• Le secrétaire général de l’Onu a fait parvenir hier ses félicitations au souverain du Maroc pour son initiative en matière de migration. Le roi Mohammed VI a fait preuve de beaucoup d’humanité, et cela a été remarqué. C’est le mardi 10 septembre qu’il a donné au gouvernement ses Hautes Orientations concernant la mise en place d’un plan d’action dans la perspective de formuler une politique globale en matière d’immigration, appelant tout particulièrement au «respect des droits des migrants». Un geste qui lui vaut à présent les applaudissements de l’Onu.

  • En vue de l’exécution de la Commission rogatoire internationale sur l’affaire Habré, la Chambre africaine extraordinaire d’instruction du dossier s'est, sous la conduite de son coordonnateur Jean Kandé, rendue dans la capitale tchadienne, entre le 20 août et le 2 septembre. Elle a, à cette occasion, procédé à l’audition de 1.097 personnes se disant victimes directes ou indirectes de l'ex-président tchadien. Elles ont été auditionnées "en qualité de parties civiles". La chambre a aussi auditionné "une trentaine de personnes en qualité de témoins" et visité "des locaux qui faisaient office de centres de détention" à l'époque où Hissène Habré était président du Tchad.

  • La Renamo, principal parti d'opposition au Mozambique et ancien mouvement rebelle, a accusé jeudi 12 septembre, la police d'enlèvements, de tortures et de meurtres, dans la province de Sofala (centre). Le porte-parole Fernando Mazanga a déclaré que ces "actes affreux étaient menés par la police (...) allant de maison en maison" d'anciens rebelles de la Renamo et "les enlevant pour les torturer à mort". Il a aussi assuré qu'un ancien soldat de la Renamo était mort entre les mains de la police. La police de la province de Sofala a refusé de commenter ces accusations.

  • La campagne de sensibilisation appelant les enfants à se désengager des forces et groupes armés a réussi à démobiliser 557 enfants entre mars et août 2013 principalement dans les territoires de Malemba, Nkulu, Manono, Mitwaba et Pweto. Ces territoires sont situés dans la moitié nord de la province, déshéritée par rapport à la partie sud riche en minerais (cuivre, colbalt, coltan...), et où opèrent plusieurs groupes armés dont les indépendantistes Maï Maï dits "Bakata-Katanga" et "Gédéon". Les centres de transit de Lubumbashi, Kalemie et Manono ont pris en charge 444 enfants, tandis que 113 autres ont retrouvé leurs familles

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  • Les choses se corsent pour Karim Wade qui vient d’être de nouveau mis en demeure pour s’expliquer sur 98 milliards qui viennent s’ajouter à 694 milliards qui lui étaient reprochés dans le cadre de la traque des biens mal acquis par le procureur spécial près de la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (Crei). Le collectif des avocats du fils du président sortant Wade juge illégal et illégitime cette nouvelle décision et dénonce une «machination et une acrobatie juridique» du nouveau régime en place.

  • La justice burundaise a de nouveau ouvert, le jeudi 12 septembre, le dossier impliquant l’ancien chef rebelle Agathon Rwasa pour des massacres commis contre la communauté des réfugiés congolais Banyamulenge. L’accusé est soupçonné de « crime de guerre et crime contre l’humanité », d’après des sources relayées par la presse locale. « Certaines personnes pensent que ces actes sont couverts par l’immunité provisoire dont jouissent les membres de l’ex-mouvement (armé) Fnl », selon la porte-parole du parquet, Agnèse Bangiricenge. Mais d’après cette dernière, « cette immunité provisoire ne concerne pas les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre».

  • Un nouvel attentat à la voiture piégée a frappé le bâtiment du ministère des Affaires étrangères, mercredi 11 septembre, à Benghazi, ville située dans l’est de la Libye. Ce nouveau drame survient un an après l’attaque contre l’ambassade des Etats-Unis dans la localité, provoquant la mort de l’ambassadeur américain en Libye, Christopher Stevens. La justice américaine est toujours à la poursuite des auteurs du drame. Pour le moment, seul Ahmed Khattala, l’un des chefs du groupe rebelle soupçonné d’être le cerveau de cette attaque, a été inculpé début août dernier.

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  • Seize combattants de la Seleka ont été condamnés, mercredi 11 septembre, à 8 ans de prison ferme par le tribunal de Grande instance de Bangui pour des pillages commis, le 20 août dernier, en République centrafricaine. Un premier acte posé depuis le début de la crise centrafricaine qui, certes, ne correspondent pas à ce qu’avait requis le procureur à savoir une peine de dix ans, va certainement dissuader tous les combattants rebelles ou ex-rebelles fauteurs de désordre, de pillages et d’autres agressions contre des innocents. En guise de mesure de dissuasion également pour freiner l’inquiétude croissante Michel Djotodia a décidé de limoger le chef d’Etat major des armées.

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  • Le Nigeria réfléchit à une loi pour punir les crimes virtuels, selon le ministre de l'Information et des Technologies de communication. Un rapport publié récemment montre que c'est du Nigeria qu'est originaire la plupart des cas de fraudes par Internet en Afrique. Le même rapport place le Nigeria troisième mondial pour les crimes cybernétiques.

  • A Mopti, les jeunes sont mobilisés contre les homosexuels qui n’hésitent plus à s’afficher publiquement et tentent de faire la promotion de l’homosexualité dans la ville et ses environs. Dans la société mopticienne où le poids de l’islam est considérable, l’homosexualité est considérée comme une déviance sexuelle. La croyance est bien ancrée que l’homosexualité expose au sida et favorise la déchéance de la jeunesse.

  • L'organisme de coopération policière Interpol a évoqué pour la première fois, jeudi 12 septembre lors d'une conférence en Algérie, l'idée de la création d'un "Afripol". L'idée de création d'une organisation africaine de la police criminelle (Afripol) est "réalisable", a la présidente d'Interpol Mireille Ballestrazzi. Elle s'exprimait en marge des travaux de la 22ème conférence régionale africaine d'Interpol à laquelle participaient 40 pays africains.

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  • Les mineurs de Marikana se sont rassemblés devant le siège du gouvernement à Pretoria, le 12 septembre 2013. L’objectif de la manifestation est d’obtenir un engagement de l’Etat pour prendre en charge les honoraires des avocats qui représentent les familles des victimes du massacre du 16 août 2012. A l'époque, 34 mineurs qui menaient une grève illégale avaient été tués par les forces de l'ordre. Les mineurs sud-africains sont apparemment très déterminés. Et surprise, en début de marche, au milieu des manifestants, est arrivé l'enfant terrible de la vie politique sud-africaine, le très controversé Julius Malema. L’ancien président des Jeunesses de l’ANC, qui a créé depuis son propre parti, n’était pas le seul homme politique présent.

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  • Au Maroc, seuls 33 % des travailleurs bénéficient de la couverture retraite, selon le dernier rapport de la cour marocaine des comptes, qui constate que les régimes des retraites souffrent d'un manque de pérennité et d'un déséquilibre structurel. Il existe trois caisses de retraite obligatoires : la Caisse nationale de sécurité sociale pour les personnes du privé, la Cmr pour les fonctionnaires de l'Etat et le Régime collectif d'allocation de retraite, géré par la Caisse nationale de retraite et d'assurance pour les personnes de la fonction publique non titulaires.

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  • Le roi du Maroc, Mohammed VI a souligné que le royaume est devenu depuis quelques temps « une terre d’accueil ». A titre d’exemple, le nombre d'immigrés issus des pays d'Afrique Subsaharienne a quadruplé. Ainsi, «le roi a réitéré la nécessité de procéder à la régularisation de la situation de ces personnes en matière de résidence et d'activités qu'elles exercent, au même titre que les immigrés réguliers des autres nationalités, dont les immigrés subsahariens. Dorénavant, le Maroc doit élaborer une politique qui garantit le bon accueil des immigrés en situation régulière, notamment leur accès légal aux opportunités d'emploi, aux conditions de vie digne et d'insertion économique et sociale.

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  • Le Parlement bissau-guinéen a rejeté mardi 10 septembre la loi d’amnistie pour les auteurs du coup d'état d'avril 2012. Un projet présenté par le gouvernement et qui visait à « apaiser le climat politique » avant les prochaines élections générales prévues pour le 24 novembre, mais décrié par les défenseurs des Droits de l'homme et par la société civile. Certains parlementaires réfléchissent à un nouveau texte. La pression et les manœuvres d’intimidation n’ont pas eu d’effet sur la détermination d’un groupe de députés de faire échouer une loi qui dédouane les auteurs militaires du coup d’Etat du 12 avril 2012 et leurs complices civils. Plusieurs organisations de la société civile se sont également déclarées opposées à ce projet qui favorise l’impunité.

  • Une fosse commune datant de 1976 a été découverte au Sahara Occidental. Cette macabre trouvaille, qui met en lumière les mensonges que le Maroc soutient depuis des années, a été présentée devant le Conseil des Droits de l'homme de l'Onu à Genève. Aba Ali Said Daf avait 13 ans quand il a entendu des soldats marocains exécuter son père et son frère aîné. Aujourd’hui, 37 ans après, il n’a rien oublié. Le père et le fils viennent tout juste d’être retrouvés avec six autres cadavres dans une fosse commune découverte par une équipe espagnole d’investigation. Durant des décennies, le Maroc avait ignoré les familles des Sahraouis disparus. Et puis, en 2004, l’actuel roi du Maroc Mohammed VI a créé l’Instance Equité et Réconciliation, pour indemniser les familles et faire amende honorable des crimes commis sous le règne de son père, Hassan II.

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  • Pour marquer le 40ème jour de la mort de l’opposant Mohamed Brahmi, ce samedi 7 juillet, des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Tunis, réclamant la démission du gouvernement. Une manifestation qui a lieu six mois après l’assassinat de l’opposant de gauche, Chokri Belaid. Deux meurtres qui ont ébranlé le pays, qui s’en n’est pas encore remis. La famille de Mohamed Brahmi et les proches de Chokri Belaid, l’emblématique opposant de gauche assassiné six mois après le meurtre du député ont pris la tête de la marche, minutieusement encadrée par la police.

  • Plus de 70 000 réfugiés maliens vivent dans le camp mauritanien de Mbera depuis des mois. Un camp immense qui a connu, depuis son ouverture en 2012, des relations tendues et conflictuelles entre les populations civiles et le Haut commissariat aux réfugiés (Hcr) chargé de la gestion du camp. Jeudi 5 septembre, une altercation a eu lieu entre des réfugiés cherchant à se faire enregistrer et les agents d'enregistrement. En réaction, selon le Hcr, des stocks de vivre ont été pillés.

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  • L’armée égyptienne a désamorcé samedi 7 septembre, dans le nord du pays, une bombe artisanale, sur une voie ferrée. Une attaque qui intervient moins de deux jours après une tentative d’attentat contre le ministre de l’Intérieur, Mohammed Ibrahim. Un signe que les autorités sont de plus en plus débordées face aux menaces d’attentats. Dans le canal de Suez, les militaires égyptiens traquent de multiples groupes armés, considérés comme étant issus de mouvances islamistes extrémistes. Ces derniers sont accusés de commettre régulièrement des attaques contre les forces de sécurité.

  • Une vingtaine d'associations angolaises de défense des Droits de l’homme ont dénoncé mercredi 5 septembre à Luanda des violences croissantes depuis le début de l'année commises par les forces de police contre la population. Le collectif réagissait notamment à la large diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo montrant le passage à tabac de prisonniers par des policiers et des pompiers dans une prison de la capitale. Le communiqué critique le traitement "inhumain et cruel" réservé aux détenus dans les prisons. La société civile angolaise et les organisations internationales dénoncent régulièrement les violences policières en Angola, un pays en pleine reconstruction depuis la fin de la guerre civile en 2002.