• Contributor | Gouvernance

    Le chef de la division des Droits de l'Homme et Justice au Bureau intégré des Nations unies au Burundi (BINUB) a exprimé sa déception et son amertume pour l'impunité des crimes qui minent encore ce pays d'Afrique de l'Est. "Ce qui m'attriste le plus, ce sont les viols et violences sexuelles au quotidien", a, entres autres, déploré M. Diallo. "Il y a des moments où, nous qui nous occupons des droits humains au quotidien, nous rentrons à la maison, le soir, en nous demandant si ce que nous faisons vaut vraiment la peine".

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  • Contributor | Gouvernance

    Le nombre de pauvres dans les 50 pays les moins avancés (PMA) du monde ne diminue pas, malgré un renforcement de la croissance économique et une hausse des exportations. Entre 2004 et 2006, les 50 pays les plus pauvres de la planète ont vu la valeur de l'ensemble de leurs exportations augmenter de 80 pour cent, tandis que leur taux de croissance économique a dépassé l'objectif des 7 pour cent, soit le taux le plus élevé depuis 30 ans. Toutefois, le nombre d'individus qui vivent avec un revenu de moins de deux dollars par jour y est en augmentation, constate la CNUCED.

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  • Contributor | Gouvernance

    La cacophonie au sommet de l’Etat ne fait plus l’ombre d’aucun doute. L’incurie ou l’inefficacité gouvernementales qui s’en suivent en toute logique, non plus. Quid donc, de la colère subséquente du président malien ATT qui se serait résolu enfin à débarquer « les tocards » du gouvernement ? Le chef de l’Etat est décidé à sévir contre la médiocrité en mettant un terme à la chienlit et l’inefficacité de l’action pour que démarre enfin véritablement son programme d’action gouvernementale.

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  • Contributor | Gouvernance

    George Oppong Weah, qui a pris part aux élections présidentielles de 2005, a confirmé sa participation aux présidentielles 2010. «Je serai encore candidat en raison de ce que je représente pour mon pays et pour les personnes qui croient en moi et en qui je crois », a déclaré dans un communiqué depuis les Etats-Unis où il vit, l’ancienne gloire du football africain. Cette révélation du footballeur a suscité des doutes au sein des politiciens sur la possibilité de fusion entre le Parti de la Liberté de Charles Brumskine et le Congrès pour le Changement Démocratique (CDC) de Weah pour les élections de 2010.

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  • Contributor | Gouvernance

    Bientôt, les gens ne consommeront plus au Sénégal le pain fabriqué à 100 pour cent avec la farine de blé. Grâce à la recherche, les boulangers ont décidé de combiner la farine de blé indispensable à la fabrication du pain avec 15 pour cent de farine de céréales locales comme le mil et le maïs, selon l'Institut de technologie alimentaire (ITA) basé à Dakar. A cet égard, une formation a commencé au début de cette semaine à Dakar pour outiller les boulangers sur les techniques de planification des farines des céréales locales.

    Tagged under Gouvernance Senegal

  • Contributor | Gouvernance

    Plus de 80% des femmes en Egypte sont confrontées au harcèlement, dont plus de la moitié au quotidien, selon le Centre égyptien pour les droits de la femme (ECWR). Le centre a mené une étude auprès de 2020 personnes, hommes et femmes - dont 109 étrangères - dans le Grand Caire. Parmi les Egyptiennes, 46.1% ont dit être harcelées quotidiennement, contre 52.3% des étrangères. Les femmes interrogées ont affirmé être harcelées en majorité dans la rue, mais aussi dans les transports en commun.

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  • Contributor | Gouvernance

    Un organisme public chargé de mener des investigations sur le blanchiment de capitaux a été officiellement lancé vendredi à Madagascar, avec notamment pour but d'attirer des "investisseurs sains" sur la Grande-Ile. Une loi sur le blanchiment des capitaux avait été adoptée en août 2004 à Madagascar. Selon le rapport 2007 de l'ONG Transparency International (TI), Madagascar est 94e sur les 179 pays classés en fonction de la prévalence de la corruption.

    Tagged under Gouvernance Madagascar

  • Contributor | Gouvernance

    Le procès de l'ancien Président du Liberia, Charles Taylor, jugé pour son rôle dans la guerre civile en Sierra Leone, pourrait être mené à son terme d'ici un an, a affirmé le Procureur du Tribunal spécial pour la Sierra Leone, Stephen Rapp. Le procès montrera qu'une procédure visant un ancien Chef d'état peut être menée de manière «normale et juste», a déclaré le Procureur. Jusqu'à présent, 35 témoins ont déposé à La Haye contre Charles Taylor.

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  • Contributor | Gouvernance

    La Banque mondiale (BM) a annoncé la signature d'un accord avec le Mali afin de promouvoir les prêts aux petites et moyennes entreprises et aux institutions de microfinance, à travers un programme de garantie de portefeuille et de services de conseil aux banques du pays. Le programme fait partie du projet Appui Sources de croissance du gouvernement, une initiative de 55 millions de dollars visant à promouvoir le développement du secteur privé.

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  • Contributor | Gouvernance

    Coup de théâtre pour le 14 juillet à Madagascar. L'ambassadeur français Gildas Le Lidec a annoncé qu'il allait bientôt partir, Marc Ravalomanana n'ayant pas souhaité qu'il poursuive sa mission dans la Grande île. C'est durant le discours de son premier 14 juillet à Madagascar que M Gildas Le Lidec a annoncé son départ prochain. L'ambassadeur n'a fait aucun mystère des raisons de son départ. A l'entendre, c'est le président Marc Ravalomanana en personne qui a demandé son rappel. Les relations diplomatiques entre Madagascar et la France entrent ainsi dans une zone de turbulence.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le gouvernement gabonais a décidé pour la deuxième fois de prendre en charge les factures d’eau et d’électricité des ménages à revenus modestes. La première prise en charge avait été effective le 1er juillet 2007. Elle comprenait la redevance de location et d’entretien du compteur, ainsi que le montant de la consommation et les taxes et contributions. En 2007, ce sont plus de 49 000 consommateurs par mois qui ont bénéficié de cette gratuité dont 8 100 à Libreville, rapporte le ministère des Finances.

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  • Ce 18 juillet 2008, Nelson Mandela fête ses 90 ans. Un événement dont le symbole dépasse la simple matérialisation du temps qui passe. Marquer cette étape, c’est magnifier la vie et l’œuvre d’un homme qui a fini d’entrer dans l’Histoire. Une vie de refus, de résistance, de lutte et de liberté confisquée qui symbolisent le passé de l’Anc. Mais aussi une vie de grandeur et de dépassement qui, à partir d’une vision, ont permis de bâtir l’Afrique du sud post-apartheid, pour en faire une nation arc-en-ciel alors que tous les facteurs de ruptures étaient là (politique, économique, social), pour installer un sombre chaos.

    C’est pour rendre hommage à cet homme que d’illustres Africains ont été interviewés par Pambazuka news. Histoire de voir en quoi le symbolisme de Mandela interpelle aujourd’hui une Afrique en errances. Une Afrique où la démocratie balbutiante est confisquée par des autocrates et des dictateurs, une Afrique où un manque de vison dans le leadership et la gouvernance hypothèquent les possibilités de développement du continent.

    - Aminata Dramane Traoré s’interroge pour savoir si Mandela aurait pu échapper au destin de Mugabe s’il s’était s’était accroché.
    - Amady Aly Dieng souligne que la grandeur de Mandela est justement de n’avoir pas abusé du pouvoir, d’avoir fait l’Histoire pour ensuite laisser l’Histoire se faire.
    - Pour Albert Tévoedjre, l’Afrique se doit encore d’écouter l’exemple et le symbole que continue d’incarner Mandela.
    - Gbossa Lambert rappelle les valeurs et les convictions dans lesquelles se sont forgées les actions de Mandela pour faire de l’Afrique du sud la nation Arc-en-ciel.

    * Tidiane Kassé est rédacteur en chef de l’édition française de Pambazuka

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  • Contributor | Gouvernance

    Les pays de l'UE devraient durcir mardi 22 juillet leurs sanctions contre le Zimbabwe, en incluant notamment dans leur liste des personnes indésirables en Europe des hommes d'affaires qui soutiennent le régime de Robert Mugabe, ont indiqué jeudi des diplomates européens. Les sanctions actuelles de l'UE, renforcées en 2007, visent déjà 131 personnes, interdites de séjour dans l'UE et dont les avoirs sont gelées. Le président Mugabe et sa femme Grace figurent dans cette liste.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le gouvernement béninois a pris des mesures en vue de la réduction du train de vie de l'Etat dans le cadre des solutions à la cherté de la vie, selon une décision du conseil extraordinaire des ministres publiée lé 16 juillet. Il s'agit notamment de la suspension des missions à l'extérieur du territoire national, à l'exception de celles prises en charge par les organisateurs ou qui s'avèrent "essentielles" pour le pays.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le Burkina Faso va bénéficier d'un financement américain de 480,9 millions de dollars (plus de 200 milliards de francs CFA) sur 5 ans dans le cadre des programmes du Millenium Challenge Corporation (MCC). Le Burkina Faso devient ainsi le 10ème pays africain à bénéficier des programmes du MCC, et le 5ème en Afrique de l'Ouest, après le Bénin, le Cap Vert, le Ghana et le Mali.

  • Les actions du président Nelson Mandela ont été bâties sur de fortes valeurs d’humanisme, de démocratie et de tolérance. Il avait la forte conviction que son pays pouvait et devait se construire dans la diversité et le respect de chacun. Fort de cet idéal, il a pu supporter, avec patience et abnégation, les épreuves que le pouvoir de l’apartheid lui a fait endurer. Avec cette foi, devenu chef d’Etat, il a pu diriger son pays dans la tolérance et le dialogue vers la paix et le développement.

    Alors qu’il aurait pu solliciter et obtenir de son peuple un nouveau mandat de président de la République, il a montré son respect des principes démocratiques et de la volonté du peuple. Il a adhéré aux principes constitutionnels établis et n’a voulu rester au pouvoir plus longtemps. Il fait partie de l’histoire de l’Afrique et du monde.

    Les chefs d’Etat africains devraient s’inspirer des vertus de tolérance du président Mandela, de son sens profond du respect, à la fois, de la diversité des opinions, de la liberté d’association et de la liberté d’expression. Le monde entier l’honore.

    Au président Mandela, digne fils de l’Afrique, je transmets toute ma reconnaissance pour les enseignements qu’il nous a donnés. Je le remercie de nous avoir montré la voie pour contribuer, dans la paix, la concorde et l’intégrité, au développement de l’Afrique.

    * Gbossa Lambert, est directeur Général d’EurAfrik, Directeur régional adjoint honoraire du Bureau international du travail (BIT) pour l’Afrique

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  • Mandela est un grand homme. Un homme de conviction et de courage qui a su libérer son pays. Un homme qui a redonné confiance à son peuple et à l'ensemble des peuples opprimés, malgré les résistances. Nelson Mandela est aussi un grand homme qui a su quitter le pouvoir au moment opportun. Cela est important, parce que les héros des luttes de libération nationale qui s'accrochent à leur projet finissent comme Mugabe, à partir du moment où ils s'obstinent à croire qu'un développement autre que la subordination aux grandes puissances est possible. Mugabe n'a pas eu cette chance de partir à temps. Il le paie cher.

    La question que nous nous posions et que nous nous posons encore aujourd'hui est la gouvernabilité de nos pays par les hommes qui veulent faire corps avec leur peuple. Le fait qu'on fête les quatre-vingt dix ans de Mandela au moment où Mugabe force le destin, impose ce type de comparaison. Ce sont deux hommes exceptionnels. L'un est vilipendé et couvert de boue au moment où l'autre est porté vers le haut et bénéficie de l'hommage qu'on a vu ces derniers temps à travers un concert géant à Londres.

    Le parallèle n'est pas inintéressant. Mais la leçon que nous devons méditer est encore une fois la possibilité de transformer son pays, de faire corps avec son peuple dans un monde soumis au diktat des institutions internationales de financement et des puissances occidentales.

    De toute façon, à la lumière de ce que je sais des pratiques de dirigeants africains démocratiquement élus, il est clair qu'on se moque de nous. Donner l'impression au monde entier que l'élection est l'alpha et l'oméga de la démocratie, quand ceux qui sortent des urnes sont incapables de rendre compte à leur peuple, est décevant. C'est à nous, aujourd'hui, peuple d'Afrique, de juger du sens de la démocratie et du bien-fondé du lynchage de quelqu'un comme Mugabe. Qui a, certes, fait des erreurs, mais dont il faut qu'on dise tout le bien qu'il fait pour son peuple. Que ce soit en termes d'éducation, de niveau de vie ou de santé. Mais aussi et surtout pour l'ouverture d'esprit dont il a fait preuve pour constater que les noirs zimbabwéens n'auront jamais les mêmes droits économiques que les fermiers blancs.

    Faire abstraction de cette dimension des réalités d'Afrique australe, c'est se fourvoyer. Naïfs et bien naïfs sont ceux qui pensent que Tsvangiraï est porteur d'une réponse autre que l'ouverture totale du Zimbabwe.

    De Mandela à Mugabe, en passant par les autres chefs d'État, nous ne sommes pas au bout de nos peines en matière de transformation sociale, économique et politique de nos pays en raison de la nature exogène des normes et des institutions. Nous passons plus de temps à apprendre à propos de la démocratie qu'à apprendre la manière de nous organiser localement pour nous libérer.

    Aujourd’hui, on cherche à faire la comparaison entre Mandela et les dirigeants africains actuels. Je ne poserais pas le débat dans ces termes. Parce que l'histoire de l'Apartheid et la nature du combat a changé. Aujourd'hui, nous avons affaire à un ennemi invisible. Avec l'Apartheid, vous êtes en face de l'oppresseur. Vous êtes maltraité du fait, tout simplement, de la couleur de votre peau.

    L'Apartheid est maintenant mondial. Les murs qu'on érige devant les migrants africains et nos pays sous-développés, les directives de retour des immigrés que l'Union européenne vient d'adopter et l'incapacité de cette Union européenne, donneuse de leçons, de reconnaître le droit des peuples d'Europe à revendiquer une construction européenne autre que le tout marché, prouvent qu'on n'est pas en démocratie, ni chez eux ni ici.

    Les notions de démocratie, de bonne gouvernance et de droit de l'homme, ne sont instrumentalisées que pour nous endormir. C'est pour ça que quand vous tenez compte des puissants, des États qui sont les plus virulents et les plus intransigeants dans la mise au pas de Mugabe - c'est-à-dire George Bush, Gordon Brown et les autres - il y a lieu de s'inquiéter. Qu'est-ce qui donne le droit à ceux qui ont le sang des Irakiens sur la main, à ceux qui, du haut du G8 décident du pillage de l'Afrique, de dire qui est qui en Afrique et qui devrait faire quoi ?

    Je plaide aujourd'hui pour une réflexion sur la nature des contre-pouvoirs en Afrique. La société civile qui est-elle ? Que peut-elle ? Qui sont les opposants ? Sont-ils porteurs de quel projet de société ? Est-ce qu'on a entendu, de ce côté du continent, parler de la nature de ces projets ? Il appartient aux médias, aux organisations citoyennes digne de ce nom de poser les bonnes questions.

    Si Mandela avait eu l'occasion de rester au pouvoir aussi longtemps que possible pour une raison ou pour une autre, est-ce qu'il aurait eu droit à l'hommage qu'on lui rend aujourd'hui ?

    On ne peut pas ne pas admirer Mandela en raison de son itinéraire. Mais la question de l'exemplarité, la force de l'exemple, exige des circonstances identiques. La nature du capital mondial, prédateur et violent, ne permet d'être autre chose que des béni-oui-oui. Mandela est parti au bon moment. Mbeki, avec le Nepad et la Renaissance africaine, donne l'impression d'être un relais d'un ordre économique mondial que nous contestons. Mais Mandela lui-même aurait eu les mains liées s'il avait dû tenir tête aux grandes institutions internationales et à certaines forces progressistes qui l'ont aidé en son temps mais qui sont aujourd'hui libérales.

    Donc on ne peut pas se pencher sur la nature du pouvoir, sans tenir compte de l'environnement global dans lequel nous évoluons. Et cet environnement est essentiellement tiré par le marché et la logique du profit. Tout dirigeant africain qui ne joue pas cette carte dans l'état actuel des rapports de force est montré du doigt. En Afrique du Sud, comme dans l'immense majorité des pays africains, nous subissons des politiques d'ouverture dont les conséquences sont ingérables par les prétendues démocraties occidentales.

    * Aminata Traoré est ancienne ministre de la Culture au Mali. Militante altermondialiste, elle s’est engagée dans le combat contre le libéralisme. Elle coordonne les activités du Forum pour un autre Mali

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  • Le parcours de Nelson Mandela est exemplaire. Enfermé pendant vingt-sept ans entre quatre murs, il en est sorti pour devenir président de la République d’un des plus puissants pays africains. Ne restant au pouvoir que pour un seul mandat, il a renoncé à sa charge. L’exemple est fort, pour l’ancienne comme pour la nouvelle génération de dirigeants africains. Son prestige lui permettait de s’accrocher au pouvoir, mais il a sans doute compris qu’on ne peut pas faire son époque et vouloir régenter la génération de ses fils. Mieux, il est rare de voir un homme quitter ainsi le pouvoir et le laisser entre d’autres mains sans que cela ne crée des heurts pour son pays.

    Malheureusement, Nelson Mandela est un exemple qu’on oublie d’évoquer dans les instances où l’on parle d’unité africaine. Ce n’est pas étonnant. Car ce qu’il représente ne peut s’illustrer dans le syndicat de chefs d’Etats qu’est l’Union africaine. Ceux qui nous gouvernent ne défendent que leurs intérêts, pas ceux de leurs peuples.

    Mandela est un modèle de démocrate gênant pour des dirigeants africains accrochés au pouvoir, dans une Afrique où le temps des élections est révolu ; on n’assiste qu’à des farces électorales. On s’autoproclame élu parce qu’on peut frauder allègrement là où le pouvoir de l’argent et l’illettrisme permettent n’importe quelle manipulation.

    Mandela a cependant laissé un lourd héritage aux Sud Africains, aujourd’hui confrontés à des problèmes complexes de coexistence de races, avec des conflits violents et sanglants, engendrant la haine. La manière dont les Sud Africains vont régler la question nationale, dans un pays qui est un concentré fascinant de trois mondes (un monde développé, un monde sous-développé et un monde qui présage de l’avenir) intéresse tous les Africains qui ne sont pas encore arrivés à ce degré de complexité. Surtout qu’il s’agit d’un pays recelant des possibilités que beaucoup d’autres en Afrique n’ont pas, avec l’étendue de son territoire, son poids démographique et ses énormes ressources.

    * Amady Aly Dieng est économiste, ancien fonctionnaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le premier rapport annuel sur le Sénégal, lancé officiellement le 15 juillet à Dakar par le cabinet londonien Oxford Business Group (OBG), montre que la corruption et la cherté de la main d'œuvre sont les deux principaux obstacles à l'évolution de l'économie sénégalaise, quoiqu'elle reste "l'une des économies les plus attractives en Afrique de l'Ouest". Le document révèle, outre ces deux obstacles majeurs, quatre autres menaces importantes pour l'évolution économique du Sénégal…

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  • Ce que représente Mandela ?
    Un exemple et un espoir.
    Courage de se révolter et de s’engager.
    Exemple de fidélité à l’engagement.
    Aller jusqu’au bout de son choix.
    Nourrir son engagement par l’esprit et ne céder à aucune facilité qui distrait du but.
    Cela n’est pas donné à tous.

    Pour tous les Africains sans exception, Nelson Mandela incarne une valeur d’humanité et de dignité. Issu d’une famille royale, il tourne pourtant le dos aux vaniteuses prétentions et il défendra toute sa vie la dignité de chaque être humain.

    Aujourd’hui, on ne comprend pas aisément qu’un avocat à la carrure d’exception, jeune et promis à un bel avenir, ait été prisonnier politique trois décennies durant, sans que cela ait émoussé sa conviction pour le combat contre l’oppresseur. Avec ce choix délibéré, il savait à quel danger il s’exposait et il nous apparaît comme un miraculé universel, dont toute l’Afrique et le reste du monde fêtent aujourd’hui le grand âge, symbole de grande sagesse et de haute lumière.

    Mandela est notre aîné, il incarne le respect et l’espérance pour les jeunes générations en tant que militant engagé, non seulement pour l’indépendance de son pays, l’Afrique du Sud, mais surtout pour l’indépendance, la dignité, la valeur d’humanité de l’homme noir. Il rejoint le cercle des élites du monde noir, dont font partie désormais Senghor, Aimé Césaire et Bernardin Gantin (cardinal béninois, doyen du sacré collège des cardinaux, décédé le 13 mai 2008).

    Mandela s’est très tôt inscrit dans une logique rarement partagée par beaucoup de dirigeants africains de nos jours. Il ne s’est pas accroché au pouvoir ….

    Ce grand militant n’est pas l’homme des immédiatetés du pouvoir et des honneurs. Ce n’est pas le suffrage populaire sur lequel il pouvait compter à vie, qui aurait pu lui manquer. A 81 ans en juin 1999, Il a décidé de se retirer de la gestion des affaires de l’Etat pour se mettre, autrement, au service de son pays en se consacrant à la lutte contre le sida. Quel bel exemple pour le monde politique africain !

    Au plan international, il a su redonner à son pays une nouvelle légitimité fondée sur la réconciliation nationale. Son combat pour la paix et la non violence lui a valu tant de distinctions : Prix Nehru pour la Paix en 1979, Prix Félix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix en 1991, avec le président Frederik de Klerk à la fin du régime de l'apartheid, et surtout Prix Nobel de la paix en 1993.

    Mandela nous laisse un héritage et un message.

    L’héritage, c’est le triomphe de l’engagement et de la volonté - c’est l’homme noir rendu à l’universalité et à l’humanisme intégral. C’est le triomphe de l’exigence de mériter ce que l’on veut devenir.

    Le message, c’est de sortir de la vanité appauvrissante, c’est de mériter notre progrès et notre développement. C’est de croire en nous-mêmes et d’exiger l’excellence dans nos efforts quotidiens pour faire de l’Afrique un continent majeur, dans un monde majeur.

    Ce que représente Mandela ?
    Un exemple et un espoir.
    Courage de se révolter et de s’engager.
    Exemple de fidélité à l’engagement.
    Aller jusqu’au bout de son choix.
    Nourrir son engagement par l’esprit et ne céder à aucune facilité qui distrait du but.
    Cela n’est pas donné à tous.

    Mais ceux qui découvrent en eux ces rares qualités d’homme ne sont pas tous en mesure de les magnifier. Mandela y a réussi - C’est sa plus grande victoire.

    Chaque Africain, chaque négro africain doit cultiver en lui les possibilités offertes par l’exemple de Nelson Mandela.

    Nous ne sommes pas tous appelés à résister à l’apartheid, à subir la prison pendant des années, à devoir diriger un Etat multiracial.

    Chacun dans l’espace de vie et d’action qui est le sien est appelé à être un Mandela dans son esprit, sa volonté, son engagement et sa résistance à la facilité. Chaque élève, chaque apprenti, chaque fonctionnaire d’Etat, chaque ingénieur, chaque opérateur économique est un autre Mandela quand il réussit à se surpasser, c'est-à-dire à ne pas seulement suivre le penchant paresseux et vaniteux du plus simple, du plus ordinaire et de l’inertie.

    « Si tu veux changer l’avenir il faut d’abord te changer toi-même ». C’est ce que Mandela a accompli merveilleusement. C’est cela son exemple et c’est cela notre espoir.

    Au Chef qui ignore l’humilité, il manque l’essentiel.

    Mandela, grand, très grand parce qu’ayant souffert de lui-même et des autres.

    Mandela grand, parce qu’ayant appris à résister, à se reprendre, à se relever après l’échec, c’est lui le maître et le modèle à suivre par tous ceux que guette la vanité dans l’exercice d’un pouvoir qu’ils voudraient souverain, qu’ils ne savent pas définir comme responsabilité et service, service précaire, révocable et donc exigeant .

    L’Afrique a mal à sa gouvernance qui ignore souvent le peuple souffrant, qui privilégie les apparences pompeuses, l’argent confisqué et accumulé au détriment des masses sans éducation et sans soins.

    La révolution légitime, le mépris du monde, la colère du ciel, c’est de cela que Mandela nous avertit.

    Écoutons-le. Ce n’est pas encore trop tard.

    * Albert Tévoedjre est Coordonnateur du Projet «Millénaire pour l’Afrique» qui fonctionne sous l’égide des Nations Unies. De février 2003 à février 2005, il a exercé les fonctions de Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte-d'Ivoire.

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