Pour prévenir d’éventuelles violences, avant, pendant et après les élections en Côte d’Ivoire, les Partis politiques s’étaient donné un code de bonne conduite à ne pas violer sous aucun prétexte. Il s’agissait, pour tous, d’éviter des injures et autres attaques belliqueuses, pendant la campagne électorale, respecter le résultat des urnes, sans verser dans des allégations mensongères à l’endroit des autres candidats. Avant même l’ouverture de la campagne présidentielle, toutes ces bonnes promesses et intentions sont aujourd’hui rangées au placard. Comment en est –on arrivé à cette situation ?
Tagged under Gouvernance Cote d’IvoireLes dissidents du Congrès national africain, qui s'apprêtent à fonder un nouveau parti à la suite de l'éviction du président Thabo Mbeki par la direction de l'ANC le mois dernier, ont tenu leur premier meeting près de Johannesburg. Un nombre équivalent de partisans de Zuma, ex-compagnon de bagne de Nelson Mandela au temps de l'apartheid, ont tenté de leur barrer l'accès à la salle, scandant des slogans hostiles à Mosiuoa Lekota, l'ex-ministre de Défense de Mbeki qui a pris l'initiative de faire scission de l'ANC.
Tagged under GouvernanceDes dizaines de jeunes Mauritaniens récemment rapatriés du Sénégal retraversent la frontière pour retourner au sein de communautés de réfugiés installés dans le pays de longue date, les écoles mauritaniennes n’étant pas prêtes à les accueillir, selon ces jeunes. Depuis que des violences ethniques et des mesures de sécurité sévères ont forcé des dizaines de milliers de Mauritaniens, noirs pour la plupart, à quitter le pays, il y a près de 20 ans, une majorité d’entre eux se sont installés dans les communautés de Dodel et de N'dioum, près de là, et des milliers vivent au Mali.
Tagged under Gouvernance SenegalIl y a huit ans, les dirigeants de 189 pays ont pris l'engagement de travailler dans le sens de la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), en éliminant l'extrême pauvreté d'ici à 2015. La Campagne 'Debout et agissez' mobilise des millions de personnes à travers le monde pour faire pression afin que cela devienne une réalité. ''A mi-chemin de 2015, aucun des pays africains de la coalition n'atteindra tous les OMD. C'est une grande préoccupation pour nous'', a déclaré le coordinateur pour l'Afrique de l'AMCP, Christophe Zoungrana.
Tagged under GouvernanceLe chef d’Etat major des forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (FDS-CI, armée régulière), le général Philippe Mangou a menacé de «sanctionner sans faiblesse» les soldats qui tenteraient de se retourner contre la République. « L’heure des sanctions a véritablement sonné », a lancé le patron de l’armée ivoirienne, dans une adresse à toute la grande muette.
Tagged under Gouvernance Cote d’IvoireLa Mauritanie a un mois pour présenter des propositions en vue d'un retour à l'ordre constitutionnel. C'est ce qui ressort de la rencontre qui a eu lieu au siège parisien de la Banque mondiale entre l'Union européenne (UE) et une délégation de la junte au pouvoir. Les conclusions de cette rencontre ressemblent, à un ultimatum.
Tagged under GouvernanceMalgré la crise, les biocarburants devraient continuer d'exercer une pression à la hausse des prix alimentaires à l'avenir. Selon la FAO, à condition de créer des filets de sécurité pour protéger les plus pauvres de la faim, les biocarburants pourraient, à long terme, représenter une opportunité pour le développement rural en Afrique.
Tagged under GouvernanceL’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a sommé les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) de rejoindre sans délai le processus de Nairobi, en vue du rapatriement au Rwanda de ses éléments engagés dans les actes de rébellion au Nord-Kivu, dans l'Est de la République démocratique du Congo. "Sinon, l’armée nationale congolaise sera obligée de durcir ses actions sur le terrain, en synergie avec les forces de la Mission de l’ONU au Congo…
Tagged under Gouvernance RwandaLa zone franc regroupe quatorze (14) pays africains. La réunion ordinaire du Conseil des Ministres tenue à Bamako le 26 septembre 2008 à relevé la persistance des incertitudes liées à un environnement global marquée par la crise financière internationale actuelle et le niveau élevée de l’inflation dans les Etats membres de l’UEMOA. En zone franc, le système bancaire hérité de la colonisation a littéralement explosé, laissant nombre d’établissements sur le carreau
Tagged under GouvernanceDes experts du FMI ont découvert avec stupeur l’évaporation de 100 milliards de Fcfa du budget de l’Etat ivoirien, soit 150 millions d’euros. Lors d’une mission d’une dizaine de jours en Côte-d’Ivoire, qui s’est achevée en fin de semaine dernière, les experts du FMI ont pointé du doigt le financement hors budget des grands travaux menés à Abidjan et surtout à Yamoussoukro…
Tagged under Gouvernance Cote d’IvoireQui est derrière les violences post-électorales qui ont fait 1500 morts et 300 000 déplacés au Kenya en janvier et février derniers ? La réponse est contenue dans une lettre remise sous scellé à l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, médiateur de la crise. Selon la presse locale, cette liste comprendrait notamment les noms de six ministres siégeant actuellement au gouvernement, cinq députés et deux hauts fonctionnaires.
Tagged under Gouvernance KenyaLe ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle du Niger a organisé le 15 octobre 2008 au Lycée Technique d’Abidjan, la réunion solennelle de rentrée scolaire 2008-2009. Selon lui, un des défis de cette années porte sur l’insertion professionnelle, avec la nécessité de résoudre la question des 4 millions de jeunes sans emploi ainsi que celle des 50.000 ex-combattants et 20.000 ex-miliciens à caser.
Tagged under Gouvernance NigerLa bioénergie a le potentiel de devenir un « moteur de la croissance » pour les pays d’Afrique de l’Ouest, selon un rapport publié le 16 octobre à Rome sous l’égide de la Fondation des Nations unies et commandité par l’Union monétaire et économique ouest-africaine (UEMOA).. Selon ce rapport, la transformation de la biomasse en bioénergie sous une forme liquide (carburant) ou solide doit être encouragée sous certaines conditions dans les huit pays africains membres de l’UEMOA.
Tagged under Gouvernance Togohttp://www.pambazuka.org/images/articles/74Fr/angola_33ansplustarde_l.j… septembre 2008, l’Angola a connu les deuxièmes élections législatives de son histoire. Un événement qui a eu lieu trente-trois ans après l’accession du pays à l’indépendance. Mais, cette fois, dans un contexte différent qui permet d’entrevoir une nouvelle ère démocratique. En parcourant l’évolution de l’Angola indépendante, José Patrocinio évoque les pesanteurs qui ont gêné l’évolution politique dans ce pays et évoque les changements qui permettent, à partir des dernières élections, d’entrevoir un nouvel avenir.
Avec la Révolution des œillets au Portugal, le 25 avril 1974, s'ouvre une page dans l'histoire de ce pays colonial et de ses colonies d’alors. C’est à cette époque que ’Angola entre dans un processus de décolonisation qui le conduit à l'indépendance, le 11 novembre 1975. Pendant ce processus de transition, nombreux ont été les espaces de participation ouvertes aux Angolais. Des commissions ont été créées dans tous les domaines, pour les étudiants, les travailleurs, etc. Les espérances liées à la construction démocratique étaient partout manifestes. Les manifs se multipliaient et les grèves se déclenchaient un peu partout dans le pays. Les mots d'ordre se mélangeaient dans ce contexte marqué par la révolution portugaise et l’affirmation de différents mouvements de libération nationale (FNLA, MPLA et UNITA).
A partir de là, de nouveaux partis sont ainsi apparus. Quelques-uns avec un évident legs historique, d’autres étant de simples créations liées à l’évolution du moment. Des campagnes volontaires sont lancées avec un esprit révolutionnaire : récolte du café, du coton et de l’ananas, déchargement de bateaux, vaccination et distribution de lait, jusqu'à l'alphabétisation.
Ce scénario d'espoir et d’espérance n'a pas duré longtemps. Les mouvements de libération font parader leurs armées. Les provocations de groupes radicaux de la droite anti-indépendantiste sèment la panique. Dans le panorama qui se crée ainsi, la main extérieure se fait évidemment sentir. L’Angola se transformait en une scène où se jouait la réalité la plus cruelle de la guerre froide.
La majorité des Portugais et des descendants de Portugais, mais aussi beaucoup d'Angolais, ont alors commencé à fuir le pays, mettant en place des ponts aériens en direction du Portugal. Les principaux ports comme ceux de Lobito et de Luanda ont vu s’empiler des bagages de toutes sortes : boîtes, petites caisses, voitures, etc., on emportait tout ce qu’on pouvait prendre avec soi.
Dans les villes et villages, les conflits entre les forces armées des différents mouvements de libération, commencent à marquer le vécu des populations. De petites trêves sont signées, mais l'armée portugaise n'intervient pas. Quelques jours avant l'indépendance, l’Angola est envahie à partir de la région sud, par l'armée sud-africaine et au nord par l'armée zaïroise (actuelle RD Congo). Les confrontations militaires prennent alors une autre tournure et le MPLA résiste seulement dans Luanda. Entre alors en scène l'armée cubaine.
Au même moment où Augustin Neto, au nom du MPLA, proclame à Luanda l'indépendance de l'Angola et la naissance de la République Populaire d'Angola, Jonas Savimbi leader de l'UNITA, annonce, à la Nouvelle Lisbonne (actuelle Huambo) la constitution de la République Démocratique d'Angola. Mais devant l’avancée du MPLA, appuyé par la troupe cubaine, l'UNITA abandonne tous les centres urbains pour se maintenir dans les zones rurales. Le nouveau pouvoir instaure un système politique et économique socialiste. Le contrôle de l'Etat s’impose dans toutes les sphères, avec la centralisation du pouvoir et la politisation de la sphère publique. Devant la terreur toujours présente de la police secrète, toute initiative est alors enlevée à la société civile.
Quand les accords tripartites sont signés, conduisant au départ des armées sud-africaines et cubaines, le pays voit alors s’installer une économie incontrôlée. Malgré tout, les conditions sont propices à une nouvelle tentative et en 1991 un cessez-le-feu est signé entre le gouvernement (MPLA) et la guérilla (UNITA). La Constitution révisée permet le pluripartisme, promeut l'économie de marché et élargit les libertés individuelles. La société civile s'organise et les associations apparaissent.
Le peuple réagit de manière euphorique devant l'espoir qui s'ouvre. Mais l'erreur du passé n'est pas corrigée. Les deux armées du MPLA et de l’UNITA, sous le regard des Nations Unies et des observateurs internationaux, se font face. La surenchère s’installe dans les discours propagandistes de la campagne électorale. Faible et sans expérience, la société civile est absente du débat. Les premières élections sont organisées en septembre 1992 et voient la population voter massivement et pacifiquement, démontrant au monde entier sa fierté d'appartenir au concert des nations libres et démocratiques. Mais le rêve ne dure pas. La guerre reprend et s’étend à tout le pays.
Le conflit durera plus de dix ans. Les associations qui naissent interviennent plus dans l'urgence et dans l’humanitaire. Ils vont en gagner de l'audience et de l'expérience, élevant leurs voix et en occupant l'espace politique avec des propositions et des revendications. Quand le leader de l'UNITA, Jonas Savimbi, est assassiné, la guerre prend fin, avec la signature d’accords de Paix. On est alors en 2002.
L’ANGOLA, 33 ANS PLUS TARD, a vécu ses deuxièmes élections législatives, le 5 septembre 2008. Dans un contexte différent. Il n’existe plus qu’une seule armée. La Société civile peut participer de façon directe et active aux débats. Le pays présente un des plus grands indices de croissance économique au monde, avec une économie liée à la production pétrolière. Les médias publics sont monopolisés par le gouvernement et par le MPLA. Mais la presse privée affiche les propos sensationnels et gène souvent l’Etat. Les partis d'opposition sont fragiles et divisés. Ils n'offrent pas tous des alternatives et nombre d’entre eux ont eu à être mêlés à des scandales. Le président de la République s'implique directement dans la campagne électorale de MPLA en se dirigeant la liste de ce parti.
L’ANGOLA, 33 ANS PLUS TARD, continue à présenter les pires indices de développement humain au monde, dans un contraste saisissant avec ses indices de croissance économique. La corruption et le clientélisme sont partout. Des condominiums de luxe s’accaparent des terrains et délogent des milliers d'Angolais. Des milliers d'enfants meurent de paludisme, de tuberculose et autres maladies diarrhéiques. Les espaces publics sont transformés en infrastructures privées pour l'élite.
Mais la société civile a adhéré au processus électoral depuis son début, en développant des campagnes d'éducation civique électorale. Il a produit matériel informatif, organisé des débats, discuté les lois. Il consolide son espace d’évolution, est reconnu par le pouvoir et s’est posé en observateur des élections. Le grand défi est désormais que s'instaurent définitivement le processus d'éligibilité des pouvoirs d'Etat, l'élimination du fantôme de la guerre, la participation de la société civile et la décentralisation du pouvoir.
L’ANGOLA, 33 ANS PLUS TARD, est allée aux urnes. Le peuple afflue en masse vers une nouvelle aube. De façon pacifique, civique et responsable, il a dit à nouveau qu'il ne veut plus guerre.
L’ANGOLA, 33 ANS PLUS TARD, croit à nouveau que le processus d’alternance au pouvoir est en marche. Indépendamment des résultats des partis politiques sortis des urnes, le peuple angolais a gagné dans la défense de la Paix et de la Démocratie.
*José Patricínio est coordinateur de l'ONG Association Omunga, dont le siège est à Lobito, Benguela – Ce texte est paru, sous sa version originale, dans l’édition portugaise de Pambazuka (http://www.pambazuka.org/pt/category/features/50697)
* Veuillez envoyer vos commentaires à ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org
Tagged under Gouvernance AngolaLes radios demeurent le médium de communication le plus approprié à la communication sociale et à la communication de développement en Afrique. Après deux premières enquêtes en 2001 et 2003, l’IPAO vient de réaliser une nouvelle étude sur les radios et les technologies numériques de communication. Dans cette étude, il s’agissait de faire l’état des lieux de la connectivité des radios ouest-africaines aux (N)TIC (internet, satellite, ordinateur, outils de stockage numérique, etc.), d’analyser les usages mis en œuvre, d’identifier les contraintes, opportunités, et de faire des recommandations aux différents acteurs.
L’étude est principalement axée sur sept pays cibles (Ghana, Bénin, Sénégal, Mali, Sierra Leone, Burkina Faso, Niger) et concerne toutes les radios (communautaires ou associatives, commerciales, confessionnelles et religieuses). Deux cent vingt (220) radios ont été enquêtées. Les principaux outils de recherche utilisés sont le questionnaire, l’interview, l’analyse documentaire.
Les résultats révèlent que, de manière globale, les radios des sept pays ont un taux d’accès moyen à l’internet (51,8 %), avec une grande disparité selon les pays et les types de radios. En effet, d’une part, alors que le taux de connectivité est de 72,2% pour les radios privées commerciales, il se limite à 31,5% pour les radios communautaires ou associatives. D’autre part, au niveau des pays, les radios ghanéennes présentent 93,5% de taux de connectivité, les radios sénégalaises 89,7%, alors que seulement 20% des radios de la Sierra Leone sont connectées.
Au Ghana et au Sénégal, pratiquement toutes les radios commerciales sont connectées. En outre, 72,7% des radios communautaires sénégalaises disposent de l’Internet, alors que seulement 8,3% des radios communautaires nigériennes sont dans ce cas. Le taux de connectivité, toutes radios confondues, au Burkina, Faso, au Bénin et au Mali, sont respectivement 61,5%, 55% et 34%.
C’est grâce à la technologie ADSL que la majorité des stations de la sous-région se connecte, en particulier au Sénégal, où plus de 92 % des stations accèdent au réseau mondial grâce à cette solution. Comme l’illustre les coûts d’accès présentés, dans certains pays, l’utilisation de l’internet devient de plus en plus accessible, mais ceci se limite aux régions ayant de bonnes infrastructures. La forte pénétration de la téléphonie mobile sur le continent permet aux stations d’en faire un outil incontournable de reportage et d’échanges avec les auditeurs ; cet usage remporte aujourd’hui l’adhésion de tous les auditeurs de radio.
Même s’il a été identifié environ 70 sites web de radios, celles-ci sont encore très faiblement et de manière très précaire présentes sur l’internet. Dans la plupart des pays, la diffusion en live sur internet est très instable (streaming régulièrement inaccessible) ou inexistante, bien que souvent annoncée. En outre, un grand nombre de ces sites web ont très peu - ou pas du tout - de contenus. Le Sénégal et le Ghana sont les pays où les radios disposent davantage de sites web, mais la diffusion en direct sur l’internet est beaucoup plus stable au niveau des radios ghanéennes. La présence sur le web illustre encore que ces deux pays sont ceux dont les radios tirent davantage profit des TIC.
Par ailleurs, les services à valeur ajoutée du mobile, en particulier le SMS, utilisé par 83,8% des stations interrogées, connaissent un énorme succès auprès des populations. Ces nouveaux services sont considérés comme d’importants outils d’interactivité entre stations radio et auditeurs, et constituent de plus une source potentielle de revenus substantiels pour l’entreprise radiophonique.
Globalement, le satellite est peu utilisé par les radios. Il sert principalement à la réception des programmes. Les radios communautaires sont les plus nombreuses à l’utiliser, à 57,7%, alors que cette statistique est de 28,8% pour les radios commerciales. Le fort taux d’utilisation de ce moyen de communication par les radios communautaires s’explique par les appuis internationaux dont elles bénéficient dans ce cadre. En ce qui concerne la diffusion de programmes par le satellite, quasiment seules les radios publiques, disposant de subventions publiques conséquentes, peuvent se permettre de l’utiliser, notamment vers l’Afrique, l’Europe et les USA.
Par manque d’information ou par méconnaissance des TIC, il a été également remarqué une confusion dans certains esprits entre logiciels libres et logiciels propriétaires, voire au sujet du type de connexion internet dont dispose la radio. Les besoins en formation restent énormes et concernent tous les domaines des NTIC, en particulier celui de la production numérique, de l’utilisation basique des ordinateurs, de l’Internet et celui de la création ou la maintenance de services avancés de diffusion et de téléchargement en ligne. Les coupures de courant sont particulièrement indexées dans les pays ayant les meilleures connectivités comme un véritable obstacle.
Plusieurs recommandations ont été faites à l’attention de tous les acteurs interpellés par le développement du secteur médiatique, au niveau national, régional et international. A titre d’exemple, on peut mentionner les recommandations suivantes :
1. Mettre en place, en impliquant toutes les parties prenantes, des stratégies nationales et régionales spécifiques et dédiées à la prise en compte des nouvelles technologies dans les radios et les médias en général;
2. Développer la connectivité dans les pays par l’augmentation de la bande passante, la consolidation des infrastructures, l’extension de la couverture des réseaux téléphoniques et la baisse des coûts d’accès ;
3. Former le personnel des radios en gestion du streaming audio et vidéo pour favoriser la présence des radios sur l’internet ;
4. Favoriser la mise en place de serveurs pouvant héberger les sites web des radios faisant du streaming à des coûts relativement abordables ;
5. Renforcer l’intégration des TIC dans la formation des journalistes et animateurs de radio, au niveau des structures et dispositifs de formation académique et alternative (auto-formation, formation par les associations et les réseaux de radios, etc.);
6. Faciliter les négociations auprès des opérateurs de télécommunications pour réduire les coûts d’accès aux TIC aux stations radios, en particulier celles qui sont communautaires ;
7. Favoriser la prise en compte de la convergence par les organes de régulation des TIC, en créant des mécanismes de collaboration entre régulateurs des médias et des télécommunications, ou en créant des organes de régulation uniques convergés ;
8. Mettre en place des actions dans les différents pays pour une meilleure compréhension et prise en compte des enjeux nationaux et internationaux de la radio numérique.Supervisée par le Programme TIC de l’IPAO, l’étude a été coordonnée par Malick Ndiaye, avec la collaboration de Hyppolite Djiwan (Bénin), Abdoulaye Diallo (Burkina Faso), Kwami Ahiabenu II (Ghana), Aziz Diallo (Mali), Abdourahamane Ousmane (Niger), Boubacar Khalil Ndiaye (Sénégal), Andrew Kromah (Sierra Leone).
* Ken Lohento, est coordinateur du TIC de l’Institut Panos Afrique de l’Ouest.
* Veuillez envoyer vos commentaires à ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org
Tagged under GouvernanceC’est au début des années 1980, au moment où les politiques d’ajustement structurel imposées par le FMI et la Banque Mondiale, commençaient à faire effet (restructurations, fermetures d’entreprises, licenciements…), que l’économie informelle a commencé à prendre de l’ampleur en Afrique. Recycleurs d’objets divers, vendeurs de cigarettes à l'unité, laveurs de pare-brise aux feux rouges, etc., les populations créent et multiplient des activités comme un «amortisseur de crise» et les institutions financières internationales, la Banque en particulier, montrent leur fascination devant tant d’ingéniosité. Aujourd’hui que la crise est plus profonde, ce secteur reste encore une soupape de sûreté, avec un fort potentiel de génération de revenus.
Cependant, cette informalisation ne saurait remplacer ni l’Etat ni les grandes entreprises pour une économie stable. Bruno Lautier, économiste et sociologue, est professeur à l'université de Paris I-Panthéon-Sorbonne (IEDES) a consacré un ouvrage au phénomène. Il fait ici l’objet d’une analyse par un économiste africain, Amady Aly Dieng, qui pose également les limites de ce segment des économies face aux crises de développement.
De quoi vivent-ils ? Cette question fascine les experts internationaux du tiers-monde. L’urbanisation accélérée depuis quarante ans a entassé des centaines de millions de migrants dans les périphéries des métropoles. Les individus et le secteur public ont perdu de plus en plus d’emplois, et les allocations chômage sont quasi inexistantes. Et pourtant ils survivent ; c’est donc qu’ils «se débrouillent», le plus souvent en dehors des lois et du fisc : vendeurs ambulants, ateliers des arrière-cours, cireurs de chaussures…, et d’innombrables activités qui constituent l’autre face du sous-développement. Pour tout cela, il fallait bien un nom et, depuis 1972, c’est «informel» (économie informelle ou secteur informel) qui s’est imposé.
Le mot a fait fortune. Que qualifier d’informel ? Typologies et listes d’activités ont alimenté les publications du Bureau international du travail (Bit), les thèses universitaires et mémoires. Devant l’effondrement du modèle de développement industrialiste (hormis les «dragons» d’Asie orientale et la Chine), l’extension de la paupérisation urbaine, le sous-emploi massif, il s’agit de savoir si l’économie informelle offre une solution, imprévue et peut-être pas optimale, au problème du sous développement.
Toutes ces questions sont traitées sous la forme d’une brève synthèse fort suggestive dans un livre aux dimensions modestes, mais remarquable par Bruno Laulier (1), économiste et sociologue, professeur à l’Université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne (IEDES).
L’expression «économie informelle» est une création des institutions internationales. Ce qui la compose existait avant qu’on la nomme ainsi, bien mal à propos d’ailleurs (puisqu’on verra qu’elle a bien des formes). Si on a réuni sous cette dénomination unique des réalités très diverses, c’est d’abord que l’on voulait faire jouer à cet ensemble un rôle dans les politiques de développement.
Les chapitres I et II de cet ouvrage sont consacrés à cette question, et au fait qu’on peut distinguer deux époques dans la vision de l’économie informelle promue par les institutions internationales (particulièrement le Bit et la Banque mondiale) : une époque (jusque vers 1985) où l’on y voyait le lieu de développement de stratégies de survie, seule une fraction de dynamique de petites entreprises étant destinées à se «formaliser» ; une seconde époque (à partir de 1987) où, devant la catastrophe sociale engendrée par l’ajustement structurel, on fait de l’informel le lieu de solutions à tous les problèmes sociaux ; à la fin des années 1990, le «secteur informel» cède la première place, dans le discours des institutions internationales, à un thème : la lutte contre la pauvreté, lui-même très lié à deux autres questions : celle de la «bonne gouvernance», et celle de la microfinance.
Le chapitre III pose la question de savoir s’il est légitime de parler de «secteur» informel. Il apparaît vite que non ; d’une part, à cause de son extrême hétérogénéité : d’autre part, du fait que si l’informalité se définit par le non-respect des règles étatiques, elle est partout présente à un degré ou à un autre, y compris dans les plus grandes firmes et au cœur de l’Etat. L’économie informelle, même si elle ne constitue pas un secteur, a sa spécificité : elle est structurée par un ensemble de mécanismes économiques et de logiques sociales qui sont analysés dans le chapitre IV.
L’économie informelle est multiforme. L’affirmation de l’inexistence de «barrières à l’entrée» dans l’économie informelle (ou de l’inexistence de facilité d’entrée) est une constance dans les analyses des organisations internationales de 1972 aux années 90. Le raisonnement suivi est celui-ci : les excédents de main d’œuvre, provenant principalement des campagnes vers la ville, n’ont pu trouver l’emploi dans les activités modernes. Les nécessités de la survie ont fait que les migrants se sont réfugiés dans les activités informelles.
Ce raisonnement en apparence limpide, qui a été repris par nombre d’universitaires et de responsables d’Ong, pose deux types de problèmes. Le premier est que l’économie informelle n’est pas composée principalement de migrants récents. Le deuxième problème vient de l’absence de barrières à l’entrée. Outre l’existence de barrières financières, on note l’existence de barrières à l’entrée, constituées par la différenciation, chez les non salariés, entre deux groupes : les petits patrons et une partie minoritaire des indépendants d’une part, la majorité des indépendants d’autre part.
Différentes logiques comme la maximisation du profit et l’accumulation, la solidarité familiale et les stratégies de survie sont en œuvre. Rechercher le profit maximal ne signifie pas accumuler. Cette recherche est en fait, pour les vendeurs ou prestataires de services à bas revenus, un élément d’une stratégie de survie.
Il existe quatre limites à l’accumulation liée à la nature de l’activité, à la difficulté d’accès au crédit, aux formes de la concurrence et au type de rapports sociaux.
B. Lautier examine la nature des relations qui existent entre la solidarité familiale et les stratégies de survie. De quelle famille parle-t-on ? Il s’agit de savoir si la solidarité familiale est simplement un moyen de pallier des événements fâcheux, ou une crise conjoncturelle ou si elle détermine effectivement la reproduction des unités qui composent l’économie informelle.
Il peut exister une logique de reproduction familiale qui prime sur la logique de croissance de l’entreprise. Cette logique de reproduction familiale vaut également dans de nombreux cas pour la famille élargie, ou même des ensembles plus vastes, comme la caste africaine. Ainsi Alain Morice interprète l’endogamie de la caste des forgerons à Kaolack, une ville du Sénégal, couplée à l’embauche exclusive comme apprentis des enfants de la caste autres que ceux du patron de l’atelier, comme une manifestation de la priorité de la reproduction du groupe social sur d’autres objectifs.
Le chapitre V, consacré aux relations multiples qu’elles entretiennent avec l’économie formelle, conduit à l’idée que les deux économies sont si étroitement imbriquées que leurs relations sont beaucoup plus complémentaires que de substitution (il est alors illusoire d’y voir un lieu de la solution à la crise sociale).
Le chapitre VI interroge la relation de l’Etat à l’économie informelle : que signifie la tolérance, voire l’encouragement, avec une illégalité aussi massive ? Les lois sont-elles faites pour être respectées, ou pour ne pas l’être?
La littérature sur l’économie - ou le secteur - informelle est gigantesque. Elle remplit des bibliothèques entières à Genève (siège du Bit), Washington (Banque mondiale), dans les universités de Paris, Londres, Rio, Abidjan… La plus grande partie de ces travaux est monographique, et on a l’impression que plus s’accumulent les travaux sur tel ou tel type de micro-entreprise à Bamako, Médellin ou Manille, sur les cireurs de chaussures et les gardiens de voiture, moins il est aisé de penser l’unité de tout cela.
Vers quel avenir nous entraîne l’informalisation de ces sociétés ? La réponse ne sera guère optimiste. Certes, l’économie informelle a permis de contenir les incidences sociales de l’échec de la plupart des projets de développement, comme des politiques de rigueur qui se sont ensuivies. Mais ce rôle de palliatif atteint déjà ses limites : l’économie informelle ne saurait remplacer l’Etat dans son rôle de prestataire de services collectifs, ni les grandes firmes industrielles dans la fourniture de biens à un prix compétitif et d’emplois stables. La victoire, dans de nombreuses régions du monde, de l’économie informelle est une victoire par forfait, et non par KO.
Au cours du premier âge de l’économie informelle (1971-1987), on a assisté à des débats sur la définition et les politiques de formalisation. Pour parler des activités du secteur informel, trois registres sont employés dans les pays du tiers-monde avant le milieu des années 70 : le premier est celui de la marginalité (Quijano). Le deuxième registre, plus propre aux économistes, est celui du sous-emploi ; depuis les travaux d’Arthur Lewis, la problématique dualiste domine l’économie du développement, opposant un secteur «traditionnel» marqué par le sous-emploi d’une main d’œuvre excédentaire, et un secteur moderne. Le troisième registre sur lequel on parle de l’économie informelle est celui de la pauvreté et de la recherche de la survie.
Au cours du deuxième âge de l’économie informelle (1987 - 2004), on s’est focalisé sur la lutte contre la pauvreté et l’économie solidaire. L’économie est le lieu de déploiement de la débrouillardise et de la solidarité.
Pourquoi il n’y a pas de «secteur» informel ? A quoi bon poser cette question de mots puisque lorsqu’on parle de «secteur» ou d’«économie», ce qui est informel est à l’évidence très différent de ce qui formel ? Pourtant, derrière la querelle des mots, c’est toute la discussion du dualisme qui est en cours : peut-on penser les sociétés en développement comme formées de deux parties, que l’on appellera moderne et archaïque, formelle et informelle ? Ou, au contraire, trouve-t-on des éléments de formalité ou d’informalité dans toutes les parties de la société ?
La question qui est sous-jacente à ce débat est bien de savoir s’il est légitime de proposer des politiques semblables pour cet ensemble d’activités extrêmement hétérogène que les organisations internationales nomment «secteur informel». A côté du microcrédit, une autre forme de microfinance a été largement promue par les institutions internationales, les tontines. La tontine n’est pas une banque ; elle ne crée pas de monnaie. Elle n’a pas été inventée uniquement pour financer les activités productives ; en Afrique, en particulier, elle sert fréquemment à financer des dépenses non productives (mariages, naissances, funérailles). Elle n’est pas à l’écart du système bancaire, puisque, généralement, l’argent est placé à la banque (ce qui permet de servir des intérêts aux participants).
1 - L’économie informelle dans le Tiers monde - Par Bruno LAUTIER - La Découverte 2004, 119 pages.
* Amady Aly Dieng est économiste, ancien fonctionnaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest.
* Veuillez envoyer vos commentaires à ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org
Tagged under GouvernanceL’élection présidentielle ivoirienne était prévue au 30 novembre. Mais à cette date, les listes électorales ne seront pas prêtes. L’ex-rébellion des Forces nouvelles est favorable à un nouveau report. Cependant, personne n’est en mesure aujourd’hui de donner la date exacte de ce scrutin qui aurait dû se tenir depuis 2005, à la fin du mandat de Laurent Gbagbo, l’actuel président. Dans un premier temps, la présidence ivoirienne avait évoqué la date du 15 décembre, mais celle-ci paraît improbable.
Tagged under Gouvernance Cote d’IvoireLes leaders politiques du Zimbabwe comptent désormais sur leurs voisins d'Afrique australe pour les aider à mettre en place un gouvernement d'union, après quatre jours de négociations qui ont notamment achoppé sur l'attribution du puissant ministère de l'Intérieur. Le président Robert Mugabe et son rival Morgan Tsvangirai se sont séparés le 17 octobre sur un constat d'échec, après quatre jours consécutifs de discussions à Harare sous l'égide du médiateur sud-africain Thabo Mbeki. Les discussions devraient reprendre le 20 octobre au Swaziland.
Tagged under GouvernanceL’opération d’identification et de recensement électoral, préalable à l’organisation en Côte d’Ivoire des élections, a été perturbée vendredi soir en certains endroits d’Abidjan par des étudiants qui ont emporté des valises de la société française, SAGEM sécurité. Ces étudiants disent avoir constaté que de nombreux centres de collecte sont pris en otages par les militants du rassemblement des républicains (RDR, opposition)…
Tagged under Gouvernance Cote d’IvoireUne épidémie de fièvre jaune s’est déclarée dans la sous-préfecture de Boda, particulièrement dans le village de Ngotto, au sud-ouest de la Centrafrique. Un communiqué invite toute la population en général et celle des zones à risque, en particulier, à évacuer sans délai, vers les structures compétentes de soins, toute personne présentant des signes fortement évocateurs de la fièvre jaune…
Tagged under Gouvernance
Pagination
- Page précédente
- Page 408
- Page suivante