• Contributor | Gouvernance

    Il est l’homme qu’on n’attendait pas au bout du chaos de la guerre civile qui a relégué la Centrafrique à l’avant dernier pays au monde (juste avant le Burundi) en terme de Pib. Mais c’est bien, lui, Faustin-Archange Touadéra, 58 ans, qui, au terme du second tour de la présidentielle centrafricaine du 14 février et fort du soutien de 21 des 28 candidats recalés au premier tour, a recueilli 62,71% des suffrages contre 37,29% pour son rival, Anicet-Georges Dologuélé, ancien Premier ministre, qui faisait figure de favori. L’ancien recteur de l’université de Bangui parviendra-t-il à extirper la Centrafrique d’un incessant retour à la case départ depuis l’empereur Bokassa?

  • La Centrafrique célébrait le mardi 1er décembre sa fête nationale. La présidente de transition avait envoyé ses ministres en province afin que toutes les préfectures participent à cette journée d'union. A Bangui, chrétiens et musulmans se sont retrouvés au quartier Fatima pour un match de football symbolique. C'était la première fois que des musulmans du PK5 quittaient, en groupe, leur quartier pour une journée de réconciliation. Détails…

  • Contributor | Gouvernance

    Le patron de la coalition rebelle Séléka n’abandonnera pas tout de suite ses rêves d’un long exercice de pouvoir dans son pays. Après son exil au Bénin suite à sa démission provoquée en janvier dernier par la communauté internationale, Michel Djotodia a confié qu’il compte revenir aux commandes de la Centrafrique. Revenant sur sa démission, le numéro un de la Séléka indique qu’il l’a fait pour la paix. Ainsi, il a demandé pardon aux Centrafricains et les invite à lui accorder une nouvelle chance.

  • Après la signature du cessez-le-feu en Centrafrique, les Anti-balakas tentent de sensibiliser les enfants désœuvrés de Bangui pour les convaincre de mettre fin au lynchage des musulmans. Le but de cette campagne de sensibilisation est d'informer les enfants sur les modalités pratiques de la mise en œuvre de cet accord. L'initiative semble porter ses fruits, selon le chargé des opérations des Anti-balaka, Sylvestre Yagouzou, à Bangui.

  • La communauté musulmane, retranchée à la Mosquée centrale, dans le 3è arrondissement de Bangui, a organisé une marche pacifique, mercredi 23 juillet, pour exprimer son accord au projet de partition de la Centrafrique suggéré par des Sélékas au forum de Brazzaville. Ils brandissaient des banderoles sur lesquelles ont pouvait lire : ‘’Oui à la partition de la Rca» ou ‘’Oui à la partition condition sine qua non du retour de la paix entre les musulmans et les chrétiens». La partition du pays n’agrée pas toute la communauté musulmane de Centrafrique, car à Alindao, l’une des sous-préfectures de la Basse Kotto (534 km de Bangui), les populations ont marché pour «dire non à la division» de la Centrafrique.

  • Catherine Samba-Panza a saisi la Cpi pour «poser un acte clair et fort contre l'impunité». Elle demande donc officiellement à la procureure de la Cpi d'enquêter sur la situation en Rca depuis le 1er août 2012. Une période qui correspond aux premières émeutes anti-Bozizé et à la création de la Séléka, qui avait ensuite renversé le président centrafricain en mars 2013. Raison invoquée : le piteux état du système judiciaire centrafricain, qui ne s'est pas encore remis des violences successives dans le pays. Fatou Bensouda avait déjà ouvert une enquête préliminaire en février dernier, mais selon le militant des droits de l'homme Brice Kapayen, également membre du Conseil national de transition, la Cpi doit maintenant aller plus loin. L'appel du ministère de la réconciliation à déposer les armes s'est soldé par un échec, aussi bien dans les quartiers musulmans que dans les quartiers chrétiens de Bangui.

  • Le parquet de Bangui a ouvert jeudi 5 juin une information judiciaire pour assassinat, association de malfaiteurs et détention d'armes, après la mort le 12 mai de Camille Lepage, une photojournaliste française tuée lors d'un reportage en Centrafrique, a annoncé le doyen des juges. L'information judiciaire a été ouverte pour assassinat, association de malfaiteurs et détention illégale d'armes et de munitions de guerre, a indiqué le procureur de Bangui. Des juges français sont chargés d'une procédure parallèle à Paris. L'enquête préliminaire ne permet pas de savoir qui a tiré sur le groupe du chef anti-balaka Roka Mokom qui faisait partie des victimes. Une dizaine de personnes ont été entendues et placées en détention provisoire mais leur audition n'a pas permis d'avancée significative et deux d'entre elles se sont évadées de la prison de Bangui le week-end dernier.

  • La Centrafrique traverse une nouvelle crise aigüe. Le vendredi 30 mai, des rafales ont été entendues dans plusieurs quartiers de Bangui. Des marches rassemblant des milliers de personnes ont été organisées lors desquelles deux personnes ont été tuées par balles. La majorité de ces manifestants sont à l'heure actuelle rassemblés dans le quartier de Lakouanga, où une mosquée a été incendiée jeudi 29 mai. Ils réclament le départ du contingent burundais et la démission de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza. Selon une source sécuritaire française, la force Sangaris a été aussi visée par des tirs.

  • Des milliers d'habitants des derniers quartiers musulmans de Bangui, la capitale de la République centrafricaine, sont l'objet d'agressions incessantes. Ils ne sont pas suffisamment en sécurité pour continuer de vivre paisiblement à Bangui, ni pour se déplacer vers d'autres régions. Depuis le 22 mars 2014, des miliciens anti-balaka et d'autres combattants vêtus d'uniformes de l'armée nationale ont tué au moins huit résidents musulmans et en ont blessé plusieurs autres.

  • Postés à l'entrée de leurs quartiers de Bangui, des petits groupes de jeunes hommes, sans armes et placés sous l'autorité des notables, jouent le rôle de vigie pour alerter les habitants de l'arrivée de pillards ou d'hommes armés. Face à l'insécurité généralisée dans la capitale centrafricaine et en l'absence de forces de sécurité nationales opérationnelles, ces "groupes d'auto-défense" créés par la population se développent rapidement. Pour la plupart sans emploi ou "chercher à manger" (surnom des jeunes à la recherche de toute activité au jour le jour pour survivre), leurs membres se portent volontaires - contre une modeste rétribution - pour veiller sur leurs quartiers face aux différents agresseurs : braqueurs, pillards, miliciens majoritairement chrétiens anti-balaka, ou combattants essentiellement musulmans ex-Séléka.

  • Contributor | Gouvernance

    Un charnier d'une dizaine de corps a été découvert mercredi 12 février par des soldats de la force africaine de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) dans un camp militaire du centre de Bangui, dénommé ''Camp Béal'' occupé par des ex-rebelles de la Séléka. Les responsables de la Misca ont indiqué que cette découverte est faite suite aux opérations de contrôle des ex-rebelles de la Séléka, cantonnés dans des sites en attendant leur désarmement. Cette découverte vient après celle du 24 décembre 2013 où une trentaine de corps ont été retrouvés à proximité du siège de l'état-major de l'armée centrafricaine à Bangui.

  • La capitale centrafricaine est menacée d'une crise humanitaire après les massacres et les violences qui ont déplacé des dizaines de milliers d'habitants, réfugiés près de la base française à l'aéroport ou terrés dans des quartiers. Dans les zones relativement épargnées par les violences, la vie revenait peu à peu à un semblant de normalité. La population recommençait à se déplacer sans crainte apparente, à la recherche des commerces ouverts dans la ville toujours survolée par des avions de combat et parcourue par des patrouilles de blindés français. Selon des sources humanitaires, il y a au moins des dizaines de milliers de personnes déplacées dans Bangui, qui compte environ 800.000 habitants.

  • L'effet d'annonce de Paris a joué à plein: avant même le début de l'intervention militaire française à Bangui, d'ex-rebelles plient bagages depuis quelques jours et désertent la capitale centrafricaine où ils terrorisaient la population depuis des mois. "De tous les quartiers, les mêmes informations remontent: des Séléka s'en vont, ils quittent Bangui", explique sous couvert d'anonymat, un haut diplomate occidental en poste en Centrafrique. Impossible pour autant de chiffrer ces départs, ajoute cette même source, ils se font surtout de nuit quand la ville est sous couvre-feu.

  • Contributor | Gouvernance

    Depuis plusieurs semaines, les incidents impliquant des éléments de l'ex-rébellion Séléka se multiplient à Bangui de façon inquiétante. Nouvelle illustration le mercredi 13 novembre à Fatima dans le 6e arrondissement de la capitale. La situation a dégénéré après qu'un élément des forces armées centrafricaines a été enlevé par des anciens rebelles. Des éléments des forces de défense et de la Fomac (la force multinationale d'Afrique centrale) ont été dépêchés sur place, mais ont dû battre en retrait après avoir été pris à partie par les ex-rebelles. Le président Michel Djotodia, venu lancer des travaux publics à proximité, s'est également rendu sur le lieu des heurts et "a essuyé des jets de pierre des manifestants".

  • Une nouvelle incursion, le 28 août, d'éléments incontrôlés de l'ex-rébellion Séléka dans le nord de Bangui a contraint plusieurs milliers de réfugiés à se réfugier sur le tarmac de l'aéroport international de la capitale centrafricaine. Ces habitants de Boy-Rabé - considéré comme un fief des partisans de l'ancien président François Bozizé - ont quitté leurs maisons pour fuir les tirs et les pillages Depuis sa prise de pouvoir, Michel Djotodia ne cesse de proclamer sa volonté de caserner et désarmer les combattants de la coalition hétéroclite de mouvements rebelles et de groupes armés qu'il a fédérés autour de sa personne. En vain jusqu'à présent. Le président français François Hollande a jugé qu'il était "plus que temps d'agir" dans un pays "au bord de la somalisation". Un million et demi d'habitants sur 5 millions sont déplacés, a constaté François Hollande, en demandant à l'ONU et à l'Union africaine de "se saisir de la situation".

  • Six personnes ont été tuées et 25 autres blessées vendredi 28 juin à Bangui dans des heurts entre civils et hommes de la coalition Séléka, au pouvoir depuis fin mars en Centrafrique. Depuis la prise de pouvoir par la coalition Séléka, le nouveau gouvernement centrafricain peine à sécuriser le pays, qui reste en proie à des violences et des pillages réguliers. A l'appel de Bangui, il est prévu que les forces de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale en Centrafrique passent à 2.000 militaires contre 700 actuellement, afin de sécuriser le pays.

  • Il ne se passe pas un seul jour à Bangui, la capitale centrafricaine, sans braquage. Cela, malgré les mesures de sécurité prises par les nouvelles autorités politiques. Est-ce encore un problème dû au manque de contrôle des rebelles du Séléka ? Une chose est sûre, les mesures de sécurités mises en place ne les empêchent pas d’agresser la population civile. Les habitants de la capitale centrafricaine sont encore loin de connaître la sécurité. Les détonations continuent, les éléments du Séléka sont toujours éparpillés dans la ville armes en main ... C’est la terreur.

  • La Croix-Rouge centrafricaine appelle les habitants de Bangui à venir identifier 78 cadavres ramassés par ses volontaires dans les rues de la capitale à la suite du coup d'État des rebelles de la Séléka, le 24 mars. "Tous ces corps ne disposent pas de pièces d'identité et nous souhaitons que la population fasse cet effort de reconnaissance parce que nos volontaires vont procéder très rapidement à l'inhumation de ces corps dans une fosse commune", a ajouté M. Eyamo. La Croix-Rouge avait qualifié de "catastrophique" la situation des hôpitaux de Bangui, où "près de 200 blessés ont été admis (...) à la suite des affrontements", tandis qu'une quarantaine de personnes sont "toujours en attente d'une opération urgente. Comme l'ensemble de la ville, les hôpitaux manquent aujourd'hui d'eau courante, d'électricité en continu et bientôt de carburant".

  • Les pays d'Afrique centrale, déterminés à empêcher à tout prix la chute de Bangui, ont commencé à envoyer des renforts pour protéger la capitale centrafricaine menacée par les rebelles du Séléka qui contrôlent une large partie du pays et réclament le départ du président François Bozizé. Ces renforts devraient porter à 760 hommes les effectifs en Centrafrique de la Force multinationale d'Afrique centrale.

  • Onze personnes ont été tuées les 31 mai et 1er juin, lors de violences visant des musulmans à Bangui, dont huit appartenaient à la communauté tchadienne, ont indiqué les ministres tchadien et centrafricain de la Défense dans un communiqué conjoint. C’est suite aux troubles consécutifs à l'assassinat de deux garçons centrafricains survenus le 31 mai 2011, que les violences ont eu lieu. Les deux délégations ont déploré des cas de mort, des blessés et d'importants dégâts matériel dans les deux communautés dont 8 morts et plusieurs blessés du côté tchadien, 3 morts et plusieurs blessés du côté centrafricain.