• Contributor | Gouvernance

    Le Paigc, principal parti bissau-guinéen et ex-formation au pouvoir, a entamé jeudi 30 janvier à Cacheu un congrès pour choisir de nouveaux dirigeants et des candidats aux futures élections présidentielles et législatives du 16 mars prochain. Ce congrès est d'autant plus fondamental que le Paigc se déchire depuis maintenant près d'un an. La formation est divisée depuis le putsch d'avril 2012 qui a vu son leader, Carlos Gomes Junior, renversé par l'armée, faisant entrer le pays dans une phase de transition. Depuis, le Paigc est à la dérive. Ce qui est certain, c'est que la bataille sera rude entre les deux ailes qui se déchirent.

  • Les travailleurs de la Télévision publique de Guinée-Bissau (Tgb) ont déclenché le jeudi 9 janvier une grève de 30 jours pour réclamer le paiement de trois mois d'arriérés de salaires, l'amélioration des conditions de travail et le recrutement de plus de 70 contractuels. La Tgb, l'unique chaîne de télévision du pays, émet tous les jours durant 12 heures, en raison du manque de ressources financières et techniques. La majorité de ses travailleurs sont des contractuels, selon les syndicalistes. Le gouvernement ne dispose pas de ressources financières pour satisfaire les revendications des travailleurs de la télévision. Elle a commencé à émettre en 1989 sous forme expérimentale, grâce à la coopération avec le Portugal.

  • Contributor | Gouvernance

    Le mercredi 1er janvier, l’ancien président bissau-guinéen (2000 – 2003) et actuel leader du Parti de la Rénovation Sociale (PRS), Kumba Yala, a annoncé, devant la presse, son retrait de la politique. Il s’agit d’«une décision personnelle prise après concertation avec (sa) famille et ceux qui (lui) sont proches», a-t-il déclaré. Et de renchérir, «ma décision est irrévocable, je ne prendrai pas part aux prochaines élections présidentielles». A noter que ce scrutin est prévu pour le mois de mars prochain. De l’avis de certains observateurs, l’ex-chef d’Etat bissau-guinéen n’est plus aussi populaire autant dans la population que dans sa propre famille politique. Néanmoins, M. Yala demeure incontestablement le leader d’opinion dans son ethnie des Balantes, laquelle concentre 40 % de la population. De même, il reste également adulé par une partie de l’armée.

  • Contributor | Gouvernance

    Les premières élections présidentielle et législatives en Guinée-Bissau depuis le putsch d'avril 2012, prévues le 24 novembre prochain, ont été repoussées au mois de mars 2014, selon un décret présidentiel globalement bien accueilli par la classe politique de ce pays chroniquement instable. Ces élections doivent mettre fin à la transition politique entamée après un coup d'Etat militaire qui, le 12 avril 2012, entre les deux tours d'une présidentielle, avait renversé le pouvoir en place. Les scrutins avaient dans un premier temps été programmés pour mai 2013, puis repoussés au 24 novembre.

  • Contributor | Gouvernance

    Il est techniquement impossible d'organiser les élections générales (présidentielles et législatives) à la date prévue du 24 novembre en Guinée-Bissau, selon l'adjointe du secrétaire exécutif de la Commission électorale nationale. Ce démarrage dépend de la disponibilité des fonds promis par la communauté internationale, mais "la Commission électorale nationale n'a pas reçu jusqu'à présent des fonds pour démarrer ses activités sur le terrain", a-t-elle expliqué. Cette commission estime à cinq millions d'euros le budget pour les prochaines élections qui doivent permettre à la Guinée-Bissau de retrouver une vie constitutionnelle normale après le coup d'Etat militaire du 22 avril 2012.

  • Contributor | Ressources

    Plus d'un mois après l'ouverture officielle de l'année scolaire, le 16 septembre, en Guinée-Bissau, les cours dans les écoles publiques n'ont pas encore commencé en raison d'une grève déclenchée par deux syndicats des enseignants pour une période de 60 jours (sans compter les samedis, dimanches et jours fériés). Les syndicats exigent notamment le paiement total des salaires à terme échu. Mais, si la paralysie des cours dans les écoles publiques devrait se terminer le 15 décembre prochain, comme prévu par les enseignants, l'année scolaire risque d'être annulée.

  • Contributor | Gouvernance

    La Guinée-Bissau est "en passe de devenir un Etat en faillite", mais pas à cause des violences ethniques ou religieuses, qui n'ont jamais existé dans ce petit pays d'Afrique de l'ouest, affirme José Manuel Ramos-Horta, Prix Nobel de la Paix et envoyé des Nations Unies.. le calendrier initial présenté pour le retour du pays sur la voie de la démocratie, qui incluait des élections prévues le 24 novembre, ne sera pas respecté en raison des problèmes politiques et organisationnels, ont reconnu les ministres des Affaires étrangères de sept des huit pays de la Communauté des pays de langue portugaise, le 25 septembre.

  • Le Parlement bissau-guinéen a rejeté mardi 10 septembre la loi d’amnistie pour les auteurs du coup d'état d'avril 2012. Un projet présenté par le gouvernement et qui visait à « apaiser le climat politique » avant les prochaines élections générales prévues pour le 24 novembre, mais décrié par les défenseurs des Droits de l'homme et par la société civile. Certains parlementaires réfléchissent à un nouveau texte. La pression et les manœuvres d’intimidation n’ont pas eu d’effet sur la détermination d’un groupe de députés de faire échouer une loi qui dédouane les auteurs militaires du coup d’Etat du 12 avril 2012 et leurs complices civils. Plusieurs organisations de la société civile se sont également déclarées opposées à ce projet qui favorise l’impunité.

  • Une mission du service d’aide humanitaire de la Commission européenne, a pu constater que les mesures de contrôle de l’épidémie de choléra qui sévit depuis un an en Guinée-Bissau sont insuffisantes pour mettre fin à celle-ci. Quelque 4103 cas dont 44 décès ont été recensés depuis août 2012. Bien que la dernière vague épidémique reste contenue à la seule région de Tombali, plus de vingt personnes sont décédées faute de soins adaptés.

  • La ligue des Droits de l’homme de Guinée-Bissau a déclaré que 41% des jeunes filles sont victimes de mariages forcés en Guinée-Bissau. L’Ong a donné cette indication après une veillée de solidarité en faveur de Odette Na Bia, une jeune fille victime d'un mariage forcé. Celle-ci se trouve séquestrée dans un endroit encore inconnu au sud de la Guinée-Bissau depuis près d'un mois. Les mariages précoces et forcés, une tradition dans 36 groupes ethniques, sont monnaie courante en Guinée-Bissau. Les jeunes filles qui fuient cette pratique sont parfois accueillies par le Centre d'hôte de l'Église évangélique de Bissau.

  • Contributor | Gouvernance

    La société publique d'eau et d'électricité de Guinée-Bissau est en faillite technique et ne peut plus acheter de carburant pour la fourniture de ses services, alors que de nombreux foyers de Bissau sont privés de courant et d'eau depuis des semaines. « Nous avons des difficultés à assurer une fourniture correcte de gasoil pour nos groupes électrogènes, aujourd'hui, je ne suis pas en mesure d'acheter du carburant », a déclaré lors d'une conférence de presse Wasna Papai Danfa, directeur général de la compagnie Eau et Electricité de Guinée-Bissau (Eagb).? La compagnie est en faillite technique, et je ne vois pas une solution à court terme », a-t-il ajouté.

  • Depuis début mars, le choléra continue de faire des victimes en Guinée-Bissau. On compte déjà 18 morts sur 156 cas enregistrés. La région de Tombali, dans le sud de la Guinée-Bissau, reste la plus touchée, selon l’Unicef en citant des sources du ministère de la Santé. Une campagne d’hygiène individuelle et collective est lancée par l’organisme des Nations Unies en partenariat avec la Croix-Rouge, pour limiter et prévenir la propagation de l’épidémie du choléra.

  • Contributor | Gouvernance

    La drogue est entrain de faire des ravages dans les pays de l’Afrique de l’Ouest et secoue la police qui était censé de lutter contre son trafic et sa consommation. Alors que les enquêtes se poursuivent au Sénégal pour faire la lumière sur cette affaire qui défraie la chronique, on apprend que les autorités bissau-guinéennes soupçonnent deux policiers cap verdiens, arrêtés à Bissau depuis le 12 juillet, d’être des trafiquants de drogue. Ces agents de la direction de la police des étrangers étaient, selon Praia, en « mission de routine d’escorte » d’une citoyenne bissau-guinéenne expulsée du Cap-Vert pour trafic de drogue.

  • Contributor | Gouvernance

    Le président de la République de transition de Guinée Bissau, Serifo Nhamadjo, a confirmé l'absence d'un accord entre les acteurs politiques pour la formation d'un gouvernement inclusif en Guinée-Bissau. Dans une déclaration il a accusé, sans les nommer, certains partis "de mauvaise foi". Le président Nhamadjo et son Premier ministre ont été accusés par le Paigc et le Prs, les deux principales forces politiques du pays, de retarder, par des manoeuvres, la formation du gouvernement de consensus.

  • Contributor | Gouvernance

    La Guinée-Bissau court le risque de tomber dans une situation politique désastreuse à l'issue imprévisible, si l'impasse politique actuelle n'est pas surmontée, a indiqué Seco Cassama, commentateur politique dans une radio locale. M. Cassama fait allusion au blocage persistant du dialogue politique engagé depuis plus d'une semaine entre forces vives de la nation et hiérarchie militaire en vue d'adopter une solution de sortie de crise avec l'adoption d'une nouvelle feuille de route.

  • Contributor | Gouvernance

    Depuis l'arrestation de l'amiral Bubo Na tchuto pour trafic de drogue, le chef d’etat major Antonio Indjai ne se déplaçait plus à Bissau sans une armada de véhicules équipés de mitrailleuses. Désormais, des missiles sol-air ont fait leur apparition dans ses convois. Reste à savoir si ces armes suffiront à empêcher le séisme politique déclenché depuis quinze jours par la justice américaine. En effet, c'est quasiment tout le système politico-militaire qui tremble actuellement. Depuis dix ans, la Guinée Bissau est un narco-Etat et il semble bien que toutes les composantes politiques du pays soient impliquées à divers degrés. Le procureur de Bissau, Abdu Mané enquête actuellement sur la vente, en 2006, par le Premier ministre de l'époque, Aristide Gomes de 670 kg de cocaïne saisis par la police.

  • Contributor | Gouvernance

    L'ex-chef d'état-major de la Marine de Guinée-Bissau, le contre-amiral José Américo Bubo Na Tchuto, considéré par les Etats-Unis comme un baron de la drogue, a été capturé et envoyé aux Usa via le Cap-Vert, le jeudi 4 avril. Le contre-amiral José Américo Bubo Na Tchuto figure, depuis 2010 sur la liste des "barons de la drogue" établie par les Etats-Unis.

  • Cela fait bientôt un an que Ana Amilia Lopes Correia, journaliste et enseignante bissau-guinéenne, installée depuis plusieurs années en Angola, a disparu. Enlevée, ou assassinée, le mystère demeure. Ni les autorités angolaises, ni le gouvernement de transition bissau-guinéen n'ont donné d'informations sur sa disparition. Face à ce silence assourdissant, l’organisation de la société civile de Guinée-Bissau a exprimé sa préoccupation dans une lettre adressée aux autorités angolaises à travers leur ambassade à Bissau.

  • Le représentant spécial de l’Union africaine Ua à Bissau, Ovido M. B Pequeno, a estimé vendredi 29 mars à Paris que la situation sociopolitique en Guinée-Bissau demeurait encore fragile, en l’absence d’une réforme profonde des secteurs de la défense et de la sécurité. «La transition n’est qu’une étape ; il faut à présent préparer les élections générales dans la transparence et le consensus. Et cela n’est pas gagné d’avance », a averti le représentant spécial de l’Ua.??Le président intérimaire bissau-guinéen, Manuel Serifo Nhamadjo, a récemment reconnu qu’il serait impossible d’organiser les élections générales en avril prochain, comme le prévoyait le calendrier de transition.

  • Le capitaine Pansau Intchama, présumé cerveau de l'attaque de la caserne des para-commandos de Bra le 21 octobre dernier, a accusé, au cours de son procès ouvert depuis mardi 12 mars, les autorités gambiennes de complicité avec d'éminentes figures politiques bissau-guinéennes et de participation dans cette tentative de coup d'état. Le capitaine Pansau Ntchama et 16 autres prévenus sont accusés d'atteinte à la sûreté de l'Etat et sont tenus pour responsable de la mort des six personnes tuées au cours de l'attaque.