• Quelque 12.000 cas de violences faites aux femmes ont été enregistrés en 2012 en Guinée-Bissau, a affirmé vendredi 8 mars à Bissau, Eva Gomes, présidente du Mouvement féminin de Guinée-Bissau à l'occasion de la journée internationale de la femme. Mme Gomes, qui remettait au Premier ministre Rui Duarte de Barros le cahier de doléances des femmes, a ajouté que "les femmes bissau-guinéennes exigent que les autorités de Bissau s'emploient pour mettre fin à l'impunité et à la violence sur les femmes". Selon elle, "les femmes sont exclues des sphères de décision et sont très peu représentées au parlement, seulement 10 femmes sur les 100 députés".

  • L'adjudant Julio Man Bali, commandant de la garde rapprochée du général Antonio Injai, chef d'état-major des forces armées de Guinée-Bissau, est mort en prison. Il avait débuté une grève de la faim et a succombé des suites de sa longue privation volontaire de nourriture. Accusé de trahison, il avait été roué de coups lors de son arrestation, puis incarcéré il y a deux semaines dans la prison de la caserne de Mansoa. Son arrestation est liée à un malaise au sein de l'armée, notamment parmi les hommes de troupes

  • a justice bissau-guinéenne est absente pour quelques jours et pourrait prolonger sa vacance si la situation ne s’améliore pas. En effet, les deux syndicats représentant ceux qui sont sensés tenir la justice ont lancé un mot d’ordre de grève de 3 jours, exigeant des hausses de salaires et des meilleurs conditions de travail. Les magistrats, les greffiers, les secrétaires et les interprètes de la cours sont donc en grève et déplorent le peu de moyens mis à leur disposition pour assurer la justice à travers le pays. Pour le gouvernement, cette grève n’est pas légitime et devrait prendre fin dans les meilleurs délais.

  • Quelque 75 villages de la région de Bafata (centre de la Guinée Bissau) ont signé ce mardi 11 décembre la déclaration de Cambadjou (nord-est de Bissau) pour l'abandon des pratiques néfastes de l'excision et du mariage précoce. Leur porte-parole a affirmé, au cours d'une cérémonie, que ces villages ont décidé "de respecter les droits humains en abandonnant les pratiques néfastes de l'excision et du mariage précoce afin de contribuer au retour de la paix en Guinée-Bissau".

  • Contributor | Gouvernance

    Kumba Yala, leader et fondateur du Parti de la rénovation sociale (PRS), s'est retiré de la direction de cette formation politique qu'il a crée en1992. Depuis son élection à la présidence de la Guinée-Bissau en 2000, Yala n'a plus gagné de scrutin. Sa gestion des affaires et surtout, ses incohérences politiques, sont de plus en plus décriées par des responsables de son parti. Mais des interrogations demeurent sur la nature de ce retrait.

  • Le procureur général de la République de Guinée-Bissau a demandé la levée de l'immunité parlementaire du député du Paigc (opposition) Antonio Oscar Barboza. Selon le magistrat, le député doit être entendu par le ministère public dans une affaire de corruption, lorsqu'il occupait les fonctions de ministre des Ressources naturelles. Antonio Oscar Barboza serait soupçonné de malversation financière dans l'octroi des licences d'exploitation des phosphates de Farim et de la bauxite de Boé.

  • Trente Bissau-guinéens ont été rapatriés de Libye pour séjour illégal, sont arrivés en fin de semaine à Bissau, grâce à l’Organisation Internationale des Migrations. Selon leur porte-parole, les trente Bissau-guinéens ont voyagé par voie terrestre en passant par le Niger, le Mali, le Sénégal et la Gambie. Il a indiqué que six Bissau-guinéens ne sont pas rentrés car ils ont été amenés par les autorités de Libye vers une destination inconnue.

  • Contributor | Ressources

    Les arriérés de salaires des enseignants, soit une dette de 1,2 milliards de FCFA (environ 2,3 millions USD) héritée du régime précédent risque de compromettre l'année scolaire 2012-2013, a déclaré jeudi 28 novembre le ministre bissau-guinéen de l'Education. Le ministre a lancé un appel aux partenaires de développement de Bissau pour trouver une solution définitive à la situation qui prévaut.

  • Contributor | Gouvernance

    Depuis l’attaque avortée menée par des militaires contre la caserne d’une unité d’élite le 21 octobre 2012, en Guinée-Bissau, des éléments de l’armée sont responsables de mauvais traitements infligés à des dirigeants de partis politiques et de graves menaces contre des journalistes et représentants de la société civile. Des informations font également état d’exécutions sommaires. Alors que la Cedeao s’apprête à déployer sa mission en Guinée-Bissau en vertu de l’accord sur la Réforme du secteur de la sécurité et de la défense et demande à l’Union africaine de reconnaître les autorités de transition, les organisations de la société civile appellent l’instance régionale à dénoncer publiquement les violations des droits humains commises par les militaires.

  • Contributor | Gouvernance

    Les dirigeants des pays de l'Afrique de l'Ouest ont demandé dimanche à l'Union africaine (UA) de reconnaître les autorités de transition en Guinée-Bissau et ont appelé la communauté internationale à "assouplir les sanctions" imposées à ce pays, sept mois après le coup d'Etat. Ils "exhortent l'UA à suspendre les sanctions imposées à l'encontre de la Guinée-Bissau, comme un encouragement face aux progrès que le pays continue à faire vers la formation d'un gouvernement de transition plus inclusif pour faciliter la restauration paisible et totale de l'ordre constitutionnel dans ce pays.

  • Le président du Cap-Vert, Jorge Carlos Fonseca, pense qu'il faut une intervention "ferme, déterminée et intéressée" des Nations unies en Guinée-Bissau afin de mettre un terme à la crise politico-militaire dans ce pays, à la suite du coup d'Etat du 12 avril dernier. Il a précisé que, face à la "complexité" des crises politico-militaires successives en Guinée-Bissau, une solution définitive et durable de la situation devra passer par une intervention plus ferme de la communauté internationale, notamment des Nations unies.

  • Contributor | Gouvernance

    La Guinée-Bissau a demandé l'extradition de l'ex-Premier ministre bissau-guinéen Carlos Gomes Junior, actuellement en exil au Portugal. Carlos Gomes Júnior a été écarté du pouvoir le 12 avril 2012 par un coup d'Etat et il est actuellement en exil au Portugal, pays qui ne reconnaît pas les autorités actuelles de la transition et qui a été récemment accusé par Bissau ainsi que l'ancien Premier ministre d'être derrière la tentative présumée de coup d'Etat du dimanche 21 octobre dernier, avec l'attaque d'une caserne par des hommes armés.

  • L'armée de Guinée-Bissau a annoncé samedi 27 octobre l'arrestation d'un militaire considéré comme l'instigateur de l'attaque d'une caserne survenue la semaine dernière, présentée par les autorités comme une tentative de contre-coup d'État. Un communiqué confirmant l'arrestation a par ailleurs été lu à la radio nationale. Un autre porte-parole militaire, le capitaine Bwam Bissora, a déclaré que Pansau N'Tchama avait été arrêté, avec deux présumés co-instigateurs de l'attaque. Aucun président n'a jamais mené son mandat à son terme, depuis l'indépendance du Portugal, en 1974.

  • Le procureur général de la République de Guinée-Bissaua interdit aux hommes politiques de faire des interventions publiques sur les évènements du 26 décembre 2011 et du coup d'Etat du 12 avril 2012, qui sont en cours d'instruction.?? Selon lui, le silence doit également être observé autour des assassinats qui ont eu depuis mars 2009 pour garder le secret de l'instruction. Pour lui, la décision du ministère public "n'a rien à voir avec la censure, ni la liberté d'expression".

  • Contributor | Gouvernance

    La Guinée-Bissau est prête à apporter "un soutien inconditionnel" au Sénégal pour le retour de la paix en Casamance, a assuré Shérifo Emanuel Nhamadjo, président du gouvernement de transition bissau-guinéen. Sur la question des menaces terroristes interpellant la sous-région, avec la situation prévalant au Nord Mali, occupé par des groupes armées, le président de la transition bissau-guinéenne a préconisé "une union de toute la sous-région ouest africaine pour faire un front commun devant cette menace et combattre ce fléau".

  • Contributor | Gouvernance

    Le président de l’Association des agriculteurs de Guinée Bissau a déploré dimanche 22 juillet la baisse des exportations de la noix de cajou. Une contreperformance liée au conflit politique actuel. M. Mama Samba Embalo en est certain : la Guinée Bissau « va exporter avec peine 100 000 tonnes de noix de cajou cette année ». En 2011, le pays avait écoulé un total de 140 000 tonnes de la même marchandise. Mais, depuis le 12 avril dernier, un coup d’état a perturbé l’ordre institutionnel de la Guinée Bissau et, par ricochet, repoussé les acquéreurs. Quelque 40 000 tonnes de noix de cajou moisissent pour le moment dans les magasins du pays.

  • Un "désastre alimentaire" risque de s'abattre sur la Guinée-Bissau dès le mois d'août, voire septembre à cause de faiblesse de pluviométrie de l'année dernière et le coup d'Etat du 12 avril, selon le président de l'Association des agriculteurs de la Guinée-Bissau (ANAG). Selon lui, la campagne de commercialisation agricole s'est mal déroulée cette année en raison du coup d'Etat et de la faible production des anacardiers du fait des aléas climatiques. La Guinée-Bissau n'a réussi à exporter vers l'Inde que 10.000 tonnes de noix de cajou brut, contre 60.000 l'année dernière et elle parviendra à peine à exporter 100.000 tonnes de noix de cajou brut cette année.

  • Pour que la stabilité devienne durable en Guinée Bissau, il importe de garantir un retour à l’ordre constitutionnel et la conduite à son terme de l’élection présidentielle dont le processus a été interrompu.

  • Contributor | Gouvernance

    Le processus de transition mis en place en Guinée-Bissau par la CEDEAO, après le putsch survenu en avril dernier, est dénoncé comme une légitimation des atteintes portées à l’ordre institutionnel, voire un « second coup d’Etat». Un appel est lancé pour rejeter l’initiative de la CEDEAO et demander une solution venant des Nations Unies.

  • Conflits

    Le parlement de Guinée-Bissau, les auteurs du coup d'Etat du 12 avril et plusieurs partis politiques du pays ont signé à Bissau un accord de sortie de crise, devant notamment permettre de mettre en place une nouvelle commission électorale. Selon un responsable, ce texte a été signé tard vendredi 18 mai par le président intérimaire du Parlement, Braima Sori Djalo, les membres du "commandement militaire" (junte) dont le chef d'état-major de l'armée Antonio Indjai, et 25 partis politiques dont le Parti de la rénovation sociale (PRS) de Kumba Yala qui, avant le putsch, était le principal leader d'opposition.