• Contributor | Gouvernance

    Le Document stratégique de réduction de pauvreté (Dsrp) du Congo vient d’être approuvé par la Banque mondiale, ce qui va accélérer le processus d’accès du pays au Point d’achèvement de l’initiative Pays pauvres très endettés (Ppte), a annoncé le gouvernement de Brazzaville. L’encours total de la dette du Congo a été évalué, en 2004, à 5,5 milliards de dollars US par la Banque mondiale.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le Front pour la Défense de la Démocratie (FNDD) n’entend pas abdiquer, bien au contraire, il compte multiplier des actions en vue de décrédibiliser la junte militaire qui, pour sa part, commence à montrer des signes d’agacement qui pourraient s’ouvrir vers un durcissement de sa position. En attendant, la population croise les doigts pour que les sanctions brandies par la communauté internationale, pour forcer la junte militaire qui a pris le pouvoir le 6 août à se démettre, n’atteignent jamais le pays.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le gouvernement sénégalais et la Fao ont annoncé le 13 octobre, à Dakar, une production record aux prochaines récoltes notamment de céréales et de tubercules, consécutive à une meilleure distribution des intrants, des semences et des pluies. Nous n’avançons pas de chiffre, mais nous allons vers des records de productions dans l’histoire (de l’agriculture) du Sénégal ; ce sera dans l’ensemble des spéculations, mil, maïs, riz, etc.’’, assure le directeur national de l’agriculture.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le Parlement sénégalais a adopté le 15 octobre une loi modifiant la Constitution et ramenant de cinq à un an le mandat des présidents du Sénat et l'Assemblée nationale. La mesure semble surtout viser l'ex-Premier ministre Macky Sall, aujourd’hui président de l’Assemblée nationale, en disgrâce auprès du président Abdoulaye Wade. La nouvelle loi doit encore être promulguée par le chef de l'Etat. Elle devrait aboutir à faire perdre, d'ici quelques semaines, à M. Sall, ancien numéro deux du parti du président, le perchoir qu'il occupe à l'Assemblée depuis juin 2007.

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  • Contributor | Gouvernance

    Trois ONG gabonaises ont porté plainte contre le procureur de la République Bosco Alaba Fall pour "enrichissement illicite" dans le cadre d'une affaire d'accusations de corruption contre le magistrat. Depuis plusieurs mois, des relevés bancaires au nom du procureur circulent à Libreville. Ils font apparaître des mouvements atteignant 300 millions de francs CFA (450.000 euros). Le procureur, qui refuse de s'exprimer dans la presse sur ce dossier, a récemment affirmé qu'il était "innocent" et que les relevés en circulation étaient "truqués"

    Tagged under Gouvernance Gabon

  • Contributor | Gouvernance

    La décharge de Nkolfoulou, qui accueille l’essentiel des ordures de la capitale camerounaise, Yaoundé, va débuter en janvier prochain un programme de captage et de combustion du méthane qui a un impact important sur les changements climatiques. Sa mise en œuvre réduira ainsi les atteintes à l’environnement, limitera l’envol des déchets plastiques, la profusion d’insectes et de rongeurs qui ont fait leur lit sur ce site contrôlé de 47 hectares….

    Tagged under Gouvernance Cameroon

  • Contributor | Gouvernance

    Les affrontements au Darfour franchissent les frontières, les chances de succès des missions de l’ONU et de l’UA sont en baisse, les conséquences négatives d’une opinion forgée de manière unilatérale apparaissent de plus en plus clairement. Dans les têtes des politiciens occidentaux s’est créée une image virtuelle qui n’a plus grand-chose à voir avec la réalité et ne peut guère contribuer à une amélioration durable de la situation des gens sur place. Cette évolution a culminé avec la plainte déposée auprès de la Cour pénale internationale contre le Président soudanais.

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  • Contributor | Gouvernance

    L’homme d’affaires français Vincent Bolloré a été appelé à comparaître personnellement devant le Tribunal de première instance de Douala pour une affaire de « favoritisme et de corruption » au sujet de la concession du terminal à conteneurs du Port autonome de Douala (PAD). La convocation du président du holding Bolloré, qui comprend entre autres, des sociétés spécialisées dans le domaine du transport maritime et ferroviaire, de la finance, de la gestion des portiques, constitue une « avancée notable » dans le cadre de l’affaire liée à la concession controversée en 2003 des portiques du PAD.

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  • Contributor | Gouvernance

    Devant les scandale du lait chinois contaminé à la mélanine, les autorités maliennes ont pris des mesures de sauvegarde. Selon le directeur national du Commerce et de la Concurrence, «toute marque ou stock de lait, nouveau ou ancien, se trouvant sur le marché et ne portant pas d’indication sur le pays de provenance, la date de fabrication et de péremption, fera l’objet de saisie systématique”. A Bamako, on souligne que l’essentiel des importations maliennes de lait provenant de l’Union européenne et de la Malaisie. Des stocks de lait frelaté ont été néanmoins saisis.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le Congo veut se doter d’un système de radiocommunication sécurisé d’un haut niveau technique qui devrait aider l’administration publique en général et les départements de la sécurité et de la défense nationales en particulier, en matière de transmission des informations. Le projet a été présenté le 11 juin à Brazzaville au ministre congolais des postes et télécommunications.

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  • Contributor | Gouvernance

    Plusieurs pays ont annoncé leur disponibilité à soutenir le Kenya dans la mise en œuvre des recommandations d'un rapport de la Commission d'Enquête sur les violences électorales. Le rapport a été publié le 15 octobre et remis au Président Mwai Kibaki et au Premier Ministre Raila Odinga. Il propose, entred autres, lq mise sur pied d'un tribunal international sur le modèle du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) chargé de juger les personnes suspectées, notamment de hauts responsables de la police soupçonnés d'avoir procédé à de massives violations des droits humains.

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  • Contributor | Gouvernance

    La Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) a exprimé son inquiétude sur la détérioration de la situation sécuritaire en République Démocratique du Congo (RDC), particulièrement au Kivu, avec la reprise des combats entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo et le Congrès National pour la Défense du Peuple de Laurent Nkunda. La CIRGL réitère son soutien au Programme Amani pour trouver une solution durable dans le pays et dans toute la région des Grands Lacs. De plus, le président de la Commission de l'Union Africaine (UA), Jean Ping, s'est entretenu avec les autorités de la RDC et celles de certains de ses pays voisins à la recherche d'une solution.

    Par ailleurs, l'UA a invité ses états membres à ne pas reconnaître les auteurs du coup d'Etat en Mauritanie et a appelé à ses partenaires internationaux à mobiliser d'autres soutiens aux efforts déployés par l'Union pour le retour de l'ordre constitutionnel dans ce pays. L'Organisation internationale de la Francophonie, en solidarité avec l'UA et l'Union européenne (UE), a déclaré qu'aucune délégation de la junte militaire au pouvoir en Mauritanie ne sera autorisée à atteindre son sommet prévu du 17 au 19 octobre à Québec, au Canada. De plus, la Commission de l'UA, lors d'une réunion de son Conseil de paix et de sécurité, a demandé un financement immédiat, flexible et durable pour les missions de paix qu'elle initie sur le continent. Le groupe des sages de l'UA a tenu sa troisième réunion annuelle consacrée aux crises et tensions liées aux processus électoraux en Afrique et il organisera un atelier sur ce thème en décembre prochain auquel participeront les Communautés économiques régionales, des institutions africaines et internationales compétentes ainsi que d'autres experts. Une coalition d'organisations non gouvernementales kenyanes, Kenyans for Peace, Truth and Justice, a appelé mardi, entre autre, à la dissolution de la Commission électorale kenyane et a invité l'UA à aider le pays à nommer un comité de transition avant la formation d'un nouvel organe électoral. L'ancien président sud-africain, Thabo Mbeki, le médiateur de la Communauté de Développement de l'Afrique australe était attendu au Zimbabwe pour résoudre l'impasse politique lié à l'attribution des ministères clés aux parties opposants.

    Dans d'autres nouvelles, la Commissaire de l'UA au Commerce et à l'Industrie a déclaré que les Accords de partenariat économique négociés avec l'UE devraient principalement se concentrer sur le renforcement du processus d'intégration régionale ainsi que sur le commerce et les capacités de production et non pas seulement sur la libéralisation des échanges et l'ouverture. Finalement, la troisième conférence ministérielle sur la coopération économique entre la Corée et l'Afrique se tiendra du 28 au 31 octobre 2008 à Séoul sur le thème «Promouvoir des Synergies entre l'Afrique et la Corée ».

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  • Keith Slack | Gouvernance

    L'exploitation minière est à la fois l’une des plus vieilles industries du monde et l’une des plus importantes pour l’économie de nombreux pays en développement. Compte tenu du niveau record des prix des minéraux tels que l'or et le cuivre, son importance et son influence ont augmenté de façon spectaculaire au cours des dernières années. L’exploitation minière industrielle à grande échelle présente un large éventail de défis économiques, sociaux et environnementaux pour les gouvernements et les communautés locales riveraines des sites où elle se déroule (…)

    Caractéristiques de l’exploitation minière moderne

    L’exploitation minière moderne se fait sur une très grande échelle. Elle implique l'excavation d’énormes mines à ciel ouvert qui peuvent atteindre jusqu'à 4 km de large et 1,5 km de profondeur. Les déchets miniers constitués par la roche extraite non utilisée dans le processus d'exploitation sont empilés en blocs massifs, pouvant atteindre 100 m de haut dans certains cas. Dans l'exploitation de l'or, le minerai extrait des puits est pulvérisé avec une solution de cyanure pour extraire l'or de la roche environnante. Les résidus de traitement connus sous le nom de "tailings" sont un autre sous-produit de l'exploitation minière. Ceux-ci sont entassés dans d’énormes bassins qui peuvent atteindre plusieurs centaines de mètres de profondeur et des centaines de mètres de longueur.

    L’or produit dans les mines lointaines est souvent transporté hors de la mine à bord de petits jets privés qui atterrissent sur des pistes construites sur le site minier lui-même. Dans certaines mines de cuivre, celui-ci est transporté à travers un gazoduc vers des installations portuaires situées à des centaines de kilomètres de la mine.

    Les mines sont généralement exploitées par des sociétés basées en Australie, au Canada, aux États-Unis ou en Europe. On peut énumérer parmi les plus grandes entreprises, BHP-Billiton, AngloAmerican, Barrick Gold et Newmont. A côté de ces grandes entreprises, il existe des milliers de petites entreprises dites "junior", qui ont seulement un projet dans leur portefeuille. Beaucoup d’entres elles sont basées au Canada, où elles ont facilement accès aux capitaux à la Bourse de Toronto. En général, ces petites entreprises font le travail préliminaire sur un site minier (exploration, études de faisabilité), avant de vendre les droits relatifs au projet à une grande entreprise qui a la capacité d’exploiter effectivement la mine.

    Au cours des dernières années, les sociétés minières occidentales ont dû faire face à une concurrence accrue des entreprises chinoises, qui recherchent énergiquement des minéraux pour soutenir le développement de l’économie chinoise. Les entreprises chinoises ont ainsi été actives en Amérique Latine, en Asie et, en particulier, en Afrique.

    Les préoccupations environnementales

    L'exploitation minière est l’une des industries les plus polluantes du monde. Selon l’inventaire des rejets toxiques des Etats-Unis, elle est de loin l’industrie qui produit le plus de produits chimiques toxiques dans le pays. Ainsi, les produits chimiques toxiques utilisés dans l’exploitation minière, notamment le cyanure, peuvent se répandre dans les eaux souterraines et de surface qui sont à proximité des sites miniers, tuant les poissons et rendant l'eau impropre à l'irrigation ou la consommation. Au Ghana, les fuites de cyanure ont été un problème chronique. Elles ont détruit les cours d'eau et contribué au développement de problèmes de santé au sein des communautés locales vivant à proximité des mines.

    Pareillement, dans le cadre du processus de fusion d’or, les mines produisent d'énormes quantités de mercure qu’elles rejettent dans l'air. Celui-ci peut contaminer le sol, l'eau et l'air à des centaines de kilomètres de la fonderie. Le mercure est une neurotoxine puissante, en particulier pour les enfants. L'exposition à ce produit peut causer d'importants troubles neurologiques de même que des problèmes de développement. Il s’agit notamment des déficits d'attention et de langage ainsi que des troubles de la mémoire, de la vision et des fonctions motrices.

    L'un des plus graves problèmes environnementaux que causent les importants sites miniers est appelé "le drainage acide minier". Il s’agit du processus chimique par lequel les résidus miniers contenant des sulfures produisent de l'acide sulfurique, une fois exposés à l'air libre et à l'eau. Cet acide infiltre les nappes phréatiques et les eaux de surface, tuant la vie végétale et animale, tout en rendant l'eau inutilisable pour quelque fin que ce soit. En outre, une fois ce processus de génération acide entamé, il est impossible à arrêter. Si les eaux acides peuvent être traitées, cela doit être fait à perpétuité. Or, de nombreux pays en développement n'ont pas les ressources nécessaires pour réaliser cette opération.

    Dans certains pays de la région Asie/Pacifique, les sociétés minières déversent leurs résidus liquides directement dans les rivières locales et/ou l'océan. Ces méthodes d'élimination sont appelées "dépôts de résidus miniers subaquatique" et sont très controversées. Elles sont interdites aux États-Unis et au Canada en raison de la réglementation sur la qualité de l'eau. Les sociétés minières font valoir que la technologie est sans danger et que dans les régions d’instabilité sismique, elle est plus sûre que le stockage des résidus liquides sur terre. Les scientifiques n'ont cependant pas définitivement prouvé que ces méthodes d'élimination ne posent pas de risques à long terme pour l'environnement et la santé humaine.

    En 2006, la société américaine Newmont Mining Corporation a versé une indemnisation de 30 millions de dollars au gouvernement indonésien, à la suite d’accusations de pollution relatives à l'immersion de déchets dans une baie de l'océan. Selon les communautés locales, cela aurait causé de graves problèmes de santé.

    L'exploitation minière requiert d’énormes quantités d'eau dans le cadre du processus de traitement des minerais. Les mines doivent aussi pomper de l'eau hors du sol (ou "assécher") afin de prévenir l’inondation des puits. Une mine aux États-Unis pompe 380 000 mètres cubes d'eau souterraine par jour. Pareillement, dans une région du Chili, la demande d'eau de l'industrie minière s'élève à 20 000 litres par seconde.

    Pour effectuer une réglementation efficace de l’activité d'exploitation minière, les organismes gouvernementaux doivent disposer d'un corps de professionnels qualifiés et bien formés, ayant accès à toutes les informations pertinentes nécessaires pour faire leur travail efficacement. Malheureusement, dans de nombreux pays en développement, les gouvernements n’ont pas vraiment la capacité d’effectuer un contrôle efficace sur l'industrie minière. Dès lors, il est très difficile pour eux d’essayer de faire en sorte qu'un projet minier se conforme aux lois environnementales. Même aux États-Unis, où il existe une importante Agence de protection de l'environnement, l'exploitation minière a été à l’origine de très graves problèmes environnementaux.

    Les préoccupations sociales

    L'introduction d'une grande exploitation minière dans une communauté rurale peut souvent avoir un énorme effet perturbateur. Un grand nombre de personnes peuvent être physiquement déplacées par l'opération et être contraint de se réinstaller dans des zones inconnues, inhospitalières et dépourvues de ressources. Les sociétés minières amènent souvent avec elles des employés allogènes aux valeurs culturelles différentes de celles de la communauté locale. Ceci peut également entraîner des perturbations de l'ordre social existant. Par ailleurs, l'exploitation minière est souvent liée à une augmentation significative des taux de prévalence du VIH/Sida, de l'alcoolisme, de la prostitution et de la violence familiale.

    D’importants problèmes liés aux droits de l'Homme sont fréquemment associés aux projets d'exploitation minière à grande échelle. Dans certaines circonstances, les populations locales ont subi des atteintes aux droits humains commises soit par les forces de sécurité des compagnies minières, soit par les forces de sécurité du gouvernement agissant à la demande des sociétés minières. Au Ghana, des mineurs artisanaux ont été battus et tués par les forces de sécurité des compagnies minières. En Indonésie, les communautés autochtones vivant près de la grande mine de Grasberg ont été victimes de viol, de torture, de détention et de meurtres commis par l'armée indonésienne.

    Les peuples autochtones sont souvent victimes des effets négatifs de l'exploitation minière. Généralement, ils reçoivent peu d'information sur les avantages et inconvénients des projets miniers. En outre, ils n’ont pas d’influence significative sur la mise en œuvre desdits projets. Dans certaines situations, les peuples autochtones peuvent considérer la création d'une mine comme une menace à leur survie culturelle.

    Au cours des dernières années, les protestations sociales liées à l'exploitation minière ont augmenté de façon spectaculaire. Au Pérou, d'après les estimations du gouvernement, il y a aujourd’hui plus de 45 conflits sociaux liés à des projets miniers. Cette augmentation des conflits reflète le développement de l'exploitation minière, en raison de la volonté des sociétés minières de tirer profit des prix élevés des minéraux. Parfois, les protestations des communautés indigènes et les conflits ont forcé les sociétés minières à modifier ou à abandonner complètement leurs projets dans certaines zones. Ce fut le cas à Tambogrande au Pérou, où les protestations locales ont forcé le gouvernement à refuser d’accorder un permis à une société minière canadienne. Il en a résulte une perte de 60 millions de Dollars US pour ladite société.

    Dans ce contexte, les militants et les communautés locales en appellent de plus en plus aux compagnies minières pour qu’elles démontrent qu'elles ont un "permis social d'exploitation». En d'autres termes, les sociétés minières doivent non seulement avoir un droit légal à une concession accordée par le gouvernement mais, elles doivent également démontrer que leur présence est acceptée par la communauté locale. Les sociétés minières devraient respecter le droit des communautés à un "consentement libre, préalable et éclairé", autrement dit, ne pas engager leur exploitation sans le consentement exprès de la population locale.

    L’économie de l’exploitation minière

    L'exploitation minière peut être extrêmement rentable pour les sociétés minières. En effet, les prix de minéraux étant actuellement à des niveaux élevés, les sociétés minières ont généré des profits record. Malheureusement, la plupart des gouvernements tirent peu de profit de l'exploitation des mines dans leur pays en raison des importants avantages fiscaux accordés afin d'attirer les investissements miniers. Dans certains cas, cela signifie que les pays reçoivent peu ou pas du tout d'impôt sur le revenu des entreprises minières, jusqu'à ce que celles-ci aient récupéré leur investissement initial. Cette période de franchise fiscale peut durer au moins cinq ans. Certains projets non rentables ne génèrent pas des recettes fiscales du tout pour les gouvernements.

    Il existe deux principaux types de taxes d'exploitation minière:

    1- les taxes sur le profit, qui sont prélevées sur les bénéfices que les sociétés minières tirent des minéraux qu’elles extraient ;
    (2) les redevances, qui sont établies sur le volume de minerai extrait, mesuré par exemple en onces d'or ou en tonnes de cuivre.

    Les sociétés minières préfèrent payer les taxes sur les bénéfices plutôt que les redevances, car ces dernières sont indépendantes des coûts et des prix du marché. Certains pays appliquent des redevances nulles ou très faibles (1 a 3%) pour attirer l'investissement minier.

    Dans les années 1990, de nombreux pays en développement tributaires de l'exploitation minière, ont réformé leurs secteurs miniers afin d'attirer les investissements étrangers. Ces réformes ont souvent été menées à la demande de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International. De nombreux pays ont ainsi privatisé leurs sociétés minières publiques et procédé à une réduction de l’imposition et des taux d’imposition du secteur. Cela s'est produit à une période au cours de laquelle les prix des minéraux étaient faibles. L’on croyait alors que de telles mesures étaient nécessaires pour inciter les entreprises étrangères à investir dans des pays où les risques étaient plus élevés.

    Toutefois, aujourd'hui, de nombreux gouvernements procèdent à la révision des concessions minières accordées à cette époque et revendiquent une plus grande part des bénéfices issus de l’exploitation. Certains gouvernements ont demandé la renégociation des contrats miniers ainsi que l'augmentation des taxes et redevances. La Zambie, l'un des principaux producteurs de cuivre, en est un exemple.

    Les exploitations minières ont tendance à être des "enclaves" isolées du reste de l'économie nationale. Dans la plupart des cas, très peu d'activité économique «en aval» se développe autour de l'exploitation minière. Cela est en grande partie dû au fait qu'il n'est généralement pas rentable de développer des produits à plus grande valeur ajoutée dans les pays où les minéraux sont extraits. Ainsi, il s’avère moins cher d'expédier le cuivre de Zambie vers la Chine pour être transformé en fil de cuivre, plutôt que de construire une usine de transformation sur place. Dans le même ordre d'idées, l'industrie minière à grande échelle exige relativement peu de main-d'oeuvre. Parfois, seules quelques centaines de personnes sont nécessaires pour exploiter une grande mine. Ainsi, les avantages de l'exploitation minière en termes de création d'emplois ont tendance à être assez minimes.

    A cause de son manque d’intégration avec les autres secteurs économiques et de son taux relativement faible de création d'emplois, le bénéfice global qu'un pays tirera de son secteur minier se limitera presque exclusivement aux recettes fiscales. Dès lors, il est d'autant plus important que celles-ci soient gérées de façon adéquate transparente par les gouvernements. C’est pour cette raison que ces dernières années, la publication par les sociétés minières de leurs paiements aux gouvernements est devenue un sujet majeur de développement international.

    Ces préoccupations ont conduit à la création de l’Initiative pour la Transparence des industries Extractives (ITIE). Elle rassemble des gouvernements, des entreprises et des organisations non gouvernementales afin d’examiner et de publier sur un plan national les revenus que les gouvernements reçoivent des sociétés minières et pétrolières.

    Un autre sujet de préoccupation qui a émergé au cours des dernières années dans les secteurs pétrolier et minier, est celui des contrats de production signés entre les gouvernements et les sociétés pétrolières et minières. Ces contrats déterminent habituellement le montant des recettes que le gouvernement va tirer d'un projet donné. Ils contiennent parfois des clauses dites "de stabilisation", qui servent à "geler" les lois et règlements qui s’appliquent à une entreprise tout au long de la mise en oeuvre d'un projet. Ces clauses visent à protéger les intérêts des investisseurs contre les modifications arbitraires des lois et règlements pertinents après la signature d’un contrat. Malheureusement, elles ont également l'effet pervers d'exonérer lesdites entreprises de l’observance des nouvelles réglementations qu'un pays pourrait adopter en matière de Droits de l'Homme et de protection de l'environnement, après la signature d'un contrat de production avec une entreprise.

    Les économistes ont constaté que la dépendance économique à l'exploitation minière est associée à une variété de problèmes socio-économiques y compris le faible taux d'éducation, la baisse des niveaux de soins de santé et la plus grande propension aux conflits et à la guerre civile. Cela peut être attribué à la facilité avec laquelle les revenus tirés des ressources naturelles peuvent être manipulés par les gouvernements et dirigés vers des usages peu constructifs. La concurrence entre factions armées pour le contrôle des ressources minérales peut être également être un moteur de violents conflits, comme cela a été le cas en République Démocratique du Congo.

    * Keith Slack, Directeur du programme Industries Extractives à Oxfam-America - Réalisé en collaboration avec l’Institute for Policy Dialogue

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  • Après la démission du président sud-africain Thabo Mbeki, William M. Gumede explore le futur de l'ANC et les conséquences probables d'une présidence de Jacob Zuma. Tout en suggérant qu'un Zuma élu ne provoque une implosion politique globale à court terme, Gumede analyse les événements qui tendent vers une reconfiguration véritable de la politique sud-africaine.

  • Le 400e numéro de Pambazuka News est paru. Comme une heureuse coïncidence pour marquer cet événement, nous avons reçu aujourd'hui, pour la 4e année consécutive, la distinction qui classe Pambazuka News parmi les dix principaux sites web «qui changent le monde de l'Internet et de la politique». Un prix décerné par Politics Online and eDemocracy Forum.

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  • Avec la Révolution des œillets au Portugal, le 25 avril 1974, s'ouvre une page dans l'histoire de ce pouvoir colonial et de ses colonies d’alors. L’Angola entre dans un processus de décolonisation qui lui conduit à l'indépendance le 11 novembre 1975. Pendant ce processus de transition, nombreux ont été les espaces de participation ouvertes aux Angolais. Des commissions ont été ainsi créées dans tous les domaines, pour les étudiants, les travailleurs, etc. Les espérances liées à la construction démocratique étaient partout manifestes. Les manifs se multipliaient et les grèves se déclenchaient un peu partout dans le pays. Les mots d'ordre se mélangeaient dans ce contexte marqué par la révolution portugaise et l’affirmation de différents mouvements de libération (FNLA, MPLA et UNITA).

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  • De certains pays africains, on a pu dire qu’ils sont des scandales géologiques. Mais que ce soit la bauxite de la Guinée, l’or du Mali, le diamant de la Rd Congo, le cuivre de la Zambie ou l’uranium du Niger, les richesses du continent ont plus nourri des scandales et conduit à des drames multiformes, que favorisé le développement de ses populations. De sorte que les industries extractives passent pour faire le malheur des peuples plutôt que leur bonheur, alors que les richesses profitent à des intérêts bâtis dans l’opacité.

    Dans une opacité entretenue par un réseau de complicités et de corruption, mais aussi du fait de l’incapacité des gouvernants à mettre en place des politiques respectueuses de l’intérêt national, des multinationales pillent le continent. Une situation que leur facilite des Etats déliquescents, mais surtout une opinion publique pas assez informée des scandales qui se perpétuent pour pouvoir se mobiliser dans la défense des intérêts nationaux. Et les pillages se perpétuent impunément jusqu’à ce que les drames commencent à éveiller les consciences. C’est avec la rébellion touarègue qu’on a commencé à ouvrir les yeux sur les conditions d’exploitation de l’uranium au Niger. On sait que guerre au Libéria a été longtemps nourrie par les «diamants du sang». Ailleurs, sous d’autres formes, les populations africaines souffrent de vivre sur des terres «trop riches pour elles» et qui assouvissent des appétits peu soucieux de leurs intérêts.

    Pour permettre «l’accès et la diffusion d’une information fiable et indépendante, destinée aux citoyens en général et aux communautés affectées en particulier, à chaque étape du processus d’exploitation des ressources naturelles (exploration, mise en exploitation, gestion et redistribution des revenus)», l’Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO) a organisé, du 6 au 10 octobre, un atelier de formation de journalistes sur les industries extractives. Quinze journalistes du Mali, du Niger et du Sénégal y ont pris part. L’activité s’inscrit dans le cadre d’un programme de promotion de l’information sur les industries extractives. Elle va se prolonger par une campagne médiatique destinée à informer davantage et mieux sur le sujet, à poser les enjeux liés à ce secteur dont l’importance économique n’a d’égal que les effets déstabilisateurs multiformes dans les pays où il se développe.

    Cette campagne prend en charge un thème qui sera sans doute un des axes phares dans les débats qui seront soulevés à l’occasion du prochain Forum social africain (FSA) prévu au Niger, du 20 au 25 novembre 2008. Le débat a souvent été agitée à l’occasion du FSA, mais il devrait prendre cette fois une dimension plus importante, au regard du niveau de mobilisation de la société civile nigérienne sur la question des industries extractives.

    Pour les besoins de la formation des journalistes, des experts sur les questions relatives aux industries extractives ont fait différentes communications et mis à la disposition des journalistes des documents devant les aider à avoir une meilleure compréhension des enjeux, afin mieux informer les opinions publiques. Cette édition de Pambazuka News vous propose quelques textes présentés à cette occasion. Notamment sur les impacts économiques, sociaux et environnementaux de ces industries.

    * Tidiane Kassé est le rédacteur en chef de l’édition française de Pambazuka News

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  • Contributor | Gouvernance

    Le Kenya a besoin d'un milliard de dollars américains pour construire une centrale nucléaire qui l'aiderait à mettre fin à sa crise énergétique, a déclaré le ministre de l'Energie. S'adressant à la presse à l'occasion de la Conférence nationale du Kenya sur l'énergie, le 9 octobre, il a affirmé que des investisseurs européens s'étaient déjà montrés intéressés par la production de l'énergie nucléaire.

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    Des planteurs de cacao de Côte d'Ivoire ont dénoncé, le 8 octobre, la récente création d`un comité de gestion pour remplacer les structures de régulation de la filière, mises à mal par une enquête judiciaire. "On ne saurait utiliser des problèmes de gouvernance (...) pour retirer à des structures existantes (...) leurs pouvoirs de fonctionnement", a estimé le président de la Coordination nationale des délégués des producteurs (CNDP). La quasi-totalité des dirigeants de la filière café-cacao ivoirienne sont incarcérés depuis juin, la justice les soupçonnant d`importants détournementsde fonds.

  • Contributor | Gouvernance

    Les kinois vont, dans les jours à venir, se procurer de l'énergie solaire pour couvrir certains besoins ménagers. Les installations nécessaires sont disponibles. Pourvu d'une durée de vie estimée à trente ans, le tableau, fournisseur du courant, peut être utilisé dans un endroit dépourvu d'électricité. Un panel de matériels branchés au système a été présenté au ministre de la communication…

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