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    Les violations des droits de l'Homme, "graves et persistantes", se poursuivent au Zimbabwe, quatre mois après la formation d'un gouvernement d'union nationale, estime Amnesty International. "L'introduction de réformes sur la police, l'armée et les forces de sécurité ont échoué, l'impunité se poursuit et il manque un engagement clair de la part de certains membres du gouvernement. Ce sont de réels obstacles qui doivent être réglés par les hauts dirigeants du Zimbabwe", a indiqué la secrétaire générale d'Amnesty lors d'une conférence de presse à Harare, le 18 juin.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le président nigérien, Mamadou Tandja, en plus d’être d’une obstination à toute épreuve, a la rancune tenace. Et ceux qui sont en passe de faire les frais de son ire du moment, ce sont bien les députés nigériens. Ou plutôt, les anciens députés. Car, non seulement ils auront assisté, impuissants, à la dissolution de l’Assemblée nationale par le chef de l’Etat, mais en plus ils ont obligation à présent, de se présenter devant la gendarmerie pour justifier les "trop perçus" et autres avantages financiers dont ils sont désormais soupçonnés d’avoir indûment bénéficié. Et cela, dans le cadre d’une opération "mains propres" dont la visée finale serait l’assainissement de la moralité publique. Le ridicule ne tue pas.

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  • Contributor | Gouvernance

    Après avoir eu tendance, pendant des mois, à nier ou à minimiser les effets de la crise économique et financière internationale, Rabat admet que la crise est là, et "plus dure que prévu". En dépit de la mise en place, en février, d'un "comité de veille stratégique" pour aider les secteurs les plus touchés - tourisme, transferts des Marocains résidant à l'étranger (MRE) et exportations -, les indicateurs macroéconomiques sont à la baisse. Le gouvernement réussira-t-il à tenir son pari d'attirer "10 millions de touristes par an à partir de 2010" ? Plusieurs projets ont pris du retard, notamment à Taghazout, sur l'Atlantique, en raison du retrait des investisseurs.

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  • Contributor | Gouvernance

    Boni Yayi et son nouveau ministre des Finances Idriss Daouda ont actuellement un gros et très délicat dossier sur la table : la Banque internationale du Bénin (BIBE) va très mal et risque de mettre la clé sous le paillasson si rien n’est fait. La situation est tellement grave qu’il y a urgence à agir. Par suite des déficits cumulés, la banque avait déjà perdu au 31 décembre 2006 l’intégralité de son capital social avec des fonds propres négatifs de 2,037 milliards. Depuis quelques années, la banque est gérée comme une épicerie par des dirigeants qui ont eu le temps de prouver largement leur incompétence (le rapport des Commissaires aux comptes en est la belle preuve) et leur manque de vision.

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  • La Coalition de la Société Civile du Delta du Niger Delta (NDCSC) a été choquée, au-delà de tout ce qu’on peut dire, en apprenant le massacre et l’éradication des communautés du Delta du Niger par le régime « démocratique » du président Yar’ Adua. Un gouvernement fou, impotent et illégitime, qui n’a pas fait progresser le Nigeria d’un iota en terme de développement humain visible, mais a démontré, en autorisant ce dernier massacre qui a rendu orphelins des milliers d’enfants dans la région du royaume de Gbaranmat, ce nouveau brasier, qu’il y a un plan et une stratégie pour les régimes nigérians qui ne reculent devant rien – même pas un génocide- pour se débarrasser des communautés de la région, effacer leur moyens de survie, afin de permettre que le pétrole coule sans obstacle, pour qu’eux-même puissent s’enrichir.

    Le bombardement indiscriminé et le massacre des femmes, des enfants et des vieillards impuissants de la communauté par des mercenaires de l’armée fédérale a sans doute fini de déconsidérer l’exercice de relation publique dérisoire dans lequel le président s’est lancé une entreprise d’amnistie et de rétablissement de la paix dans la région.

    La stratégie de nettoyage adoptée lors de la dévastation des localités d’Odi, d’Odioma, d’Agge, d’Umuechem a été répété au royaume de Gbaranmatu, les militaires s’assurant que le nombre de ceux qui ont été violés, massacrés, mutilés et maltraités ne soit jamais connu afin de ne pas heurter la conscience du monde. Le degré de violations des Droits de l’Homme dans la région, par le gouvernement et les militaires, a atteint de telles proportions qu’il mérite d’être porté à l’attention du monde afin que des mesures soient prises et que ce régime autoritaire soit mis sous pression pour l’amener à réagir de façon humaine aux requêtes légitimes des peuples de la région.

    Pour le NDCSC, et nous le disons avec force, le conflit du delta du Niger est le résultat de violations graves et attestées des droits culturels, sociaux, économiques, politiques et environnementaux de citoyens minoritaires et l’accaparement du pétrole. Elle n’a donc rien à voire avec une criminalité orchestrée, argument utilisé pour nier la lutte que mène la communauté pour plus de justice sociale. La théorie de la criminalité orchestrée et de la cupidité, qui passe sous silence les membres du régime qui entretiennent la prolifération des armes et poussent le complexe industriel ayant fait main basse sur le pétrole à punir, permet au gouvernement fédéral et aux multinationales de faire bonne figure au milieu de la dévastation humaine qui frappe la région.

    N’oublions pas que le cycle actuel de violence a commencé suite à la violence structurelle de l’Etat. Une violence à laquelle il faut ajouter les procédures opérationnelles inhumaines des multinationales. La réponse criminelle de l’Etat, à ce qui était une manifestation pacifique emmenée par feu Ken Saro-Wiwa, a entraîné un changement de stratégie chez une population qui croit véritablement qu’un gouvernement imposé n’offre aucune sécurité quant à leurs moyens de subsistance. Ceci a inévitablement conduit à la multiplication des prises d’otages et des actes de destruction des installations pétrolières.

    Le NDCSC souhaite attirer l’attention de la communauté internationale et des mouvements démocratiques frères sur le fait que les aspirations humaines fondamentales sont continuellement frustrées à grande échelle par un gouvernement illégitime et les régimes étatiques dans le delta du Niger. L’expérience de ces dernières décennies montre que l’arbitraire règne en maître dans la région pour éviter que débordent les manifestations liées à l’impuissance et à la frustration qui tendent à s’exprimer face aux richesse et à une gouvernance infernale. Nous craignons que le massacre par les militaires ne fassent pas taire les revendications pour plus de justice sociale, mais plutôt que de cette humiliation et de ces pertes additionnelles jaillissent des manifestations extrêmes afin que le monde, qui continue de tolérer le régime autocratique du Nigeria, prenne conscience que ce régime a des caractéristiques incompatibles avec la justice et la dignité humaine, inacceptable pour les peuples et qui méritent qu’on meurt en les combattant.

    Par conséquent, le NDCSC réitère sa requête auprès des peuples de la région afin qu’ils l’aident à trouver une paix juste au travers d’un développement durable qui leur a été refusé jusqu’ici. Il demande que les pauvres et les vulnérables soient au centre du processus de développement de leur communauté, ainsi que la protection des ressources vitales, pour les générations futures et les systèmes naturels dont toute vie dépend.

    Une fois encore le NDCSC en appelle à tout le monde civilisé et aux mouvements démocratiques, afin qu’ils prennent leurs responsabilités dans la protection d’êtres humains n’importe où dans le monde et qu’ils prennent les principes démocratiques au sérieux, en sommant le régime autocratique du Nigeria - en passe de détruire l’énorme investissement dans la construction de la démocratie - de donner suite de toute urgence aux demandes justes des peuples du delta du Niger, en particulier parce que la répression va certainement mener à la catastrophe déjà en préparation dans cette partie du monde et qui est pourtant évitable.

    * Anyakwee Nsirimovu est le président de la Coalition de la Société Civile du Delta du Niger

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  • Le 29 mai 2007, le Nigeria est revenu le règne de la démocratie après plus de deux décennies de dictature politique dans notre histoire politique. Le 29 mai 2009, en ayant à l’esprit les soubresauts de l’histoire politique du pays, les Nigérians ont raison de célébrer, avec tambours et trompette, les 10 ans de démocratie ininterrompue et de transition réussie entre un gouvernement démocratique et un autre. On est heureux et satisfait de savoir que les activités et les luttes de Nigérians courageux, provenant de la société civile, des médias, qui ont engagé le cheminement vers la démocratie, ainsi que les engagements pris par les membres du G8 (devenu entre-temps le G 28), dénonçant la situation alors dangereuse, produisent maintenant des dividendes.

    Les années passant, il est attendu du Nigeria de faire croître et mûrir l’expérience démocratique. Les Nigérians se réjouissent du jour où ils auront derrière eux cent ans de démocratie, comme les Etats-Unis et l’Europe.

    Le Civil Society Legislative Advocacy Centre (CISLAC) se saisit de cette heureuse occasion pour féliciter tous les Nigérians. Nous nous souvenons particulièrement et nous rendons hommage à ceux qui ont luttés pour la démocratie dont nous bénéficions aujourd’hui. Nous saluons le courage de ceux qui ont donné leur vie pour cette lutte, de ceux qui ont résisté, qui ont mis leur tête sur le billot lorsque le danger était permanent et de tous ceux qui ont contribué, d’une façon ou d’une autre, depuis les tranchées, la détention, l’exil, etc. Nous saluons votre courage, votre résilience et votre persévérance. Nous avons gagné 10 ans de cheminement dans la liberté et l’autodétermination.

    Nombre de choses doivent néanmoins alimenter notre réflexion. Au cours des 8 premières années de notre démocratie, nous avons dit être en phase d’apprentissage. Est-ce qu’après dix ans nous sommes toujours en phase d’apprentissage ? La maturité n’est pas juste une question de nombre d’années, même si c’est le critère le plus usuel. Lorsque nous considérons les dix années passées, pouvons-nous véritablement être fiers de ces 10 années ? Pouvons-nous dire que nos expériences, attentes et notre développement physique et mental au cours de ces 10 dernières années justifient de sortir les tambours ?

    En tant qu’organisation de la société civile engagée dans la défense de la législation, pouvons- nous dire que le corps législatif a produit des institutions à même de nous rendre fiers en tant que bastion de la démocratie ? Pouvons-nous dire que les institutions ont mûri suffisamment pour rendre des comptes au peuple ? Vos réponses valent les nôtres

    Malgré ces défis, le CISLAC, comme organisation de la société civile et qui a pris la tête du processus de démocratisation, affirme haut et fort que la pire démocratie vaut mieux qu’une dictature éclairée ou un régime militaire même bienveillant. En conséquence de quoi, nous n’avons de choix que de continuer de promouvoir l’avancement de la démocratie en dépit des obstacles évidents, tout en espérant qu’au cours de notre cheminement nous pourrons élaborer des normes acceptables.

    Lorsque nous examinons nos dix ans de fonctionnement démocratique, nous entendons des critiques et des experts dire que le corps législatif ou le Parlement coûte trop cher. Où y a–t-il une démocratie sans Parlement ? C’est vrai que c’est coûteux, mais comme le dit le dicton « si vous trouver la scolarisation onéreuse, essayez donc l’ignorance ». Ce sont des économies de bout de chandelles. Le corps législatif est la marque même de la démocratie et en mûrissant nous ne pouvons que l’améliorer et le rendre moins onéreux.

    Pendant que nous célébrons…

    Il n’y a pas de doute que la démocratie à amené au Nigeria des choses à chérir. Les bénéfices de la démocratie sont là avec nous, mais nous sentons qu’on peut les améliorer et qu’il est des domaines qui doivent être ajustés afin de la renforcer et de l’amener à maturité selon des normes internationalement reconnues. La question des réformes électorales est connue de tous les Nigérians. La démocratie ne peut être réelle que si les représentants du peuple ainsi que le gouvernement reçoivent leur mandat du peuple, comme c’est le cas à travers les élections. La transparence du processus qui produit des dirigeants politiques n’est pas négociable.

    Ceci nous amène au rapport de la commission du juge Mohammed Uwais. Le CISLAC prie instamment le gouvernement et l’Assemblée nationale d’accepter ce rapport, en particulier la partie traitant de la direction de la Commission Electorale Nationale Indépendante (INEC). On doit accorder foi à l’arbitre en chef si l’on veut que le système soit crédible. Nous exhortons le Président de la République d’enterrer son ego et d’entendre les organisations de la société civile et les Travaillistes à cet égard.

    Corruption dans les hautes sphères

    Alors que nous célébrons les dix ans de gouvernance démocratique, il est pertinent d’examiner les allégations de corruption dans les hautes sphères. Récemment, le CISLAC a créé un mémorandum des pratiques corruptrices de l’Assemblée nationale de 1999 à nos jours. Nous n’avons enregistré que les actes rendus publics ; ce qui n’est, nous le savons tous, que la pointe de l’iceberg.

    Les Nigérians attendent de leurs représentants, c'est-à-dire les membres de l’Assemblée Nationale, qu’ils les protègent, raison pour laquelle ils sont déçus lorsque ces scandales les impliquent. Nos recherches montrent que la corruption dans l’Exécutif fédéral est colossale. En comparaison, ce qui se passe au niveau Parlement est dérisoire. Les membres des ministères sont connus pour être des promoteurs officiels de la corruption. Dans ces cercles, le monstre se promène sur ses deux pieds en plein jour. Même des membres hauts placés du gouvernement exigent des pots de vin et sont protégés par le devoir de confidentialité.

    La plus grande partie de la corruption qui gangrène le corps législatif n’est rendue possible et facilitée que par le bras exécutif. Une de ses manifestations réside dans le mauvais usage du budget. C’est dans les ministères que les enveloppes budgétaires votées sont gardées afin d’être partagées à la fin de l’année fiscale, compte tenu du fait que le report du budget sur l’année suivante a été banni. Dans certains cas, les entrepreneurs, de connivence avec les ministères responsables, effectuent un travail de mauvaise qualité, à moindre coût, et se partagent les montants restants, à moins qu’ils n’aient carrément partagé l’argent sans exécuter le contrat.

    Cette procédure prévaut dans les contrats concernant les domaines routiers, l’hydraulique et l’électrification. Ce serait mieux si le ministère des Travaux publics et le ‘’ Due Process Office’’ se réincarnait sous un autre nom. Au cours de ces dix ans, le Nigeria aurait pu devenir un grand pays, où il fait bon vivre pour ses bons citoyens. C’est seulement par la connivence qu’il peut être fait un mauvais usage du budget, comme nous l’avons vu dans le scandale du ministère de la Santé qui impliquait le sénateur Lyabo Abasanjo Bello et des ministères, ainsi que les instances de supervision qui sont devenus des instruments d’extorsion.

    Participation populaire

    Lorsque nous parlons de démocratie, il n’est pas possible d’ignorer la participation du peuple en qui réside l’essence de la démocratie. Au cours de ces dix dernières années, avec un système électoral tordu, quelle a été l’ouverture du gouvernement à son peuple et dans quelle mesure a-t-il accepté la participation citoyenne dans la gouvernance ? Certains diront qu’il y avait des réelles avancées, en comparaison avec la dictature militaire et relèveront le fait que des groupes intéressés ont pu assister à des audiences publiques avant que certains décrets ne soient passés.

    De l’avis du CISLAC, les choses pourraient être meilleures. C’est sur cette note que nous en appelons au Parlement afin qu’il passe sans délai la loi qui permet la transparence et oblige le gouvernement à rendre des comptes. Comme nous attendons que le rapport du juge Uwais devienne loi, les Nigérians pouvant maintenant véritablement choisir leurs dirigeants puisque leur vote étant dorénavant compté. Avec, en toile de fond, le brigandage et les fraudes électorales violentes qui caractérisaient la politique par le passé.

    Energie

    Notre lente croissance économique est le fléau de notre démocratie. Notre croissance économique est liée à la question de l’énergie et de l’électricité. Le président Umaru Musa Yar’Adua a promis de décréter l’état d’urgence dans ce secteur. Deux ans après, son investiture, les Nigérians attendent toujours et voudraient bien comprendre les tergiversations du président dans ce secteur.

    Pauvreté

    L’éradication et la réduction de la pauvreté et l’industrialisation sont directement liées à la question de l’énergie. Et plutôt que de s’améliorer, nos industries ferment leurs portes. On ne peut pas dire que la démocratie s’épanouit dans une économie défaillante avec des gens appauvris. Même les petites entreprises naissantes ne parviennent pas à faire du profit, en raison de l’absence d’énergie et la pénurie de carburants qui rend impossible la mise en marche des petits générateur appelés « Chinese toys » (les jouets chinois). La vérité c’est qu’au cours des 10 dernières années la pauvreté a augmenté en même temps que les revenus pétroliers se sont accrus au Nigeria.

    Economie

    La diversification de l’économie est un autre domaine auquel les autorités doivent s’intéresser. L’économie du Nigeria dépend presque entièrement de l’exportation du brut. C’est un fait bien connu que le monde se détourne du pétrole. Dans les huit premières années de cette démocratie, les revenus pétroliers se sont envolés. Il reste à la nation à découvrir où ces revenus ont été investis, tout comme il lui reste à faire l’expérience d’un grand pas vers la diversification. La crise du delta du Niger est un signe que nous ne pouvons dépendre trop longtemps de cette matière première pour obtenir des devises et nous attendons toujours de voir un changement majeur de politique.

    Il est dit que la Constitution de 1999 est un document établi à la hâte par des militaires fatigués de la guerre et retournant avec empressement dans les casernes. Au cours de ces dix années d’expérimentation, nous n’avons pas été capables d’établir pour nous-mêmes des normes ou même d’amender ce mauvais document. L’expérience récente entre la Chambre des Représentants et le Sénat n’a été rien d’autre qu’une manœuvre de digression. Les vrais débats sont enterrés. En dix ans, nos acteurs politiques devraient avoir mûri suffisamment pour agur dans l’intérêt public.

    Conclusion

    En règle générale, la gestion des affaires de l’Etat a été mauvaise et le gouvernement ne s’est pas senti obligé de rendre des comptes à la population. La démocratie se portera mieux lorsque ces domaines flous seront mieux définis. Le président n’a pas à craindre, mais doit déclarer l’Etat d’urgence promis. Oubliez la politique partisane et mettez-vous au service de l’intérêt national sur la question des réformes électorales et combattez sérieusement la corruption. Par ailleurs le corps législatif doit se réveiller et demander des comptes à l’Exécutif, exercer sa surveillance des ministères. A défaut, dans 20 ans, la situation sera la même qu’aujourd’hui. Les Etats et gouvernements locaux ne doivent pas non plus être ignorés. Si les citoyens à la base avaient reçu les dividendes d’une véritable démocratie, les Nigérians auraient mieux fêté ces dix ans de démocratie retrouvée.

    Notre cher et regretté Dr Tajudeen Abdul Raheem avait coutume de dire : « En avant toujours, en arrière jamais et qu’on ne se tourmente pas, mais qu’on commence à s’organiser ».
    Puisse-t-il reposer en paix !

    * Auwal Ibrahim Musa (Rafsanjani) est directeur exécutif du Civil Society Legislative Advocacy Centre

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  • Ce n’est pas l’histoire qui se répète dans les rébellions touarègues, ce sont plutôt les troubles qui se perpétuent à travers les mêmes causes contemporaines. Ainsi, ce ne sont ni les mêmes acteurs ni les mêmes données qui prévalent dans les premier et deuxième conflits armés apparus dans la région d’Agadez. Malheureusement, on n’a pas assez réfléchi sur la question au Niger. Sinon, on aurait vu que cette nouvelle rébellion qui a éclaté en février 2007 se distingue de celle des années 1990. On aurait aussi prévu, à l’époque, que le mode de règlement de la première rébellion entraînerait inévitablement une deuxième rébellion.

    Lorsqu’un groupe armé se soulève dans un pays, au nom d’une région ou d’une entité, il y a toujours des revendications. Lesquelles revendications portent généralement sur les intérêts de la région. Or, qu’a-t-on fait à la fin de la première rébellion ? A-t-on pris en charge les problèmes des régions concernés? Non ! On a simplement satisfait un certain nombre d’individus, en l’occurrence les animateurs des factions armées de l’époque. On ne peut jamais satisfaire tout le monde, surtout dans un pays qui figure parmi les trois derniers de la planète sur l’Indice de développement humain. Mais le fait, ici, c’est qu’on a plutôt cherché à contenter des individus peut-être venus à la rébellion rien que pour des postes.

    Quelques années après, d’autres personnes frustrées devaient fatalement prendre la relève pour procéder de la même façon, en vue de trouver des emplois dans l’armée, les corps paramilitaires et l’administration. Ou, à défaut, accéder à des fonds d’investissement pour monter des projets.

    On dit souvent que ce sont les Touaregs qui sont entrés en rébellion. C’est en partie vrai, parce que les éléments qui ont pris les armes déclarent le faire au nom de cette population. Il y a aussi toute la presse étrangère, surtout française - en général favorable aux rebelles - qui véhicule cette idée. Et le gouvernement n’a jamais fait un effort pour rétablir la vérité. Car si des Touaregs sont à la tête des mouvements, il reste que 80% de la population touarègue que compte le Niger ne sont pas dans leur dynamique ni dans leur logique.

    Combien de foyers de rébellion touarègue y a-t-il dans la région de Tillabéri ? Aucun ! Combien de foyers de rébellion touarègue dans le Damergou et le Damagaram ? Combien dans l’Ader ou dans le Gobir Toudou ? Or il s’agit de régions qui renferment 70 à 80% des Touaregs du Niger ! Il est donc abusif de dire que les Touaregs du Niger sont en rébellion. Il s’agit plutôt d’un mouvement qui concerne une région précise du pays.

    Isoler le problème ne signifie cependant pas l’ignorer. Mais quand on se penche sur la question, on constate que le soulèvement concerne les Touaregs des régions pastorales. Les autorités soutiennent que beaucoup de choses ont été faites pour ces populations, avec des statistiques à l’appui. Cela n’a pas été pour permettre une réelle prise en charge des problèmes qui se posent.

    Aujourd’hui, le pastoralisme ne marche plus dans une région restée dans une situation de précarité permanente depuis la période coloniale. Cette situation a poussé les communautés à se replier sur elles-mêmes. Lorsque les autorités pensent apporter des solutions en construisant par exemple des infrastructures sanitaires, elles passent à côté. On oublie qu’on a affaire à une communauté éparpillée et mobile. Certains bénéficiaires supposés sont souvent à des dizaines de kilomètres du dispensaire construit. Pour y accéder, il leur faut plusieurs jours de marche. En somme, on réfléchit à des solutions adaptées à des populations sédentaires, pour des communautés qui vivent dans un nomadisme traditionnel. Il faut que les autorités nigériennes acceptent de traiter les problèmes en fonction du contexte.

    Il n’est pas certain que les éléments qui ont pris les armes dans le cadre de la première comme de la deuxième rébellion l’ont fait pour réellement chercher le règlement des préoccupations des populations. Leur satisfaction, ici ou là, a pu se suffire de l’attribution de postes et de privilèges. Le gouvernement joue leur jeu et le problème reste entier. Demain, une autre génération viendra brandir le même flambeau de la révolte.

    Parler de rébellion touarègue peut paraître abusif, poser le problème sous l’angle d’une «question touarègue» est dangereux. En fait, il s’agit d’une question nationale. Agadez n’est pas une ville frontalière. Elle est en plein centre du Niger, à égale distance de la Libye et du Burkina Faso, à égale distance aussi de l’Algérie et du Nigeria. Agadez n’est pas l’extrême nord, ce n’est pas le nord non plus ; c’est le centre du pays.

    Il y a quatre siècles, quand une rébellion a éclaté dans le nord du Niger, le sultan du Bornou, Idrissa Alaouma, était venu s’installer à Bilma pour gérer la crise. Askia Mohamed aussi avait quitté Gao pour passer un an à Alaoucès, à 7 km au nord d’Agadez, pour gérer un conflit qui avait éclaté dans la région. C’est dire que les problèmes des populations des régions périphériques comme Agadez ou Diffa relèvent d’une «question nationale». Ce n’est pas parce qu’il s’agit de régions riches uranium ou en pétrole qu’il faut en faire des entités particulières.

    Mais c’est la responsabilité de l’Etat nigérien de parfaire l’intégration de ces populations en mettant leurs besoins parmi les priorités du développement, avec des choix pertinents. Aujourd’hui, 90 % de la population nigérienne vit dans le quart sud du pays. L’avenir impose des migrations vers le Nord et il faut s’y préparer. Il faut que ces régions deviennent des pôles d’attraction. Les 127 milliards de bonus dans signature de la convention pétrolière avec la Chine devaient servir à la création du cadre attractif qu’il faut dans cette région d’avenir.

    Malheureusement, les orientations prises ne font qu’isoler encore plus ces régions pour faire le lit des soulèvements. La zone est d’autant plus fragile chaque fois qu’un conflit armé éclate à Agadez, la zone nord malienne, habitée elle aussi par des Touaregs, s’embrase. De là à faire le lien entre les conflits nigérien et malien, certains observateurs n’hésitent pas. Or les différences sont réelles.

    D’abord le conflit au nord Mali date de plus longteps. Au Niger, les brassages de populations qui remontent à plus de 1000 ans font qu’il est difficile de distinguer une communauté des autres. Tous les grands groupes ethniques du Niger ont vécu dans l’Aïr. Et les vestiges de leur séjour dans cette région existent encore. Si des liens existent entre les Touaregs du nord Niger et ceux du nord Mali - ce qui est naturel pour des populations nomades - il ne s’agit pas pour autant du même groupe.

    Les Touaregs de l’Azawak ne sont pas les mêmes que ceux de Ménaka au Mali. Si des liens de parenté se sont bâtis à travers l’histoire, ils n’ont pas été une même entité politique. C’est à la faveur des rébellions qu’une telle jonction a pu se faire. Et si les autorités nigériennes et maliennes n’insistent pas dessus, la vérité demeure que ce sont les Français qui sont à l’origine de cette situation en créant l’Organisation commune des régions sahariennes (O.C.R.S) (1). Celle-ci devait regrouper toutes les régions touarègues en une seule entité détachée des autres, pour permettre à la France de rester maîtresse des ressources du Sahara. Et si le degré d’implication de la France dans cette actuelle deuxième rébellion reste à préciser, elle était évidente dans la première.

    Toute une histoire a été bâtie sur l’image du Touareg rebelle. Elle est fausse. Les soulèvements armés que connaît cette région peuvent trouver leur solution dans une politique de développement plus inclusive pour ces communautés. Plus adaptée à leurs besoins, mais surtout à leurs réalités.

    NOTE :
    1 – La France avait créé, le 10 janvier 1957, une Organisation Commune des Régions Sahariennes (OCRS), avec l’objectif, «la mise en valeur, l’expansion économique et la promotion sociale des zones sahariennes de la République française et à la gestion de laquelle participent l’Algérie, la Mauritanie, le Soudan, le Niger et le Tchad»

    * Djibo Hamani est historien, enseignant-chercheur à l’université Abdou Moumouni de Niamey. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et figure parmi les spécialistes des questions touarègues

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    Des experts ont exhorté les gouvernements africains à accélérer leurs efforts visant à égaliser l'accès à l'éducation et à l'emploi pour les filles, estimant qu'il s'agit d'un des outils moins couteux afin de réduire la pauvreté et promouvoir le développement. Pour chaque année d’études à l'école secondaire, les salaires touchés par les filles connaissent une croissance de 10-20%, alors que l'augmentation des revenus ne s'établit qu'à 5-15% pour les garçons.

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    De nombreux hauts gradés de l’armée guinéenne sont détenus à la maison d'arrêt de Conakry pour trafic de drogues, a annoncé le 12 juin soir la télévision d'Etat. Le Secrétaire d'Etat à la présidence de la République, chargé de la lutte contre le grand banditisme et de la lutte anti- drogue, le capitaine Moussa Tiégboro Camara, a remis à son homologue de la Justice une vingtaine de présumés narco-trafiquants, dont des cadres civils de l’administration, huit Nigérians, un Ghanéen et un Israélien. Selon le Secrétaire d'Etat chargé de la lutte anti-drogue, ces hauts cadres militaires ont été interpellés en raison de leur implication dans le trafic de drogue.

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    L'administration Obama ne badine pas avec la corruption. Les personnalités camerounaises, soupçonnées de corruption, ne mettront plus pied aux Etats Unis. "Concrètement, il s’agit d’invalider les visas déjà délivrés ou de refuser d’en délivrer pour ceux qui en font la demande" a confirmé un source diplomatique. Outre les personnalités ciblées, la mesure concerne les membres de leur famille (femmes, enfants et parents proches). L'ambassadrice des Etats Unis au Cameroun a été personnellement chargée d'informer le président Paul Biya à ce sujet.

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    Le président de l'Assemblée nationale de Mauritanie, Messaoud Ould Boulkheir, un des chefs de file des opposants au coup d'Etat du 6 août, a annoncé le 15 juin sa candidature à la présidentielle dont le premier tour est prévu le 18 juillet. Chef de l'Alliance populaire progressiste (APP), parti qui compte cinq députés sur 95, âgé de 66 ans, ce Haratine (descendant d'esclave) se présente pour la deuxième fois à un scrutin présidentiel. Il s'était placé quatrième à la présidentielle de 2007.

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    L'ancien ministre camerounais de l'Energie Alphonse Siyam Siwé, condamné en première instance à 30 ans d'emprisonnement pour des "détournements de fonds" au Port autonome de Douala (PAD), a écopé en appel de la "prison à perpétuité". Patron du PAD pendant près de sept ans avant d'être nommé ministre de l'Eau et de l'Energie en 2004, M. Siwé a été reconnu coupable d'avoir détourné, avec douze autres personnes, près de 35 milliards de francs CFA (53 millions d'euros).

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    Alors que l’OMS a déclaré le niveau 6 de pandémie pour la grippe A (H1N1), l’Afrique compte de nouveaux cas de contamination. De nouveaux cas ont été ainsi détectés en Egypte et au Maroc. Avec un système de santé fragile, le développement de cette épidémie pourrait avoir des conséquences désastreuses sur le continent. D’autres cas suspects ont été signalés en Afrique du Sud, au Bénin et aux Seychelles. Il s’agit pour la plupart d’entre eux de voyageurs de retour du Canada ou des Etats-Unis. Pour l’instant, aucun décès n’est à déplorer sur le continent.

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    Le sens des affaires des ressortissants étrangers, plus que la seule xénophobie, est cité comme l'un des facteurs à l'origine des agressions dont sont victimes les migrants, originaires de Somalie et d’ailleurs, dans la ville portuaire du Cap, en Afrique du Sud, selon un audit commandé par la municipalité.?? Le 13 juin 2009, le lendemain de la publication du rapport, une sinistre affaire marquait la reprise de ces mêmes événements : des commerçants somaliens du bidonville de Gugulethu, au Cap, recevaient des courriers dans lesquels il leur était enjoint de quitter les lieux dans les sept jours suivants.

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    Un journaliste ougandais suspecté d'être lié à un mouvement rebelle, Patrick Otim, a été mis en accusation pour trahison et écroué. Journaliste de la radio publique Mega FM basée à Gulu, une ville du nord de l'Ouganda, il est accusé par les militaires de comploter afin de lancer une rébellion armée contre le gouvernement. Otim a été arrêté le 13 mai et tenu à l'écart de sa famille et de son avocat pendant plus d'un mois selon le syndicat des journalistes ougandais. Le porte-parole de l'armée a affirmé qu’il travaillait à l'établissement d'un nouveau groupe rebelle.

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  • Contributor | Gouvernance

    L’appel au dialogue lancé parle président de la République à l’opposition ne trouve pas d’écho favorable auprès de différents responsables de partis membres qui la composent. De façon radicale et tranchée, certains excluent d’office toute discussion avec le chef de l’Etat. D’autres se disent favorables au dialogue, mais il désapprouve la démarche de Wade consistant à fixer les règles du jeu. Une autre partie de l’opposition demande que des termes de références soient établies avant que le dialogue ne s’engage.

    Tagged under Gouvernance Senegal

  • Contributor | Gouvernance

    Pour la présidentielle de 2012, le chef de l’Etat Amadou Toumani Touré a libéré définitivement les hommes politiques intéressés à sa succession : il n’est pas candidat. Cette déclaration a aussitôt déclenché une vague de conjectures au sein de l’opinion nationale quant à l’homme qui aura la lourde responsabilité de le remplacer. Pour cela, des noms sont souvent cités et le débat bat son plein désormais au sein de l’opinion nationale pour savoir qui sera le président des Maliens après ATT.

    Tagged under Gouvernance Mali

  • Contributor | Gouvernance

    Le réalisateur du film documentaire "Cona’cris, la révolution orpheline", Gilles Nivet a exprimé, récemment à Paris, des craintes d’un coup d’Etat contre le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara. Le réalisateur français, qui a longtemps séjourné en Guinée, évoque des craintes parmi les populations, mais aussi des signes de nervosité de la part du régime en place. En témoignent, les annulations successives des visites du capitaine Dadis Camara en Libye et en Côte d'Ivoire. Il y a également des arrestations dans les milieux militaires.

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  • Contributor | Gouvernance

    La baisse d’un demi point des taux directeurs de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, effective depuis le 16 juin, a été interprétée dans certains milieux comme l’amorce d’une nouvelle dévaluation du franc Cfa. En réaction, ces jours derniers, les cambistes de la rue ont substantiellement relevé le « cours » du dollar et les euros étaient difficilement trouvables. Ces attitudes sont bien évidemment aux antipodes de la réalité. Il est vrai que dans la Zone franc, comme dans le reste du monde, la conjoncture est difficile en raison de la crise financière, mais il n’y a point lieu d’envisager une nouvelle dévaluation du franc Cfa.

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  • Contributor | Gouvernance

    La crise financière est à l’origine d’une autre crise, celle de l’emploi. L’Organisation internationale du travail (OIT) y consacre pour la première fois un sommet, qui s’est ouvert le 15 juin, à Genève, dans le cadre de la 98e Conférence internationale du travail. Le Sommet a pour ambition de faire adopter un Pacte mondial pour l’emploi, en vue de « stimuler l’économie réelle » tout en aidant les familles grâce à « des mesures axées sur l’emploi ».

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