• A première vue, les violences au Nord-Mali, au Nigeria ou en Centrafrique ont peu de chose en commun. Pourtant, tout est lié, et c'est en partie à Kadhafi qu'on le doit. Enquête sur cet arc de crises qui inquiète les chancelleries.

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  • C'est la psychose générale chez les lycéennes du nord du Cameroun. Elles redoutent d'être enlevées comme leurs paires du Nigéria. "J'ai trop peur que les Boko Haram arrivent dans notre établissement pour nous kidnapper" a confié Sidonie Dimissigue, 15 ans, une de ces lycéennes du lycée de Fotokol, dans l'extrême nord du Cameroun. Fotokol, est aussi une région où la population est majoritairement musulmane avec un fort taux d'analphabètes. Selon les filles, la secte Boko Haram avait annoncé qu'elle viendrait dans leur région. Depuis cette annonce, prendre le chemin de l'école est un risque pour elles.

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  • Plus de 260 ressortissants du Cameroun sont expulsés du Gabon ainsi que des dizaines de ressortissants d’autres pays africains. Les personnes expulsées ont dénoncé ‘’la brutalité des policiers gabonais », ce qui ne leur aurait pas permis, disent-elles, de ‘’prendre même un habit de rechange, tous nos bien ayant été confisqués ». En plus des Camerounais, on compte des ressortissants des pays d’Afrique de l’Ouest, notamment, des Ghanéens, des Maliens, des Nigérians ou encore des Sénégalais.

  • L’Afrique du Sud vient de muscler sa législation relative à la lutte contre l’immigration à l’heure où son économie enregistre un ralentissement inquiétant. Une nouvelle loi qui vient d’entrer en vigueur a introduit de nouvelles mesures visant à limiter l’obtention des permis de travail, des visas de résident permanent ou de visas de conjoint. Les immigrés n’ont dorénavant plus le droit de quitter le territoire de la nation arc-en-ciel s’ils sont en train de renouveler leur visa. En cas d’infraction, ils risquent une amende à la frontière et une interdiction de séjour pouvant aller jusqu’à cinq ans. De nombreux étrangers se retrouveront ainsi bloqués en Afrique du Sud puisque la procédure de renouvellement prend généralement plus de six mois.

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  • Le mercredi 4 juin, le département d'Etat américain s'était dit "vivement inquiet des arrestations et de la disparition de dizaines de citoyens rwandais" et avait appelé Kigali à "s'expliquer sur le sort des personnes arrêtées au cours des deux derniers mois et actuellement en détention". Lors d'un déplacement jeudi dans l'ouest du Rwanda, M. Kagame, faisant référence à "ceux qui parlent de disparitions", a averti : "Nous allons continuer à arrêter plus de suspects et si possible tuer en plein jour ceux qui tentent de déstabiliser le pays", selon ses propos rapportés par le journal The East African. Le gouvernement rwandais avait déjà vivement répondu aux critiques américaines, affirmant "agir légalement pour répondre à de graves menaces pour sa sécurité" causées par les Forces démocratiques de libération du Rwanda.

  • La région Atsimo Andrefana, située dans le sud-ouest de Madagascar, s'est engagée à mener une lutte contre l'exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales avec le lancement d'un projet visant à en retirer ces enfants et à les insérer dans la formation professionnelle, a-t-on appris mercredi 4 juin, d'un communiqué publié par l'Organisation internationale du travail à Madagascar. Ce programme d'action cible ainsi 125 enfants âgés entre 12 et 17 ans, dont 80 victimes qui seront retirés de cette pire forme du travail des enfants, interdits aux moins de 18 ans et réinsérés dans la formation professionnelle et accompagnée dans la vie active

  • Le cas du Rwanda est quoi qu’il en soit dramatique. Il n'y a aucun signe montrant que l'ensemble de la région puisse un jour sortir des guerres et du chaos, ce qui autorise l'ingérence impérialiste permanente et le pillage des ressources, notamment congolaises. La seule solution admissible serait de diluer l'héritage de violence du Rwanda à travers la construction d'une sorte de vaste « confédération » de la région des Grands lacs.

  • La Centrafrique traverse une nouvelle crise aigüe. Le vendredi 30 mai, des rafales ont été entendues dans plusieurs quartiers de Bangui. Des marches rassemblant des milliers de personnes ont été organisées lors desquelles deux personnes ont été tuées par balles. La majorité de ces manifestants sont à l'heure actuelle rassemblés dans le quartier de Lakouanga, où une mosquée a été incendiée jeudi 29 mai. Ils réclament le départ du contingent burundais et la démission de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza. Selon une source sécuritaire française, la force Sangaris a été aussi visée par des tirs.

  • Le procès de Karim Wade aura finalement lieu le 31 juillet 2014. Et tout porte à croire que l’audience sera publique. Mais contrairement au souhait des conseils de Karim Wade, elle ne sera pas télévisée. Pour rappel, Karim Meïssa Wade a été inculpé depuis le 17 avril 2013 pour enrichissement illicite, au même titre qu’un certain nombre de présumés complices. Dans le dossier d’accusation, son patrimoine est fixé à 117 milliards de Francs Cfa en lieu et place des 694 milliards avancés par le procureur dès les premières heures de l’enquête sur la traque des bien supposés mal acquis.

  • La secte islamiste nigériane, Boko Haram, a libéré quatre sur les plus de 200 filles qu'elle a enlevées en avril dans le nord du pays, 'pour raisons de santé', a rapporté la presse locale le mercredi 28 mai. La libération des filles, intervenue mardi, porte à 57 le nombre total de filles qui se sont soit échappées, soit ont été libérées depuis leur enlèvement qui retient l'attention du monde entier.

  • Des dizaines de membres de l'organisation terroriste ont attaqué les villages de Gumushi, Amuda et Arbokko, ouvrant le feu sur les habitants et incendiant les maisons avec des cocktails Molotov. Le président nigérian Goodluck Jonathan a promis, jeudi 29 mai, une "guerre totale" contre Boko Haram. L'insurrection islamiste est montée en puissance depuis 2009 dans le Nord, faisant des milliers de morts. Le mouvement a intensifié ces derniers mois ses attaques, tuant plus de 2.000 personnes depuis le début de 2014 dans le pays.

  • Plusieurs soldats camerounais ont été blessés dans une attaque de la secte islamiste nigériane Boko Haram après la capture d'un membre de celle-ci mercredi 28 mai à Kolofata, une localité de la région de l'extrême-nord limitrophe du Nigeria. Cette nouvelle attaque de Boko Haram intervient au moment du déploiement de renforts de l'armée camerounaise dans l'extrême-nord pour y combattre les combattants de ce mouvement fondamentaliste. C'est la troisième attaque en un mois dans la même région.

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  • Dix Tchadiens ont été tués par des hommes armés habillés en tenue militaire dans le sud de la Libye voisine, où sévissent des milices, a annoncé le jeudi 29 mai, le ministère tchadien des Affaires étrangères, dans un communiqué, affirmant que les assaillants étaient "tous libyens". Selon le ministère, ces Tchadiens avaient «quitté Tripoli à destination du Tchad avant d’être interceptés et abattus sans aucune forme de procès», sans apporter de précisions sur les circonstances du drame. Ce gendre de meurtre de Subsahariens n’est pas rare dans le pays depuis la chute de Mouammar Kadhafi. Dans le sud libyen notamment, des immigrés d’Afrique subsaharienne sont régulièrement victimes d’attaques de groupes armés. Depuis la chute du régime de l’ancien leader libyen, plusieurs dizaines de milliers d’entre eux sont rentrés dans leur pays par crainte des représailles à leur encontre.

  • Encore un rebondissement dans le dossier Hissène Habré. Les avocats de l’Etat tchadien ont interjeté appel après le rejet de constitution de partie civile de l’Etat tchadien par les chambres africaines extraordinaires (Cae). Ils soutiennent que le Tchad a le droit de se constituer partie civile. Parce qu’il est aussi victime dans cette affaire Habré. Ils restent à l’écoute de la chambre d’accusation et compte continuer la bataille judiciaire. A noter que dans leur ordonnance du 21 mai, les quatre juges d’instruction ont estimé que le Tchad «ne peut être considéré comme victime d’aucun des crimes relevant de la compétence des Chambres africaines extraordinaires». Pour les victimes, cette volonté du Tchad est une récupération de leur lutte et une immixtion dans la procédure.

  • La crise en République centrafricaine est infiniment plus complexe. L'aspect confessionnel du conflit, où chacun se définit désormais en fonction de sa religion, masque les ressorts profonds du drame centrafricain. Deux communautés, qui, jusque-là, cohabitaient sans heurt majeur, vivent dans la peur l'une de l'autre. La minorité musulmane tient encore les leviers du pouvoir militaire et civil, mais pour combien de temps ? Qu'ils soient combattants de la Séléka ou simples civils, hommes mûrs ou enfants prépubères, tous déambulent armés dans les rues de cette ville située à la «frontière» entre l'ouest du pays, sous la coupe des milices anti-balaka (chrétiennes), et l'est, sous contrôle de l'ex-rébellion musulmane.

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  • La Côte d’Ivoire a décidé de « durcir » ses textes pour lutter contre la traite des enfants, a annoncé mercredi 21 mai 2014, le gouvernement à l’issue d’un conseil des ministres. La Côte d’Ivoire est régulièrement accusée par des organisations humanitaires de ne pas lutter efficacement contre la traite des enfants, notamment dans les champs de cacao. Selon l’Unicef, le recours aux enfants est aussi amplifié par des facteurs comme la traditionnelle migration saisonnière, la pauvreté des pays limitrophes de la Côte d’Ivoire, la conception socioculturelle du travail, la perméabilité des frontières ainsi que la corruption

  • Alaa Abdel Fattah, figure de la révolte qui a mis fin à 30 ans de règne sans partage de Moubarak, voit de nouveau ses activités de militant "pour la liberté" le conduire devant les juges, face au pouvoir intérimaire dirigé de facto par le maréchal Sissi, qui a destitué il y a 11 mois le président islamiste Mohamed Morsi. Poursuivi pour avoir désobéi à une loi interdisant toute manifestation non autorisée par la police, il assure : "La présidence Sissi ne sera pas un retour au régime Moubarak. Ce sera pire!" Alors même s'il pense comme tout le monde que l'élection est "jouée d'avance", il votera pour le leader de gauche Hamdeen Sabbahi, l'unique rival de Sissi, qui "détient déjà le pouvoir de fait".

  • Ils sont entre 250 et 300 Sénégalais détenus en Angola. La révélation et de Alioune Tine, président du Comité sénégalais des droits de l'Homme (Csdh). En mission en Angola pour la 55ème session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples, Alioune Tine en a profité pour s’enquérir des difficultés auxquelles sont confrontés les Sénégalais qui ont besoin d'être soutenus.

  • Le chef de l’État opte pour la fermeté dans le traitement de l’affaire des violences qui ont marqué l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad). Il a donné des instructions fermes au Gouvernement, en particulier au Ministre de l’Intérieur, pour une sécurisation convenable des espaces universitaires, afin de préserver les étudiants soucieux de suivre leurs études. Il a aussi demandé l’application des lois et règlements, contre ceux qui s’adonnent aux actes de violence dans les campus universitaires.

  • Des affrontements ont opposé jeudi 22 mai, à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, des étudiants et des forces de l'ordre qui ont bouclé le campus social. Les étudiants avaient saccagé la direction du Centre des oeuvres universitaires de Dakar (Coud).?Les forces de l'ordre avaient envahi le campus, tabassant plusieurs étudiants dont certains se trouvaient dans leurs chambres. Les étudiants réclament le payement de leurs bourses d'étude, l'admission de tous en Master et le départ des forces de l'ordre du campus pédagogique. Le vendredi 23 mai les étudiants avaient commencé à percevoir leurs bourses. Si cette question est pour l’heure réglée, il reste l’autre point : l’ouverture du Master à tous les étudiants. Une demande à laquelle le ministre de l’Enseignement supérieur ne semble pas près de céder.