Cameroun : Les trois meurtriers du bébé de la République
03.07.2012
Après l’émotion, l’inaction. Quelques mois et des semaines plus tard, l’affaire du bébé « volé » n’est devenue que l’affaire personnelle de Vanessa. Elle a perdu son enfant, mais a gagné une gloire (au sens de reconnaissance internationale de son combat) qui n’a duré que l’instant du positionnement des ONGs que l’on a connues à cette occasion, le temps de la satisfaction des appétits de combattants spontanés, chiens de garde autoproclamés de la morale publique. La vie continue et Vanessa Tchatchou semble n’intéresser plus grand monde. Mais cette affaire a permis de mettre en évidence de graves dysfonctionnements dans la communication du gouvernement camerounais et une absence de solidarité entre ses membres.