• L'envoyée spéciale de l'Onu pour la région des Grands Lacs, Mary Robinson, a exclu une amnistie et une intégration dans l'armée congolaise pour les rebelles du M23 et autres groupes armés qui auraient commis des crimes graves, ont rapporté samedi les Nations unies. Le communiqué de l'Onu spécifiquement référence aux rebelles du Mouvement du 23 Mars, que l'armée congolaise combat depuis mai 2012 dans la province du Nord-Kivu, frontalière du Rwanda et de l'Ouganda, mais aussi aux nombreux groupes armés qui sévissent dans l'Est de la Rdc.

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  • Human Rights Watch a appelé mercredi 4 septembre le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, à faire du respect des libertés une priorité de son mandat après sa réélection, contestée par l'opposition, fin juillet. Hrw a longtemps critiqué le Zimbabwe pour les violations des Droits de l'homme qui ont accompagné dix ans de crise politique et pendant les quatre ans de cohabitation entre le président Mugabe et son rival et Premier ministre, Morgan Tsvangirai. L'Ong appelle l'administration issue de la présidentielle du 31 juillet à "embrasser une nouvelle approche de gouvernement, positive et respectueuse des droits".

  • Lors d’un point de presse tenu mercredi 4 septembre, le ministre du Travail, Shakeel Mohamed, a informé du gel de tout recrutement d’ouvriers étrangers dans le secteur de la construction. Le décret est entré en vigueur à compter de du 4 septembre jusqu’au 15 octobre prochain. La priorité actuelle est selon le ministre de « mauricaniser les ressources humaines ». La décision annoncée par le ministre intervient dans le sillage des troubles constatés de la part des ouvriers bangladais d’une usine de textile située dans la banlieue sud de la capitale, Port-Louis. Ces ouvriers manifestaient contre leurs conditions de travail et d’hébergement, et réclament des salaires plus importants.

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  • La justice égyptienne a condamné le président déchu Mohamed Morsi à quatre jours de prison en attendant les résultats des enquêtes sur les insultes à l'autorité judiciaire. Il a été accusé pour insulte au pouvoir judiciaire et à son personnel, après qu'il eut accusé, lors d'une interview télévisée, 22 juges d'avoir fraudé durant l’élection présidentielle.?Il a également été accusé d'ingérence dans la justice et de tentative d'influence du circuit judiciaire pénal au cours du procès de son rival dans les élections présidentielles, Ahmed Chafiq. Il a en outre été envoyé devant le tribunal pénal, avec 14 autres membres des Frères musulmans, pour des accusations d'incitation à la violence contre des civils et d'incitation au meurtre d'un journaliste.

  • La tension a toujours prévalu dans les relations entre le Soudan et le Soudan du Sud. Après avoir multiplié les accusations mutuelles pour les uns de soutien aux rebelles et pour les autres de non-respect des accords de paix, une méfiance s’était installée entre les deux Etats. Un sommet entre le président du Soudan Omar el-Béchir et son homologue du Soudan du Sud Salva Kiir, mardi 3 septembre à Khartoum, devait restaurer la confiance et la dynamique de la paix. Dans un geste de bonne volonté, le président du Soudan a annoncé d'emblée qu'il ne s'opposait plus au transit du pétrole du Soudan du Sud par son territoire, ni à son exportation à un pays tiers. Cependant, ce sommet s'est soldé par le constat de divergences profondes, et les deux hommes se sont séparés sur un bilan négatif.

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  • Un tribunal militaire égyptien a condamné le mardi 3 septembre 52 Frères musulmans à des peines de prison, dont un à la perpétuité. Cette décision intervient deux mois jour pour jour après l'arrestation de Mohamed Morsi. Des milliers de partisans du président déchu ont manifesté pour dénoncer la répression du régime égyptien. Les islamistes condamnés sont accusés d'avoir jeté des pierres sur des soldats lors d'une manifestation à Suez, le 14 août dernier. La plupart ont écopé de peines de prison allant de cinq à dix ans.

  • S'attendait-il à ce que la tâche qui lui a été confiée soit si difficile ? Propulsé à la tête du gouvernement centrafricain en janvier, deux mois avant la chute de François Bozizé, Nicolas Tiangaye assure que oui, mais promène un regard fatigué sur ses interlocuteurs. Il rechigne à parler de chaos, persuadé que cela ne ferait qu'envenimer la situation, mais concède qu'il n'y a qu'à Bangui que des progrès ont été faits, tandis que le reste du pays échappe encore à tout contrôle. À l'âge de 56 ans, l'ancien président de la Ligue centrafricaine des droits de l'homme (LCDH) dit ne rien regretter. L'optimisme, martèle-t-il, est un devoir. Si lui, le chef du gouvernement, perd la foi, qui d'autre croira en la possibilité d'un avenir meilleur pour la Centrafrique ? Interview.

  • Kigali, qui avait jusqu’à présent toujours bénéficié du soutien des puissances occidentales, semble de plus en plus isolée sur la scène internationale. Alors que les combats dans le nord-Kivu, à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo font rage entre l’armée congolaise et les rebelles du M23, l’Onu veut mettre le régime de Kagamé face à ses responsabilités. Le secrétaire général de l’Onu n’a pas hésité à contacter le président rwandais, Paul Kagamé en personne, par téléphone, lui demandant «instamment de faire preuve de retenue», qualifiant « la situation dans le Kivu d’intenable». Un constat rejeté par Kigali qui, de son côté, accuse les forces de Kinshasa d’avoir tiré sur son territoire.

  • Plus de 1.600 enfants combattants ot été identifiés parmi 2.000 personnes que compte le groupe armé du Font patriotique de l’Ituri (Frpi), opérant en Province Orientale (nord-est de la Rd Congo), indique une note d’information du Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha). Selon Ocha, l’offensive des Forces armées de la Rd Congo (Fardc) contre les positions du Frpi, dans la collectivité de Walendu-Bindi, sur le territoire d’Irumu, en Province Orientale, a provoqué le déplacement d’environ 20.000 personnes, dont 10.000 se seraient établies autour de la base de la Monusco.??Pour Ocha, le manque d’accès des organisations humanitaires à ces déplacés, en raison des affrontements en cours, ne permet pas de faire une évaluation exhaustive de la situation et d’apporter une réponse conséquente aux besoins de ces populations.??

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  • Un tribunal ghanéen a rejeté vendredi 30 août la demande d'extradition de la Côte d'Ivoire concernant Justin Koné Katinan, porte-parole de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, considérant que les charges retenues contre lui étaient "politiques". Arrêté au Ghana en août 2012, M. Koné Katinan est recherché par la Côte d'Ivoire pour crimes économiques durant la sanglante crise post-électorale, qui a fait environ 3.000 morts, déclenchée par le refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara, après sa défaite à la présidentielle de novembre 2010.

  • Le gouvernement congolais envisage de construire prochainement une prison-école au village Yié, à environ 50km au nord de Brazzaville, la capitale, a annoncé mercredi 28 août un communiqué du ministère de la Justice et des Droits humains. Cette prison, qui aura une capacité de 1.500 places, sera construite sur un espace de 100 hectares et aura pour vocation d’apprendre aux détenus des métiers dans le domaine de l’agriculture, de la menuiserie, de la maçonnerie, entre autres.??Les détenus auront ainsi la possibilité de produire et de commercialiser leurs produits, l’argent obtenu leur sera reversé à leur sortie de prison pour leur permettre de commencer une nouvelle vie avec un métier en plus.

  • La France va désormais réduire sa présence militaire au Mali, mais continuera d’accompagner le pays dans les défis qui l’attendent, a affirmé mardi 27 août à Paris le président français, François Hollande. Près de 3000 soldats français sont actuellement présents au Mali où ils ont notamment participé en juillet et août à la sécurisation de la présidentielle remportée par Ibrahim Boubackar Keita. Paris envisage de ramener à un millier, d'ici à décembre prochain, le nombre de sa force présente sur le territoire malien et estime qu'au-delà du Mali, il appartenait aux Africains d’assurer principalement la sécurité de leur continent.

  • L'instabilité politique en Egypte ne touche pas que les populations autochtones. Les réfugiés africains qui font aussi les frais de la détérioration de la situation sécuritaire sont de plus en plus nombreux. Selon un défenseur des Droits de l'homme, beaucoup d'immigrés érythréens sont restés dans des camps où ils ont été régulièrement torturés par leurs ravisseurs. Au moins 500 clandestins africains auraient succombé à de tels crimes, sans que les organisations internationales ne s'en émeuvent.

  • L'Afrique du Sud a qualifié, le 29 août, de "dangereuse réthorique" le débat sur de possibles frappes militaires contre la Syrie, s'opposant à toute action armée contre le régime accusé par les Occidentaux d'avoir utilisé des armes chimiques. Pretoria, membre du G20 mais aussi du groupe des Brics avec la Russie et la Chine, se dit cependant "alarmé par la récente escalade" du conflit en Syrie et condamne l'usage d'armes chimiques. L'Afrique du Sud, depuis l'instauration de la démocratie en 1994, s'est en général opposée aux interventions militaires des puissances occidentales contre des pays tiers, se retrouvant sur la ligne diplomatique de la Chine et de la Russie.

  • Une nouvelle incursion, le 28 août, d'éléments incontrôlés de l'ex-rébellion Séléka dans le nord de Bangui a contraint plusieurs milliers de réfugiés à se réfugier sur le tarmac de l'aéroport international de la capitale centrafricaine. Ces habitants de Boy-Rabé - considéré comme un fief des partisans de l'ancien président François Bozizé - ont quitté leurs maisons pour fuir les tirs et les pillages Depuis sa prise de pouvoir, Michel Djotodia ne cesse de proclamer sa volonté de caserner et désarmer les combattants de la coalition hétéroclite de mouvements rebelles et de groupes armés qu'il a fédérés autour de sa personne. En vain jusqu'à présent. Le président français François Hollande a jugé qu'il était "plus que temps d'agir" dans un pays "au bord de la somalisation". Un million et demi d'habitants sur 5 millions sont déplacés, a constaté François Hollande, en demandant à l'ONU et à l'Union africaine de "se saisir de la situation".

  • Environ 1400 prisonniers sont détenus à la prison centrale de Ngozi, au nord du Burundi, alors qu'elle a été construite pour en accueillir 400 dans de bonnes conditions. Plus de 60% de ces prisonniers ne sont pas condamnés et pourtant restent en prison pendant des années. Nombreux sont ceux qui ne peuvent pas payer un avocat pour suivre leur cas. Ils n'ont d'autre choix que de croupir en détention en attendant que la justice décide de s'occuper d'eux.

  • La Tanzanie, terre de refuge de millions de réfugiés ayant fui les conflits à répétition de ces dernières décennies dans l’Est de l’Afrique, a entamé à la mi-août une vaste opération d’expulsion de Burundais, Rwandais et Congolais. Les raisons de ces expulsions n’ont pas été précisées, mais elles interviennent au milieu d’une grave crise diplomatique entre les présidents tanzanien et rwandais. Des responsables locaux ont affirmé que les réfugiés arrivaient "les mains totalement vides, séparés de leurs familles ou portant des stigmates de coups reçus de la part des forces de l’ordre de Tanzanie".

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  • Les casques bleus de l’Onu semblent bien en position de faiblesse dans la lutte contre les rebelles du M23, dans l’est de la République démocratique du Congo. L’un d’entre eux a été tué le mercredi 28 août, lors d’une opération sur les collines de Kibati, dans le nord de la province du Kivu, à Goma. Trois autres soldats de l’Onu auraient été blessés, suite à une offensive lancée par les forces armées congolaises. Après une brève accalmie, voilà depuis la mi-juillet que les affrontements ont repris à Goma, entre les rebelles du M23 et l’armée congolaise. L’Onu et des organisations internationales des droits de l’Homme accusent le Rwanda de soutenir la rébellion en lui fournissant renseignements, armes et munitions.

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  • Le président zimbabwéen Robert Mugabe a déclaré e qu'il allait user de représailles contre les sanctions de l'Occident en punissant ses entreprises opérant au Zimbabwe si la Grande-Bretagne et les Etats-Unis continuent de s'ingérer dans les affaires intérieures du pays. « Les Britanniques ont plusieurs compagnies dans ce pays et nous n'avons imposé ni de contrôles ni de sanctions à leur encontre. Mais le moment viendra où ce sera du tac au tac, vous me frappez et je vous frappe. Vous m'imposez cela et je vais vous imposer cela", a-t-il déclaré. Il a averti que l'attitude du Zimbabwe face aux sanctions ne resterait pas passive comme elle l'était dans le passé. L'Union européenne (UE) et les Etats-Unis ont imposé des sanctions au Zimbabwe depuis le début des années 2000, l'accusant d'abus des droits de l'homme.

  • Par milliers, les Tunisiens se jettent à nouveau dans la rue. A l'invitation de l'opposition, ils ont manifesté pendant une semaine, pour exiger le départ du pouvoir, des islamistes d'Ennahda. Ceux-ci se sont montrés incapables de trouver un solution aux problèmes qui perdurent. Comment donc en est-on arrivé là ? Avec les volte-faces, arrestations et assassinats enregistrés depuis la chute du tyran Ben Ali, force est de reconnaître que la lutte est loin d'avoir payé. Les contradictions qui apparaissent de temps à autre au sommet du pouvoir, montrent que l'absence d'une direction collégiale a beaucoup nui aux intérêts des révolutionnaires. La nature ayant horreur du vide, les mieux organisés, les Islamistes, avaient vite fait d'occuper les postes stratégiques.