• Plus de 200 personnes, dont des partisans de l'ex-président Laurent Gbagbo, ont été "arbitrairement détenues et torturées" en Côte d'Ivoire, a affirmé vendredi 26 octobre Amnesty International, appelant le pouvoir à "aller au-delà des promesses" sur le respect des droits de l'Homme. Selon un rapport d’Amnesty, des dizaines de détenus ont raconté comment ils avaient été torturés à l'électricité ou avaient subi des brûlures au plastique fondu, tandis que d’autres ont été victimes de sévices sexuels. L'ONG souligne également la lenteur des instructions visant des personnalités du régime déchu - notamment l'ex-Première dame Simone Gbagbo - détenues depuis un an et demi dans le nord du pays.

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  • L’Etat malien a décidé de faire la guerre aux rebelles. L’isolement des responsables de la rébellion fait partie de cette guerre. C’est ainsi que le 13 août dernier, le gouvernement a saisi, par une note verbale des Affaires Etrangères, les chancelleries et consulats accrédités au Mali pour les informer de l’annulation du passeport de dix individualités Touareg ayant, selon lui, une responsabilité dans la crise du Nord. La liste s’est depuis allongée, frappant également les porteurs de passeport ordinaires. A savoir 180 personnes, nomades comme sédentaires identifiées comme fauteurs de troubles.

  • L'avertissement avait été lancé par Yvan Guichaoua, chercheur à l'université d'East Anglia, après l'appel de François Hollande, le 26 septembre à la tribune de l'Onu, à une intervention "au plus vite" contre les "terroristes" qui occupent le nord du Mali depuis près de sept mois. Selon lui, "si le nouveau mot d'ordre, c'est de mener une guerre contre le terrorisme, cela revient à lancer un carton d'invitation aux djihadistes pour qu'ils viennent en découdre sur le sol malien". La prédiction serait-elle en train de se réaliser ?

  • Trois proches du président béninois ont été arrêtés dimanche 21 octobre 2012 pour avoir tenté de l'empoisonner. Selon le procureur de la République, Zoubérath Kora-Séké, une nièce de Thomas Boni Yayi qui travaillait à la présidence, Mudjaidou Soumanou, l'ancien ministre du Commerce et de l'Industrie et Ibrahim Mama Cisse, le médecin personnel du chef de l'Etat, ont tenté d'empoisonner le président en remplaçant ses médicaments habituels par des pilules empoisonnées. Toujours selon le procureur, le commanditaire est Patrice Talon, un homme d'affaires aujourd'hui en conflit avec Thomas Boni Yayi.

  • L'armée de Guinée-Bissau a annoncé samedi 27 octobre l'arrestation d'un militaire considéré comme l'instigateur de l'attaque d'une caserne survenue la semaine dernière, présentée par les autorités comme une tentative de contre-coup d'État. Un communiqué confirmant l'arrestation a par ailleurs été lu à la radio nationale. Un autre porte-parole militaire, le capitaine Bwam Bissora, a déclaré que Pansau N'Tchama avait été arrêté, avec deux présumés co-instigateurs de l'attaque. Aucun président n'a jamais mené son mandat à son terme, depuis l'indépendance du Portugal, en 1974.

  • Dans le nord du Mali, les islamistes armés ont entrepris de nouvelles destructions. A Tombouctou, ils ont détruit le 27 octobre le monument de l'Indépendance. Ce monument symbole, érigé sur la place de l'Indépendance au coeur de la ville sainte, avait déjà été saccagé en avril dernier au moment de l'arrivée des hommes d'Ansar Dine. Comme déjà de nombreux mausolées et symboles religieux. C'est un joyau de l'architecture de la ville qui tombe comme l'ont été d'autres déjà.

  • Des "centaines" de djihadistes originaires du Soudan et du Sahara occidental sont arrivés dans le nord du Mali, occupé par des islamistes armés depuis près de sept mois, pour se battre à leur côté en cas d'intervention armée internationale. Des Soudanais, mais également des Tunisiens, des Égyptiens et des combattants indépendantistes en provenance du Sahara occidental ont rejoint les rangs des islamistes au nord du pays. L’information a été confirmée par plusieurs témoins.

  • Human Rights Watch demande aux autorités en Guinée équatoriale d'enquêter au plus vite sur la disparition de l'avocat Fabian Nsué, proche de l’opposition. Il a disparu depuis le 22 octobre, alors qu'il allait visiter un client à la célèbre prison de Black Beach à Malabo, la capitale. L’ONG ajoute que l’avocat a été "harcelé par le gouvernement à de multiples reprises, laissant présager qu'il pourrait être détenu illégalement. En 2002, il a été torturé alors qu'il était en prison".

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  • La justice ghanéenne a décidé de remettre en liberté, le mercredi 24 octobre 2012, de l'ancien ministre du Budget du gouvernement Aké N’gbo, Justin Koné Katinan. Poursuivi par les autorités ivoiriennes pour deux chefs d’accusation, «crimes de sang» et «crimes économiques», une cour d'Accra a débouté la partie plaignante dans l'affaire des "crimes de sang" pour absence de preuves.

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  • Il ne fait plus de doute, le général John Numbi ne sera pas inquiété dans l’affaire de l’assassinat du défenseur des droits de l’Homme, Floribert Chebeya. En tout cas, pas par les juridictions de son pays, la RD Congo. La justice militaire congolaise a tranché sur l’affaire le 23 octobre dernier et a décidé de ne pas mettre en accusation le tout-puissant général. Les parents de la victime n’ont donc plus que leurs yeux pour pleurer. Selon toute vraisemblance, cette décision est aussi la preuve que le général John Numbi restera intouchable sous le régime de Joseph Kabila. Et c’est fort dommage car, dans un pays où il y a des personnages de ce genre, ni la justice, ni la démocratie ne peuvent y prospérer.

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  • Pour les Algériens la nécessité n’est plus seulement de demander de la transparence sur le dossier de l'exploitation des énergies du pays uniquement. Désormais il est question de revendiquer un droit citoyen qui obligerait les pouvoirs publics à s'expliquer devant le peuple.

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  • Paul Kagame a présidé au pillage des richesses minières de la République démocratique du Congo afin de consolider l’hégémonie des Tutsis à Kigali. Maintenant, avec le soutien de ses puissants alliés occidentaux, il entretient des vues sur le territoire congolais.

  • Le Mali a vivement déploré jeudi 18 octobre l’expulsion de 26 de ses ressortissants par la République de Guinée et lancé un appel au calme pour la « préservation des liens séculaires de fraternité et d’amitié » existants entre les deux pays. D’après Bamako, 26 citoyens maliens ont été expulsés par les autorités guinéennes, sans que ni la représentation diplomatique malienne à Conakry ni les autorités maliennes n’en aient au préalable été informées, conformément aux accords liant le Mali et la Guinée.

  • La Cour suprême de Gambie a confirmé vendredi 19 octobre 2012 la condamnation à mort de sept détenus, dont six anciens responsables militaires et sécuritaires, jugés pour tentative de coup d'Etat en 2009. Parmi eux l’ancien chef de l'armée Lang Tombong Tamba qui fut longtemps le bras droit du président Yaya Jammeh. Sont également condamnés l’ancien chef des services de renseignements, Lamin Badjié, Modou Gaye, l’ancien chef-adjoint de la police, trois officiers supérieurs et un homme d'affaires. Le président Yaya Jammeh annonce souvent des complots contre son régime. Vrais ou faux, c’est aussi le moyen pour lui de faire des purges et de se débarrasser de personnalités devenues à ses yeux trop puissantes.

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  • Plusieurs personnes ont été tuées et des immeubles endommagés à la suite d'attentats suivis par des échanges de tirs entre membres présumés du groupe islamiste Boko Haram et forces de sécurité qui ont semé la panique à Potiskum, ville du nord-est nigérian. Des explosions et des coups de feu ont retenti, créant le chaos dans la ville de Potiskum, dans l'Etat de Yobe, jeudi 18 octobre, et se poursuivaient le vendredi 19 octobre. Selon des habitants, plusieurs écoles et un bâtiment public ont été brûlés, et on compte plusieurs morts.

  • Après avoir été arrêtés et emprisonnés dans des conditions épouvantables pendant plus de quatre mois en Guinée équatoriale, 20 Maliens ont été rapatriés sur Bamako. Selon les témoignages recueillis par la presse locale, ces 20 Maliens ont partagé leur sort avec 150 autres Africains, Camerounais, Nigérians, Maliens, Béninois, détenus dans un petit espace sans électricité ni aération.

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  • Un chef de guerre libérien impliqué dans des violences en Côte d`Ivoire où des soldats de l`ONU avaient été tués en juin a été arrêté dans le nord du Liberia, a annoncé jeudi 18 octobre le ministre libérien de l’Information. Cet homme, qui figurait sur une liste de dix personnes recherchées par le gouvernement libérien depuis juin après une attaque dans le Sud-Ouest ivoirien ayant fait 18 morts, dont sept Casques bleus nigériens, a été arrêté à Ganta (nord), non loin de la frontière ivoirienne.

  • Les Nations unies pointent une nouvelle fois du doigt le Rwanda et l'Ouganda. Un rapport d'experts de l'ONU assure que ces derniers mois, Kigali et Kampala, continuent, malgré leur démenti, d'aider les rebelles congolais du M23 dans l'est de la République démocratique du Congo. Les auteurs du rapport observent que le M23 a gagné du terrain et que le recrutement d’enfants soldats estimés à 250 s’est accéléré. Ce rapport qui sera rendu public en novembre promet de tendre encore un peu plus les relations avec le Rwanda.

  • L'armée nigériane a annoncé mardi 16 octobre avoir tué 24 membres du groupe islamiste Boko Haram à Maiduguri, son fief du nord-est du Nigeria, après que les extrémistes eurent fait exploser des bombes et tiré au lance-roquettes. Selon les forces spéciales de l'armée nigériane, des membres de Boko Haram ont lancé les hostilités à l'aide de fusils, de bombes artisanales et de lances-roquettes. Les soldats ont retrouvé une variété d'armes. Maiduguri est considérée comme le fief de Boko Haram, dont les attentats et assassinats ont coûté la vie à plus de 1.400 personnes depuis 2010 selon Human Rights Watch.

  • Il n’y a plus un jour où l’on enregistre un peu partout au Bénin des cas de braquages à mains armées, d’assassinat, de trafic de stupéfiants, etc. Les populations béninoises sont confrontées en permanence à l’insécurité. La fréquence de ces actes de vandalisme inquiète. Les populations se posent des questions sur leur sécurité. Le Bénin est devenu une plaque tournante des braquages sanglants, du trafic de drogues etc. Comme elles le peuvent, les forces de l’ordre arrivent à appréhender quelques hors-la-loi.