• Les Somaliens vivant à l’étranger envoient chaque année plus d’un milliard de dollars dans leur pays – peut-être même 2 milliards de dollars – et ils continuent à le faire malgré les obstacles bureaucratiques. Selon un rapport réalisé à la demande du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le monde extérieur pourrait aider les Somaliens vivant à l’étranger à participer au développement de leur pays. Presque tous les membres de la diaspora somalienne envoient de l’argent à leur famille pour les aider à acheter de la nourriture, payer le loyer et les frais de scolarité et couvrir d’autres dépenses quotidiennes. L’argent est généralement envoyé par l’intermédiaire du système de transfert de fonds « hawala ». Certaines entreprises offrant ces services, comme Dahabshiil, sont devenues d’importantes multinationales.

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  • La nouvelle guerre qui embrase le nord du Mali depuis le 17 février, avec la résurgence de la rébellion touarègue, menace autant l’intégrité et la sécurité du pays que les équilibres identitaires. La situation devient dangereuse et l’Etat malien n’est pas exempt de responsabilités, tout comme le gouvernement, dans l’enchaînement d’un conflit qui s’aggrave. Mais les solutions ne manquent pas.

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  • De nombreux combattants ont été tués lors d'une offensive des insurgés islamistes shebab, samedi 10 mars, contre des positions de l'armée éthiopienne au sud-ouest de la Somalie. Les combats dans les environs du village de Yurkut ont été les plus intenses depuis que les forces éthiopiennes sont entrées en Somalie en novembre dernier, a rapporté un témoin.

  • L'envoyé spécial de l'ONU a appelé à des enquêtes urgentes sur l'assassinat du dirigeant d’une radio somalienne, Abukar Mohamed Kadaf, directeur de la Radio Somaliweyn, tué le 6 mars à Mogadiscio. Il a été abattu à Wadajir situé dans le distrcit de district de Mogadiscio. L'Union nationale des journalistes somaliens (NUSOJ) a déclaré dans un communiqué, qu’elle est «troublée» par les violations accrues contre les journalistes dans les régions de Somaliland et de Somalie centrale.

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  • Alimentée par les déclarations de certains ministres français, la tension entre le Mali et la France est montée d’un cran avec le déclenchement de la rébellion touarègue, le 17 janvier dernier. Bamako suspecte Paris d’avoir fait un "deal" avec le MNLA. Selon un haut gradé de l’armée malienne, la rébellion touarègue a fait un compromis avec l’Otan et la France en abandonnant Kaddafi en pleine crise libyenne, pour ensuite se faire aider au mieux dans ses revendications au Mali.

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  • Deux avions cargos ont atterri le 1er mars à Néma (plus de 1.200 km à l'est de Nouakchott), transportant 26 tonnes de médicaments acheminés par Médecins sans frontières (MSF) pour secourir les réfugiés maliens en Mauritanie. Ils sont plus de 28.000 refugiés maliens, en majorités des personnes fragiles (vieillards, femmes, enfants) à avoir fui les combats opposant armée malienne et rebelles au nord du Mali.

  • L’armée malienne veut en finir avec les rebelles touaregs qui ont engagé la guerre depuis le 17 janvier 2012. D’où de violents combats ces derniers jours, en particulier dans la région de Tessalit. Ce n'est pas la première fois que de violents combats ont lieu dans cette localité. Le camp militaire est pour l'instant toujours tenu par l'armée. En revanche, la ville a été désertée depuis plusieurs semaines par les habitants qui se sont installés dans des camps aux alentours. L’enjeu, c’est le camp militaire d’Amachache, situé à 15 km de Tessalit. Ce camp est présentement occupé par des soldats gouvernementaux et l’objectif de l’armée malienne est de renforcer cette position pour qu’elle ne tombe pas aux mains des rebelles touaregs.

  • Au Mali, la commission d'enquête sur les exactions commises à Aguelhoc entre le 18 et le 24 janvier 2012 a remis ses conclusions le 22 février 2012. Si elle ne dit pas combien de militaires maliens sont morts, selon elle, le MNLA et des combattants d'Aqmi ont froidement abattus des soldats désarmés. Qui sont les auteurs de ces tueries ? Certains étaient des « barbus », selon le communiqué, qui précise que « le mode d’exécution atteste de la participation d’al-Qaïda au Maghreb islamique. Ses principales sources : des rescapés militaires mais surtout des civils notamment des élèves et des enseignants de l’Institut de formation des maîtres, basés dans ce bourg d’Aguelhoc où les événements se sont déroulés.

  • Des enfants combattent dans les rangs des divers belligérants en Somalie, affirme Human Rights Watch (HRW) qui accuse particulièrement les insurgés islamistes shebab d’enlever des garçons utilisés comme "chair à canon" et des fillettes comme "épouses".

  • Les troupes éthiopiennes et du gouvernement de transition somalien (TFG) ont pris un bastion des insurgés islamistes somaliens, les Shebabs, le 22 février. Situé à 250 km au nord-ouest de Mogadiscio, Baïdoa a été pris sans rencontrer de résistance et "sans un seul coup de feu", selon un responsable militaire somalien. Pour leur part, les Shebabs ont reconnu leur départ de Baïdoa, affirmant l'avoir abandonné pour des raisons "tactiques". Les insurgés avaient pris la ville en 2009, et celle-ci était devenue l'un de leurs bastions stratégiques.

  • Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté le 22 février une résolution en faveur de l'expansion de la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) de 12 000 à 17 731 hommes face à la menace croissante posée par les combattants du mouvement shebab. Elle autorise l'AMISOM à « prendre toutes les mesures nécessaires selon les besoins pour réduire la menace » que posent les shebab et les autres groupe d'opposition armée pour permettre « une gouvernance efficace et légitime sur toute la Somalie ».

  • D'intenses combats ont éclaté dans le sud de la Somalie, où des forces gouvernementales appuyées par des chars et soldats éthiopiens ont progressé vers des zones sous contrôle des islamistes shebab, selon des témoins. Les rebelles, qui ont abandonné leurs positions à Mogadiscio en août, contrôlent encore largement les centre et sud de la Somalie. Mais ils sont sous pression militaire : celle de la force de l'Union africaine autour de Mogadiscio, l'armée kényane dans le sud et les Ethiopiens dans l'ouest.

  • Contributor | Gouvernance

    Le nord du Mali s’embrase à nouveau avec la rébellion touareg, avec une situation de guerre civile qui a fait plus d’une centaine de morts en un mois, menaçant l’intégrité du territoire national et la cohésion sociale. Si les origines de cette crise remontent dans le temps, on ne peut la lire aujourd’hui en dehors des influences du système mondial et de ses crises.

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  • Les travailleurs humanitaires sont confrontés à un triple défi dans le nord du Mali. Ils doivent faire face à une forte insécurité alimentaire et à une pénurie de pâturages en raison de la sécheresse, à un conflit entre les Touaregs et l’armée malienne et au déplacement de milliers de Touaregs qui en résulte. Selon les estimations, environ trois millions de Maliens sont exposés à une forme grave d’insécurité alimentaire. Le pays fait partie des huit États du Sahel pouvant être affectés par l’insécurité alimentaire cette année en raison des faibles précipitations de 2011, de la hausse des prix des denrées alimentaires dans la région et de la vulnérabilité et la pauvreté chroniques.

  • Haweyo Ibrahim ne rentrera pas chez elle. Plutôt faire la queue pour une ration de nourriture à Mogadiscio que revenir là où les rebelles islamistes somaliens ont tué son mari. Elle s'est réfugié à Mogadiscio avec ses dix enfants, dans l'anonymat de cette marée humaine de 185.000 déplacés, selon l'ONU, échoués aujourd'hui dans la capitale somalienne pour fuir la sécheresse, la famine et la répression des shebab, maîtres de la plus grande partie des provinces du sud et du centre.

  • Trois mois depuis que les touaregs du MNLA ont lancé les premières attaques dans le nord du Mali. Les jours qui ont suivi, on a pensé qu’il s’agissait d’une des prévisibles conséquences de la chute du Guide libyen. Mais cette première attaque a été suivie d’autres, avec des conséquences diverses et importantes. De sorte que désormais le Mali vit une véritable crise politico-militaire qui pourrait remettre en cause la stabilité et l'intégrité de ce pays qui passait pour un exemple d'expérience démocratique réussi. Malheureusement, comme elles le font souvent, les institutions internationales demeurent plutôt silencieuses et spectatrices. Jusqu’ici, on n’a rien ou presque entendu de la part de l’Union Africaine.

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  • Les affrontements entre les rebelles touaregs du MNLA et l’armée dans le nord du Mali ont fait des milliers de réfugiés dans les pays voisins, mais aussi plus de 30 000 personnes déplacées à l'intérieur des frontières. Selon la Croix rouge, les déplacés sont quelque 26 000 dans et autour de Ménaka (région de Gao) et 4 000 aux environs d'Aguelhok (région de Kidal). À cela s'ajoute un nombre encore indéterminé de personnes dans la même situation près de Tombouctou, où l’immensité du désert et le manque d’eau, de soins et de nourriture rend la situation critique.

  • Le chef d'Al-Qaïda Ayman al-Zawahiri a annoncé que les insurgés islamistes shebab en Somalie avaient rejoint son réseau, selon un enregistrement vidéo mis en ligne le jeudi 9 février sur des forums djihadistes. Ces derniers mois, les shebab ont fait face à une pression militaire accrue. Ils ont dû abandonner des positions clés dans Mogadiscio en août, et affronter des incursions de troupes kényanes au sud, et éthiopiennes à l'ouest.

  • La piraterie menée à partir des côtes somaliennes a coûté entre $ 6,6 milliards et 6,9 milliards en 2011, selon le rapport réalisé par l’organisation Ocean beyond piracy. La consommation supplémentaire de carburant pour accroître la vitesse des navires dans les zones de risque a été évaluée à $ 2,7 milliards. Près de $ 2,4 milliards ont été consacrés aux opérations militaires, aux équipements et gardes armés pour protéger les navires. Les assurances maritimes coûtent aussi plus cher : $ 635 millions. Le coût induit pour les navires qui changent de route, notamment en longeant beaucoup plus les côtes indiennes, est évalué entre $ 486 et 680 millions. Enfin, les salaires ont augmenté : $ 195 millions. Au total les pirates ont obtenu $ 160 millions de rançons, soit 2 % du coût total engendré par la piraterie au large des côtes somaliennes.

  • Le ministre malien des Affaires étrangères, Soumeylou Boubèye Maïga, s’est rendu le 2 février à Alger afin de mener des négociations avec des rebelles touaregs. Ces discussions interviennent alors que des violences contre la communauté touarègue malienne ont été déplorées. Ce sont les premières tentatives de négociations des autorités maliennes avec des rebelles touaregs, suite à la vague d’attaque dans plusieurs villes du pays depuis la mi-janvier. Les rebelles ont attaqué la ville de Ménaka dans un premier temps, puis s’en sont pris aux localités de Tessalit, Aguelhoc, Léré et Niafunké. Plusieurs morts et blessés ont été déplorés dans les deux camps à l’issue de ces attaques, tandis que des milliers de personnes ont pris la fuite en direction de la Mauritanie ou du Niger.