Le Conseil des ministres de l’Autorité du Bassin du Niger, tenu les 6 et 7 novembre à Conakry les 3, 4 et 5 novembre dernier, a réfléchi à une meilleure gouvernance de l’eau au sein du basin, pour permettre l’amélioration du quotidien des 210 millions d’habitants riverains du fleuve Niger. Plusieurs programmes et projets ont été étudiés, dont la construction de trois barrages hydroélectriques intégrateurs en Guinée, au Mali et au Niger.
Tagged under Gouvernance NigerLes Africains investissent leur épargne sous diverses formes –vaches, bijoux, rouleaux de tissu-, à peu près tout sauf en dépôts bancaires. Alors que la crise financière mondiale fait naître des inquiétudes sur une éventuelle diminution de l’aide au développement et des investissements extérieurs, les banques et les gouvernements africains tentent d’exploiter les richesses cachées du secteur informel par de nouvelles méthodes et grâce aux technologies modernes.
Tagged under GouvernanceLe Congrès National Africain (ANC) éprouve des difficultés à s'adapter au rythme avec lequel ses députés quittent le Parlement, pour manifester leur soutien à Thabao Mbeki, après son limogeage par le parti. Le responsable de la discipline au sein de l'ANC, Nyamezeli Booi, nommé récemment, a annoncé la désignation de cinq nouveaux députés pour remplacer certains des défaillants qui n'ont pas apprécié le "renvoi", en septembre dernier, de Thabo Mbeki, par son parti.
Tagged under GouvernanceUne soixantaine de représentants d'universités de 11 pays d'Afrique de l'Ouest participent à Dakar à un atelier de mise en œuvre d'un campus virtuel africain à l'Université Cheikh Anta Diop, L'Union africaine, l'Union européenne et l'UNESCO sont les promoteurs de ce projet. Elles veulent créer, à partir de l'université de Dakar, un réseau virtuel d'enseignement en ligne (enseignement à distance) dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest : Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d'Ivoire, Guinée, Guinée-Bissau, Mauritanie, Mali, Niger, Sénégal et Togo. Ce projet, selon ses promoteurs, est une extension du campus virtuel de formation à distance d'Avicenne lancé en mars 2003 et mettant en réseau des universités de 15 pays du bassin méditerranéen dont l'Algérie, la Jordanie, le Maroc, Malte, le Royaume-Uni, la Tunisie et la Turquie
Tagged under GouvernanceDans une déclaration qu’il a faite le 9 novembre, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Macky Sall, qui venait d’être démis de ses fonctions par le vote d’une résolution parlementaire, a décidé de démissionner du Parti démocratique sénégalais (au pouvoir). Cette démission, selon les dispositions constitutionnelles, lui fait également perdre son mandat de député. Mais, de lui-même, il a aussi décidé de rendre son mandat de maire de sa ville d’origine. Macky Sall a décidé de mettre sur pied un directoire politique qui pourrait mener à la création d’un mouvement ou d’un parti politique.
Tagged under Gouvernance SenegalFace à la forte dépendance du pays au riz importé, qui pénalise les consommateurs gambiens, le gouvernement gambien a appelé les agriculteurs à doubler la production des Nerica (New Rice for Africa – Nouveau riz pour l’Afrique). Le Centre du riz pour l’Afrique (WARDA/ADRAO), une association africaine de recherche, et ses partenaires, en quête d’une variété de riz à haut rendement adaptée à l’Afrique subsaharienne, ont créé les Nerica en 1996.
Tagged under GouvernanceLe directeur de publication du journal sénégalais Le matin, fait l’objet d’une plainte de la part de l’épouse de l’ex-président mauritanien déposé par coup d’Etat le 6 août 2008. La plainte de Mme Khattou Mint El Boukhary a été déposée pour «diffamation et injures ou en complicité de ces délits». suite à un article publié par «Le Matin». Le procès a fait l’objet d’un report et devrait se tenir en janvier 2009. Le 8 novembre, le directeur du Matin a tenu un point de presse à Nouakchott pour s’expliquer sur cette affaire.
Tagged under Gouvernance SenegalLe chef de l’Etat béninois, Thomas Boni Yayi a décidé de recourir une nouvelle fois aux mesures exceptionnelles pour obtenir la ratification du collectif budgétaire 2008 et du code des investissements au Bénin qui font objet de polémique entre le Parlement et le gouvernement. Ces nouvelles ordonnances enveniment davantage les relations entre le Parlement et l’Exécutif.
Tagged under Gouvernance BeninL'élection présidentielle du 30 novembre en Côte d'Ivoire a une nouvelle fois été reportée, les principaux dirigeants ivoiriens et le président du Burkina Faso ayant constaté le 10 novembre, à Ouagadougou l'"impossibilité d'organiser" le scrutin à cette date. ?Le président burkinabé Blaise Compaoré, facilitateur dans la crise ivoirienne, a espéré que le recensement électoral, qui a timidement débuté le 15 septembre, serait achevé "d'ici le début de l'année" 2009 en vue d'un scrutin qui devrait, selon l'ONU, être organisé avant la fin du printemps 2009.
Tagged under Gouvernance Cote d’IvoireTreize heures, c’est le temps qu’aura duré le 9 novembre la rencontre entre les protagonistes de la crise zimbabwéenne, sur le gouvernement d’union nationale, pour finalement se solder par un nouvel échec. Le secrétaire exécutif de la SADC, Thomas Salomao, a reconnu l’échec du mini sommet face à la presse, tout en confirmant que les discussions avaient achoppé sur l’attribution du portefeuille de l'Intérieur, et donc la police.
Tagged under Gouvernance ZimbabweA l’Ambassade du Mali au Maroc, rien ne va plus. Le personnel local est en retard de paiement de leur salaire, les étudiants maliens au Maroc réclament leur complément de bourses, les factures d’eau et d’électricité de la chancellerie et des résidences des différents agents ainsi que le loyer ne sont pas payés depuis plusieurs mois. Pourquoi une telle situation?
Tagged under Gouvernance MoroccoLe directeur de publication du journal ivoirien L’Intelligent d'Abidjan, Assé Alafé, est, depuis le 8 novembre, condamné à 18 mois d'emprisonnement ferme pour, dit-on, fraude sur l'identité. Une situation qui vient compliquer sa candidature au poste de Président du Conseil d'Administration de l'Union Nationale des Journalistes de Côte d'Ivoire (UNJCI). Le Directeur général de L'Intelligent d'Abidjan sera-t-il retiré de la liste du conseil exécutif sortant à laquelle il s'est à la fin rallié ?
Tagged under Gouvernance Cote d’IvoireLe président de l’Union africaine (UA) et le chef d’Etat tanzanien Jakaya Kikwete, reconnaissant l’urgence d’agir immédiatement pour éviter une nouvelle escalade dans la crise humanitaire au Nord Kivu, a annoncé que l’UA était prête à rétablir la paix dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC) et qu’elle soutenait des initiatives prises par l’Union européenne et les Nations Unies pour faire en sorte que la province de l’est du Congo retrouve la paix. Le président Kikwete a également accordé une audience à une délégation de la junte mauritanienne au cours de laquelle cette dernière a donné une image précise de la situation dans le pays. Le chef de cette délégation a ajouté que ‘ce putsch a permis de sauver la démocratie dans le pays avec le maintien de toutes les institutions, en dépit du départ du président de la République’. Par ailleurs, le secrétaire libyen aux affaires de l’UA, lors de la quatrième rencontre périodique des ambassadeurs des pays africains accrédités en Libye, a souligné ‘ la nécessité de l’existence d’un rôle arabo-africain en vue de régler le problème de la Somalie et l’importance de la contribution de la communauté africaine et internationale dans le soutien de ce rôle’. Finalement, une mission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest est attendue au Ghana pour l’observation des élections présidentielle et législatives du 7 décembre prochain.
Tagged under GouvernanceComme il est étrange, cet engouement français pour l’élection présidentielle américaine ! Et comme il est curieux de lire, de voir et d’entendre ces journalistes qui font mine de déplorer qu’il n’y ait pas d’Obama français alors que ce sont eux qui semblent l’avoir décidé en excluant a priori et systématiquement tout Obama potentiel pour exhiber leurs béni-oui-oui habituels, choisis à cause de leurs alliances ou de leur sottise (parfois les deux).
Regardez un peu ce que nos maîtres censeurs essaient de désigner comme les représentants des «noirs» de France, après avoir tenté de fabriquer de toutes pièces une communauté qui ne peut exister que dans le malheur. On pourrait imaginer qu’un pays comme la France donne au moins l’exemple en rappelant que Barack Obama n’a rien de particulier si ce n’est d’être le meilleur candidat de cette élection, en saluant une démocratie où les partis politiques ne barrent pas la route aux candidats sur la seule considération de la couleur de leur peau. C’est d’ailleurs en jouant cette carte universaliste et, au fond, de tradition française, qu’Obama est là où il est.
Mais c’est tout l’inverse qui se produit. La part la plus nauséabonde de la France, celle qui prétend représenter le pays, parler au nom du pays sous prétexte qu’elle a le porte-voix, de s’exciter sur cette prétendue couleur d’Obama, comme le colon fantasmait sur le cul de la "négresse", avec d’autant plus de nervosité qu’on sait bien qu’ici un Obama aurait, depuis longtemps, été abattu en plein vol.
Depuis des décennies, tous les partis politiques français, de droite, du centre, de gauche, d’extrême gauche, les ont brisés, laminés, ostracisés, nos Obamas. Dès qu’il s’en présentait un, méthodiquement, sournoisement, efficacement, on l’abattait, on le détruisait. Par peur, par bêtise. Voilà où on en est arrivés, à force de vouloir censurer l’histoire. L’Amérique, ancienne colonie esclavagiste, a été obligée d’assumer son passé. En France, on en est encore à se demander s’il est bon d’en parler.
Ce qui se passe en ce moment aux États-Unis met simplement en lumière que la France est gangrenée par le racisme hypocrite de l’élite au pouvoir. Un racisme qui est absolument le même à gauche qu’à droite. Alors, forcément, pendant ce temps, dans les ghettos où se font élire des politiciens corrompus avec des taux d’abstention atteignant parfois les quatre cinquièmes, des jeunes rêvent d’Amérique pour oublier leur quotidien révoltant.
Et pourtant, il y en a des Obamas français. Il y en a même depuis longtemps. En octobre 1795, à une époque où la France savait tirer toutes les conséquences des principes universalistes qui ont fondé la République, c’est le général de division Alexandre Dumas, né esclave à Saint-Domingue, que la Convention appelait à la rescousse, sans s’occuper de la couleur de sa peau. Mais l’essieu de sa voiture se brisa à la patte d‘Oie de Gonesse et c’est un traîne-savate raciste qui lui souffla la place, rétablissant l’esclavage et institutionnalisant un système ouvertement fondé sur des préjugés dont nous ne sommes pas sortis.
Plus de deux siècles après, le même pays, en plein Alzheimer, ne se souvient plus de rien. Des vieillards gâteux, arc-boutés sur une prétendue grandeur napoléonienne qui fait rire le monde entier, n’essayant même plus de cacher les fantasmes coloniaux qui rongent leur vieille carcasse, tentent de nous faire avaler leur vomi communautariste, ce que l’Europe a produit de plus abominable.
Non, les «noirs» de France n’ont aucune raison communautaire de se réjouir de l’élection d’Obama. Mais tous les Français auxquels le racisme a un jour barré la route peuvent espérer, peut-être, grâce à cet exemple donné par le pays jusqu’à ce jour le plus puissant du monde, que justement, on arrive à s’intéresser enfin à autre chose qu’à la couleur de leur peau.
* Claude Ribbe préside l'association des amis du général Dumas qu'il a fondée en 2006 pour l'anniversaire de la mort du général.
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Tagged under GouvernanceLe réseau Femmes sous Lois Musulmanes (WLUML) est en train de lancer la Campagne Mondiale «Arrêtons de tuer et de lapider les femmes !». Il s’agit de mettre un terme aux abus commis sous le couvert de la culture et de la religion, pour justifier le fait que les femmes soient tuées au nom d’une violation des ‘normes’ imposées de comportement sexuel. La mise à mort des femmes – sous n’importe quel prétexte – est inacceptable. C’est aussi une violation grave et sérieuse des Droits de l’Homme.
La Campagne, qui a été inspirée et s’est développée à partir des combats de femmes dans des endroits spécifiques, pour lutter contre les diverses manifestations de ce phénomène, comme au Pakistan, en Indochine, en Iran et au Nigeria. Elle soutiendra et permettra aux défenseurs des droits des femmes, aux mouvements féministes nationaux et transnationaux de défier les forces qui politisent et abusent de la culture et de la religion pour mettre les femmes sous leur joug et abuser de ses droits humains.
La lapidation à mort est un point essentiel, mais non exclusif de cette campagne. Il s’agit d’une punition légale pour la zina (rapports sexuels en dehors du mariage hétérosexuel), généralement appliquée pour les personnes mariées en Afghanistan, en Iran, au Pakistan, en Arabie Saoudite, au Soudan, dans les Émirats Arabes et dans une partie du Nigeria. Si les appareils d’Etat au Pakistan et en Iraq n’ont jamais exécuté la punition, des lapidations ont eu à être commises par des communautés, apparemment encouragées par l’existence d’une telle disposition dans la loi. Des cas récents, portés par les autorités étatiques, ont cependant eu lieu. En particulier en Iran, où la lapidation n’est pas limitée aux cas d’«adultère».
En mai 2006, un homme et une femme ont été lapidés à mort en Mashhad. Le 5 juillet 2007, Jafar Kiani a été lapidé à mort dans le village Aghche-kand, près de Takistan. Actuellement, neuf personnes sont dans les prisons iraniennes, attendant pareilles destinées, y compris le conjoint de Kiani, pour un présumé délit d’«adultère».
Bien qu’il n’y ait pas une mention de l’adultère dans le Qur’an, la pratique est devenue associée avec l’Islam et la culture musulmane. Mais, en mai 2007, un inquiétant document filmé, montrant une jeune fille en train d’être lapidée à mort, dans une communauté non musulmane de l’Iraq, a fait l’objet d’une diffusion par Internet. Cette vidéo montre combien la lapidation est une punition particulièrement cruelle et déshumanisante, qui implique un processus lent et douloureux jusqu’à la mort, et qui a lieu en public.
Aujourd’hui, la lapidation est un sujet largement débattu dans la communauté religieuse musulmane : les honorables clercs iraniens, comme l’Ayatollah Nasser Makarem Shirazi, l’Ayatollah Yousef Saneii et l’Ayatollah Seyyed Mohamamd Mousavi Bojnourdi, se sont prononcés contre cette pratique. D’autres théologiens, dans des différents pays, soutiennent aussi que la pratique n’est pas islamique.
La mobilisation fait son effet. Des sentences de mort par lapidation ont été transformées après des grandes protestations nationales et internationales dans les Emirats. Au Nigeria, aucune lapidation n’a pu avoir lieu parce que les groupes féministes locaux et les mouvement de défense des Droits de l’Homme ont travaillé ensemble avec succès pour supporter et défendre les condamnés pour adultère et ont obtenu qu’ils soient tous acquittés au niveau des cours d’appel shariatiques d’Etat. Après ces acquittements et devant le soutien affirmé, ainsi que les protestations au niveau international, les autorités étatiques n’ont pas poursuivi les personnes condamnées pour délit d’adultère.
Mais il reste qu’avec l’avènement et la propagation de l’Islam politique et d’autres formes d’extrémismes religieux, la lapidation et les autres formes de traitement cruel, déshumanisant et déshonorant des femmes ont augmenté dans plusieurs parties du monde. Avec l’établissement de la Cour shariatique en Aceh, en Indochine, les femmes sont maintenant sujettes à la flagellation pour les présumés ‘crimes’ de ‘relations au dehors du mariage’ (zina). Au Nigeria, en Afghanistan, en Iraq, au Pakistan, au Soudan et dans certaines régions de l’Indochine, la tendance affirmée vers l’Islam politique s’accompagne d’une inquiétante expansion du contrôle des corps des femmes au nom de la religion et de la culture.
Un traitement oppressif des femmes n’est absolument pas un fait exclusif des sociétés musulmanes. Alors que les medias ont tendance à présenter ce qu’ils appellent des ‘crimes d’honneur’ (terme qui a la plus déshonorable intention de nuire aux femmes) comme étant principalement répandus dans les sociétés musulmanes, des cas documentés attestent que des centaines de femmes sont tuées chaque année dans le monde entier au nom de l’ ‘honneur de la famille’.
La Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies reconnaît que de tels actes ont eu lieu en Grande Bretagne, au Brésil, en Inde, en Ecuador, en Israël, en Italie, en Suède et en Ouganda, ainsi que dans les nations musulmanes comme la Turquie, la Jordanie, le Pakistan et le Maroc. En Amérique Latine, les ‘crimes passionnels’ commis par les hommes ne sont pas classés comme homicides volontaires ; au contraire, ils sont traités avec indulgence ou bénéficient d’une totale justification.
L’abus des droits des femmes dépassent ainsi les frontières, les cultures et les religions.
Ce qu’on désigne comme ‘crimes d’honneur’ constituent des exemples inquiétants de la manière dont les lois et les coutumes locales, appliquées dans des systèmes de valeurs hautement patriarcales, attribuent systématiquement plus de culpabilité aux femmes qu’aux hommes dans chacun chaque acte supposé enfreindre les ‘normes’ de comportement sexuel. Les femmes constituent presque toujours les victimes des punitions violentes comme la lapidation et la flagellation, ou d’autres punitions brutales, cruelles ou sadiques pour des transgressions présumés. En effet, la plupart des personnes tuées au nom de l’ ‘honneur’ sont des femmes.La Campagne mondiale «Arrêtons de tuer de lapider les femmes» réaffirme les recommandations du Rapporteur Spécial sur la Violence contre les Femmes, Dr Yakin Ertürk, dans son Rapport de janvier 2007 (‘Connexions entre Culture et Violence contre les Femmes’) appelant à s’engager dans une «négociation culturelle» des éléments qui valident et soulignent les aspects culturels positifs et à démystifier les aspects oppressifs dans les discours culturels de la même société. Il appelait aussi à s’attaquer à la violence contre les femmes dans toutes ses connexions avec les autres formes d’inégalité et de violation des droits fondamentaux de l’homme.
La Campagne Mondiale « Arrêtons de tuer et de lapider les femmes! » , qui a commencé à s’attaquer à la tendance à légitimer culturellement et religieusement la violence létale contre les femmes, s’engagera à rendre inacceptable l’emploi de la religion, culture et tradition pour excuser et justifier la violence contre les femmes.
À cette fin la Campagne focalisera l’attention du monde et attirera l’attention du public sur la politisation de la culture et de la religion pour légitimer des abus contre les des droits des femmes. La Campagne renforcera aussi la résistance, avec le soutien des défenseurs des droits des femmes et des mouvements féministe, par le développement des capacités à documenter et à attirer l’attention sur des cas d’abus. Elle rendra plus efficient l’emploi des instruments/institutions régionaux et internationaux et s’activera pour la mobilisation d’un soutien international dans les domaines légal, religieux et du respect des Droits de l’Homme.
Avec la communauté internationale nous pouvons arrêter la meurtre des femmes et toutes les autres pratiques qui empêchent les femmes de maintenir leur intégrité physique, le respect de leurs droits et de leur dignité humaine.
* Codou Bop est coordinatrice du Groupe de Recherche sur les Femmes et les Lois au Sénégal. Emme est membre de l’organisation Women under Muslim Laws (Femmes sous lois musulmanes)
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Tagged under GouvernanceEn août dernier, la guerre a de nouveau éclaté en République démocratique du Congo. Aujourd’hui, on en est à quelque 250 000 déplacés dans l’Est du pays. Après un bref cessez-le-feu décrété par les rebelles de Laurent Nkunda, les combats ont repris le 4 novembre. Depuis le génocide au Rwanda en 1994, et la guerre qui a ensuite déstabilisé la Rd Congo de 1996 à 2002, ce pays reste dans une tourmente perpétuelle. Devant ce nouvel épisode conflictuel dont la riche région du Kivu reste l’épicentre, Firoze Manji s’est entretenu avec Wamba Dia Wamba. Ce dernier accuse, dénonce et trace des pistes d’actions pour une solution de paix définitive en Rd Congo.
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Pambazuka News : Après plusieurs années d’accalmie dans les tueries en Rd Congo, l’attention du monde a été brutalement accaparée par les offensives des forces de Laurent Nkunda autour de Goma. Qu’est-ce qui explique cette résurgence ?
Wamba dia Wamba : Je pense qu’une première explication tient aux changements dans l'équilibre des forces sur le terrain. Il y a aussi que la portée de la catastrophe humanitaire pousse beaucoup de personnes en Occident, connectées aux médias ou en relation avec des organismes humanitaires, à montrer plus d'intérêt pour la Rd Congo, en relation avec les élections américaines. On entend dire que le régime actuel voudrait créer des situations difficiles pour donner un coup de pouce au candidat républicain ou pour créer des faits accomplis dont le futur président serait obligé de tenir compte. D’ailleurs, autour de certaines universités américaines, par exemple, on note, pour la première fois, une tendance à se poser des questions sur le silence autour des massacres en Rd Congo.
À ces explications, on peut ajouter la volonté des capitalistes occidentaux de reprendre le contrôle des ressources congolaises, après le contrat signé entre le gouvernement et les Chinois. Nous entendons que l'idée d'un Kosovo se met en place, mais s'il matérialise ce ne sera pas dans l'intérêt du peuple congolais ; ce serait plutôt pour avoir un contrôle sur les importantes ressources minières, agricoles et tout le potentiel de cette région.Pambazuka News: Les medias occidentaux présentent ce conflit sous des dehors ethniques, mais quelle en est la cause véritable ? Quels sont les facteurs politiques et économiques qui le soutendent ?
Les questions ethniques n'ont jamais été une cause de conflit ; d'autres conditions doivent prévaloir pour transformer des différences en discriminations et voir les effets de celles-ci mener à des conflits. Bien sûr, Il y a beaucoup de points non résolus, liés au génocide rwandais et à l’afflux massif de populations en Rd Congo, parmi lesquels des génocidaires, ainsi que la communauté internationale l’avait encouragé. Nkunda, par exemple, profite de la présence des Rwanda, toujours déterminés à prendre le pouvoir au Rwanda et peut-être à procéder à un génocide, pour justifier sa guerre. Mais la vérité est que nous devons distinguer l'objectif principal (accès et contrôle des ressources), des conditions facilitant cet objectif, comme l'existence des génocidaires massacrant des personnes innocentes, les sentiments d'exclusion toujours ressentis par les Tutsis congolais, la collaboration du gouvernement congolais avec ces génocidaires qu’il utilise, selon certains, et les alliances possibles entre les milieux d'affaires et les fonctionnaires établis dans la région.
Il faut aussi noter que la plupart de nos gouvernements régionaux sont réellement dirigés par des agents de sécurité alliés aux hommes d'affaires.D’aucuns disent que les hommes d'affaires rwandais avaient financé Nkunda pour continuer à garder sous contrôle l’exploitation des mines (coltan, nobium, etc.), particulièrement recherchés par les multinationales de téléphones portables, de satellites, etc.La presque totalité du sous-sol de la Rd Congo a été en fait vendue à travers des contrats à de soi-disant partenaires. Seuls quelques membres des familles des personnes au pouvoir en profitent. On pense même que dans les zones où il n'y a aucune autorité étatique ferme, les armes décident tout. Dans une certaine mesure, Kivu est simplement un lien des plus faibles dans la chaîne de la mondialisation. Nous devons identifier les différentes contradictions qui y convergent. Et savoir que l’absence d'une véritable autorité étatique, apparemment favorisée par certaines autorités, y ouvre la porte aux agents de l'économie mondiale du crime.
Pambazuka News: Quels rôles jouent le Rwanda, l’Ouganda, le Zimbabwe et l’Angola dans ce conflit ?Wamba Dia Wamba : Après avoir éprouvé les expériences de déstabilisation menées par le régime de Mobutu, qui agissait en gendarme dans la région, beaucoup de pays voisins préféreraient aujourd’hui avoir un Congo plus faible à leur côté. Surtout s'ils peuvent tirer profit de cette faiblesse pour avoir leur part dans le pillage des ressources du pays. Les alliances invisibles dans le milieu des affaires facilitent ce genre d’activités. D’ailleurs, certains fonctionnaires en Ouganda et à Kinshasa ont des connexions autour d’intérêts communs à préserver. Et le Rwanda a un prétexte dont il use de manière contradictoire : la présence des génocidaires le pousse à arguer que sa sécurité est menacée et lui permet de maintenir une situation d'anarchie pour avoir accès aux richesses dont ses hommes d'affaires se sont enrichis.
Leur participation aux deux dernières rébellions leur a fait goûter aux ressources disponibles au Congo et ils veulent continuer à en profiter d'une manière ou d'une autre. Le gouvernement congolais aurait dû trouver les moyens de légaliser une exploitation commune des richesses, mais le processus est si lent qu’on se demande si l’anarchie n’est pas plus profitable à certains intérêts.Pambazuka News: L'Union européenne et d'autres pays sont profondément engagés dans l'exploitation des ressources en Rd Congo. Dans quelle mesure sont-ils impliquées dans la crise courante ?
Wamba Dia Wamba : Certaines entreprises transnationales ont été identifiées, il y a quelque temps, par le panel de l'ONU : Anglo-American, Standard Chartered Bank, De Beers, etc. Les minerais exploités dans la zone ne peuvent être utilisés que par des entreprises à technologies avancées et les Africains sont juste des intermédiaires. La campagne menée par l’Occident contre le contrat signé entre la Chine et la Rd Congo montre combien est forte leur volonté de contrôler les ressources de ce pays.
Ce qui est triste dans tout cela reste le fait que derrière ces profits qui s’accumulent au prix du sang versé, personne ne s'inquiète vraiment de la vie des Congolais innocents, avec les prétendues aides humanitaires ponctuelles pour réduire les misères, jamais pour éradiquer la violence.
Pambazuka News : Assistons-nous à une balkanisation de la Rd Congo ?Wamba Dia Wamba : Les rebelles sont en train d’occuper une zone qui couvre l’équivalent de trois territoires. Nul ne sait si, avec les négociations, ils vont y renoncer. Si le gouvernement congolais ne réussit pas à les récupérer et si les forces étrangères parviennent à aider les rebelles à les conserver, on assistera à la naissance d’un minuscule mais très riche territoire. Et l’effet sur le reste du pays peut conduire à une véritable balkanisation. Le gouvernement est appelé à ne pas céder à une pareille exigence, si elle arrivait à être exprimée par les rebelles. Les populations congolaises sont fermes dans la défense de l’intégrité de leur pays.
Pambazuka News : Est-ce que le gouvernement de Kinshasa a un quelconque contrôle sur la situation ?
Wamba Dia Wamba : Pas réellement. C’est pourquoi il y a toutes ces critiques contre la MONUC, pour son échec à mettre un terme à la guerre. Il ne peut y avoir un contrôle de la situation, à cause du type de dirigeants que nous avons, plus intéressés par le pillage des ressources, la conservation du pouvoir, le règne de l’impunité, le blocage du fonctionnement de l’administration, etc., que par autre chose. La plupart des promesses faites, qui auraient pu y aider, ne sont pas respectées, dont la réconciliation et la mise en place d’une véritable armée nationale. Même le nouveau gouvernement, qui est en train d’être mis en place, n’inspire pas confiance à la population. Beaucoup ne sont que du bois mort inutile, mais ils se comportent comme si le pays était leur propriété privée.
Pambazuka News : Quelle devrait être la réaction des panafricanistes dans la situation actuelle ?
Wamba Dia Wamba : Il faut en appeler à une conférence régionale des peuples africains – s’il y a bien sûr une possibilité de la faire tenir. Ce dont on a besoin pour que la démocratie s’implante dans la région, c’est que les populations s’engagent réellement dans la construction d’un véritable Etat tourné vers un développement post-néolibéral. Mais dans le court terme, l’engagement devrait se faire contre toute idée de balkanisation, pour l’application des accords de Nairobi, pour un échange d’ambassadeurs entre la Rd Congo et ses voisins ougandais et rwandais et pour une urgente intervention humanitaire.* Pr Wamba Dia Wamba est sénateur honoraire et ancien vice-président de la Commission permanente du Sénat sur les affaires administratives et juridiques, de l’administration de transition de la République démocratique du Congo.
* Firoze Manji est directeur de Pambazuka News et directeur de Fahamu – Réseau pour la justice sociale.
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Tagged under GouvernanceUne prochaine révision de la constitution algérienne par le Parlement supprimera notamment la limitation du nombre des mandats présidentiels, a annoncé le Conseil des ministres. Cette mesure ouvre la voie à une éventuelle 3e candidature d'Abdelaziz Bouteflika. ??L'article 74 de la cConstitution actuellement en vigueur limite à deux le nombre de mandats présidentiels successifs. ??Élu en 1999 pour un premier quinquennat puis réélu en 2004, M. Bouteflika, 71 ans, pourrait donc briguer un troisième mandat au printemps 2009.
Tagged under GouvernanceLe taux de la croissance économique marocaine a atteint 6,5% au deuxième trimestre de 2008 contre 7% au cours du trimestre précédent. L'activité agricole a été globalement mieux orientée que la campagne précédente, de même que le secteur industriel a évolué selon son rythme tendanciel de moyen terme, tiré principalement par l'agroalimentaire, la parachimie et les biens d'équipements de l'automobile.
Tagged under GouvernanceL’audience de confirmation des charges dans l’affaire opposant le procureur général de la Cour pénale internationale (CPI) à Jean-Pierre Bemba aura lieu du 8 au 12 décembre prochain. Agé d’environ 45 ans, Bemba a été arrêté le 24 mai dernier par les autorités du Royaume de Belgique, suite à un mandat d’arrêt délivré sous scellé par la Cour pénale internationale le 23 mai 2008. Il a été remis à la Cour pénale internationale le 3 Juillet 2008.
Tagged under GouvernanceLe parti au pouvoir en Égypte a achevé son congrès annuel sans se prononcer sur les chances de Gamal Moubarak de succéder à son père, le président Hosni Moubarak, âgé de 80 ans et qui dirige le pays depuis près de trente ans. Interrogé sur la succession, Gamal Moubarak, 44 ans, ancien banquier souvent donné comme le plus probable successeur du raïs, a éludé une réponse.
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