Les Ministres étudieront les modalités du gouvernement d’union

Moniteur de l'UA: Résumé Hebdomadaire 168, 2009

Le douzième sommet de chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine (UA) a pris fin le 4 février 2009 avec une série de décisions et de déclarations dont la transformation de la Commission de l’union africaine (CUA) en Autorité de l’union africaine (AUA). Les dirigeants africains sont tombés d’accord sur la création de l’AUA comme une première étape vers la création d’un gouvernement continental après une session spéciale consacrée à ce sujet, mais ils n’ont pas pu s’accorder sur les modalités du changement. Cependant, évitant l’échec du processus, les ministres des affaires étrangères ont été chargés d’ajuster les positions divergentes qui ont retardé la formation de l’Autorité et de soumettre un rapport à l’assemblée avant le sommet de juin prochain. Le nouveau président en exercice de l’UA, le guide libyen Mouammar Kadhafi a déclaré qu’il utiliserait la sagesse des anciens dirigeants africains et de ceux en exercice pour lancer des réformes à travers l’Afrique en vue d’harmoniser des stratégies de défense et de politique étrangère avant d’atteindre le but ultime des Etats-Unis d’Afrique. Même si le Nigeria est en faveur de la création du gouvernement d’union, il recommande l’implication des parlements nationaux africains dans ce processus pour s’assurer de son appropriation par les populations étant que l’objectif de l’établissement de ce gouvernement est d’être au service des citoyens africains.

Par ailleurs, les chefs d’état et de gouvernement africains ont retiré leur décision de suggérer que le Conseil de sécurité de l’ONU reporte l’exécution du mandat d’arrêt contre le président soudanais, Omar El-Bashir, pour permettre au Conseil de paix et de sécurité de l’UA d’examiner en profondeur la crise à travers la mise sur pied d’un tribunal spécial. De plus, le président de la Commission de l’UA, Jean Ping, a dépêché un émissaire spécial, Amara Essy, à Madagascar pour demander aux parties adverses à explorer les voies et moyens de mettre fin à la crise politique sur la Grande île de l’Océan indien.

Cependant, un atelier sur les stratégies de recours juridique pour la promotion et la protection des droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres en Afrique s’est déroulé en Afrique du Sud. Par ailleurs, la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest et l’Union européenne vont reprendre les négociations sur les Accords de partenariat économique que les Européens proposent aux pays d’Afrique et considérés par beaucoup d’Africains comme un danger aux faibles industries africaines. Pour finir, la secrétaire d’État américain, Mme Hillary Clinton, a déclaré que les objectifs de politique étrangère du futur gouvernement Obama en Afrique subsaharienne se fonderaient sur des intérêts d’ordre sécuritaire, politique, économique et humanitaire.