Maroc : Le roi et les islamistes... à fleurets mouchetés
15.01.2012
Mohammed VI a joué le jeu en appelant Abdelilah Benkirane, patron du PJD, vainqueur des urnes, à former le nouveau gouvernement. Mais entre le Premier ministre et l'entourage royal, la guerre de tranchées a peut-être commencé. Le succès du PJD constitue bien une victoire à l'arraché. Le Palais a été obligé de réviser sa stratégie sous la pression de la rue. Il l'a fait en espérant partager avec le PJD le bénéfice d'un état de grâce salvateur, sans pour autant se départir de sa méfiance à l'égard du courant islamiste. Fait inédit, Mohammed VI a nommé cinq conseillers royaux en quatre mois, une sorte de shadow cabinet royal, où les principales décisions du pays continueront d'être prises.