• Le géant de l'Afrique, le Nigeria, vient de poser un acte qui surprend quelque peu. En effet, il a fait arrêter 45 Chinois, le 22 mai dernier, pour commerce illégal de textile. Dans un pays où le désordre est la chose la mieux partagée et où la loi est quotidiennement foulée aux pieds, cette arrestation semble sortir du commun. On en vient à se demander s'il s'agit de nationalisme économique ou si le Nigeria a cédé aux démons de la xénophobie.

  • «Pour les criminels armés, tirez d'abord et interrogez après». Voilà la consigne que le président gambien, Yaya Jammeh, vient de donner à ses forces de l'ordre. Une sorte de condamnation à mort de toute personne soupçonnée d'être dangereuse pour l'ordre public. Ici, la présomption d'innocence n'a pas sa place. On peut comprendre cette colère homérique du président gambien, puisqu'elle fait suite à l'assassinat, récemment, d'un Britannique. Mais là où la situation devient inquiétante, c'est que le dirigeant gambien range dans la même catégorie trafiquants de drogue, pédophiles, assassins et homosexuels.

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  • C’est l’histoire méconnue du premier massacre de masse du XXe siècle. Près de quarante années avant que le mot génocide existe, à la suite de l’extermination systématique des juifs d’Europe mise en œuvre par le pouvoir nazi. Nous sommes en 1904, dans une colonie allemande appelée Sud-Ouest africain, en Afrique australe, l’actuelle Namibie. Deux peuples, les Nama et les Héréro, vont être quasiment anéantis par le IIe Reich. La moitié de ses membres pour le premier, les trois quarts pour le second. Près de 100 000 morts, sans sépultures.

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  • Durant la période coloniale, les Africaines ont su utiliser les failles du système d’oppression pour trouver des interstices de libertés occultées et jouer un rôle déterminant et actif dans les luttes pour l’indépendance de leur patrie respective. Aujourd’hui d’autres défis se posent pour leur émergence politique, auxquels elles doivent apporter des réponses.

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  • Conflits

    Le parlement de Guinée-Bissau, les auteurs du coup d'Etat du 12 avril et plusieurs partis politiques du pays ont signé à Bissau un accord de sortie de crise, devant notamment permettre de mettre en place une nouvelle commission électorale. Selon un responsable, ce texte a été signé tard vendredi 18 mai par le président intérimaire du Parlement, Braima Sori Djalo, les membres du "commandement militaire" (junte) dont le chef d'état-major de l'armée Antonio Indjai, et 25 partis politiques dont le Parti de la rénovation sociale (PRS) de Kumba Yala qui, avant le putsch, était le principal leader d'opposition.

  • Après une rencontre avec Omar el-Béchir, Thabo Mbeki, émissaire des Nations Unis, souligne que le président soudanais lui a confirmé à propos du Soudan du Sud « qu'il pense que les deux nations (...) ont besoin de la paix". La rencontre avec M. Béchir a eu lieu à l'issue de deux jours de discussions avec les dirigeants soudanais. M. Mbeki s’est rendu dans la capitale soudanaise pour tenter de relancer les négociations entre Khartoum et Juba, suspendues après des combats frontaliers en avril. M. Mbeki doit se rendre à Juba dans le cadre de sa médiation. Dans une résolution adoptée le 2 mai, le Conseil de sécurité de l'ONU avait exhorté les deux voisins soudanais à cesser leurs combats à la frontière sous peine de sanctions et à entamer sans conditions des discussions d'ici au 16 mai.

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  • Certaines mosquées tunisiennes aux mains d'islamistes radicaux appellent les jeunes à "aller au jihad" en Syrie contre le régime de Bachar al-Assad, a reconnu un responsable du ministère tunisien des Affaires religieuses. Selon des estimations officielles, quelque 400 mosquées sont tombées sous la coupe de radicaux depuis la révolution en Tunisie qui compte environ 5.000 lieux de culte. Jeudi 17 mai, le ministre de l'Intérieur Ali Larayedh avait aussi évoqué cette question, sans fournir de chiffres sur le nombre de jeunes concernés.

  • Des chebaabs somaliens à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), en passant par le groupe nigérian Boko haram, l'islam radical est devenu une composante géopolitique majeure en Afrique. Leur apparente unité idéologique masque en réalité une grande diversité, mais ces groupes radicaux n'en sont pas moins convergents par leurs objectifs. Ainsi, en Somalie, l'Union des tribunaux islamiques a émergé comme mouvement islamique composite, avant de se scinder. Deux branches radicales s'en sont extraites, les fameuses milices Al Chebaab et le Hizbul Islam avant de fusionner sous l'étendard noir des chebaabs. De la même manière, au Nigéria, le groupe Boko haram, bien qu'influencé par les mouvements salafiste et taliban, pratique un islam hétérodoxe empruntant des pratiques qui tiennent bien plus de la culture africaine qu'au rigorisme islamique. Au Mali, on retrouve toute la diversité des groupes islamistes du continent africain. En dehors de la présence d'AQMI, qui opère même en dehors du continent, plusieurs groupes ont émergés dans la moitié nord du pays après sa conquête par les touaregs sécessionnistes.

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  • Frederik de Klerk refuse de retirer ses propos sur le « développement séparé », plus connu sous le nom d'apartheid. Dans une interview fleuve accordée à Christiane Amanpour, journaliste vedette à CNN, l'ancien président sud-africain avait déclaré que l'idée de séparer des populations qui ont des cultures et des langues différentes n'était pas répugnante. Certes, Frederik de Klerk avait ajouté que l'apartheid avait été un échec, et que le modèle n'était pas défendable d'un point de vue moral. Mais ses propos ont néanmoins déclenché une vive polémique en Afrique du Sud. Ni le gouvernement sud-africain, ni l'ANC n'ont souhaité commenter les propos de Frederik de Klerk, qui a reçu le prix Nobel de la paix en 1993, conjointement avec Nelson Mandela.

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  • Chaque mois, plus de 1000 Erythréens fuient leur pays pour échapper à l'enrôlement forcé dans l'armée et aux nombreuses autres exactions menées par le régime en place à Asmara. Près de la moitié d'entre eux mourront en tentant de passer la frontière, tués par les militaires érythréens qui ont l'ordre de tirer sur les émigrants qui tentent de s'enfuir du pays. Ceux qui survivront à cette épreuve trouveront refuge en Ethiopie ou au Soudan. Une fois sortis d'Erythrée, la liberté ne leur est pas garantie pour autant. Au contraire, un cauchemar de plusieurs mois les attend bien souvent de l'autre côté de la frontière. C'est au prix d'immenses sacrifices que les familles des victimes arrivent à récolter l'argent nécessaire pour obtenir la libération de leurs proches.

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  • La maison d’arrêt de Lomé serait-elle devenue un mouroir ? Depuis le mois de janvier, les décès de détenus se sont multipliés. Dix-sept morts sont déjà dénombrés dans cette seule prison, d’où le signal d’alarme tiré par les organisations des droits de l’homme. Prévue pour accueillir 666 personnes, la prison de Lomé, au 31 décembre 2011, accueille 1 964 détenus. Les problèmes dans cette maison d’arrêt sont énormes ; un seul repas par jour, pas de médecin spécialisé pour soigner, pas de couchettes, etc.

  • Le Premier ministre marocain Abdelilah Benkirane a conseillé lundi 14 mai aux chômeurs du pays, de prier Dieu pour trouver du travail. La vidéo de ses déclarations crée le buzz sur le net. « Je suis de tout cœur avec eux, je les respecte et je souhaite que Dieu puisse les aider », lance-t-il à la chambre des députés. Des mots qui soudainement font rire certains membres de l’Assemblée. D’un air un peu agacé, Benkirane reprend : « Quoi ? Est-ce que vous n’avez pas foi en Dieu ? Qu'est-ce qui se passe? Chaque fois qu’on demande quelque chose à Dieu, il nous le donne ! » Poursuit-il.

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  • Un appareil de la force européenne anti-piraterie Atalante a frappé, mardi 15 mai, une base de pirates sur la côte somalienne pour la première fois depuis le lancement de l'opération. L'opération Atalante compte entre cinq et dix navires de guerre, selon les périodes, qui sont dépêchés par des pays européens et qui n'avaient jusqu'à présent frappé les pirates qu'en mer. Les hélicoptères ne peuvent pas frapper à plus de quelques centaines de mètres à l'intérieur des terres. Outre la protection des navires marchands, Atalante a permis l'arrestation de 117 pirates présumés et, pour la seule année 2011, le démantèlement de 27 groupes de pirates, selon l'UE.

  • Dans un rapport intitulé "Mali : retour sur cinq mois de crise", Amnesty International décrit le chaos qui s'est installé dans tout le nord du pays, tombé aux mains de rebelles touareg et d'islamistes, et documente violences et arrestations arbitraires pratiquées par les militaires putschistes dans le Sud. Un militaire a décrit les "conversions forcées" à l'islam imposées par Ansar Dine et ses alliés d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), et a affirmé avoir vu dans les rangs des islamistes des "jeunes de 12 à 17 ans". Dans le Nord, les civils, et surtout les femmes, ont subi une série de violences : pillages, viols, arrestations arbitraires. D'autres témoignages font état d'exécutions sommaires perpétrées par des militaires sur les routes.

  • Recherché par l’armée congolaise, l’ex-général Bosco Ntaganda, ancien chef du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), retranché dans le Nord-Kivu, n’a pas cessé de faire parler de lui. Après plusieurs nouvelles accusations de crimes de guerre et crimes contre l’humanité portées contre lui par la Cour pénale internationale (CPI), c’est au tour de l’ONG Human Rights Watch de l’accuser, le 16 mai, d’organiser des recrutements d’enfants soldats. Selon Human Rights Watch, l’ancien chef de guerre aurait précisément intégré par la force 149 jeunes hommes, dont environ le tiers a moins de 18 ans, depuis son retour aux combats le mois dernier.

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  • L'armée de la RD Congo a intensifié son offensive dans la province instable du Nord-Kivu contre des mutins ex-rebelles qu'elle combat depuis près de deux semaines et qui résistent malgré un premier bombardement aérien de leurs positions le 12 mai. Selon le vice-président de la société civile du Nord-Kivu, les mutins ont toutefois "échoué" dans leur tentative de prendre la base militaire de Rumangabo depuis la colline stratégique de Mbuzi après avoir été repoussés par les FARDC. Les mutins ont également été chassés de Bunagana, à la frontière avec l'Ouganda, selon des sources militaires. Les dissidents se réclament du Mouvement du 23 mars (M23), un nouveau mouvement militaire composé d'ex-membres de l'ancienne rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) et dirigé par le colonel Sultani Makenga, un ex-officier du CNDP qui a déserté le 4 mai avec plusieurs dizaines de ses hommes.

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  • Le général de division, Caesar Acellam, qui a combattu dans la jungle depuis 1984, est désormais entre les mains de l'UPDF (armée ougandaise). Acellam est le quatrième plus haut responsable de la LRA, juste derrière ses trois principaux chefs, Joseph Kony, Okot Odhiambo et Dominic Ongwen, qui sont recherchés par la Cour pénale internationale (CPI). Le mandat d'arrêt de la CPI vise également un quatrième homme, Vincent Otti, présenté comme le commandant en second et vice-président de la LRA, mais dont tout porte à croire qu'il est mort.

  • Deux mois après le suicide de l’adolescente de 16 ans, Amina Filali, une nouvelle affaire, celle de Safae, jeune tangéroise de 14 ans contrainte d’épouser son violeur en janvier 2011, vient d’être portée sur le devant de la scène juridico-médiatique marocaine. Ce nouveau drame ravive la controverse très animée autour de l’article 475 du Code pénal marocain qui exempt les violeurs de charges pénales à condition de se marier à la victime. En mars dernier, la société civile s'était fortement mobilisée pour l'abrogation de ce texte. Révoltés, la société civile, la presse, ainsi que le pouvoir politique, s’étaient alors tous trois mobilisées pour que cet article « archaïque » en totale contradiction avec la Moudawana soit abrogé.

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  • Le président soudanais Omar el-Béchir a averti jeudi 8 mai que son pays ne se soumettrait ni à l'ONU ni à l'Union africaine, compromettant davantage l'application d'une résolution enjoignant à Khartoum et Juba de cesser leurs hostilités. Dans ce texte qui soutenait une initiative de l'Union africaine, le Conseil de sécurité de l'ONU avait exhorté les deux voisins soudanais à cesser leurs combats à la frontière sous peine de sanctions et à entamer des discussions d'ici au 16 mai. Mais le 9 mai, l'armée soudanaise a annoncé avoir attaqué des troupes sudistes.

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  • Les crises qui secouent le continent africain ont à la fois favorisé et entravé la formation de la Force africaine en attente (FAA) de l’Union africaine (UA) – une force d’intervention rapide qui pourrait être composée de 30 000 soldats déployés dans le cadre d’opérations allant du maintien de la paix aux interventions militaires directes. La mise en œuvre de la FAA, initialement prévue en 2010, devrait intervenir en 2015 ; malgré le retard accusé, la FAA est de plus en plus fréquemment impliquée dans les procédures liées aux opérations de sécurité menées par l’UA.

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