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Le Bulletin du 10/05/01, no 08

L E S T I T R E S
du 27 avril 2001 au 10 mai 2001

COMMERCE - ECONOMIE
- Sénégal: baisse des tarifs sur l'international et Internet
- Sénégal: questions sans réponse dans une affaire de vente de noms de
domaine à la SONATEL
- Nigéria: une rentabilité douteuse pour certaines licences de mobiles

POLITIQUE GOUVERNEMENTALE
- Cameroun : Introduction de l'informatique et des Ntic à l'école
- Parc des NTI au Maroc : les banques prennent en charge le projet

TECHNOLOGIE
- Burkina Faso: interopérabilité totale entre les deux réseaux de
cellulaires
- Le GPRS booste l'Internet mobile

L E S N O U V E L L E S

COMMERCE - ECONOMIE

SÉNÉGAL: BAISSE DES TARIFS SUR L'INTERNATIONAL ET INTERNET [08 mai 01]
La Société Nationale des Télécommunications du Sénégal (SONATEL) vient
d'annoncer une baisse de tarifs sur les communications téléphoniques
internationales et sur les connections à l'Internet. Pour le téléphone,
cette réduction se traduit par une simplification de la tarification par
zones géographiques, désormais limitées à deux: l'Afrique et le reste du
monde. Ainsi la facturation de la minute de communication, en heures
pleines, vers n'importe quel pays africain, s'élève à 325 FCFA (3,25 FF)
contre 340 FCFA (3,40 FF) auparavant, soit une baisse de 4 %. Le tarif en
heures creuses reste cependant inchangé su le continent noir. La réduction
est plus sensible sur les appels vers les autres continents, avec un tarif
uniformisé à 400 FCFA (4 FF) la minute en heures pleines, contre 255 FCFA
en heures creuses,
soit une baisse de 22 à 25% sur les anciens tarifs. En plus du téléphone,
l'opérateur national de télécommunications réduit ses tarifs de la liaison
spécialisé d'accès à Internet, à concurrence de 20 %. La LS de 64 mégabit
et celle de 128 passent respectivement à 480.000 FCFA (4.800 FF) et 796.000
FCFA (7.960 FF), soit La Pour la LS de 256, 512 et 1004 megabits, les
nouveaux tarifs sont respectivement de 930.000 FCFA (9.300 FF), 1.530.000
FCFA (15.300 FF) et 1.920.000 FCFA (19.2000 FF), soit une baisse de 40 %.
Les prix indiqués sont ceux de l'abonnement mensuel. La nouvelle politique
tarifaire bénéficie également aux entreprises qui exploitent le réseau IP
(Internet Protocol) pour des besoins spécifiques ainsi qu'aux écoles et
universités à travers une baisse significative des tarifs de l'heure de
connexion. Rappelons que la SONATEL a révélé la semaine dernière avoir
réalisé en 2000 un bénéfice net de 42,5 milliards CFA (425 millions FF).

(S. Sissouma, Le Soleil de Dakar)

SONATEL : http://www.sonatel.sn

SÉNÉGAL: QUESTIONS SANS RÉPONSE DANS UNE AFFAIRE DE VENTE DE NOMS DE
DOMAINE À LA SONATEL [02 mai 01]
Une affaire de vente de noms de domaines à la SONATEL crée la polémique au
Sénégal.

Suite: http://www.franconnex.com/voirinfo.cfm?Num=144
(A. Coly, [email protected])

NIGÉRIA: UNE RENTABILITÉ DOUTEUSE POUR CERTAINES LICENCES DE MOBILES [30
avril 01]
Selon une étude menée par Pyramid Research, certaines des licences vendues
en janvier 2001 par le Nigéria à la suite de l'appel d'offres de la
Nigerian Communication Commission (NCC), le régulateur national (voir
l'article Vente de licences de téléphonie mobile au Nigéria), risquent de
ne pas se révéler rentables à terme. L'étude, intitulée "Communications
Markets in West Africa", estime qu'au moins une parmi les quatre licences
vendues porte en elle un potentiel de rentabilité négative à long terme.
Seules deux licences, d'après le rapport, pourraient s'avérer rentables
d'ici à 2005 alors que les deux autres risquent de se révéler dans le long
terme comme de bien mauvaises affaires. Les licences avaient été attribuées
aux enchères au prix de 285 millions de dollars l'unité et la NCC devait
toucher 1,14 milliard de dollars dans les transactions.

L'étude "Communications Markets in West Africa" concerne cinq pays
(Nigéria, Côte d'Ivoire, Sénégal, Cameroun, Ghana) et constate aussi la
rapide croissance de la téléphonie mobile "devenue l'épicentre du marché
des télécommunications en l'Afrique de l'Ouest".

(A. Coly, [email protected])

Pyramid Research : http://www.pyramidresearch.com
NCC : http://www.ncc.gov.ng
Vente de licences de téléphonie mobile au Nigéria :
http://www.franconnex.com/voirinfo.cfm?Num=63

POLITIQUE GOUVERNEMENTALE

CAMEROUN : INTRODUCTION DE L'INFORMATIQUE ET DES NTIC À L'ÉCOLE [10 mai 01]
Les responsables des établissements secondaires tant publics que privés du
Cameroun introduisent l'informatique et les Ntic dans les programmes de
formation.

Après le lycée technique de Mbalmayo, localité située à 50 kilomètres de
Yaoundé, qui vient de créer son premier point d'accès Internet, les
responsable des lycées et collèges de la province du Sud Cameroun sont en
concertation pour la préparation et l'exécution du budget 2001-2002. Au
cours de ces travaux, un accent particulier est mis sur l'aménagement des
salles d'informatique dans des établissements scolaires de cette province,
et l'élaboration des programmes de formation dans le domaine des Nouvelles
Technologies de l'Information et de la Communication.

Notons que cette effervescence vient à la suite d'un arrêté du ministre
camerounais de l'éducation nationale qui introduit dès l'année académique
2001-2002 l'enseignement de l'informatique et des Ntic dans les Ecoles
Normales de formation des instituteurs. Par ailleurs, dès la prochaine
rentrée scolaire qui commence trois mois après le début de l'exercice
budgétaire 2001-2002, tous les matériels et accessoires informatiques
seront défiscalisés au Cameroun.

(J. Akoa, [email protected])

PARC DES NTI AU MAROC : LES BANQUES PRENNENT EN CHARGE LE PROJET [03 mai 01]
http://www.septi.gov.ma
Le projet de Parc des technologies de l'information de Casablanca est sur
la bonne voie. Le symposium sur les NTI, qui a clôturé cette semaine ses
travaux à Rabat, a été l'occasion d'officialiser la création d'une société
anonyme qui prendra en charge la gestion du site situé à la périphérie de
Casablanca, près du supermarché «Marjane ». Cet espace s'étend sur une
superficie de 30.000 m2.

Le montage financier de cette société à capitaux mixtes intègre plusieurs
organismes bancaires. Il s'agit de la BCP, la CDG, la BCM, la BMCE Bank et
la Wafabank. Le capital de MITC (Moroccan Information Technopark
Technology) s'élève à 46 millions de DH. Les banques ont contribué à
hauteur de 29,6 millions de DH.

L'apport du secrétariat d'Etat chargé de la Poste, des Technologies de la
Communication et de l'Information (SEPTI), est en nature, en l'occurrence
le bénéfice de droit de bail sur l'ex-immeuble de la Douane. Cet apport est
évalué à 16,1 millions de DH.

MITC aura en charge la réalisation et le réaménagement du bâtiment en
espace pour les technologies de l'information. Ce Parc est dénommé «espaces
des technologies de l'information et de la communication de Casablanca».

Selon les termes de l'accord, signé le 23 avril entre les actionnaires de
cette société anonyme, une partie du bâtiment sera dédiée aux start-ups,
une autre aux PME/PMI.

Deux autres parties de l'espace hébergeront les enseignes internationales
ainsi qu'un centre de formation et un centre pour les conférences et les
rencontres événementielles.

Lors du symposium, plusieurs observateurs se sont interrogés sur la
procédure suivie pour la mise en place du tour de table de la société MITC.
Aucun d'appel d'expression d'intérêt, ni appel d'offres n'ont été lancés
par le SEPTI. Autre surprise, lors du symposium, aucune indication n'a été
fournie par le département ministériel de M. Hajji à propos des résultats
de l'étude de faisabilité sur le Parc. A rappeler que le SEPTI a confié, au
début de l'année 2001, au Centre international de communication (CICOM) la
réalisation d'une étude de faisabilité du projet. Ce rapport était censé
contenir des propositions relatives à la mise en marche du Parc, les
réaménagements du bâtiment et le plan de son développement sur trois ans.

A rappeler que le Parc des NTI a été construit au départ pour héberger le
siège de l'Administration de la Douane et des Impôts indirects. Il a coûté
environ 250 millions de DH.

(R. Jankari, [email protected])

(SEPTI) : ttp://www.septi.gov.ma
(CICOM) : ttp://www.cicom.fr

TECHNOLOGIE

BURKINA FASO: INTEROPÉRABILITÉ TOTALE ENTRE LES DEUX RÉSEAUX DE CELLULAIRES
[01 mai 01]
Au Burkina Faso, depuis le 1er janvier 2001, il existe un deuxième
opérateur de téléphonie cellulaire, la CELTEL (Cellular Telephon), qui
cohabite avec l'opérateur principal, l'ONATEL (Office national de
télécommunications du Burkina Faso). La CELTEL compte aujourd'hui quelque
8.000 abonnés. Seulement voilà : les réseaux des deux compagnies étaient
incompatibles entre eux. Un abonné de la CELTEL ne pouvait joindre ni le
réseau fixe de l'ONATEL ni un abonné au cellulaire de l'ONATEL. Ce qui
obligeait certains utilisateurs, avec tous les désagréments que cela
pouvait causer (coûts, pertes de temps), à avoir par devers eux plusieurs
téléphones portables, deux ou trois.

Le quotidien Sidwaya rapporte dans une récente édition qu'après de nombreux
tests qui se sont révélés concluants, les abonnés au téléphone cellulaire
de l'ONATEL et ceux de la CELTEL, peuvent désormais entrer en
communication. L'interopérabilité entre les deux réseaux est maintenant
effective depuis le 26 avril 2001 grâce à une convention paraphée une
semaine plus tôt par les directeurs des deux sociétés, M. Jacques Arsène
Louari pour l'ONATEL et M. Raymond Laforce pour la CELTEL. Quatre mois de
négociations ont cependant précédé cet accord qui avait valeur d'obligation
à cause d'une loi qui obligeait l'opérateur national des télécommunications
à faire l'interconnexion avec les opérateurs à venir.

La CELTEL projette de se déployer, d'ici un an, dans une dizaine de villes
intérieures du Burkina Faso.

(A. Coly, [email protected])

ONATEL : http://www.onatel.bf

LE GPRS BOOSTE L'INTERNET MOBILE [07 mai 01]
http://www.iam.ma ; http://www.meditel.ma
Les deux opérateurs nationaux de la téléphonie mobile s'activent pour
mettre leurs réseaux à la norme GPRS (General Packet Radio Service). Cette
technologie intermédiaire entre le GSM et l'UMTS permettra l'optimisation
de l'accès à l'Internet. Qu'implique cette nouvelle norme pour les futurs
utilisateurs ? Détails...

Avoir un combiné mobile et un réseau permettant de se connecter à
l'Internet et naviguer à une vitesse dix fois supérieure à celle de la
norme GSM (Global System for Mobile Communications). Tel est le pari de la
norme GPRS (General Packet Radio Service). Ce nouveau standard se situe
entre le GSM et l'UMTS (Universal Mobile Telecommunication Standard), la
véritable troisième génération de transmission de données à haut débit
attendue d'ici 2003 en Europe et aux U.S.A.

Au Maroc, les deux opérateurs de téléphonie mobile sont entrain de faire
migrer leurs réseaux GSM vers la norme GPRS. Pour cela, Maroc Telecom
s'appuie sur Siemens, quant à Méditel, Ericsson a pris en charge cette
migration.

Concrètement, cette nouvelle technologie devrait assurer des débits
maximums de 100 Kb/s contre 9,6 Kb/s pour le GSM. Ce niveau de transmission
de données Internet sera plus confortable que l'actuel GSM avec le Wap
(Wireless Application Protocol). Autrement dit, l'abonné pourra surfer sur
le Web et consulter ses e-mails à partir de son combiné mobile.

Cette rapidité est possible grâce à une technologie de transmission de
données par paquets, comme pour le TCP/IP sur lequel est basé l'Internet,
contrairement au GSM qui est basé sur une technologie de transmission par
circuits. Cette différence garantira, promettent les partisans de cette
nouvelle norme, la possibilité d'accéder à l'Internet rapidement à partir
des téléphones mobiles. L'UMTS garantira un flux de transmission beaucoup
plus rapide que le GPRS (2 Mega/s).

Au niveau de la facturation, à la différence du GSM, le GPRS sera facturé
au volume de données transmises et non au temps de connexion. En
conséquence l'abonné qui dispose d'un combiné GPRS est connecté en
permanence au Net.

Parallèlement aux efforts des opérateurs de téléphonie mobile pour mettre à
niveau leurs réseaux, dès la fin du second semestre de cette année, la
plupart des constructeurs mettront sur le marché des combinés supportant la
norme GPRS.

D'ailleurs, le salon international Cebit, qui s'est déroulé à Hanovre en
Allemagne, était l'occasion pour Nokia, Motorola, Ericsson et Siemens de
présenter en fanfare leurs derniers téléphones qui intègrent cette
technologie.

Plusieurs observateurs, estiment que ce nouveau standard permettra de
relancer les ventes d'appareils sur le plan mondial. Le marché des combinés
GPRS pour l'année 2001 se situe aux alentours de 20 à 30 millions d'unités,
pour un volume total de 450 millions d'appareils.

L'offre GPRS de constructeurs

Nokia 8310 et le 6310 Motorola Timeport 260 Ericsson R520 Siemens S45
Samsung SGH-Q100

(R. Jankari, [email protected])

Cebit : http://www.cebit.de/"

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L ' A G E N D A
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> Les rendez-vous des 2 prochains mois
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Les nouvelles formes de travail dans la société de l'information. 15 - 16
mai 01
Québec, Canada
http://www.cefrio.qc.ca/francais/activites/colloque.html
[email protected]

Inet 2001. 5 - 8 juin 01
Stockholm, Suède
http://www.isoc.org/inet2001/
[email protected]

Téléform 2001. 7 - 8 juin 01
Le rendez-vous des professionnels de la téléformation
Marseille, France
http://www.teleform2001.com
[email protected]

RMLL. 4 - 8 juillet 01
2e Rencontres Mondiales du Logiciel Libre
Talence, France
http://lsm.abul.org/home.php3?langnew=fr

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