• Depuis 3 ans, le nord du Burundi est en proie à une sécheresse sévère. La faim rôde, tandis que l’eau potable se vend à prix d’or et que le bois se fait rare. Premier accusé : le réchauffement climatique. Dans la région de Kirundo, au nord du Burundi, la terre sableuse et desséchée se soulève au moindre souffle de vent. Auparavant, cette province comptait parmi les plus productives du pays. Les lacs, nombreux dans cette zone de basse altitude, s’évaporent rapidement. Les sources d’approvisionnement en eau potable pour les habitants ont aussi tari. L’eau, rare, est ainsi devenue un objet de commerce.

  • Le fleuve Niger, troisième fleuve d'Afrique, connaît sa plus forte crue depuis 1929, selon un expert de l'Autorité du bassin du Niger (ABN). Des inondations ont fait plus de 5 000 sinistrés à Niamey. Une dizaine de sites de relogement ont été établis et les forces de sécurité procèdent à des évacuations de populations qui n’ont jamais vu pareilles inondations. Changement climatique ou ensablement du lit du fleuve Niger ?

  • Le Premier ministre tchadien a lancé le 4 août un appel pour aider le Tchad à faire face aux conséquences des fortes pluies qui s'abattent sur le pays. La semaine dernière, des pluies avaient déjà laissé quelque 1. 800 familles sans abris et conduit les autorités à limoger plusieurs responsables administratifs dans la région de Faya. Durement touché par la sécheresse, le Tchad connaît traditionnellement des fortes précipitations lors de la saison des pluies, les eaux emplissant des lits de rivières asséchées et rendant difficile tout déplacement.

  • Quatorze personnes sont mortes noyées et au moins 31.000 ont été sinistrées à la suite des inondations qui ont frappé la semaine dernière l'est et le centre-nord du Burkina Faso, selon un bilan du 28 juillet de source officielle."

  • Le Nigeria a enregistré au moins 3.000 fuites de pétrole ou marées noires de 2006 à juin dernier, selon des déclarations de son ministre de l'Environnement faites le 27 juillet. Selon lui, les compagnies pétrolières opérant sur le sol nigérian, 8e producteur mondial d'or noir, devraient revoir leurs méthodes opérationnelles. Le ministre, qui n'a pas précisé les volumes représentés par ces fuites, a pressé les compagnies d'améliorer l'éducation, l'information et la prévention de tels incidents.

  • Armes dernier cri, hélicoptères, lunettes à infrarouge, gilets pare-balles, tranquillisants: des braconniers des temps modernes, dotés de moyens ultrasophistiqués, sont en train de décimer les rhinocéros d'Afrique du Sud. En six mois, ces prédateurs qui travaillent pour des réseaux internationaux ont déjà tué autant de rhinocéros que sur toute l'année 2009, soit plus de 120 de ces gros mammifères, selon les autorités.

  • Des plantes étrangères ont envahi 20 millions d'hectares de terrains en Afrique du Sud, indique une étude. Des responsables sud-africains ont estimé qu'il faudrait au moins 24 ans et 34 milliards de rands (4,7 milliards de dollars) pour se débarrasser des espèces envahissantes. Cette étude a été menée par le Conseil de la recherche agricole d'Afrique du Sud pour le département des eaux et des affaires environnementales du gouvernement.

  • Le PNUD vient de mettre la dernière main à un projet sur la biodiversité étalé sur sept ans qui a sauvé des milliers d’hectares de terres forestières fragiles dans les montagnes du nord-est de la Tanzanie, région désignée par le gouvernement pour être reconnue comme Site du patrimoine mondial par l’Unesco. Le projet pour les montagnes de l’Arc oriental, financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), a pris fin le mois dernier, après une étude indépendante qui a conclu qu’au moins 10 000 hectares de forêt avaient échappé à la destruction, ce qui correspond à une réduction de 10 pour cent du taux de recul forestier.

  • La richesse halieutique n’est plus ce qu’elle était en Mauritanie. La question est ainsi devenue insistante de savoir comment protéger la mer de l’exploitation en toute impunité de ses ressources et éviter qu’elle ne se transforme en poubelle, du fait des pollutions causés par les navires usines et les chalutiers qui rejettent volontairement leurs huiles en mer. L’exemple le plus frappant sont les navires Soley et Victoria en 2009 et leurs déchets (6000 sacs plastiques) laissés par ces navires en haute mer.

  • La Société d'énergie et d'eau du Gabon est indexée par les associations de la protection environnementale. Elle est accusée d'un dysfonctionnement de tuyauterie laissant échapper près de 500 litres de gasoil par jour sur le lit des rivières asséchées de la commune de Cocobeach, à quelques centaines de kilomètres de Libreville. Une pollution qui met en péril la vie de 3 000 personnes qui s'y abreuvent. Le lit de la rivière Biloung, qui donne sur plusieurs autres rivières, est contaminé par le fuel.

  • Taux élevé de cuivre dans l'organisme, brûlures, maux de ventre: à Lumbumbashi, dans le sud-est de la RD Congo, 500 familles accusent une usine de traitement du cuivre de rejets nocifs, mais l'entreprise nie être à l'origine de la pollution. Ces familles d’un quartier pauvre vivent à proximité d’une société de traitement du cuivre et du cobalt, installée depuis 2002 dans la capitale de la vaste province, au sous-sol très riche en minerais. A chaque saison des pluies, une eau blanchâtre issue de l'usine ruisselle entre les maisons. Les habitants y voient une pollution "à l'acide sulfurique".

  • La loi devra entrer en vigueur le 1er janvier 2011. Elle prévoit d'interdire la fabrication des sacs et des sachets en plastique non dégradables et non biodégradables, qui sont destinés à la commercialisation au niveau local. La loi interdira également leur importation, la possession à des fins de braderie, l'exposition à la vente ou la distribution gratuite de ces sacs et sachets plastiques. Entre 500 et 1000 milliards de sacs en plastique par an sont utilisés dans le monde. Chaque Marocain consomme en moyenne 900 sacs par an, ce qui place ce pays au rang de deuxième plus gros consommateur au monde (après les Etats-Unis avec 380 milliards de sachets par an) contre 17 milliards pour la France et 6 milliards pour l’Algérie (6 milliards).

  • De nouvelles lois devraient être adoptées en Europe d’ici à la fin de cette année pour obliger les importateurs de bois à s’assurer que le bois qu’ils achètent a été produit légalement ; et le Ghana sera le premier pays exportateur à pouvoir leur offrir cette garantie. Le commerce du bois est un secteur gigantesque. Au Cameroun, où les exportations de bois ne sont surpassées, en valeur, que par le pétrole, il représente plus de 700 millions de dollars par an. L’Indonésie tire quant à elle près de trois milliards de dollars par an de la vente de bois et de produits du bois, mais selon Greenpeace, jusqu’à 80 pour cent des activités d’exploitation forestière indonésiennes sont illégales.

  • Pour protéger « leurs » derniers éléphants, des habitants du nord du Mali se sont organisés en « brigades de vigilance » contre le braconnage et des GPS ont même été glissés au cou de certains pachydermes. Dans le Gourma malien, qui inclut les régions de Mopti, Tombouctou et Gao, le nombre des éléphants ne cesse de décroître : ils étaient 550 entre 1972 et 1974, ils ne sont plus que 354 aujourd'hui... Courant juin, 21 pachydermes y sont morts de soif du fait de la sécheresse. Mais le danger vient aussi des braconniers, qui convoitent toujours l'ivoire de leurs défenses, mais aussi leur viande, très appréciée dans des pays voisins.

  • A partir du 1er juillet, les sacs en plastique seront bannis du Gabon. Seuls devront perdurer les sachets biodégradables ou recyclables. Une initiative qui n’est pas du goût de tous. Annoncée dès le mois de mars par le président gabonais Ali Bongo Ondimba (ABO), la directive environnementale qui introduit cette mesure radicale devait entrer en vigueur le 1er juillet. Selon les estimations approximatives de Marc Ona Essangui de l’ONG Brainforest, Prix Goldman de l'environnement 2009, chacun des 600 000 habitants de Libreville utilise en moyenne un sac en plastique par jour.

  • Le sachet plastique est désormais ancré dans les habitudes de consommation au Niger. Un simple achat de quelques dizaines de francs vous donne droit à un ou plusieurs emballages. Condiments, nourriture, boisson et articles divers, liquide comme solide, tout est emballé dans des sachets plastiques. La conséquence est que les déchets plastiques non biodégradables se répandent alors dans l’environnement. Selon une étude conduite par l’ONG Oxfam-Québec en 2008, ils constituent 5% des déchets ménagers solides produits à Niamey. Après les rues et les champs proches de la capitale, c’est maintenant au tour du fleuve d’être menacé par cette pollution plastique.

  • Trente-deux personnes étaient présumées mortes et des dizaines étaient portées disparues le 29 juin après l'effondrement, le 27 juin, d'une mine d'or illégale au Ghana, en raison d'importantes pluies. L'accident s'est produit à Dunkwa-on-Offin (200 km au nord-ouest d'Accra). Le Ghana, deuxième producteur d'or d'Afrique, compte de nombreuses mines illégales.

  • Le lancement de la vente de blocs du domaine pétrolier du Gabon, initialement annoncé pour le 5 mai, a été fixé au 27 octobre 2010, vient d’annoncer le pouvoir gabonais. En approuvant la nouvelle date de lancement du projet du 10ème appel d’offre des blocs libres du domaine pétrolier gabonais en mer profonde et très profonde, le Conseil des ministres n’aura pas fait oublier que le pétrole gabonais est « la chose du système Bongo ». Un système qui répond par le silence à toutes les demandes de débat sur la gestion du pétrole.

  • Le programme de pluies provoquées pour la campagne agricole 2010-2011 vient d’être lancé au Mali. C’est suite aux sécheresses qui ont frappé le pays dans les années 1970 et sur la base de l’expérience et les résultats en la matière au Maroc et au Burkina Faso que le gouvernement a adopté, le 28 septembre 2005, un programme de pluies provoquées sur cinq ans pour un montant de 14 milliards 358 millions de francs CFA. Environ 20% de ces interventions ont été effectuées dans le bassin du fleuve Sénégal en amont du barrage de Manantali.

  • La sécheresse grandissante au nord du Mali, tue de plus en plus de pachydermes non protégés. Une tragédie qui doit interpeller les autorités. Le Gourma est la zone du nord du Mali s’étendant jusqu’au Burkina Faso et où se trouve la réserve des éléphants du pays. Cette région fait partie des seules au monde où le braconnage est quasi inexistant et le ministère de l’environnement fait des efforts considérables dans le domaine. Mais la sécheresse, le manque d’eau, le climat drastique, favorisent la disparition continue ces animaux.