• Ousmane Ngom, l'un des principaux responsables du Parti démocratique sénégalais (PDS, l'ancien parti au pouvoir), a été interpellé à Kolda dans le sud du Sénégal, et transféré par avion à Dakar alors qu'il était en campagne pour les élections législatives du 1er juillet. Convoqué au début du mois pour une audition dans le cadre des audits lancés par le nouveau pouvoir, il avait décidé de partir du parquet de lui-même, après, selon lui, une longue attente, sans être entendu. Il avait déclaré qu'il ne déférerait plus à une convocation de la Police, avant la tenue des élections législatives, et avait invité les ex-dignitaires du régime de Wade à en faire de même.

  • Le chef de l’État rwandais, Paul Kagame, menace de se décharger des questions sécuritaires liées à la stabilité de l’est de la RDC pendant que son pays fait l’objet d’une requête congolaise au Conseil de sécurité de l’ONU. Visiblement excédé par les attaques portées contre son pays, le chef de l’État rwandais n’a pas écarté l’hypothèse d’une suspension totale de sa coopération dans la résolution des crises observées en RDC. Ce coup de gueule du président rwandais n’a pas tempéré les ardeurs des autorités congolaises qui croient dur comme fer que le Rwanda est réellement impliqué dans la résurgence des violences au Nord et au Sud-Kivu via son « appui avéré » aux mutins du M23.

  • C'est une scène moyenâgeuse que l'on pensait exclusivement réservée à l'Iran, l'Arabie saoudite ou l'Afghanistan. Pourtant, trois mois après avoir pris le contrôle de la ville de Tombouctou, les islamistes touaregs d'Ansar Dine mettent à exécution leur volonté d'imposer la charia dans tout le Mali. Cent coups de fouet : c'est le châtiment qu'ils ont infligé à Hamaradane, 23 ans, et à sa fiancée Zebou. Leur crime ? Avoir entretenu une relation hors mariage, qui a donné un enfant. Majoritairement musulman, le Mali n'en reste pas moins un pays laïque.

  • Un premier groupe de 700 Sud-Soudanais a été rapatrié d’Israël à Juba, dans le cadre d’une politique d’expulsion des ressortissants africains dont le but est de protéger l’identité juive de l’État. Si certains des 124 passagers du premier vol sont restés très réservés quant à leurs sentiments vis-à-vis de leur retour dans leur pays, plusieurs personnes ont dit que les Sud-Soudanais faisaient l’objet d’une expulsion. Les immigrés qui quittent volontairement le pays reçoivent 1 000 dollars chacun et les employeurs israéliens doivent leur verser tout salaire dû avant leur départ. Israël compte environ 60 000 immigrés africains, la plupart provenant d’Érythrée, du Soudan du Sud et du Soudan.

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  • Au nom de la peur, de la honte et de croyances anciennes bien ancrées, les enfants handicapés du Togo sont souvent la cible de railleries, ils vivent cachés dans leur maison pendant des années et sont négligés, mis à l'écart de la vie de la communauté, ce qui aggrave leur situation. Entre cinq et dix pour cent des enfants africains souffrent d'un handicap, en général dû à des problèmes génétiques, des complications à la naissance, des maladies telles que la poliomyélite, la rougeole, la méningite et le paludisme cérébral, ainsi qu'à une santé et une alimentation médiocres.

  • L’association Marocaine des Droits Humains (AMDH) a appelé mardi 19 juin les autorités à abroger la loi du code pénal qui interdit les relations sexuelles avant le mariage sous peine d’emprisonnement. L’organisation dénonce « l’hypocrisie » du système juridique. C’est l’article 490 du code pénal qui sanctionne les relations sexuelles hors mariage. Il dit texto : «Tout Marocain ayant des relations sexuelles avant le mariage écopera d’une peine d’emprisonnement. » Il est parfois difficile de dissocier ce que dit la loi et ce que dit l’Islam, car le Maroc, en dépit d’une relative liberté dont jouissent ses citoyens comparativement aux pays reconnus tels quels, le Maroc est loin d’être un pays laïc et c’est la constitution qui le dit.

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  • De nouveaux heurts entre musulmans et chrétiens frappent le Nigeria depuis le dimanche 17 juin. Une insurrection armée, conduite par le groupe islamiste Boko Haram, est accusée depuis plusieurs mois de vouloir déclencher sciemment une guerre de religion. Mais cela fait des années déjà qu'émeutes et attentats secouent le pays. Marc-Antoine Pérouse de Montclos, chargé de recherche à l'Institut de recherche pour le développement et spécialiste du Nigeria, explique, lui, que ces tensions sont loin de se réduire à des critères ethniques et religieux : "Il s'agit d'une façon 'facile' d'envoyer un signal au pouvoir. Dans le Nord du Nigeria, lorsque l'on veut s'en prendre à un des symboles du pouvoir, on attaque les chrétiens."

  • Au moins 105 personnes ont été tuées et 500 blessées dans les heurts entre tribus qui ont duré une semaine au sud-ouest de Tripoli, dans les régions de Cheguiga et Zenten. Le calme est revenu mercredi 20 juin dans cette région montagneuse, a indiqué une source officielle libyenne. Les violences, qui ont débuté le 11 juin autour des localités de Cheguiga et Mezda, opposent des membres de la tribu des Machachia à des groupes armés de la tribu de Gontrar et de la ville de Zenten, à 170 km au sud-ouest de Tripoli.

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  • Washington a annoncé jeudi 21 juin avoir placé sur sa liste noire antiterroriste trois dirigeants du groupe islamiste nigérian Boko Haram. Il s’agit de Khalid al-Barnawi, d’Abubakar Adam Kambar et d’Abubakar Mohammad Shekau. Quant à Barnawi et Kambar, Washington les qualifie de « militants » du groupe islamiste nigérian, « proches d’al-Qaïda au Maghreb islamique ». Mais si cette dernière organisation est inscrite sur la liste noire des Etats-Unis, ce n’est pas le cas de Boko Haram. C’est aussi pour Washington une manière de laisser la porte ouverte au dialogue entre un groupe islamiste et un gouvernement nigérian qui ont eu, jusqu’ici, bien du mal à se retrouver à la table des négociations.

  • Il n’est pas toujours simple d’être noir au royaume chérifien. Mépris, insultes, agressivité et humiliations quotidiennes sont bien souvent le lot des Subsahariens. Flâner aux alentours de la résidence universitaire à Rabat, quand j’y vivais encore, relevait d’une aventure dangereuse. De nombreux étudiants subsahariens y ont été victimes d’agressions atroces, certaines ayant même abouti à des hospitalisations.

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  • L'accusation et la défense de Charles Taylor souhaitent interjeter appel de la condamnation de l'ex-président du Liberia à 50 ans de prison, a-t-on appris mardi auprès du Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL). L'accusation avait recommandé le 3 mai une peine de 80 ans de prison contre M. Taylor, 64 ans. M. Taylor doit purger sa peine en Grande-Bretagne en vertu d'un accord avec le TSSL, mais ses avocats ont assuré qu'il resterait écroué à La Haye jusqu'à ce que la procédure en appel soit achevée, ce qui pourrait prendre plusieurs mois.

  • Le Conseil de sécurité des Nations unies s'est dit prêt à délivrer un mandat à une force militaire que l'Afrique de l'Ouest envisage de déployer au Mali pour combattre les rebelles touareg et les islamistes armés. La CEDEAO et l'UA devront étroitement collaborer avec les Nations unies et les pays de la région afin de se préparer à plusieurs «options» quant à une action au Mali. Lors d'une réunion à Abidjan samedi 16 juin, le général Soumaïla Bakayoko, chef de l'armée ivoirienne, avait indiqué que la force ouest-africaine servirait à «stabiliser et consolider» les institutions de transition à Bamako et, aux côtés de l'armée malienne, à «engager la reconquête du Nord-Mali».

  • Le gouvernement éthiopien déplace par la force des dizaines de milliers de personnes au profit de plantations de sucre, selon l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch. Les déplacements forcés ont lieu dans le sud du pays, dans la vallée de l’Omo. Dans son rapport, HRW explique que “des représentants du gouvernement ont procédé à des arrestations arbitraires, à des détentions, des passages à tabac et à d'autres types de violence contre les habitants du sud de la vallée de l'Omo qui remettent en question les plans de développement ou qui s'y opposent”.

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  • L’accaparement des terres n’est pas à l’ordre du jour de Rio + 20, mais les ONG ont décidé de le porter à l’agenda. Les membres du Réseau Climat et Développement, qui regroupe plus de 65 ONG francophones et notamment africaines, demandent dans une déclaration commune que l’accent soit mis sur le récent phénomène d’accaparement des terres. Selon eux, il faut au contraire « promouvoir l’accès à la terre des agriculteurs familiaux ». Sur un continent où la sécurité alimentaire n’est pas assurée, ce phénomène est un non-sens, pire il hypothèque l’avenir.

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  • Le dossier brûlant qu’est le Mali a été discuté dès le mercredi 13 juin dernier entre l’UA et le Conseil de sécurité mais avait été vite ajourné car la feuille de route présentée par l’UA et la CEDEAO manquait de clarté, de précision de taille. Après tant de rencontres et d’agitations autour de l’équation malienne, on en était encore à ignorer le nombre d’hommes nécessaires à une éventuelle intervention militaire, le coût de l’opération, son délai d’exécution, etc. Autant de manquements qui confinent à l’amateurisme.

  • Une fois de plus, la lutte oppose l'armée congolaise à un groupe composé pour l'essentiel de soldats mutins issus d'une rébellion tutsie,officiellement dissoute, le Congrès national de défense du peuple (CNDP). Ce conflit reste pour l'heure très limité. Pourtant, il inquiète fortement tant les Congolais que la communauté internationale. Entre les deux pays, l'antagonisme plonge ses racines dans le génocide rwandais. Cinq ans d'une guerre qui fit plus de trois millions de morts et dix ans de négociation plus tard, seule une paix bancale pleine de ressentiment a pu être instaurée entre les deux pays. Kinshasa continue de chercher vengeance et Kigali à contrôler la province pour des raisons sécuritaires en soutenant des rébellions.

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  • Diabolisés par les autorités, les demandeurs d'asile subsahariens sont désormais ouvertement rejetés par une partie de la population israélienne. Qui n'hésite même plus à organiser des expéditions punitives. Depuis le 1er avril, moyennant une compensation de 1 000 dollars, les quelque 3 000 ressortissants sud-soudanais sans permis de travail sont priés de se livrer aux autorités dans l'attente de leur expulsion. Une mesure que vient d'approuver à son tour le conseiller juridique du gouvernement, malgré l'opposition de cinq organisations israéliennes de défense des droits de l'homme, lesquelles ont déposé un recours devant le tribunal de grande instance de Jérusalem.

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  • Hudur, dans le centre de la Somalie, petite ville de 40.000 à 50.000 habitants, sort tout juste de trois ans sous contrôle des insurgés islamistes shebab. Aujourd'hui, des hommes sirotent leur thé, à l'ombre, pendant que des femmes discutent bruyamment près du stade de football. Même si la petite ville de Hudur est aujourd'hui relativement sûre, les shebab sont encore présents dans les environs, à une vingtaine de km. Les rebelles font l'objet d'une pression militaire accrue depuis quelques mois, pris dans l'étau d'une offensive armée régionale.

  • Un bon signe pour l’éradication des mines anti-personnelles en Casamance. Après les premières opérations de déminage à Kandialang, Soukouta, Boutoute et Mandina Mancagne dans l’arrondissement de Niaguiss, le financement franco-allemand a permis d’enlever des mines à Bacounoume, Dar-Salam, Etafoune et Kaguite. La liste des localités déminées est loin d’être exhaustive. Plus de 164 villages sont proposés au déclassement.

  • La force militaire que l'Afrique de l'Ouest envisage de déployer au Mali pour combattre les rebelles touareg et les islamistes armés qui contrôlent le Nord du pays devrait compter près de 3.300 éléments, ont annoncé le 9 juin, à Abidjan, des chefs militaires de la région. Le chef d'état-major de l'armée malienne, le colonel-major Ibrahima Dahirou Dembélé, a jugé "très difficile" que la situation au nord se dénoue "sans une solution militaire". "Même s'il y a négociation, je ne compte pas beaucoup sur (la) bonne foi" des groupes armés, a-t-il souligné.