Général de la rue», a comparu pour la première fois devant un juge de la Cour pénale internationale, Silvia Fernández de Gurmendi, de la première chambre préliminaire pour s'identifier et préparer la prochaine confirmation des charges qui pèsent sur lui.??La Cpi a fixé l'audience de confirmation des charges contre M. Blé Goudé au 18 août 2014.??Au cours de cette audience, les juges vont déterminer s'il existe des preuves pour le juger pour les crimes contre l'humanité, viols et autres formes de violence sexuelle..

  • Contributor | Gouvernance

    Les opposants au gouvernement ivoirien demandent la libération des prisonniers de la crise post-électorale. En février dernier, une soixantaine de détenus pro-Gbagbo avaient été remis en liberté provisoire. Ces détenus étaient retenus depuis des années sans être passés devant un tribunal et avoir eu droit à un procès. Ils avaient été incarcérés suite au mouvement de révolte face à l’élection d’Alassane Ouattara lors des présidentielles qui avaient eu lieu en novembre 2010. Une situation compliquée puisque les détenus qui ont été libérés n’ont toujours pas été jugés et sanctionnés et les autres sont toujours emprisonnés sans avoir été jugés. Pendant ce temps, les proches des victimes comme des prisonniers attendent que le gouvernement agisse mais rien ne semble bouger.

  • Les prix de vente des journaux en Côte d’Ivoire changent à partir du 2 avril 2014. Celui des quotidiens vendus jusque-là à 200 F Cfa passe à 300 F Cfa. Le prix des magazines qui était de 300 F devient 500 F. Ainsi en a décidé le Groupement des éditeurs de presse de Côte d’Ivoire (Gepci) qui s’est expliqué, le 12 mars dernier, lors d’une conférence de presse.

  • Contributor | Gouvernance

    La solidarité africaine se manifestera autour du chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, convalescent à Abidjan, après une opération de la sciatique en France, par l’arrivée à Abidjan de quatre de ses pairs. Ce sont les présidents béninois Thomas Boni Yayi et togolais Faure Gnassingbé qui ouvrent le ballet des chefs d’Etat à Abidjan en arrivant le mardi 11 mars à Abidjan, suivis le lendemain mercredi par leur homologue malien Ibrahim Boubacar Kéïta. Le jeudi 13 mars, ça sera au tour du Ghanéen John Dramani Mahama de fouler le sol ivoirien pour témoigner son « soutien » au chef de l’Etat ivoirien. Vendredi, la boucle sera bouclée par des émissaires des chefs d’Etat gambien et nigérian. A cet occasion, les hôtes du président ivoirien pourraient, à cette occasion, conclure le « dossier » sur sa succession à la tête de la Cedeao. A cet effet, le nom de la Libérienne Ellen Johnson Sirleaf circule avec insistance dans les milieux diplomatiques.

  • L’Assemblée nationale ivoirienne a validé en plénière, le jeudi 6 février, le projet de loi instituant la Couverture maladie universelle (Cmu). Le texte qui vient abroger la loi relative à l’Assurance maladie universelle (Amu), voté en 2001, intègre le cadre global des efforts du gouvernement pour assurer une meilleure couverture sanitaire à tous les ivoiriens quel que soit leur niveau de revenu. Le texte a été adopté à l’unanimité des 228 députés présents à cette séance plénière.?La Cmu au contraire de l’Amu sera constitué d’une seule caisse ce qui en fait « un dispositif plus simplifié et moins couteux», ont expliqué les commissaires du gouvernement lors du vote en commission.