• La sixième réunion du comité sous-régional de pilotage du Programme MIKE/Afrique centrale vient de se tenir à Brazzaville, pour discuter des thèmes relatifs à la conservation et à la gestion durable de l'éléphant dans la sous région. Selon les statistiques publiées récemment par le bureau de l'Accor de Lusaka, les saisies d'ivoire dans les six pays signataires de cet accord sont passées de 12.319 kg pour la période de 2008-2009 à 12.934 kg pour la période 2009-2010, soit une augmentation de 615 kg . Ces assises précèdent la mise en place d'un Fonds pour l'Eléphant, en novembre prochain à Nairobi.

  • La constitution de l’Ouganda accorde aux femmes l'égalité et la protection juridique contre les pratiques traditionnelles discriminatoires, mais il n'y a pas eu de réformes de la loi et cette disposition constitutionnelle a eu peu d'impact. Comme partout en Afrique subsaharienne, le droit coutumier entrave les efforts pour réformer le régime foncier et augmenter l'accès des femmes à la terre et à la propriété foncière.

  • La sécheresse est récurrente dans le nord du Mali et de nombreux éleveurs vont inévitablement se retrouver dans une situation de crise à l’avenir, selon les agences humanitaires. Les spécialistes du bétail et des moyens de subsistance estiment que les bailleurs de fonds, le gouvernement et les agences humanitaires devraient s’attaquer aux priorités afin d’améliorer la capacité des éleveurs à absorber les chocs à venir. Entre autres, faire pression sur les bailleurs pour financer des projets de relèvement précoce destinés à aider les éleveurs à reconstituer leurs moyens de subsistance,

  • Avec deux vaches dans une étable, on peut produire du biogaz chez soi. Il remplace avantageusement le bois de chauffe qui se fait rare et enfume les cuisines. Au Rwanda, on note un engouement des ménages ruraux pour les digesteurs dont 350 ont déjà été installés, avec le soutien du gouvernement. D’habitude, herbes sèches, déchets agricoles, bois, charbon de bois, etc., constituent les principales sources d’énergie de chauffe, de cuisson et d’éclairage, mais les coupes de bois détruisent l'environnement et ce combustible est de plus en plus difficile à trouver.

  • Les dernières girafes d’Afrique de l’ouest se trouvent dans une région du sud-ouest du Niger. Grâce à l’action d’une association de sauvegarde des girafes, les populations locales tirent des revenus de la présence de ces animaux et contribuent à les protéger dans leur environnement. Il y a dix ans, on ne comptait au total que 50 individus de ces animaux ni sauvages ni domestiques au long cou. En 2010, ils sont plus de 220 individus grâce aux interventions de l’Etat nigérien, des partenaires au développement comme l’Union européenne, l’Organisation néerlandaise de développement (SNV) et des amis de girafe regroupés au sein de l’ASGN.

  • Un chimpanzé, qui s'était rendu célèbre en grillant des cigarettes, a rendu son dernier souffle à l'âge avancé de 52 ans, a déclaré le 6 octobre un responsable du zoo sud-africain où il vivait. Mort de son grand âge, sa dépendance ne semblait pas avoir affaibli son organisme: Charlie a vécu dix ans de plus que la moyenne de son espèce. Une autopsie devait tout de même être pratiquée pour déterminer avec certitude les causes de sa mort.

  • De février à septembre 2010, des chercheurs ont parcouru le Fleuve Congo à Kisangani et plusieurs de ces affluents de la province Orientale pour procéder à l'identification des poissons vivants dans la partie supérieure du Bassin du Congo et étudier leur mode de vie ainsi que la biodiversité de cette partie septentrionale de la RD Congo. Au cours de cette enquête, les chercheurs ont pu réaliser la récolte de 160 à 180 espèces de poissons aussi diversifiées en forme, en ADN et en mode de vie.

  • Le gouvernement béninois a déclaré le Bénin pays sinistré, suite aux inondations qui frappent plusieurs localités après les récentes pluies diluviennes. La situation de sinistre évoquée au sujet de certaines communes est devenue quasi-générale dans tout le pays, ou quelques rares communes ont été épargnées par lesdites inondations.

  • Le ministère mauritanien de la Pêche et de l'Economie maritime a pris le 28 novembre un arrêté portant cessation, jusqu'au 31 octobre 2009, des activités de pêche dans l'ensemble des eaux maritimes du pays en vue d'observer un repos biologique. L'arrêt biologique vise la préservation de certaines espèces de poissons menacées d'extinction. La Mauritanie, qui dispose d'une façade maritime Atlantique de 700 km, a l'une des côtes parmi les plus poissonneuses du monde. Cette pause, d'un ou deux mois selon les espèces, entraîne la fermeture de la pêche des céphalopodes et la pêche industrielle de fond.

  • Selon un communiqué publié par la Netherland Sewell and Associates Inc (NSAI), une société d'ingénierie indépendante, que Hyperdynamics SCS Corporation avait commise à la tâche d'évaluation des ressources pétrolières dans la zone contractuelle qui lui est attribuée, au large des côtes guinéennes, il y a de grandes raisons d'espérer pour trouver du pétrole. Les raisons de cet espoir sont contenues dans les conclusions du travail exploratoire. En plus, trois cibles auraient été identifiées et pourraient faire l'objet de forages en 2011 et 2012.

  • Le 4 juin, les autorités de santé du Nigeria avaient indiqué qu'un total de 163 personnes, parmi lesquelles 111 enfants, étaient mortes empoisonnées en cinq mois par une pollution au plomb après extraction sauvage de mines d'or dans le nord-ouest du Nigeria. Le 21 septembre, l'ONU a indiqué que le chiffre du nombre d'enfants décédés suite à cette empoisonnement au plomb pouvait atteindre 200. Pour aider le Nigeria à faire face à la crise, l'ONU a envoyé sur place une équipe de cinq experts dotés d'un laboratoire ambulant. Selon la porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU, « par mètre cube d'air il y avait 5. 000 nanogrammes qui ont été enregistrés alors que les niveaux maximums ne devraient pas être plus haut que 50 ».

  • En réponse aux inondations qui frappent le Burkina Faso depuis juillet 2010, le Système des Nations unies au Burkina Faso, en collaboration avec ses partenaires, ont procédé le vendredi 24 septembre 2010 à un appel de fonds d’urgence de 7,3 milliards de francs CFA soit 14 millions de dollars à l’endroit des donateurs. De l’avis des spécialistes, la recrudescence des inondations ces dernières années est due essentiellement au phénomène de changement climatique. Ainsi après la grande catastrophe du 1er septembre 2009, la saison des pluies cette année a eu aussi son lot de malheurs. Une évaluation des dégâts s’élève déjà à un peu plus de 9 milliards de francs CFA.

  • L’Etat du Sénégal a décidé de procéder à une montée en puissance pour lutter efficacement contre les inondations constatées aux quatre coins du pays. Selon le ministre de l’intérieur, l’évaluation de leur impact en 2009 révèle que les pertes subies par le Sénégal s’élèvent à plus de 44 milliards de francs CFA.

  • Le géant pétrochimique sud-africain Sasol, leader mondial de la conversion du charbon et du gaz en hydrocarbures liquides, a testé un nouveau carburant sur quatre avions de ligne (un Boeing 737, un King Air, un PAC 750 et un Hawker 4000), près du Cap, le 21 septembre. C’est la première fois au monde qu’un carburant entièrement synthétique était consommé sur des vols commerciaux. L’utilisation a été approuvée en avril dernier par l’American Society for Testing Material, l’autorité qui fixe les standards internationaux.

  • De vastes inondations dans un Etat du nord du Nigeria, provoquées par l'ouverture de barrages après de fortes précipitations, ont entraîné le déplacement de quelque deux millions de personnes au cours des dernières semaines, selon les autorités qui ne font pas état de victimes. Plus de 5.000 villages sont concernés et la moitié de la population de l'Etat de Jigawa, frontalier du Niger, qui compte 4,3 millions d'habitants, a été déplacée. Environ 90.000 hectares de terres agricoles ont été inondés dans le Jigawa, entraînant des pertes en récoltes et bétail estimées à 4,5 milliards de naira (30 millions de dollars, 22 millions d'euros).

  • Des inondations au Tchad survenues ces deux derniers mois affectent désormais près de 150.000 personnes, dont 70.000 sont désormais sans-abri car leurs maisons ont été détruites, a indiqué vendredi le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). « C'est la première fois en 40 ans que des précipitations de cette importance sont enregistrées au Tchad », a souligné un porte-parole du HCR. Des réfugiés de deux camps dans la région du sud-est - à Yarounga et Moula - font partie des toutes dernières victimes des pluies torrentielles. De larges portions de leurs plantations et de leurs terres récemment cultivées ont été anéanties, ce qui suscite des inquiétudes quant à une possible crise alimentaire.

  • Les «black diamonds», ce sont ces jeunes joueurs de foot surdoués du Ghana ou de Côte d'Ivoire que s'arrachent les requins du milieu, quand ils ne les escroquent pas tout bonnement. La réalisatrice Pascale Lamche consacre au sujet un documentaire qui vient de sortir en salles. Ce pillage de la jeunesse africaine est une des conséquences les plus choquantes du football business encouragé par la Fédération internationale de football association.

  • Une opération d'ensemencement aérien visant une superficie 9.240 km2, a été lancée le 30 août sous la supervision du ministère mauritanien chargé de l'Environnement. L'épandage porte sur 2 tonnes de semences d'arbres locaux ayant prouvé leur capacité de s'adapter au climat des zones ciblée. La Mauritanie est un pays désertique à plus de 80% où les sécheresses successives, ont fortement eu raison du couvert végétal, entraînant une avancée rapide du désert.

  • Habitats effondrés, rizières dévastées: les inondations éprouvent durement la population nigérienne déjà affectée par une grave crise alimentaire. D'après le Système nigérien d'alerte précoce et de gestion des catastrophes (SAP), l'ensemble du pays, y compris la très désertique région d'Agadez (nord), est touché. Le Niger, troisième fleuve d'Afrique, connaît sa plus forte crue depuis 1929, elle-même occasionnée par de fortes pluies. "C'est une catastrophe double: avant les pluies, la population manquait de nourriture. Maintenant les rares réserves de céréales sont balayées par les eaux. Il ne reste plus rien!", résume le responsable d'un village sinistré.

  • Près de 200.000 personnes sont sinistrées au Niger, en raison des inondations provoquées par les fortes pluies qui se sont abattues depuis début août sur ce pays sahélien également confronté à une grave crise alimentaire. Quelque 29.252 ménages sont sinistrés, soit un total de 198.742 personnes affectées, indiquait l'Onu à la fin mois d’août. Dans un précédent bilan publié le 23 août, le bilan faisait état de plus de 110.000 personnes sans-abri.