• En près d'un mois, 29 petits et jeunes enfants ayant fui les tueries en Centrafrique sont morts de soif, de froid ou de fatigue après être arrivés au Cameroun, a averti l’Onu. Les réfugiés centrafricains ont commencé à affluer vers le Cameroun depuis le 5 décembre et, jusqu'à présent, 85.000 d'entre eux se sont installés dans quelque 300 villages ce qui complique énormément la tâche des humanitaires, selon le HCR. Environ 80% sont des femmes et des enfants.

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  • Le gouvernement libyen a demandé jeudi 22 mai à toutes les milices de quitter Tripoli en réaction à un appel à l'aide du Parlement lancé à d'ex-rebelles, face à un général dissident qui rallie de plus en plus de soutiens. Plusieurs milices de Misrata (ouest) sont entrées dans la banlieue-sud de Tripoli jeudi, selon des témoins et des ex-rebelles, répondant à l'appel du président du Congrès général national (Parlement) qui leur avait demandé de venir "protéger la capitale et les institutions de l'Etat" après une attaque dimanche contre le Congrès. En réaction, le cabinet du Premier ministre sortant Abdallah Al-Theni a appelé "tous les chefs de brigades armées dans le grand Tripoli à rester loin de la scène politique pour ne pas mettre en danger la ville et ses habitants", les autorités libyennes étant jusque-là incapables de contenir les puissantes milices armées formées de rebelles qui ont participé à la révolte en 2011 contre le régime Kadhafi, n'ayant pas pu mettre en place une police ou une armée disciplinées.

  • A l'aube d'une présidentielle en forme de plébiscite pour le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, tombeur du président islamiste Mohamed Morsi qui a décimé leurs rangs dans une répression implacable, les Frères musulmans se terrent mais promettent une guerre d'usure en Egypte. Depuis que l'ex-chef de l'armée Sissi a destitué et fait emprisonner le président Morsi il y a près de 11 mois, plus de 1.400 manifestants pro-Morsi ont été tués et 15.000 Frères musulmans dont la quasi-totalité de leurs leaders emprisonnés, des centaines ayant déjà été condamnés à mort ou à de lourdes peines de prison. La confrérie de M. Morsi avait remporté toutes les élections depuis la chute de Hosni Moubarak début 2011.

  • Une nouvelle rébellion vient de voir le jour à Lubero, dans la province du Nord-Kivu, à environ 250 km de la ville de Goma, signale la société civile de ce coin qui tire en même temps la sonnette d’alarme.” Force pour la protection du peuple Hutu “ (Fpph) est dirigée par un certain colonel Kasongo non autrement identifié. Sa vocation est, comme son nom l’indique, de protéger non pas le peuple congolais tout entier contre toute forme d’insécurité, mais seulement la communauté Hutu. La formation militaire des éléments est organisée à Mwekwe, Munol, Buleusa, Busu et Kisavulo. Les échos en provenance de Lubero présentent Kasongo comme un grand coupeur de route. C’est lui qui ferait la liaison entre Kinshasa et le Nord-Kivu.

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  • Germain Katanga a été condamné à 12 ans de prison. Une « peine unique », a précisé le juge Bruno Cotte vendredi 23 mai, précisant que le temps déjà passé en prison par l’ancien milicien congolais serait déduit de sa peine. C’est à la faveur de la guerre que celui qui chassait l’okapi dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) est devenu l’un des commandants de la Force de résistance patriotique de l’Ituri. Soutenue par Kinshasa, la milice devait reprendre les territoires de l’Est tombés aux mains de groupes formés par l’Ouganda. Le 24 février 2003, le village de Bogoro subissait une attaque sanglante, pour laquelle Germain Katanga était inculpé en 2007. Au terme d’un procès fleuve de trois ans et l’audition de 57 témoins, le milicien a été reconnu coupable, le 7 mars 2014, de complicité de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre pour avoir fourni des armes aux miliciens.

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  • Le Conseil de sécurité des Nations unies a placé le groupe islamiste sur la liste noire des organisations terroristes soumises à des sanctions en raison de leurs liens avec Al-Qaïda. Cette mesure avait été réclamée par le Nigeria et figurait dans les recommandations du sommet de Paris pour la sécurité au Nigeria, samedi 17 mai. Ces sanctions sont principalement à portée politique. Elles consistent en des gels d’avoirs, un embargo sur les armes et des interdictions de voyager. Concrètement les sanctions permettront de restreindre l’approvisionnement – en armes notamment – du groupe, créé il y a dix ans. Mais les mesures ciblées sur les individus devraient avoir un effet limité, dans la mesure où les membres de Boko Haram voyagent peu.

  • Le ministre de l'Education nationale et de la formation professionnelle, Rachid Belmokhtar, a effectué, jeudi 22 mai, une visite à l'école primaire "Dakhla" à Rabat, afin de s'enquérir du déroulement de la scolarité des enfants des immigrés subsahariens. Cette visite s'inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre de la nouvelle politique nationale de l'immigration et de la facilitation des conditions d'intégration des enfants des immigrés résidant légalement au Maroc dans le système éducatif national, selon un communiqué du ministère. Le nombre total de ces enfants a atteint 101 au niveau de cette région durant l'année scolaire 2013-2014, contre 18 en 2009-2010, dont 54 garçons et 47 filles.

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  • Une quarantaine de militaires maliens tués, cinquante autres blessés et 70 faits prisonniers. C'est le bilan fait jeudi 22 mai à Ouagadougou par Mossa Ag Attaher, le porte-parole des rebelles touaregs du Mnla, après les affrontements de ces derniers jours à Kidal. Le Mnla déplore de son côté deux morts, dont un officier et une dizaine de blessés. Le mouvement prétend également avoir effectué d'importantes prises matérielles, que Mossa Ag Attaher chiffre à 50 véhicules 4X4 neufs abandonnés par l'armée malienne, ainsi que 12 blindés et plusieurs tonnes de munitions et d'armes.

  • Réélu mercredi 21 mai par les députés pour un second mandat de cinq ans à la tête du pays, Jacob Zuma, âgé de 72 ans, est confronté à de nombreux défis, dont l’explosion du chômage, une crise sociale sans précédent et les conditions de vie difficiles des Noirs. Le pays vit une véritable crise sociale avec la multiplication des manifestations dans le secteur minier pour de meilleures conditions de travail. Sans compter l’explosion du chômage. Les Noirs sud-africains majoritaires vivent en grande partie dans la pauvreté contrairement aux Blancs qui occupent les principales instances de direction. Même s’il est réélu, Jacob Zuma empêtré dans plusieurs affaires de corruption, est loin de faire l’unanimité auprès des Sud-Africains qui le critiquent beaucoup.

  • Quelque 6 123 jours de détention, dont 56 jours de garde à vue, dix-sept années au total passées dans une cellule de quelques mètres carrés, ont certes usé Michel Atangana qui n'a retrouvé la liberté qu'en février dernier. Interpellé en 1997 à Yaoundé pour détournement de fonds publics, il a choisi de déposer plainte en France pour détention arbitraire. Il a été entendu par la police judiciaire à Paris. Mais l'homme d'affaires franco-camerounais, bientôt cinquante ans, reste combatif. Son seul crime, dit-il : avoir entretenu une trop grande proximité avec Titus Edzoa, l'ennemi juré du président Paul Biya. Désormais, il veut que ses geôliers paient. Il cible notamment trois ministres camerounais. Une affaire néanmoins délicate pour le parquet de Paris, qui n'a encore jamais eu à traiter ce genre de plainte.

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  • Le président nigérian Goodluck Jonathan assis en face de son homologue camerounais Paul Biya. Une image rare, rendue possible par le Sommet de Paris pour la sécurité au Nigeria, organisé samedi 17 mai à l’Élysée, qui témoigne de l’importance du dialogue entre les deux pays pour lutter contre la menace Boko Haram. La frontière poreuse du nord du Cameroun fait de cette région un point de passage et une base de repli pour le groupe islamiste. Recherchés par l’armée nigériane sur le terrain, mais aussi par les drones et les avions de surveillance occidentaux, les hommes de Boko Haram pourraient être tentés de se réfugier chez leur proche voisin camerounais.

  • «Ils ne se lavent pas !», «Ils ont emmené avec eux des maladies », «Ils ne travaillent pas», « Ils ne sont pas propres». Voilà les insultes abjects que certains déversent sur les immigrés subsahariens en Algérie. Le racisme à leur encontre prend de l'ampleur sans aucune retenue. Les migrants qui s'installaient dans la grande ville saharienne de Tamanrasset, proche du Mali et du Niger, ou ne faisaient que traverser l'Algérie pour tenter de rallier l'Europe, sont désormais nombreux à s'établir dans les métropoles du Nord. La crise en Libye, traditionnel pays d'accueil des subsahariens, a encore accentué le phénomène.

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  • Hosni Moubarak a été condamné à trois ans de prison pour détournement de fonds publics. Ses deux fils Gamal et Alaa ont eux été condamnés à quatre ans de prison pour le même chef d’accusation. Hosni Moubarak, Gamal et Alaa étaient accusés en 2013 d’avoir détourné 125 millions de livres égyptiennes, soit 13,5 millions d’euros, du budget des palais présidentiels. Cette condamnation intervient trois ans et demi après que la révolte populaire ne mette fin à 30 ans de pouvoir de l’ancien «raïs».

  • La Chine n’est plus un émergent. Et Pékin doit assumer son entrée dans le Développement durable en prenant le risque de la refonte. Cette « crise d’adolescence » va être courte, voire rétroactive : le pays est déjà prêt.

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  • Le chef de la mission de l'Onu au Mali (Minusma) a annoncé dimanche 18 mai « l'assassinat de deux civils et six officiels maliens à Kidal », ville du nord-est de ce pays où des affrontements meurtriers avaient opposé la veille les forces maliennes à des groupes armés. Une source officielle malienne et une source internationale affirment que les six « officiels » tués étaient les préfets de Kidal et de Tin-Essako (à l'est de la ville), ainsi que quatre sous-préfets de la région. Parmi eux figurerait le sous-préfet de la localité de Tinzawaten, située dans le désert, à la frontière avec l'Algérie. Ces assassinats s'ajoutent au lourd bilan consécutif des combats entre l'armée malienne et des hommes armés dans la ville. « Au cours des affrontements, les forces armées maliennes ont enregistré huit morts et 25 blessés, tandis que 28 morts et 62 blessés ont été dénombrés du côté des agresseurs », a précisé dimanche le ministère malien de la défense.

  • En Tunisie, consommer du cannabis est systématiquement puni d'au moins un an de prison ferme. Une législation "rigide" qui "détruit des vies" et fait déborder les prisons, selon un collectif militant pour une réforme des peines. Depuis la promulgation de la loi en 1992, "des dizaines de milliers de Tunisiens ont été condamnés. Pourtant (...) le nombre de condamnés et de consommateurs ne cesse d'augmenter. C'est la preuve que cette loi n'a rien de dissuasif, elle a échoué", a expliqué un prisonnier dans une lettre ouverte au chef du gouvernement. Plus de 50% des 13 000 personnes en détention provisoire et environ un tiers des quelque 11 000 condamnés ont été arrêtés en lien avec des affaires de stupéfiants, surtout le cannabis, selon des chiffres de l'Onu.

  • Des dizaines de milliers de résidents de l’ouest de la Côte d’Ivoire qui avaient fui la crise post-électorale meurtrière d’il y a trois ans sont rentrés chez eux. Plus de la moitié d’entre eux sont toujours sans domicile et doivent lutter chaque jour pour assurer leur survie. Le programme de rapatriement volontaire du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (Hcr) a permis le retour de 33 702 personnes depuis le Liberia voisin depuis 2011. Environ 400 personnes sont aussi rentrées de la Guinée et un nombre inconnu d’Ivoiriens sont rentrés au pays par leurs propres moyens. Le conflit post-électoral de 2010-2011 avait poussé quelque 220 000 personnes à quitter l’ouest de la Côte d’Ivoire pour se réfugier au Liberia. Les anciens réfugiés qui doivent recommencer une nouvelle vie sans un toit au-dessus de leur tête sont nombreux à avoir trouvé refuge chez des amis ou des parents.

  • Vendeurs à la sauvette, cordonniers ambulants, éboueurs, chauffeurs de bus ou taxis, manutentionnaires, domestiques: à Brazzaville, c'est toute une main-d'oeuvre qui manque après le départ d'environ 80 000 personnes originaires de la République démocratique du Congo. Ces Congolais de l'autre rive ont traversé le fleuve qui sépare les deux Congo après le lancement début avril d'une grande opération policière de lutte contre la délinquance et l'immigration clandestine baptisée "Mbata ya bakolo" ("La gifle des aînés, en lingala). Officiellement, ce coup de filet est destiné à "assainir" certains quartiers de Brazzaville en luttant contre les "kuluna" (bandits en bande organisée) venus de Kinshasa et en expulsant les sans-papiers sans distinction de nationalité.

  • Alors que tout le monde l’y attendait, vendredi 16 mai, le président Goodluck Jonathan a finalement annulé sa visite à Chibok, où les lycéennes ont été enlevées par le groupe terroriste Boko Haram. La visite a été annulée pour des raisons de sécurité, a indiqué une source gouvernementale. Le président nigérian devait passer par ce village avant de se rendre en France pour le sommet consacré à la sécurité du Nigeria où plusieurs chefs d’Etat africains sont en effet présents.

  • Des hommes armés ont incendié deux écoles dans le nord du Nigeria, région où le groupe terroriste Boko Haram a déjà attaqué des centaines d’écoles. Selon le porte-parole de la police, personne n’a été blessé dans ces attaques qui ont eu lieu mercredi 14 mai, les écoles étant fermées. Pour le moment, aucun des assaillants n’a été arrêté et la police n’a pas voulu confirmer s’ils étaient membres de Boko Haram. Le groupe terroriste est déjà responsable d’attaques de centaines d’écoles dans la région.