La Fédération internationale des journalistes demande à la Guinée-Bissau d'abandonner les poursuites contre Alberto Dabo, journaliste et correspondant de l'agence Reuters dans ce pays. Ce dernier est accusé de calomnie et de violation du secret d'Etat, sur plainte du chef de la Marine, dans le cadre d’une affaire portant sur le trafic de cocaïne. Le début du procès du journaliste, qui nie les faits qui lui sont reprochés, était prévu le 20 mai à Bissau.
Tagged under TICs e Inovação Guinea BissauLa maladie du charbon a encore fait deux victimes en Guinée-Bissau. Cette maladie, appelée aussi anthrax, sévit dans le pays depuis le début de ce siècle. Il s’agit d’une maladie infectieuse des ruminants dont les vaches et les moutons, causée par une bactérie qui peut se transmettre à l’homme.
Tagged under TICs e Inovação Guinea BissauLes autorités sanitaires bissau-guinéennes ont interdit le 24 avril, et ce jusqu’à nouvel ordre, l’entrée à Bissau, de viande de boeufs en provenance des régions de l’intérieur. L’annonce a été faite par le chargé de la prévention et de l’éducation au ministère de la Santé publique. « Ces mesures visent à prévenir la vente et la consommation de viande de boeufs atteints par la maladie du charbon qui sévit en ce moment dans certaines localités de l’intérieur », a-t-il déclaré.
Tagged under TICs e Inovação Guinea BissauLes élections législatives en Guinée Bissau auront lieu en novembre prochain. La décision a été prise le 26 mars par le président Joao Bernardo Nino Vieira suite à une série de consultations avec les représentants des partis politiques, de la société civile, de la commission nationale électorale (Cne) et des diplomates étrangers accrédités en Guinée-Bissau.
Tagged under Gouvernance Guinea BissauUn cochon, la moitié d’un sac de riz, un peu de maïs noir et cinq litres d’eau-de-vie de sucre de canne : voilà les ingrédients qu’utilise un guérisseur traditionnel, en Guinée-Bissau, pays d’Afrique du l’Ouest, pour pratiquer un rituel qui permettrait, selon les croyances populaires, d’empêcher les femmes qui ont accouché de contracter le VIH. Si ces rituels revêtent une telle importance, c’est parce que le VIH est encore relativement inconnu en Guinée-Bissau, même si le taux de prévalence du VIH dans le pays est estimé à quatre pour cent..
Tagged under Alimentation & Santé Guinea BissauL'écrivain et journaliste angolais, Antonio Tomas à lancé le 24 janvier, à Praia, son livre intitulé "Le faiseur des Utopies -une biographie de Amilcar Cabral". Il s'agit de la première œuvre du genre sur le leader nationaliste de la Guinée- Bissau et du Cap-Vert. Antonio Tomas, doctorant en Anthropologie à l'Université de Columbia (Etats-Unis), a déclaré qu'il a pris plus de cinq ans pour rédiger le livre, sur la base de recherches dans des archives du Portugal, de la France, des Etats-Unis, de la Guinée- Bissau et du Cap-Vert. Il a aussi eu des entretiens avec plusieurs compagnons, parents ou compatriotes de Amilcar Cabral.
Tagged under Arts Guinea BissauLe taux élevé de l’analphabétisme, la pauvreté et l’absence de politique pour inculquer aux jeunes le goût et les avantages de la lecture constituent un frein pour l’édition des livres en Guinée-Bissau, selon le directeur des Editions « Ku Si Mon », Abdulai Sila. En l’absence de soutien de l’Etat et compte tenu de l’étroitesse du marché, les éditeurs bissau-guinéens travaillent à perte.
Tagged under Arts Guinea BissauPlusieurs organisations de la Société civile de la Guinée-Bissau se sont déclarées, le 17 décembre, opposées à une loi d’amnistie des crimes politiques commis entre 1980 et 2004 adoptée en fin de semaine dernière par l’Assemblée nationale (Parlement) à une écrasante majorité. Selon ces organisations, cette loi vise à dédouaner l’actuel chef d’Etat, Joao Bernardo "Nino" Vieira, ainsi que le chef d’état- major des forces armées, le général Batista Tagm Na Wai et tant d’autres officiers des assassinats politiques commis durant cette période.
Tagged under Sécurité humaine Guinea BissauSelon le récent rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur la Guinée Bissau, le gouvernement et l’armée de ce pays seraient impliqués dans le trafic de drogue. « Le trafic de drogue risque de déstabiliser le nouveau processus de démocratisation de la Guinée Bissau, d’encourager le crime organisé et de bafouer le principe de l’Etat de droit », peut-on lire dans le rapport publié le 28 septembre.
Tagged under Gouvernance Guinea BissauL’Ambassade de la Guinée-Bissau à Moscou en Russie est occupée depuis lundi par une trentaine d’étudiants bissau-guinéens expulsés dans la matinée de leur résidence universitaire par les autorités académiques russes, selon Jéronimo Da Silva, porte-parole de l’Association des étudiants bissau-guinéens en Russie joint au téléphone par APA.
Tagged under Activisme Guinea BissauL'ex-ministre bissau-guinéen de la Justice, Namuano Dias Gomis, a été entendu mardi par le ministère public, dans le cadre de l'enquête sur la disparition des 674 kg de cocaïne saisis en septembre 2006 et gardés dans les locaux du Trésor public, à Bissau, rapporte mardi l'Agence de presse africaine.
Tagged under Sécurité humaine Guinea BissauLa pression démographique menace les aires protégées aménagées dans l’Archipel de Bidjagos constituées de 90 îles et îlots situés à plus d’une centaine de Km au large de Bissau, a déclaré samedi le directeur de l’Institut de la Biodiversité et des aires protégées (Ibap), Alfredo Simão da Silva.
Tagged under Environnement & Droits fonciers Guinea BissauLe Réseau des femmes pour la paix demande au nouveau Premier ministre bissau-guinéen, Martinho Dafa Cabi de donner plus de postes ministériels aux femmes lors de la formation du prochain Gouvernement, a déclaré jeudi à la presse, Dia Lina Dias Gomis, responsable dudit réseau. Elle estime en fait que la présence des femmes dans les hautes sphères de décision notamment dans le Gouvernement et le Parlement va largement contribuer au développement socio-économique du pays.
Tagged under Genre & Minorité Guinea BissauMartinho Dafa Cabi a été nommé nouveau Premier ministre de Guinée Bissau, aux termes d’un decret présidentiel rendu public lundi dans la soirée à Bissau. Cette nomination qui met fin à trois semaines d’impasse politique, intervient 22 jours après le vote par l’Assemblée nationale populaire (ANP) d’une motion de censure contre le gouvernement de l’ex-Premier ministre Aritides Gomes, contraint à la démission le 28 mars dernier.
Tagged under Sécurité humaine Guinea BissauLe taux de scolarisation des filles en Guinée Bissau a connu une relative hausse au cours de ces deux dernières années, grâce notamment à la politique mise en place par le gouvernement, avec le soutien des partenaires au développement comme l’Unicef, a déclaré le Directeur général de l’enseignement de base et du secondaire, Emmanuel Espirito Santo Vaz de Almeida.
Tagged under Ressources Guinea BissauWaly Ndiaye estime que tout laisse croire que ce dernier est déterminé à mettre une croix sur « les épisodes les plus honteux d’une trajectoire qui fera de ce peuple jadis admiré de tous pour son héroïsme, des citoyens sans assurance, inquiets des lendemains toujours incertains d´un pays constamment surveillé et assisté par la communauté internationale ». Pour ce faire, cet analyste pense qu’il est urgent de promouvoir un environnement favorable au processus de démocratisation et de réconciliation nationale, en facilitant la création d´espaces neutres de discussions, d´échanges d´idées et d´expériences (des émissions radiodiffusées, cycles de conférences publiques, groupes de réflexion, publications, etc.).
Réalité et perceptions de la réalité
De la période électorale qui vient de s´achever on pourra retenir, entre autres choses, qu´elle a pu constituer pour l´observateur averti, une importante opportunité de comprendre la façon dont les populations percevaient généralement les relations inter-ethniques au sein du peuple de Guinée-Bissau.
Très souvent, spéculant sur les intentions de vote dans les différentes localités, ou réfléchissant sur les éventuelles alliances pour un second tour, le citoyen ordinaire n´hésitait pas á invoquer des relations supposées heurtées entre balanta et pépél, une légendaire animosité entre fulah et mandingue, ou encore une certaine complicité entre fulah et manjak. Si certaines croyances ou certains événements qui fondent cette perception populaire remontent loin dans le temps, d´autres parmi ceux-ci, renvoient par contre à l´histoire récente qui semble installer le pays (ou tout au moins une partie du pays) dans une logique de « vendetta » permanente, compromettant ainsi toute chance de développement.
Pour bien comprendre le sens et la profondeur des ruptures au sein du peuple de Guinée-Bissau, il apparaît nécessaire de lire la trajectoire singulière de ce pays comme l´histoire d´une lutte fratricide au sein d´une élite qui bien que d´origines ethniques diverses, avait pu jadis, se retrouver à la fois à l´état major de l´armée, au « comité central » du Parti, et au gouvernement de la nouvelle République.
Au total, de l´assassinat jamais éclairé d´Amilcar Cabral en 1973 (à Conakry) à la « révolte » militaire du 6 octobre 2004 ayant entraîné l’assassinat (encore non élucidé) du Chef d’Etat major Verissimo Seabra Correa, tout se passe comme si la Guinée Bissau avait définitivement choisi de « refouler » (au sens psychanalytique du terme) dans les profondeurs de son inconscient collectif, les épisodes les plus honteux d’une trajectoire qui fera de ce peuple jadis admiré de tous pour son héroïsme, des citoyens sans assurance, inquiets des lendemains toujours incertains d´un pays constamment surveillé et assisté par la communauté internationale.
14 novembre 1980, 17 octobre1986, 17 mars 1993, 07 juin 1998, 20 novembre 2000, 14 septembre 2003 et 06 octobre 2004 sont autant de dates qui semblent avoir marqué durablement la mémoire collective, chacune d´elles correspondant à une convulsion sociale ayant pour le moins fait des victimes, des orphelins et des veuves, fragilisant ainsi les relations entre les différents groupes ethniques, entre différentes fractions au sein de l´armée, entre le peuple et ses dirigeants et son armée; relations que plus d´une dizaines d´années de lutte de libération nationale avait élevées au rang de mythe, malgré le caractère inachevé de la construction de la Nation, ici comme presque partout en Afrique.
En conclusion, une certaine difficulté des élites du PAIGC à se conformer aux nouvelles règles du jeu imposées par l´ouverture démocratique de 1991, le développement de réflexes ethno-identitaires face à la perte de repères, l´inefficacité de la gestion publique et le fréquent recours aux armes et à une armée dont la subordination au pouvoir républicain n´a jamais été totalement acquise a fini de faire de la Guinée-Bissau un pays où la crainte de la vengeance, la peur de la guerre, l´impunité des coupables et la haine des victimes rendent presque impossible toute coopération franche entre les différents acteurs de la vie politique et économique, malgré les compromis autour de l´exercice du pouvoir, issus des compétitions souvent démocratiques.
De la réconciliation nationale en Guinée Bissau : 10 questions
S´il est vrai que le concept de réconciliation doit sans doute son actualité et son succès à certaines expériences telles les fameuses « commissions vérité » (Truth Commissions) en Afrique du Sud, au Chili, au Brésil, à Haïti, etc. Il n´en reste pas moins exact que partout où le processus de réconciliation a été envisagé et réalisé á l´échelle de la société entière, les résultats ont été globalement mitigés, malgré quelques aspects positifs évidents.
En tant que technique qui ambitionne, au-delà de la résolution d´un conflit dans ses dimensions matérielles, la reconstruction durable des relations sociales (donc un but à atteindre), la réconciliation doit être entendue surtout comme un processus de profonde transformation des dynamiques qui au sein d´une société et pour diverses raisons, entretiennent une certaine violence manifeste ou latente, ainsi qu´une certaine crainte et une méfiance qui empêchent toute collaboration fructueuse entre les individus et les groupes qui constituent cette société.
Même si les spécialistes s´accordent généralement sur le fait qu´un processus de réconciliation doit nécessairement comporter les phases successives de la révélation de la vérité , la justice et la réparation, le pardon, la « guérison » et la paix, il demeure que le concept de réconciliation lui-même, doit être compris comme un processus soutenu de communication profonde et sincère, inspiré par et utilisant intelligemment les ressources éthiques et culturelles communes à une société dont on cherche à rétablir entre les membres, la reconnaissance mutuelle, le respect des intérêts divergents et l´assummation des valeurs différentes.
En conséquence, et compte tenu de la nature et de l´intensité des « convulsions » sociales précédemment évoquées ainsi que de leur portée dans la société, il nous apparaît nécessaire d´envisager des réponses aux questions suivantes, lorsqu´il s´agit de la réconciliation en Guinée-Bissau :
1) Qui et qui réconcilier ?
(Le pays a t-il connu une guerre civile ou une dictature ayant entraîné des violations massives des droits de l´homme ?)
2) Qui doit prendre l´initiative d´un tel processus de réconciliation, et quand ? (Initiative endogène des hommes politiques ? De la société civile ? A quel moment ?)
3) Sur quelles ressources humaines un tel processus doit s´appuyer ?
(Facilitateurs extérieurs ? Citoyens éminents et respectés ? Médiateurs traditionnels autochtones ? Autorités religieuses et traditionnelles ?)
4) Dans quels espaces et sous quels modes les concertations entre les parties prenantes doivent être envisagées ?
(Concertations discrètes ? Cérémonies publiques ?)
5) De quoi devrait-on parler ?
(Des événements autour des dates repères ? De tout ?)
6) Comment devrait-on envisager la révélation de la vérité ? (Confessions ? Déballage public?)
7) Que peut signifier la réparation dans ce contexte, et quelle forme prendrait-elle ?
(Indemnisation des victimes ? Reconnaissance de leurs souffrances ? Punir les coupables ?)
8) Qui devrait pardonner à qui ? Pour quels actes ?
(D’Individu à individu ? Individu à groupes ? Groupes à groupe ?)
9) Quels projets « unificateurs » devraient être initiés ?
10) Comment mesurer les résultats et impacts de tels efforts ?Bien sûr, toute tentative de réponse aux précédentes questions devrait tenir compte non seulement du fait que la Guinée-Bissau n´a pas connu une « guerre civile » au sens propre du terme, ni une phase historiquement marquée par des violations massives des Droits Humains par un pouvoir politique identifiable (toutes choses qui jusqu´ici ont justifié les processus de réconciliation et autres commissions de vérité), mais aussi et surtout, des structures existantes comme la « commission parlementaire pour la réconciliation », et la « commission parlementaire de résolution des conflits ».
Quelle approche de la réconciliation nationale ?
La littérature sur les questions de réconciliation nationale semble unanime sur la nécessité d´une perspective globale, c´est à dire envisager le processus à l´échelle de la société entière. Cependant, en terme d´approche, les propositions semblent se résumer aux deux suivantes : top-down et bottom-up.
Dans le cadre de cette communication, nous voudrions suggérer une approche « en cercles concentriques », ce qui veut dire :
D´abord, il faut considérer que les « fractures » vécues par la société l´ont été à un niveau « central » et à un niveau « périphérique ».
Nous entendons par niveau central celui constitué par l´ensemble des acteurs (encore vivants ou non) ainsi que ceux qui ont directement souffert des événements, en tant que victimes, veufs ou veuves, orphelins et autres.
Le niveau périphérique serait successivement constitué des familles des victimes, de leurs structures d´appartenance (armée, partis politiques, etc.) de leurs familles élargies et de leurs groupes ethniques, puis de la société entière.De cette analyse découle la proposition d´une démarche simultanée et à un double niveau, une fois que les 10 questions précédentes auront trouvé des réponses satisfaisantes:
- Un ensemble d´activités au sein du « groupe du centre », facilitées surtout par des personnes d´une certaine légitimité, d´une certaine expérience (chefs traditionnels, etc.)
- Un ensemble d´activités aux différents niveaux (cercles) de la périphérie, et qui seraient facilitées par des personnes et des organisations qui en auront les capacités.
Si une telle démarche doit être initiée par une instance englobante légitime telle que l´Etat, il n´en reste pas moins qu´elle doit se fonder sur un consensus au niveau national, et surtout nécessiter aussi bien le renforcement des capacités des acteurs que l´élaboration consensuelle d´un calendrier d´exécution.Renforcement des capacités : quelle perspective ?
Le renforcement des capacités doit être entendu non seulement dans ses dimensions essentielles, à savoir sa composante purement technique (développement de programmes de formation, etc.) et sa composante développement institutionnel (organisational capacity building), mais aussi dans le sens du renforcement des liens entre organisations et de l’amélioration de l’environnement global dans lequel ces organisations évoluent.
D´autre part, pour la Guinée Bissau et surtout dans une perspective de réconciliation nationale, le renforcement des capacités doit être entendu également comme l’augmentation de la capacité des populations à mieux comprendre et à pouvoir améliorer leur environnement politique, économique et social, à mieux exprimer leurs besoins, s´acquitter de leurs devoirs et exiger leurs droits, mieux s’organiser et prendre des initiatives.
Sous ce double éclairage, il convient d´envisager tout programme de renforcement de capacité dans la perspective de la réconciliation nationale et du développement économique en Guinée Bissau, comme un ensemble d´interventions cohérentes, destinées non seulement à améliorer les savoirs et les savoir-faire des groupes de citoyens bien identifiés dans les différents secteurs d´activités, mais aussi, à rendre l´environnement national global plus favorable à la cohésion sociale et à la participation active de tous à la réalisation de projets économiques capables de dissiper les injustices entre groupes ethniques, catégories socioprofessionnelles et citoyens de sexes différents.
Groupes-cibles et éléments de programmes
La société civile, bien que très politisée et souvent divisée, n’en est pas moins dynamique et capable d’une véritable mobilisation pour les causes majeures. Sa récente participation aux négociations de la charte de transition, sa participation au parlement de transition et, encore plus récemment son implication dans le processus électoral présidentiel constituent autant d´indicateurs de ses potentialités.
Un programme de soutien aux organisations de la société civile devrait être élaboré, dans le sens de la restructuration, celui de la légitimation et d’un repositionnement stratégique dans la perspective de la réconciliation, et d´une plus grande implication dans la réflexion et les processus de politiques publiques.
Les activités de renforcement de capacités, devront se focaliser sur des domaines tels que le leadership, la facilitation, le plaidoyer, la réflexion stratégique.
Cependant, des activités particulières devront être envisagées pour certains segments spécifiques tels que les journalistes et spécialistes de la communication sociale, les leaders traditionnels et certaines personnalités réputées ayant déjà une expérience et une expertise à mettre à la disposition du processus de réconciliation.
- Le secteur public est sans doute celui pour lequel les besoins de renforcement des capacités ont été le plus fréquemment et le plus régulièrement exprimés, aussi bien par les organes de la transition que par les partenaires au développement. Dans ce secteur, le renforcement des capacités concernerait le secteur de la sécurité le pouvoir judiciaire, l´Assemblée Nationale, l´Administration Publique et les institutions locales. Il s´agit d´une plus grande professionnalisation et du développement de capacités de réflexion prospective et de négociation.
- Le secteur privé, dans le contexte général de notre sous-région se caractérise principalement par sa faiblesse financière et son « informalité ». En général, sa méconnaissance de la réglementation, l´insuffisance de ses moyens financiers, son manque d’ouverture au reste du monde, la faiblesse de ses organisations et l’illettrisme de ses membres constituent des limites objectives à son développement. Dans ce secteur, des interventions peuvent être envisagées dans le sens du renforcement des organisations professionnelles, dans celui de l’accès aux marchés extérieurs par l’usage des Nouvelles Technologies de l’information et de la Communication, et dans celui du développement de compétences en management.
Enfin, au niveau global, il est urgent de promouvoir un environnement favorable au processus de démocratisation et de réconciliation nationale, en facilitant la création d´espaces neutres de discussions, d´échanges d´idées et d´expériences (des émissions radiodiffusées, cycles de conférences publiques, groupes de réflexion, publications, etc.)
Références
- Gaillard, Gerald. « La guerre en son contexte : histoire d´une erreur politique.» Soronda (Numero Especial 7 de Junho), Dezembro 2000
- Koudawo, Fafali. “La guerre des mandjua: crise de gouvernance et implosion d´un modèle de résorption de crise.» Soronda (Numero Especial 7 de Junho), Dezembro 2000
- Lerche, Charles O. "Truth Commissions and National Reconciliation: Some Reflections on Theory and Practice." Peace and Conflict Studies 7:1, 2000
- Pankhurst, Donna. "Issues of justice and reconciliation in complex political emergencies: conceptualising reconciliation, justice and peace." Third World Quarterly 20:1, 1999.
- Lederach, JohnPaul. “The little book of Conflict Transformation”. Good Books, 2003* Waly Ndiaye est Spark Senior Adviser Governance à SNV Netherlands Development Organization, Guinea-Bissau Office. Il peut être joint à cette adresse : [email][email protected]
* Veuillez envoyer vos commentaires à [email protected] ou faites vos commentaires en ligne sur www.pambazuka.org
Tagged under Gouvernance Guinea BissauLa Banque mondiale a décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre les 10 millions de dollars américains d’aide décidée récemment dans le cadre de l’appui au budget de l’Etat, selon une source proche du ministère bissau-guinéen de l’Economie. La nouvelle, qui fait la Une de la presse nationale de cette semaine, a été annoncée par le Directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la région Afrique.
Tagged under Gouvernance Guinea BissauLe candidat du parti africain de l’indépendance de la Guinée et du Cap Vert (PAIGC, ancien parti unique) à l’élection présidentielle de juillet 2005, Malam Bacai Sanha, demande des explications à l’Union africaine (UA) pour le rôle qu’ele a joué lors de ces consultations électorales, a appris APA mardi, de source proche du PAIGC.
Tagged under Gouvernance Guinea BissauL’ONG Oxfam America vient d’accorder à la Guinée-Bissau une enveloppe financière d’un montant d’environ de 67 millions de FCFA pour l’achat de vivres, matériel de cuisine et équipements agricoles. Le don est destiné aux paysans du département de Sao Domingo, environ 120 Km au nord de Bissau, déplacés pour cause d’affrontements, il y a quelques mois entre l’armée bissau -guinéenne et une aile du MFDC , mouvement irrédentiste de Casamance, région sud du Sénégal.
Tagged under Sécurité humaine Guinea BissauLa Chine a promis de construire en Guinée-Bissau un hôpital militaire, les Palais du gouvernement et de la justice, dont les travaux sont estimés à 6 millions d'euros, a- t-on appris mardi, de source officielle à Bissau. D'après la PANA, la garantie de la Chine a été transmise au président de la Guinée-Bissau, Joao Bernardo "Nino" Vieira, durant le sommet du Forum de la Coopération Sino- africaine qui a pris fin dimanche à Beijing.
Tagged under Gouvernance Guinea Bissau
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