• Les insurgés islamistes somaliens shebab, liés à Al-Qaïda, préparent d'autres attaques à Djibouti, où ils ont revendiqué un attentat suicide fin mai, a averti jeudi 12 juin, le ministère britannique des Affaires étrangères. Un contingent djiboutien, comptant un millier d'hommes, participe à la Force de l'Union africaine (Amisom) déployée depuis 2007 en Somalie pour combattre les shebab, auxquels elle a infligé ces deux dernières années une série ininterrompue de défaites militaires. Les effectifs de l'Amisom ont récemment été portés à 22 000 hommes. Londres a également mis en garde ses citoyens sur des risques d'attentats contre les endroits publics retransmettant la Coupe du monde de football dans plusieurs pays d'Afrique de l'Est, notamment Djibouti, l'Ethiopie, le Kenya et l'Ouganda, qui fournissent tous des troupes à l'Amisom.

  • Après la confirmation des charges contre l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, Human Rights Watch a appelé la Cour pénale internationale à ouvrir rapidement une enquête sur le camp d'Alassane Ouattara, l'actuel chef de l'Etat. Tout en saluant, dans un communiqué, «un grand pas vers la découverte de la vérité», Hrw regrette que la Cpi n'ait jusqu'à présent poursuivi que le camp Gbagbo. La procureure de la Cpi, Fatou Bensouda, n'a entamé de poursuites, à ce jour, qu'à l'encontre de Laurent Gbagbo, son épouse Simone et son ancien ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé.

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  • La Cour pénale internationale a décidé, jeudi 12 juin, après avoir douté de la solidité du dossier contre Laurent Gbagbo, de juger l’ex-président ivoirien pour crimes contre l’humanité. Premier ex-chef d’Etat poursuivi par la Cpi, Laurent Gbagbo, 69 ans, est accusé d’avoir fomenté une campagne de violences dans le but de conserver, en vain, le pouvoir à l’issue de la présidentielle de novembre 2010. Il assure avoir été évincé du pouvoir en faveur de son rival Alassane Ouattara à la suite d’un complot mis sur pied par la France, ancienne puissance coloniale en Côte d’Ivoire. Plus de 3 000 personnes ont été tuées dans les violences qui ont déchiré le pays en 2010 et 2011. Selon l’accusation, il a voulu "rester au pouvoir par tous les moyens (...) par des attaques meurtrières soigneusement planifiées". Ce que l’intéressé nie catégoriquement.

  • Catherine Samba-Panza a saisi la Cpi pour «poser un acte clair et fort contre l'impunité». Elle demande donc officiellement à la procureure de la Cpi d'enquêter sur la situation en Rca depuis le 1er août 2012. Une période qui correspond aux premières émeutes anti-Bozizé et à la création de la Séléka, qui avait ensuite renversé le président centrafricain en mars 2013. Raison invoquée : le piteux état du système judiciaire centrafricain, qui ne s'est pas encore remis des violences successives dans le pays. Fatou Bensouda avait déjà ouvert une enquête préliminaire en février dernier, mais selon le militant des droits de l'homme Brice Kapayen, également membre du Conseil national de transition, la Cpi doit maintenant aller plus loin. L'appel du ministère de la réconciliation à déposer les armes s'est soldé par un échec, aussi bien dans les quartiers musulmans que dans les quartiers chrétiens de Bangui.

  • Le président de l’Association burundaise pour la protection des droits humains et des personnes détenues (Aprodh), Pierre-Claver Mbonimpa, va finalement rester en prison jusqu'à son procès. Telle est la décision de la Cour d'appel de Bujumbura contre le président de l'Aprodh. Ce défenseur des droits de l’homme avait été arrêté le 15 mai dernier après avoir dénoncé notamment l'existence présumée de formations militaires de jeunes burundais en République démocratique du Congo ainsi que l'enrôlement, en territoire congolais, de Burundais pour le compte d'un groupe dissident du Fnl.

  • Plus d’une centaine de manifestants se sont rassemblés le mardi 10 juin devant le siège des Nations Unies pour dénoncer le projet de référendum et l’injustice qui sévit au Burkina Faso. Les manifestants venus des différents Etats des Usa ont protesté contre un éventuel référendum qui amorcera la modification de l’article 37 de la constitution. Majoritairement constitués d’étudiants, ces manifestants ont fait le pied de grue près de six heures de temps pour donner de leur voix. Ils ont, à travers des pancartes, des banderoles, mégaphone et slogans, dénoncé le manque de justice et de démocratie au Burkina Faso. Ils ont réussi à attirer l’attention de plusieurs organes de presse et de plusieurs délégations internationales.

  • Les pays d’Afrique de l’Ouest doivent décriminaliser la consommation de drogue et concentrer leur action contre les trafiquants, selon un rapport présenté jeudi 12 juin à Dakar par la Commission ouest africaine sur les drogues (Wacd). "L’expérience montre que la criminalisation de l’usage aggrave les problèmes sanitaires et sociaux, pèse lourdement sur le système pénal" en engorgeant les prisons, indique le rapport de la Wacd. "Avec la criminalisation de la drogue, ce ne sont pas les trafiquants qui sont arrêtés mais les consommateurs occasionnels", a déclaré M. Obasanjo, ancien président du Nigéria, lors de la présentation du rapport. Il préconise d’investir davantage dans les systèmes de traitement des usagers de la drogue et de renforcer la législation contre les "barons de la drogue".

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  • La plaine des morts. C’est le nom que les droits-del’hommiste et les associations de défense des «victimes» de Hissène Habré attribuent désormais aux sites qui servaient auparavant de lieu d’enterrement des «victimes» du régime de Hissène Habré. Selon des sources concordantes, il aurait existé plusieurs sites- cimetières dans différents endroits à Ndjamena. Pour mieux découvrir et comprendre ce qui s’est réellement passé, retour sur un de ces sites qui se trouve à quelques kilomètres de Ndjamena.

  • Le Front populaire ivoirien (Fpi), le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo, est en colère. Alors qu’une délégation de ce parti devait rencontrer en principe le vendredi 6 juin à Odienné, dans le nord du pays, Simone Gbagbo, l’épouse de l’ancien chef de l’Etat, les autorités l’en ont empêché invoquant des problèmes de sécurité. Le Fpi a souligné que c’était la quatrième fois qu’on lui refusait l’accès d’une localité à forte implantation du Rassemblement des républicains de Côte d'Ivoire (Rdr), le parti du président Ouattara. Cela signifie, selon Pascal Affi N’guessan, que le parti au pouvoir ne veut pas s’engager complètement dans le processus de normalisation et de réconciliation. Il demande au pouvoir de prendre ses responsabilités et de veiller à ce que la libre circulation des leaders politiques ne soit plus entravée sur l’ensemble du territoire.

  • Il y a 4 ans, le défenseur congolais des droits de l’Homme, Floribert Chebeya et son compagnon d’infortune, Fidèle Banzana ont été assassinés dans des circonstances qui n’ont toujours pas été élucidées par la justice congolaise. Cela n’est pas étonnant puisque de manière générale et particulièrement dans les républiques bananières, les crimes dans lesquels de fortes présomptions pèsent sur le pouvoir, sont invariablement frappés du sceau de l’opacité et de l’impunité. C’est ce sort qui semble être réservé à l’affaire Chebeya dans laquelle le pouvoir de Joseph Kabila est embourbé. Décryptage.

  • e Niger, l'un des pays les plus pauvres au monde, tente depuis plusieurs années de maîtriser sa fécondité galopante, provoquant la colère des islamistes radicaux, qui assimilent la contraception à "une oeuvre satanique de l'Occident". Sa croissance démographique est la plus forte au monde à 3,9% par an, soit 7,6 enfants par femme, selon les statistiques officielles. Conséquence : la population nigérienne a bondi de 3 millions en 1980 à plus de 17 millions en 2014. Elle atteindrait, si aucune réforme n'intervient, 56 millions en 2050. Ce baby-boom ininterrompu inquiète énormément dans un pays aride victime de crises alimentaires récurrentes liées à la sécheresse. La malnutrition infantile, provoquée par la faim, la maladie ou encore le manque d'hygiène et de structures, atteint des sommets : 5.900 décès d'enfants en 2012, 4.100 en 2011, 5.560 en 2010, selon l'Unicef.

  • La rébellion de la Renamo a menacé jeudi de lancer de nouvelles attaques à travers le Mozambique, déclarant la fin de la trêve conclue avec les forces gouvernementales. La Renamo, une ancienne guérilla antimarxiste, devenue en 1992 principale force de l'opposition après 16 ans de guerre civile, réclame un meilleur partage du pouvoir et accuse le Frelimo au pouvoir de s'accaparer tout le produit des richesses du pays.

  • Plus de 300 personnes se sont évadées jeudi 5 juin de la prison centrale de Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo. Cette évasion massive a causé la mort de quatre personnes, des dizaines auraient aussi été blessées. Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a déclaré que quarante-six prisonniers ont été rattrapés par les forces de police, et deux autres auraient été tués pendant les affrontements. Les circonstances de cette évasion sont encore inconnues. Les prisons congolaises font face à une surpopulation carcérale chronique.

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  • A Madagascar, près d'un mois après les violences qui ont agité la région de Fort Dauphin, les populations déplacées ne peuvent pas encore rentrer chez elles. Elles attendent le feu vert des forces de l’ordre, mais la situation est toujours précaire. Les tensions entre les différentes communautés persistent : elles s’accusaient mutuellement de vols de bœufs, elles s’accusent désormais de meurtre. En effet, la tension créée par les vols répétés de bêtes a débouché sur des affrontements qui ont fait au moins quinze morts il y a quelques jours. Deux villages ont été incendiés, et plus de 1 600 personnes sont sans abri. La plupart d’entre elles ont trouvé refuge à Amboasary sud – le chef-lieu de district –, où les familles survivent grâce à la solidarité familiale et aux distributions de vivres.

  • Six mois après sa mise en place par Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'Onu, une commission d'enquête internationale sur les exactions en Centrafrique a remis, le 5 juin, son premier rapport aux membres du Conseil de sécurité à New-York. Selon les experts onusiens, il est prématuré de parler de nettoyage ethnique ou de génocide en Centrafrique, mais des preuves ont été récoltées sur des crimes contre l'humanité. Des individus dans les deux camps - ex-rébellion Séleka et les miliciens anti-balaka - ont commis des crimes violant les lois humanitaires internationales ainsi que des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité.

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  • Abdul Sesay portait un fusil AK-47 au sein des "Forces du démon" de l'ex-chef de guerre emprisonné Charles Taylor, une milice qui a massivement tué, torturé et violé pendant la seconde guerre civile du Liberia. Onze ans après la fin de cette guerre, Abdul dort dans les rues de Monrovia et n'a pas d'emploi stable, essayant seulement de grappiller un peu d'argent pour acheter la drogue qui lui permet d'oublier son sort. Il était l'un des milliers d'enfants qui, au cours des deux conflits ayant coup sur coup ravagé le Liberia de 1989 à 2003, ont été enrôlés par les diverses milices en guerre comme combattants, porteurs de munitions, domestiques, cuisiniers ou esclaves sexuels. Brutalisés par ces guerres qui ont fait 250 000 morts, ces jeunes ont à la fois été victimes et auteurs de crimes horribles. Aujourd'hui adultes, ils mènent une nouvelle guerre contre la pauvreté et leur dépendance à la drogue. Récit.

  • Au moins 18 personnes ont été tuées et neuf autres blessées dans des affrontements inter-ethniques dans le comté de Wajir, dans le nord du Kenya, a annoncé mercredi 4 mai la Société de la Croix-Rouge kenyane. Les clans Garre et Degodia, qui avaient coexisté en harmonie dans les comtés de Mandera et Wajir pendant des années, sont devenus ennemis en raison de conflits politiques. Les deux clans sont présents et possèdent de milices dotées d'armes de pointe en Ethiopie. Degodia et Garre se battent depuis des années pour la suprématie et le contrôle du comté.

  • Il fut un temps où la Guinée Bissau, avec ses paysages idylliques et ses quatre-vingt-dix îles côtières presque vierges, était considérée comme un petit paradis sur la côte ouest-africaine. Mais ce merveilleux site, au fil du temps, s’est effacé pour laisser place à un pays déstabilisé par le trafic de drogue. Ce commerce mafieux perturbe sérieusement son économie et alimente parfois même des tensions internes entre les autorités politiques et militaires. C’est dans ce contexte que les Nations Unies et l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol) ont réaffirmé leur engagement à soutenir les autorités bissau-guinéennes dans leur lutte contre le narcotrafic et la criminalité organisée.

  • Le procureur a requis, jeudi 5 mai, la peine maximale en Egypte dans le procès de 20 journalistes et employés d'Al-Jazeera, dont quatre étrangers, accusés de soutenir les Frères musulmans, ces peines pouvant aller de 15 à 25 ans de prison selon leur avocat. Dans ce procès qui a déclenché un tollé international, neuf détenus sont jugés ainsi que 11 personnes par contumace. Seize Egyptiens sont accusés d'appartenir à une organisation terroriste - les Frères musulmans du président Mohamed Morsi destitué par l'armée - et quatre étrangers pour diffusion de fausses nouvelles, dont l'Australien Peter Greste et l'Egypto-Canadien Mohamed Fadel Fahmy, détenus avec d'autres journalistes d'Al-Jazeera depuis 5 mois.

  • Après la vague d'expulsion de ressortissants de la Rd Congo du Congo, une nouvelle convention sur la circulation des personnes a été proposée lors d’une rencontre à Kinshasa entre des délégations des deux pays. La convention devra être ratifiée par les assemblées nationales des Congo. Le contenu de la convention n'a pas été rendu public, mais selon des sources officielles à Brazzaville, il prévoirait que toute personne munie d'un laissez-passer et d'un passeport puisse se rendre de l'autre côté du fleuve Congo pour 72 heures. Déjà plus de 130 mille citoyens de la Rd Congo ont dû quitter le Congo depuis le mois d'avril. Brazzaville affirme que la grande majorité d'entre eux n'était pas en règle avec les services d'immigration. Les expulsés affirment avoir été brutalisés par la police. Sur ces allégations de mauvais traitements, une commission d'enquête mixte sera mise en place.

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