• L'Angola à l'heure de l'austérité. Comme tous les pays producteurs de pétrole, ce pays est affecté par la baisse du prix de l'or noir depuis plusieurs mois. Le pétrole représente 75 % de ses recettes fiscales et 90 % de ses exportations. Cela signifie donc une perte considérable de revenus, une diminution du volume de dollars en circulation dans le pays et un ralentissement économique. Et les conséquences sociales sont lourdes…

  • La grande campagne de lutte contre les criquets à Madagascar pourrait s’arrêter faute de financements. Les opérations de traitement des essaims doivent continuer jusqu’au mois d’août mais il manque 6 millions de dollars pour poursuivre le travail. L’invasion touchait les deux tiers du pays en 2012, ce qui avait conduit les autorités et l’organisation des Nations unies pour l’agriculture à lancer une vaste opération de lutte contre les criquets. Aujourd’hui l’invasion est stoppée mais si le programme s’arrête elle risque de reprendre et c’est tout le pays qui serait menacé.

  • « Quand vous affrontez les compagnies les plus riches de la planète, le combat n’est pas équitable», prévient Naomi Klein, écrivaine et militante altermondialiste canadienne dont le nouveau livre « Tout peut changer », sort en France en mars. Ces compagnies, vous les connaissez, ce sont celles qui exploitent le pétrole, le charbon et le gaz enfouis dans le sol : Bp, Exxon, Shell, Total… Si elles extraient l’ensemble des réserves fossiles qu’elles détiennent, ce ne sera plus un réchauffement mais un embrasement climatique, à cause du carbone qui sera libéré dans l’atmosphère. Pourtant, Naomi Klein demeure optimiste et voit dans la période qui s’ouvre « une opportunité unique pour notre génération » pour changer le système.

  • Grève des enseignants, dans les hôpitaux, le secteur privé... Déjà confronté à une période budgétaire difficile marquée par la chute des prix du baril, le régime du président gabonais Ali Bongo Ondimba traverse une série de turbulences sociales, avant la présidentielle de 2016. A l'appel d'une vingtaine de syndicats de la Fonction publique, notamment de l'éducation nationale et de la santé, les fonctionnaires sont entrés en grève début février pour réclamer des revalorisations salariales. Après des semaines de négociations houleuses, les fonctionnaires ne lâchent rien. En première ligne dans le bras de fer avec le pouvoir, le secteur éducatif - réputé frondeur - brandit désormais la menace d'une année blanche dans le public.

  • Le lion, que l'on croyait disparu depuis des années au Gabon, vient de faire son retour dans le sud-est du pays, où des images d'un mâle ont été prises récemment, selon un communiqué de l'Ong américaine de protection des fauves Panthera. Cette découverte est le fruit du hasard, puisque les caméras avaient été installées au départ par l'Institut de recherches allemand Max-Planck dans le cadre d'une étude sur les chimpanzés. Une nouvelle étude devra désormais déterminer si le mâle filmé "est un individu solitaire, qui peut avoir migré à partir d'une population" vivant en Rdc, ou s'il "fait partie d'une nouvelle population de lions qui se reproduit au Gabon" afin de mieux les protéger, explique le communiqué.

  • Le lion d'Abyssinie s'affiche en Ethiopie sur les pièces de monnaie, les bus, les avions et de nombreuses statues dans les rues d'Addis Abeba. Mais ces félins de pierre seront peut-être bientôt les seuls à entretenir la légende du fauve abyssinien, célèbre pour sa crinière noire et emblème national en Ethiopie, aujourd'hui menacé par la destruction galopante de son habitat. Selon la plus récente estimation, faite en 2012 par le biologiste américain Jason Riggio, les lions d'Ethiopie ne seraient plus qu'un millier, principalement dans les zones frontalières avec le Soudan du Sud, la Somalie et dans une poignée de parcs nationaux dans le centre et l'est du pays. Les lions africains sont en déclin sur tout le continent et la petite population de lions abyssiniens ne fait pas exception.

  • Le président zimbabwéen Robert Mugabe a admis des lacunes dans le programme controversé de réforme agraire du pays. "Je pense que les fermes que nous avons donnés sont trop grandes. Ceux à qui nous les avons donnés ne peuvent pas les gérer", a indiqué le chef de l’État âgé de 91 ans. Dans le passé, il a eu tendance à mettre en cause la météo pour justifier la faible productivité agricole. La saisie des terres des fermiers blancs est considérée comme un facteur clé dans l'effondrement économique du Zimbabwe depuis 2000.

  • Les municipalités namibiennes ont dû réaliser des arrangements spéciaux pour recevoir les milliers de demandes de terre de la part des jeunes, suite à l'appel lancé par Job Amupanda, leader des jeunes suspendu par le parti au pouvoir. M. Amupanda a été suspendu par la Swapo en novembre dernier. Il s'était attribué un terrain à Klein Kuppe, banlieue chic de Windhoek. Depuis, il a mobilisé plus de 14000 jeunes de la capitale pour qu'ils demandent des terres urbaines sous la bannière de "Affirmative Repositioning".

  • En Afrique du Sud, la répartition des terres agricoles est encore basée sur une législation datant de 1913. Cette loi, appelée "Natives Land Act" n'accordait à la majorité noire que 7% des terres sud-africaines. Lorsqu'en 1994, le système d'apartheid, basé sur une législation raciste, est tombé, nombreux étaient les Sud-Africains qui étaient enthousiasmés par la perspective qu'avec la fin de l'apartheid politique, l'apartheid économique serait aussi révolu. Or, depuis 1994 seule une petite partie des terres agricoles ont changé de propriétaire, aujourd'hui quatre cinquièmes de ces terres sont encore possédées par des Blancs. Dans son programme, l'Anc avait bien inscrit la redistribution des terres et le dédommagement des victimes d'anciennes expropriations et déplacements forcés, mais a poursuivi une politique prudente jusqu'ici pour éviter des conflits. C'est ainsi que la majorité des demandes ont été réglées par des petites sommes d'argent et non par l'attribution de terre.

  • La municipalité de Windhoek, capitale de la Namibie, a demandé à ses habitants de faire attention à leur consommation d'eau, car le pays connaît une sécheresse sévère. Dans un communiqué publié mercredi 11 février, la municipalité a informé les habitants que l'eau était très limitée en ce moment. Windhoek a encouragé ses habitants à ne pas arroser leurs jardins, à ne pas nettoyer leurs voitures, à ne pas remplir leurs piscines et à réduire leur consommation d'eau d'au moins 10%.

  • Un total de 158 personnes ont été tuées par les tempêtes et les inondations qui ont frappé cette année le centre et le nord du Mozambique. Quelques 177 000 personnes ont été affectées, 654 écoles, sept centres médicaux et une centaine de sites commémoratifs ont été détruits, a indiqué le porte-parole officiel du gouvernement et ministre adjoint de la Santé. L'éruption du choléra dans certaines régions des provinces de Nampula, de Niassa et de Tete a coûté la vie à 19 personnes, alors que 1 671 cas ont été confirmés.

  • Les dés sont déjà jetés. C’est la fin des rhinocéros blancs du Kenya. Il n’en reste plus que cinq, qui ont du mal à procréer. Ils se trouvent dans le zoo tchèque du Dvur Kralove. Cette fois-ci, même la science n’y peut rien. Leur extinction est inévitable ! Les scientifiques sont formels ! Il est trop tard. Beaucoup trop tard, car ils ont été victimes de conflits dans leur zone, dans le nord du pays, qui ne les a pas épargnés. Désormais, le seul espoir des scientifiques et défenseurs de l’environnement est que grâce aux progrès de la science, qu’il soit possible de les ressusciter artificiellement : concevoir, par fécondation in vitro, des "bébés rhinocéros éprouvettes" qui seraient implantés dans une mère-porteuse d’une autre sous-espèce.

  • L'Afrique du Sud envisage de légaliser le commerce de la corne de rhinocéros. Le pays étudie plusieurs options pour tenter de stopper le massacre de ses pachydermes. Ces dernières années, le braconnage a explosé alors que plus de 21 tonnes de cornes de rhinocéros sont actuellement stockées dans le pays. Leur vente pourrait rapporter plus d'un milliard 200 000 dollars. Un comité d'expert composé de 21 personnes doit peser le pour et le contre de la légalisation de ce commerce. Un rapport sera remis au ministère de l'environnement avant la fin de l'année.

  • Que ce soit pour la société civile ou les administrations fiscales, il est presque impossible d’identifier tous les lieux d’implantation des groupes internationaux. Le manque d’informations disponibles concerne très souvent des territoires caractérisés par l’opacité ou les conditions fiscales « optimales ». Ainsi les activités de Total en Angola sont gérées depuis les Bermudes, et les opérations en Mauritanie, au Mozambique ou au Venezuela, etc. Des députés français ont voulu y voir plus clair. Difficile.

  • A deux semaines de la présidentielle au Nigeria, alors que le nord-est du pays est ravagé par les islamistes de Boko Haram, un autre foyer d'insécurité menace de se rallumer dans le sud, d'où provient l'essentiel du pétrole nigérian. Les militants armés qui on fait régner la violence dans la région du Delta du Niger, jusqu'à ce qu'un accord d'amnistie soit signé en 2010, menacent de reprendre les armes si le président sortant Goodluck Jonathan, un chrétien de l'ethnie Ijaw, le premier chef de l'Etat issu de leur région, n'est pas réélu. "Nous ne sommes pas contents des attaques constantes contre la personne de Jonathan dans le nord (du pays). S'ils n'arrêtent pas de le molester, nous allons être obligés de reprendre les armes", prévient Kennedy Tonjo-West. Avant l'amnistie, M. Tonjo-West et le groupe de 300 combattants qu'il dirigeait multipliaient les attaques contre les installations pétrolières dans les criques de cette région marécageuse. Les violences perturbaient fortement la production pétrolière, qui représente 80% des revenus de l'Etat et la quasi-totalité des revenus à l'exportation.

  • La récolte de cacao du Ghana sera en deçà des prévisions officielles du conseil ghanéen du cacao (Cocobod) en raison de l’harmattan. En effet, ce vent sec provenant du Sahara et soufflant sur les pays d’Afrique occidentale entre les mois de décembre et de janvier, fait souvent perdre aux cacaoyers leurs fleurs. En outre, ces pays sont actuellement confrontés, dans les régions productrices de la fève, à une faible pluviométrie. Ainsi, certaines régions du nord et du centre du Ghana n’ont reçu que 10 à 20% des quantités moyennes de pluies qui les arrosent. Lles nouvelles prévisions tablent sur une baisse d’environ 9% de la récolte par rapport à la campagne passée, et le Ghana devrait se retrouver avec environ 820 000 tonnes de cacao au terme de cette saison.

  • Il n'y a plus de coulées du volcan Pico do Fogo au Cap-Vert, en éruption depuis le 23 novembre, mais des projections de gaz et cendres continuaient d'être enregistrées, ont indiqué des témoins et un expert de cet archipel lusophone. Dès les premières heures de l'éruption de Pico do Fogo, haut de près de 2 900 mètres et situé sur l'île de Fogo (sud), près d'un millier de personnes ont été évacuées de la zone de Cha das Caldeiras, au pied du volcan, dont la lave a détruit deux villages riverains, Portela et Bangaeira, et causé de nombreux dégâts matériels.

  • Le massacre des éléphants d'Afrique et le commerce de leur ivoire en Chine sont "hors de contrôle" et pourraient aboutir à l'extinction des pachydermes vivant en liberté d'ici une génération, ont averti des défenseurs de l'environnement. Des quantités de plus en plus importantes d'ivoire sont vendues dans un nombre croissant de boutiques en Chine, dénoncent dans un rapport conjoint les associations Save The Elephants et The Aspinall Foundation, estimant que plus de 100 000 éléphants d'Afrique ont été tués entre 2010 et 2012. Selon le rapport, le nombre de commerces d'ivoire patentés est passé de 31 en 2004 à 145 l'an dernier, tandis que le nombre d'usines de transformation d'ivoire est passé de neuf à 37 au cours de la même période, tandis que la vente illégale d'ivoire dans des commerces sans licence progresse au même rythme.

  • A l'île Maurice, l'eau est rationnée depuis lundi 24 novembre, en raison d'une baisse inquiétante du niveau des réservoirs même si l'état de sécheresse n'a pas officiellement été déclaré. Selon l'autorité centrale de l'eau (Cwa) de l'île Maurice, la moyenne du taux de remplissage dans les différents réservoirs est de 47,1 % alors que les pluies d'été ne sont pas attendues avant mi-décembre. Selon un communiqué émis par la Cwa, c'est le centre de l'île qui sera le plus affecté par le régime drastique mis en place avec seulement entre 3 et 5 heures de distribution en moyenne par jour, entre 15h et 20h.

  • Djibouti va démarrer en 2015 trois projets d'envergure dans le cadre de la lutte contre la soif, a annoncé mardi 25 novembre le ministre djiboutien des Affaires étrangères, Mahmoud Ali Youssouf. Le premier projet est la construction de la première usine de dessalement d'eau de mer de Djibouti, d'une capacité de 22 500 m3 par jour. Le second projet consiste à amener de l'eau potable de Shinilé, ville de l'Éthiopie. Et le troisième projet à mettre en œuvre en 2015 comprend la construction de neuf nouveaux forages, d'un débit total de 1,6 millions de m3, la réhabilitation du réseau d'eau potable de la capitale, et la réduction progressive du taux de perte globale d'eau dans le réseau.