Afrique : Des archevêques s'opposent aux violences et fraudes électorales
Plusieurs archevêques africains ont adopté des positions en pointe face aux violences religieuses et aux fraudes politiques et économiques, conformément aux directives du Vatican, même si Rome s’inquiète de certaines dérives du clergé en Afrique. Au Nigeria, le cardinal de Lagos et l’archevêque d’Abuja ont clamé haut et fort qu’il n’y avait pas de guerre de religion, désavouant les appels à la vengeance, et critiquant la faiblesse du gouvernement et ses mesures économiques. Au Sénégal, le cardinal Adrien Sarr a critiqué le gouvernement pour ne pas faire assez pour la paix en Casamance. Au Burkina Faso, l’archevêque de Ouagadougou a indiqué que les évêques s’opposaient à une révision de la Constitution qui permettrait au président Blaise Compaoré de briguer un nouveau mandat. Au Cameroun, le cardinal à la retraite Christian Tumi, non suivi par tous les autres évêques, dénonce la corruption du régime du président Paul Biya.