L’UA a demandé, le 7 février, la levée des sanctions contre le Zimbabwe. Cette demande a été formulée à la suite de la décision, le 6 février, du leader de l'opposition Morgan Tsvangirai de participer à un gouvernement d'union nationale avec le président Robert Mugabe. Dans le texte adopté par les ministres des Affaires étrangères de l'UA, l'organisation dit accueillir « avec satisfaction le calendrier convenu pour la formation d'un gouvernement inclusif ».
Tagged under GouvernanceAvocat mauritanien, membre du Front National de Défense de la Démocratie, Me Gourmo Abdou Lô, explique la logique, la portée et l’utilité des sanctions internationales contre les régimes putschistes, ainsi que la Mauritanie vient d’en faire l’objet de la part du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine. De même, il analyse les dangers qui pourraient résulter du silence de la communauté internationale face aux dérives militaristes qui commencent à resurgir en Afrique. En effet, l’embellie née des élections ghanéennes, qui ont porté au pouvoir Nana Akufo-Addo, le 28 décembre 2008, ne suffit pas à masquer les errements que connaissent les processus démocratiques en Afrique, face aux tendances putschistes qui subsistent. Notamment, au regard des deux derniers exemples que l’Afrique a connus, avec la Mauritanie et la Guinée.
Le 6 août 2008, les militaires mauritaniens renversent le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, élu en 2007. Le 23 décembre, profitant de la situation confuse née du décès du président Lansana Conté, une junte s’installe également au pouvoir en Guinée. Les condamnations et les menaces de sanctions fusent de la part des instances africaines et internationales, avec des ultimatums pour un retour à l’ordre démocratique. Le 5 février dernier, le CPS de l'UA a donc décidé de franchir le pas, en prenant des sanctions contre les membres civils et militaires de la junte. Selon son président, Manuel Domingos Augusto, ambassadeur d'Angola auprès de l'UA, les sanctions portent sur "une prohibition des déplacements des membres civils et militaires de la junte, le refus systématique des visas, le contrôle des comptes bancaires".
Le pouvoir établi à Nouakchott avait été averti d'une telle éventualité, mais n’avait pas réagi en conséquence. En effet, le 22 décembre dernier, l'UA avait décidé "d'imposer des sanctions ciblées à l'encontre de toutes les personnes, aussi bien civiles que militaires, dont les activités ont pour objet de maintenir le statu quo anticonstitutionnel en Mauritanie si, d'ici au 5 février 2009 , l'ordre constitutionnel n'est pas rétabli et (...) de saisir le Conseil de sécurité des Nations unies pour qu'il confère un caractère universel à ces mesures". Or, l’orientation prise par la junte mauritanienne est d’organiser une nouvelle élection présidentielle le 6 juin 2009, avec la possibilité, pour le général Abdelaziz qui a pris le pouvoir, de présenter sa candidature, plutôt que rétablir l’ancien pouvoir dans ses droits.
La décision prise par le CPS de l’UA a été portée au Conseil de sécurité de l'ONU afin qu'elles «deviennent universelles (et) que tous les pays membres de l'ONU les appliquent ». Le pouvoir militaire mauritanien se trouve donc le dos au mur, n’ayant plus d’échappatoire après avoir usé de différents artifices pour masquer son illégalité derrière un soutien populaire, renforcé par une alliance avec une partie de l’opposition. Désormais, il s’impose donc à la junte de coopérer avec «la commission de l'UA « pour le retour immédiat à l'ordre constitutionnel et la résolution de la crise politique dans ce pays », afin d’éviter un enchaînement des sanctions qui pourrait être lourd de conséquences.
Ce 7 février 2009, au lendemain des sanctions prononcées contre la Mauritanie, et comme instruite par ces mesures, la junte dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara a engagé le ministre de l'Administration du territoire et des affaire politiques et le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) «à respecter les engagements pris devant le peuple de Guinée et la communauté internationale d'organiser des élections libres, transparentes et crédibles pendant le dernier trimestre 2009 ».
Abdoul Gourmo Lô défend donc cette détermination à faire barrage aux putschistes, rappelant qu’«il est définitivement et unanimement accepté que les changements anticonstitutionnels de gouvernement sont désormais une menace contre la paix et la sécurité internationale, en raison de ses risques potentiels sur la stabilité du pays et de la région concernée et en raison également de ce qu’il représente en lui-même, comme attentat contre la volonté populaire».
Tagged under GouvernanceDans cet article, Rachel de Souza effectue une analyse des différentes significations de l'élection de Barack Obama par rapport à la question raciale au Brésil. Il s'agit d'une lecture de la vague noire qui a soulevé des passions au Brésil, en même temps qu'elle déconstruit le mythe selon lequel un président africain-américain aux États-Unis permet de résoudre immédiatement les problèmes fondamentaux de la population noire en Afrique et dans la diaspora. Mais cette analyse ne nie pas que des perspectives positives se dessinent.
Tagged under GouvernanceAprès le putsch perpétré le 27 juin par Robert Mugabe, les signes étaient toujours là que le MDC allait vers la résignation. Cela s'est officiellement passé le 30 janvier 2009, lorsque le leader de l'opposition, Morgan Tsvangirai, a décidé de rejoindre le gouvernement d'unité. De manière quasi perverse, il est devenu le sauveur de Mugabe à un moment où le despote est proche de la mort politique, écrit Tendai Dambutshena.
Tagged under GouvernanceEn tant que témoins de l'attaque barbare sur la Palestine perpétrée par Israël, à travers l’«Opération Plomb durci» qui a fait 1 300 morts, il pourrait être utile de lire ce que Mahatma Gandhi avait eu à dire au sujet de la création d'Israël et de la politique sioniste de l'époque.
J'ai reçu plusieurs lettres dans lesquelles on me demande d'exposer mes vues sur la question arabo-juive en Palestine et la persécution anti-juive en Allemagne. Ce n'est pas sans quelque hésitation que je me risque à offrir mes opinions sur cette question très délicate.
Toute ma sympathie est acquise aux Juifs. J'ai connu certains d'entre eux, d'une manière très intime, en Afrique du Sud, et certains d'entre eux sont devenus des amis pour la vie. Grâce à ces amis, j'ai pu mieux connaître la persécution à laquelle ils ont été soumis depuis la lointaine histoire. Ils ont été, en quelque sorte, les intouchables de la Chrétienté. La similarité entre le traitement que les Chrétiens leur ont infligé et celui que les Hindous infligent aux Intouchables est frappante. Un jugement de nature religieuse a été invoqué dans les deux cas pour justifier les traitements inhumains qui ont été infligés aux uns comme aux autres. A part les amitiés qu'il m'a été donné de nouer avec certains d'entre eux, ma sympathie pour les Juifs ressortit donc à des raisons de caractère universel.
Mais ma sympathie ne me rend pas sourd aux exigences de la justice. L'appel à un foyer national pour les Juifs ne me séduit guère. La légitimité en est recherchée dans la Bible et dans la ténacité dont les Juifs ont depuis tout temps fait preuve dans la formulation de leur attachement à un retour en Palestine. Pourquoi ne pourraient-ils pas, comme les autres peuples sur Terre, faire de cette contrée leur pays où naître et où gagner sa vie ?
La Palestine appartient aux Arabes de la manière dont l'Angleterre appartient aux Anglais ou la France aux Français. Il serait injuste et inhumain d'imposer (une domination par) les Juifs aux Arabes. Ce qui se passe en Palestine, de nos jours, ne saurait être justifié au nom d'un quelconque code moral de conduite. Les mandats n'ont pas d'autre justification que la dernière guerre mondiale (la guerre 1939-1945). Ce serait à n'en pas douter un crime contre l'humanité de contraindre ces Arabes si justement fiers à ce que la Palestine soit restituée aux Juifs en tant que leur foyer national, que ce soit partiellement, ou en totalité.
Une alternative bien plus noble serait d'insister sur un traitement équitable des Juifs où qu'ils soient nés et où qu'ils aient été élevés. Les Juifs nés en France sont Français dans l'exact sens où les Chrétiens nés en France le sont. Si les Juifs n'ont pas d'autre foyer national que la Palestine, vont-ils accepter l'idée de devoir être contraints à quitter les autres parties du monde où ils sont installés ? Ou bien voudront-ils une double patrie, où ils puissent demeurer selon leur bon plaisir ? La revendication d'un foyer national pour les Juifs ne fait qu'offrir sur un plateau une justification présentable à l'Allemagne qui expulse ses Juifs.
Mais la persécution allemande des Juifs semble ne pas avoir de parallèle dans l'histoire. Les tyrans de jadis n'étaient jamais allés aussi loin dans leur folie que semble l'avoir fait Adolf Hitler. Et il continue à le faire avec un zèle religieux. N'est-il pas, en effet, en train de prôner une nouvelle religion faite d'un nationalisme militant et exclusif, au nom duquel toute inhumanité devient un acte d'humanité devant être récompensé, ici et maintenant ? Le crime d'un jeune leader certes intrépide, mais non moins complètement dément, est en train d'être imposé à l'ensemble de son ethnie avec une férocité absolument incroyable. Si jamais une guerre pouvait être justifiée, au nom de l'humanité, et pour elle, une guerre contre l'Allemagne, destinée à prévenir la persécution délibérée d'une race humaine toute entière serait totalement justifiée. Mais je ne crois en aucune guerre. Discuter le pour et le contre d'une telle guerre est, par conséquent, complètement hors de propos pour moi.
Mais s'il ne peut être question d'une guerre contre l'Allemagne, même avec l'énormité du crime commis contre les Juifs, il ne saurait être question, non plus, d'une alliance avec ce pays. Comment une alliance pourrait-elle être conclue entre une nation qui revendique la défense de la justice et de la démocratie et une nation qui est l'ennemi déclaré de l'une comme de l'autre ? Ou bien, alors, peut-être l'Angleterre est-elle en train de glisser vers une dictature armée avec tout ce que cela comporte ?
L'Allemagne est en train de démontrer au monde entier comment la violence peut être utilisée efficacement lorsqu'elle n'est entravée par aucune hypocrisie ni aucune faiblesse se faisant passer pour de l'humanisme. Elle montre aussi à quel point sa violence est hideuse et terrible dans son horrible nudité.
Les Juifs peuvent-ils résister à cette persécution planifiée et éhontée ? Ont-ils un moyen de préserver leur dignité, et de ne pas tomber dans le désespoir et l'abandon d'eux-mêmes ? Je fais le pari que c'est possible. Nul être humain croyant en un Dieu vivant ne doit se sentir impuissant ou abandonné. Jéhovah, le Dieu des Juifs, est un Dieu plus personnel que celui des Chrétiens, des Musulmans ou des Hindous, bien qu'il s'agisse, en fait, par essence, du Dieu commun à tous ces croyants, c'est leur Dieu unique, sans associé et échappant à toute description.
Mais comme les Juifs attribuent à Dieu une personnalité et croient qu'Il commande chacun de leurs actes, ils ne devraient pas se sentir impuissants. Si j'étais juif et né en Allemagne, si j'y gagnais ma vie, je proclamerais que l'Allemagne est mon pays, autant qu'elle peut être le pays de l' aryen gentil le plus baraqué, et je le défierais de me tuer ou de m'enfermer dans sa forteresse ; je refuserais d'être expulsé ou soumis à un traitement discriminatoire. Et pour ce faire, je n'attendrais pas que mes coreligionnaires juifs viennent me rejoindre dans la résistance civile, mais j'aurais la certitude qu'à la fin du compte les autres seraient amenés à suivre mon exemple (...)
(...) Et maintenant, un mot aux Juifs de Palestine. Je suis absolument persuadé qu'ils se fourvoient. La Palestine biblique ne correspond à aucun territoire géographique. Elle est dans leurs coeurs. Mais s'ils doivent absolument considérer la Palestine de la géographie comme leur foyer national, c'est un péché inexpiable d'y pénétrer à l'ombre du canon britannique. Un acte de nature religieuse ne saurait être posé avec l'assistance des baïonnettes et des bombes. Ils ne peuvent s'installer en Palestine qu'en respect de la bonne volonté des Arabes. Ils devraient s'efforcer de se gagner le coeur des Arabes. C'est le même Dieu qui commande aux coeurs des Arabes et à ceux des Juifs... Ils trouveront le monde à leurs côtés dans leur aspiration religieuse. Il y a des centaines de manières de s'entendre avec les Arabes, pour peu qu'ils écartent résolument l'aide que leur apporte la baïonnette britannique. Telles que les choses se déroulent actuellement, ils sont co-responsables avec les Britanniques de la spoliation d'un peuple qui ne leur a jamais porté un quelconque tort.
Je ne défends pas les excès des Arabes. J'eusse aimé qu'ils eussent adopté la non-violence dans leur résistance à ce qu'ils considèrent à juste titre comme une agression inqualifiable contre leur pays. Mais si l'on se réfère aux lois généralement admises du bien et du mal, rien ne peut être dit contre la résistance des Arabes à une injustice massive.
Laissons les Juifs qui prétendent être le peuple élu en apporter la preuve par choix qu'ils feront de la non-violence afin de revendiquer une place sur cette terre. Tout pays est le leur, Palestine y comprise, non pas en conséquence d'une agression, mais en vertu d'un service altruiste envers leur prochain. Un ami juif m'a envoyé un livre intitulé "La contribution juive à la civilisation", écrit par un Cecil Roth. Ce livre énumère tout ce que les Juifs ont apporté à la littérature, aux arts, à la musique, au théâtre, à la science, à la médecine, à l'agriculture etc... de part le monde. Avec un tel héritage, les Juifs sont fondés à refuser d'être traités comme les déchets de l'Occident, d'être méprisés ou traités avec condescendance. Ils peuvent obtenir le respect et l'attention du monde en se montrant dignes d'avoir été choisis par Dieu, au lieu de tomber dans la déchéance des brutes oubliées de Dieu. Ils peuvent ajouter à leurs contributions, innombrables et inestimables, (à l'Humanité) celle, suprême, de l'action non-violente.
* Texte écrit par le Mahatma Gandhi (Harijan, le 26 novembre 1938) - Extrait de "Ma Non-Violence"
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Tagged under GouvernanceAlors que le continent a été le théâtre, en 2008, de conflits sanglants en RD Congo, d’élections violentes et contestées au Kenya et au Zimbabwe, le Ghana, démontre qu’il n’y a pas « de fatalité en Afrique ». Après 2000, c’est la deuxième fois qu’un chef d’Etat élu au Ghana transmet le pouvoir à l’opposition de manière paisible sans que cela engendre des violences postélectorales. La leçon donnée par le Ghana ne se limite pas à cet événement puisque le nouveau président du Ghana, le professeur John Atta Mills met en place les fondations d’un fait politique rare sur le continent : une administration publique de taille raisonnable.
Tagged under Gouvernance GhanaAmed Ag Oussouf, connu pour être un proche du chef rebelles Ibrahim Ag Bahanga, a annoncé, le 3 février, la décision de l’Alliance Touareg du Nord-Mali pour le changement (ATNM) de rentrer dans les rangs de la République. Coup de bluff ou stratégie de combat ? Toujours est-il que cette décision est prise à un moment où l’ATNM est mise en difficulté sur le terrain par l’armée malienne, qui a déclenché depuis janvier une offensive d’envergure contre les positions de la rébellion. Une offensive à succès qui a contraint, dans un premier temps, les hommes d’Ag Bahanga à demander, le 1er février, un cessez-le-feu vite rejeté par les forces loyalistes.
Tagged under Gouvernance MaliA quand les élections en Guinée ? C'est la question que bon nombre de Guinéens se posent. En attendant la date exacte retenue pour les autorités militaires qui dirigent le pays, le président de la Commission Nationale Électorale Indépendante a laissé entendre que la fin de l'opération de révision des listes électorales est prévue le 16 avril 2009. La junte s'est engagée à organiser des élections générales transparentes et crédibles pour rendre le pouvoir aux civils à la fin de la transition en cours. Mais aucune date n’a encore été fixée dans ce sens.
Tagged under GouvernanceUne secrétaire du chef de l’Etat ivoirien a été arrêtée le 3 février par la gendarmerie. Elle est poursuivie pour les faits d’escroquerie portant sur la somme exacte de 65 millions 542 610 FCFA. Selon un communiqué de la présidence de la République, confirmé par des sources proches de la justice, la secrétaire, usant de sa fonction, aurait utilisé le nom du Président Laurent Gbagbo pour se faire remettre cette somme d’argent par une société de téléphonie mobile.
Tagged under Gouvernance Cote d’Ivoire«L’élection présidentielle n’aura pas lieu en 2009», selon Anaky Kobena, le leader du MFA (Mouvement des forces d’avenir). Une position qu’il est pour l’instant le premier à avoir exprimé publiquement. Se fondant sur les écueils qui jonchent le chemin qui mène au prochain scrutin présidentiel, M. Kobena pense qu’il ne faut point se bercer d’illusion : il n’y aura rien cette année encore. Et ils sont de plus en plus nombreux, les Ivoiriens qui commencent à penser comme lui.
Tagged under Gouvernance Cote d’IvoireSelon le ministre des Finances du Cameroun, son pays ne sollicitera plus des prêts du FMI et va ficeler son propre programme économique. Yaoundé a conclu, le 31 janvier dernier, son 5ème programme économique avec cette institution financière international, dont la représentante résidente au Cameroun souligne que c'est non seulement le second programme (sur les 5) qui arriveà terme, mais est conclu avec satisfaction.
Tagged under GouvernanceUne cinquantaine de jeunes venus du Bénin, du Burkina Faso et du Niger ont entamé, le4 février à Ouagadougou, un forum régional sur l'entreprenariat des jeunes en vue de développer des initiatives permettant à cette frange de la population de s'insérer dans la vie active. Trois jours d'échanges devraient permettre, dans un contexte marqué par un taux élevé de chômage des jeunes, de faire, entre autres, le bilan du club d'entrepreneurs étudiants lancé en 2007 à Ouagadougou. Ce forum sera guidé en cela par des personnes averties du monde des affaires d'Afrique et d'Europe.
Tagged under GouvernanceLes travaux du 12e sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union Africaine, prévu pour durer deux jours, se sont finalement prolongés jusqu'au 4 février. L'organisation continentale butait sur le contenu à donner au gouvernement de l'Union, une idée chère au guide libyen Mouamar Khadafi. Le temps (ou la fatigue) aidant, un accord est survenu confirmant la transformation de la Commission de l'Union en Autorité de l'Union. Cette décision prise à l'unanimité est une avancée majeure qui met fin à tous ces débats sur la manière de faire avancer l'UA que nous avons depuis plus de trois ans, a souligné Jean Ping, le président de la Commission
Tagged under GouvernanceA priori, c’est un signe de vitalité démocratique. De quoi s’agit-il ? Du refus, le lundi 2 février 2009, du Parlement nigérien de suivre l’exécutif dans sa volonté de lever l’immunité de trois députés. Une désobéissance parlementaire donc, en rupture avec le suivisme servile qui a toujours caractérisé nombre de Parlements africains dans leurs rapports avec l’Exécutif. Le président nigérien avait demandé à l’Assemblée nationale de lever l’immunité parlementaire de trois de ses membres afin qu’ils puissent être jugés pour leur implication présumée dans un détournement de fonds.
Tagged under Gouvernance NigerLe moins que l’on puisse dire, c’est que les chefs d’Etat et de gouvernement d’Afrique ne se sont pas bousculés au 12e sommet de l’Union africaine qui a ouvert ses travaux au siège de l’organisation à Addis-Abeba en Ethiopie. Seulement une vingtaine de chefs d’Etat africains sur les 53 membres que compte l’Union. Faut-il lier cette faible participation au sujet qui s’annonçait comme le plus délicat : la constitution d’un gouvernement de l’UA qui devrait conduire, à terme, aux Etats-Unis d’Afrique ?
Tagged under GouvernanceLe ministre malien des Mines, de l'Energie et de l'Eau, a déclaré, le 2 février, que l'or a injecté au Trésor public 1.000 milliards de francs CFA (environ 2 milliards de dollars US) ces dernières années, alors que les sociétés minières ont versé 1,3 milliard de FCFA (2,6 millions de dollars US) à l'Institut national de prévoyance sociale (INPS) à titre de contribution. Le Mali compte aujourd'hui cinq mines d'or produisant en moyenne 50 tonnes d'or par an, ce qui fait du pays le troisième producteur d'or africain, après l'Afrique du Sud et le Ghana. Cette ressource apporte 70% des recettes d'exportation et 15% du PIB du pays.
Tagged under Gouvernance MaliAprès les best-sellers « Noirs dans les camps nazis », « La légende du sexe surdimensionné des Noirs », et « Quand les Noirs avaient des esclaves blancs », le journaliste et écrivain franco-ivoirien Serge Bilé publie, en collaboration avec son confrère camerounais Audifac Ignace, « Et si Dieu n’aimait pas les Noirs », enquête sur le racisme aujourd’hui au Vatican. Un ouvrage qui regroupe des témoignages de prêtres et de religieuses d’origine africaine, en poste à Rome, sur le racisme et les discriminations dont ils sont victimes.
Tagged under GouvernanceAu mois d’octobre 2006, lorsqu’il devint évident que l’élection présidentielle prévue pour se tenir au plus tard le 31 octobre de cette année ne pourrait pas avoir lieu, les Nations Unies avaient adopté la résolution 1721 qui prolongeait le mandat du chef de l’Etat ivoirien, maintenait le Premier ministre Charles Konan Banny qui avait été nommé un an plus tôt et renforçait les pouvoirs de ce dernier, tout en fixant pour la fin du mois d’octobre 2007 la tenue des élections. Elle précisait également que cette prolongation du mandat du chef de l’Etat ivoirien serait la dernière, et qu’en cas d’échec de cette nouvelle transition, la classe politique ivoirienne serait écartée au profit d’autres personnalités de la société civile. Mais aujourd’hui rien ne permet d’indiquer l’échéance à laquelle la présidentielle ivoirienne va se tenir. Dans la situation actuelle, tout indique que personne, dans la classe politique, ne veut en fait de cette élection, même si le chemin semblait bien balisé.
Au mois de décembre 2006, le chef de l’Etat lança l’idée d’un dialogue direct entre lui et le chef des Forces Nouvelles qui occupent le nord du pays, M. Guillaume Soro. Ce dialogue eut lieu à Ouagadougou sous les auspices du chef de l’Etat burkinabé Blaise Compaoré et donna naissance, le 4 mars 2007, à l’Accord de paix de Ouagadougou. Cet accord fut vu par plusieurs analystes comme une façon pour le chef de l’Etat ivoirien de se débarrasser de la résolution 1721 et du Premier ministre qui lui avait été imposé, afin d’être le véritable maître du processus de sortie de crise.
Au terme de cet accord qui était assorti d’un chronogramme précis, les élections devaient avoir lieu au plus tard dans le premier trimestre de l’année 2008. Mais auparavant, la « zone de confiance » qui sépare les deux belligérants et qui était tenue par les forces impartiales devait être supprimée et remplacée par des forces mixtes composées d’éléments des Forces nouvelles et des Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire (FANCI) réunies au sein d’un Centre de Commandement Intégré (CCI), les audiences foraines destinées à donner des actes de naissance aux Ivoiriens qui n’en avaient pas devraient se tenir, l’administration se serait déployée sur tout le territoire, les milices auraient été démantelées et les Forces nouvelles désarmées et regroupées dans des centres bien identifiées.
Cet accord a été accepté par toutes les forces politiques ivoiriennes, bien que les principaux partis aient été exclus des négociations. Un nouveau gouvernement a été mis en place, dirigé par M. Guillaume Soro, le chef des Forces Nouvelles, et qui comprend tous les partis signataires de l’Accord de Linas-Marcoussis. Peu de temps après sa nomination à la tête du gouvernement, M. Soro a été l’objet d’un attentat sur l’aéroport de Bouaké, mais cela n’a semble-t-il pas eu de conséquences sur l’avancée du processus de paix.
Un accord dit intérimaire, signé au cours de l’année 2007, a prolongé jusqu’au 30 juin la tenue des élections. Date qui n’a pas été respectée. Entre temps, les audiences foraines s’étaient tenues et avaient permis de donner des actes de naissance aux personnes qui n’en avaient jamais eu.
D’autres accords intérimaires ont ensuite été signés qui tous fixaient de nouvelles dates pour les élections. La dernière date arrêtée fut le 30 novembre 2008. Elle ne fut pas plus respectée que les autres. Un quatrième accord intérimaire a été signé avant la fin de l’année 2008, mais il n’a pas fixé de nouvelles dates. Il a laissé le soin à la Commission Electorale Indépendante (CEI) de fixer un chronogramme avant le 31 décembre 2008. Cette date est passée sans qu’un échéancier n’ait été fixé.
La CEI invoque le fait que le processus d’identification, que l’on appelle enrôlement, qui devait permettre à la fois de donner de nouvelles cartes d’identité aux Ivoiriens et des cartes d’électeurs n’est pas achevé. A ne pas confondre avec les audiences foraines qui servaient uniquement à donner des actes de naissance. C’est avec cet acte de naissance que l’on se fait enrôler. Ce processus s’est achevé à Abidjan et a commencé à l’intérieur du pays. La date du 28 février a été fixée pour sa finalisation dans ces régions, mais des débats ont lieu en ce moment pour savoir si cette date sera respectée.
C’est que le processus rencontre plusieurs difficultés dans son déroulement. Il y a d’abord des problèmes financiers qui ont fait que plusieurs fois les agents chargés de l’opération sont entrés en grève, pour salaires impayés. Des actes de violence ont aussi émaillé le processus lorsqu’il avait débuté à Abidjan, avec des accusations de fraude.
Ces accusations proviennent toujours du camp du président de la République, qui soupçonne les ressortissants d’Afrique de l’ouest, du Burkina Faso et du Mali, notamment de vouloir s’inscrire sur les listes électorales sans avoir la nationalité ivoirienne. Le chef de l’Etat lui-même a plusieurs fois mis en garde les étrangers qui chercheraient à se mêler des affaires des Ivoiriens. Dans le même temps, plusieurs personnes originaires du nord de la Côte d’Ivoire se sont plaintes de se voir refouler dans les centres d’enrôlement, au motif qu’elles ne seraient pas Ivoiriennes.
Lorsque le processus avait commencé, il y eut des actes de violence dans le quartier de Williamsville, entre les populations et des étudiants de la FESCI, le syndicat estudiantin proche du chef de l’Etat. Ces étudiants avaient décidé de monter la garde devant les centres d’enrôlement afin d’empêcher les étrangers d’y avoir accès. En se basant sur leurs faciès et leur habillement. L’ivoirité est encore bien vivante comme vous le constatez. Toujours est-il que le processus d’identification continue son petit bonhomme de chemin, mais lentement.
Pendant ce temps, le désarmement des ex-rebelles n’a toujours pas eu lieu. Plusieurs fois, des opérations de regroupement ou d’installation d’ex-rebelles sur des parcelles agricoles se sont déroulées devant la presse, mais aussitôt les journalistes partis, les choses sont redevenues comme auparavant. On a assisté en 2007, à Bouaké, à la cérémonie de «La flamme de la paix », qui a consisté à brûler symboliquement des armes devant plusieurs chefs d’Etats africains. Mais les armes sont toujours entre les mains des ex-rebelles qui contrôlent les ressources des zones sous leur coupe.
L’accord de Ouagadougou avait prévu ce qu’on appelle l’unicité des caisses de l’Etat, c’est-à-dire que toutes les taxes et autres impôts de la Côte d‘Ivoire devaient être prélevés par l’Etat. En 2008, un groupe de douaniers avait été installés à la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Mais aussitôt le ministre de l’Economie et des Finances parti, les Forces Nouvelles ont chassé les douaniers venus d’Abidjan. La date du 15 janvier 2009 avait été annoncée comme devant marquer à nouveau l’unicité des caisses. Elle n’a pas été respectée. On parlait alors du 2 février…
Concernant les milices, un démantèlement symbolique a eu lieu en 2007 à Duékoué, dans l’ouest du pays en présence du chef de l’Etat, mais les milices existent toujours et s’expriment régulièrement dans les médias. A Abidjan elles ne se cachent pas pour faire leur jogging.
Même si les préfets et sous-préfets se sont déployés dans les zones tenues par la rébellion, les chefs de guerre contrôlent toujours leurs zones et y détiennent le vrai pouvoir. Rappelons, pour mémoire, que selon l’ONG britannique Global Witness, les Forces nouvelles perçoivent chaque année quelques 15 milliards de francs sur le cacao qui transite par leur zone pour être vendu au Togo, en passant par le Burkina Faso. Sans parler des diamants, du bois, du café, du coton et des autres richesses qui se trouvent dans ces zones et qui sont systématiquement pillées. Ajoutons que l’agence de la BCEAO de Bouaké a été pillée en toute impunité.
De temps à autre, un débat surgit entre le FPI, le parti de Laurent Gbagbo, et les Forces Nouvelles, sur la question de savoir s’il faut organiser les élections avant le désarmement ou après. Les Forces Nouvelles ont plusieurs fois déclaré qu’elles ne désarmeront pas avant les élections, pendant que M. Affi N’guessan, le président du FPI, répète inlassablement que son parti n’acceptera pas d’élection sans le désarmement.
Le sentiment qui commence à gagner bon nombre d’Ivoiriens est que le chef de l’Etat et son premier ministre font tout pour retarder au maximum la tenue de l’élection présidentielle, en profitant de l’incroyable passivité de l’opposition politique.
Le chef de l’Etat, qui, selon plusieurs sources, serait menacé par le Tribunal Pénal International, à cause des crimes commis par les escadrons de la mort et lors des manifestations du mois de mars 2004, ne voudrait en aucun cas perdre l’élection présidentielle, car son maintien au pouvoir est sa seule garantie de ne pas se retrouver devant ce tribunal. Mais en dehors de cela, M. Laurent Gbagbo n’est pas enclin à abandonner le pouvoir, pour lequel il a lutté pendant plus de trente ans, à ses adversaires que sont MM. Bédié et Ouattara. Plusieurs fois dans des allocutions, il a rappelé tout ce qu’il a enduré avant d’arriver au pouvoir, et plus d’une fois il a déclaré que jamais il n’abandonnerait son pouvoir. Il l’a répété encore lors des cérémonies de présentation de vœux au chef de l’Etat cette année.
Mais M. Gbagbo n’est pas assuré d’avoir la majorité. Il sait que sa base électorale était très mince au moment où il accédait au pouvoir, et qu’il lui aurait été très difficile de devenir président, si les principaux candidats qu’étaient Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara n’avaient pas été éliminés de la course par Robert Guéï. M. Gbagbo sait également que son bilan est loin de satisfaire la majorité des Ivoiriens, tant la corruption, les abus des Droits de l’homme, l’impunité et la pauvreté se sont généralisés en Côte d’Ivoire sous son règne.
En 2008 des femmes ont manifesté contre la vie chère et la police les a chargées, faisant deux morts. Il y a eu l’affaire des déchets toxiques et plusieurs autres scandales. Dès lors, M. Gbagbo ne veut pas prendre le risque d’aller aux élections avec la hantise qu’il a de perdre. Il n’y ira que lorsqu’il sera sûr de gagner sans risque.
De plus, depuis fort longtemps l’Assemblée nationale ne siège pratiquement plus et M. Laurent Gbagbo n’a jamais eu autant de pouvoir qu’en ce moment. Au point où pour la troisième année consécutive, il a fait adopter le budget par ordonnance sans passer par l’Assemblée nationale. Pendant longtemps il a géré les revenus du pétrole sans en rendre compte à qui que ce soit, utilisant une partie de cet argent pour construire des palais à Yamoussoukro. C’est devant l’insistance des institutions financières internationales qu’il a fini par faire arrêter les dirigeants de la filière du cacao, la principale ressource de la Côte d’Ivoire, qui détournaient sans vergogne les revenus de ce produit pendant que les paysans croupissaient dans la misère.
Ce sont encore ces institutions financières qui ont exigé que les revenus du pétrole soient désormais publiés. Signalons que le fonds de souveraineté du président de la république était de 60 milliards de francs l’année dernière. Il s’agit d’une somme dont il peut disposer comme il l’entend sans en rendre compte.
Pour le Premier ministre, la non tenue d’élection est aussi une bonne affaire, puisqu’il demeure à son poste, ce qui lui permet de se donner une stature d’homme d’Etat, d’effacer son image de chef de guerre, et de se constituer un trésor de guerre pour ses ambitions présidentielles qu’il ne cache plus. Dans une interview accordée à l’hebdomadaire « Jeune Afrique », il avait annoncé qu’il avait hâte d’être au lendemain des élections afin de dévoiler ses ambitions pour le peuple ivoirien.
M. Soro dispose d’un fonds de souveraineté de plus de 20 milliards de francs CFA. De plus, il est toujours le chef des Forces nouvelles qui contrôlent toutes les ressources de la zone nord et ouest de la Côte d’Ivoire. L’on comprend que plus la situation dure, et mieux c’est pour lui. A cause de son jeune âge, 37 ans cette année, il ne peut être candidat à la prochaine élection présidentielle.
Il y a aussi Blaise Compaoré qui gagne beaucoup dans cette affaire. En tant que médiateur des crises ivoirienne et togolaise, il se pose en faiseur de paix avoir été considéré pendant longtemps comme celui qui soutenait les guerres dans la région, notamment celles de Sierra Leone et du Liberia. Et cela lui évite peut-être d’être cité dans le procès de Charles Taylor devant la Cour Pénale Internationale. Mais dans le même temps, toutes les ressources pillées dans le nord de la Côte d’Ivoire sont investies dans son pays. J’ai personnellement vu, à Ouagadougou, les résidences et quelques unes des réalisations des chefs de guerre de la rébellion ivoirienne.
Enfin, Blaise Compaoré est devenu de fait le vrai patron de la Côte d’Ivoire, puisque rien ne se décide désormais dans ce pays sans son avis. Ce qui est une belle revanche sur l’histoire, lorsque l’on sait à quel point les Ivoiriens ont méprisé et exploité les Burkinabé pendant de longues décennies.
Aujourd’hui, l’opinion ivoirienne se montre de plus en plus lasse et impatiente devant les retards accumulés dans l’organisation des élections. L’opposition politique semble s’être fait la complice de ces retards, puisqu’elle ne les dénonce que d’une voix très faible. Si M. Bédié semble s’être réveillé et fait des tournées à travers tout le pays en dénonçant le pouvoir de Laurent Gbagbo, M. Ouattara reste encore étrangement silencieux. Des membres de cette opposition siègent au sein du gouvernement et ses ministres ne semblent pas très pressés de voir des élections se tenir. Il est de notoriété publique que ce sont ces ministres qui alimentent les caisses de leurs partis, en se servant au passage. La presse a publié la photo de la maison du ministre de la Construction et de l’urbanisme, issu du RDR d’Alassane Ouattara, qui aurait coûté plus d’un milliard de francs. Il n’y a pas eu de démenti.
Le sentiment général est que la population est prise en otage par la classe politique dans son ensemble. Car, même s’ils siègent très peu, les députés ont vu eux aussi leurs mandats prorogés de facto et ils gardent tous leurs avantages. Il en est de même des maires, des conseillers généraux, des conseillers économiques et sociaux, etc. Les mandats des députés auraient dû prendre fin en 2005 et ceux des maires et conseillers généraux en 2006.
Pendant ce temps, la pauvreté prend de l’ampleur, au point où M. Mamadou Koulibaly, le président de l’Assemblée national,e a avoué que plus de 70% des Ivoiriens ne font qu’un seul repas par jour. La Banque mondiale a estimé que le taux des Ivoiriens vivant en dessous du seuil de pauvreté est d’environ 50%. Pendant ce temps plusieurs cas de corruption sont régulièrement dénoncés, qui touchent aussi bien des proches de M. Gbagbo que des membres de l’opposition.
Le mécontentement est de plus en plus grandissant et perceptible. Même des supporters de M. Gbagbo ne cachent pas leur déception. Au sein même du FPI, le parti de M. Gbagbo, des voix se sont élevées pour dénoncer la gestion de M. Gbagbo. Il est vrai que l’opposition est très faible aujourd’hui et ne semble pas prête à appeler à un soulèvement populaire. Mais les manifestations du mois d’avril 2008 indiquent clairement que le peuple n’attendra pas des mots d’ordre pour descendre dans la rue. Des manifestations spontanées et désordonnées sont à craindre. Elles pourraient donner lieu à une violente répression, compte tenu de la propension des forces de l’ordre ivoiriennes à tirer à balles réelles sur les manifestants. Et ce serait alors la porte ouverte à toutes les éventualités, dont celle d’un coup d’Etat militaire n’est pas à écarter.
Certains observateurs n’excluent pas une reprise des hostilités entre les deux forces armées qui ont toujours les armes à la main. Car malgré les accolades et les gentillesses de façade, la confiance ne règne guère entre les deux camps.
Il importe dès à présent que des pressions, aussi bien de la société civile ivoirienne que de la communauté internationale soient exercées sur les dirigeants ivoiriens afin qu’ils libèrent leur pays.
* Venance Konan est un journaliste et écrivain de Côte d'Ivoire. Avec « Négreries » parue en 2007, il en est à sa troisième production littéraire.
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