• La pression internationale monte sur Paul Kagame. Les Pays-Bas ont suspendu une aide budgétaire de 5 millions d’euros en réponse au rapport d’un groupe d’expert de l’ONU mettant en cause plusieurs haut responsables du régime rwandais dans son soutien direct de la rébellion au Nord Kivu, avec des armes, des munitions et des combattants. Les pays scandinaves au Conseil d’administration de la Banque africaine de développement ont également forcé le report d’une décision sur le versement de 39 millions de dollars d’aide budgétaire, signe que Paul Kagame est en train de se mettre à dos des alliés européens. Kigali dépend de l’aide internationale pour plus d’un tiers de son budget.

  • La France et le Maroc ont décidé jeudi 26 juillet de renforcer leur coopération en matière de sécurité et d'immigration, à l'occasion de la première visite à Rabat du ministre français de l'Intérieur. Quelque 1,3 million de Marocains résident et travaillent en France, premier pays d'immigration devant l'Espagne. Evoquant les naturalisations, Manuel Valls a indiqué que la France voulait en "faire une très grande priorité", évoquant la possibilité de réduction des délais d'octroi de la nationalité française dans le respect des principaux critères, notamment la connaissance de la langue.

  • Deux hommes d’origine subsaharienne ont été arrêtés par la Garde Civile espagnole alors qu’ils tentaient de passer illégalement la frontière de Melilla. Tous deux étaient cachés dans le coffre de voitures conduites par des Marocains. L’homme originaire des Comores a bénéficié des premiers soins. Plus tard dans la même journée, la Garde Civile de la frontière de Beni-Enzar procéda à un nouveau contrôle d’une voiture de tourisme. Cette fois c’est un homme du Mali qu’ils découvrirent dans le coffre mais l’extraction du clandestin fut plus difficile et nécessita des outils pour le déloger de sa cachette. Les hommes furent tous arrêtés à l’exception de l’un des conducteurs qui a réussi à s’échapper et repasser vers la frontière marocaine.

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  • Laila Ibrahim Issa Jamool, jeune soudanaise de 23 ans, vient d’être condamnée à mort par lapidation. La jeune femme serait actuellement emprisonnée dans de sordides conditions avec son bébé de six mois. Le nourrisson aurait besoin de recevoir des soins médicaux. Son crime: être en instance de divorce. Depuis l’année dernière, Mme Jamool et son mari ont engagé une procédure de divorce, après dix-huit mois de mariage. L’association de défense des droits des femmes, Siha, affirme que son mari l’a accusée d’avoir commis un adultère avant la naissance de leur bébé, en 2012.

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  • Les putschistes qui ont perpétré le coup d'État du mois de mars au Mali seraient responsables de la disparition d'une vingtaine de soldats qui auraient été torturés, accuse l'organisation Human Rights Watch (HRW) dans un rapport rendu public mercredi 25 juilleet. Ces soldats portés disparus sont vraisemblablement morts pendant le coup d'État, selon HRW. Ils ont été vus pour la dernière fois en pleine nuit, les yeux bandés et les mains attachées. Les détenus auraient été battus, poignardés, brûlés et certains auraient été agressés sexuellement.

  • Se montrer trop pingre peut coûter cher. Le ministère ghanéen de la Femme et de l’Enfant a décidé que les époux qui privent leurs épouses de moyens financiers seront passibles de poursuites judiciaires. Madame Ankamah, repose son argumentation sur l'article 732 de la loi sur les violences domestiques de 2007, a déclaré que «dans un ménage, tout acte privant le conjoint des nécessités de base de la vie constitue une violation des droits humains, rendant ainsi l'auteur punissable par les tribunaux.» Interprétant de façon large la loi de 2007, elle estime que cette attitude s’assimile à une «violence économique.» En revanche, la secrétaire ne dit pas comment elle compte appliquer cette nouvelle mesure.

  • La Cour pénale internationale (CPI) vient de rejeter la demande de mise en liberté provisoire de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, soupçonné de crimes contre l’humanité et détenu à La Haye. Un rejet qui intervient moins d'un mois avant l'audience de confirmation des charges qui pèsent contre lui, prévue le 13 août. Les réactions en Côte d'Ivoire. Selon un cadre du FPI, il n'y a aucune déception due au rejet de la liberté provisoire pour l'ancien chef de l'Etat. Le parti dit être confiant dans l'issue de l'audience de confirmation des charges, qui doit commencer le 13 août.

  • Le représentant spécial par intérim du Secrétaire général de l'ONU sur la violence sexuelle dans les conflits a condamné la violence sexuelle qui aurait été perpétrée en RD Congo par un groupe de soldats renégats connu sous le nom M23 et a appelé les autorités à enquêter sur les crimes. Les Casques bleus de la Mission de stabilisation des Nations unies en RD Congo (MONUSCO) assistent le gouvernement dans la protection des civils déplacés ou menacés en raison des activités violentes des groupes armés.

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  • L’ex-président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a été condamné par contumace à la perpétuité par le tribunal militaire de Tunis. Il est accusé de complicité de meurtres sur 43 manifestants lors du soulèvement contre son régime en janvier 2011. Depuis son exil, Ben Ali a été condamné à plusieurs reprises pour torture, détournement de fonds, possession de stupéfiants, détention d’armes, recel de pièces archéologiques, corruption, fraude immobilière. Les autorités saoudiennes restent, quant à elles, toujours muettes concernant la demande d’extradition de Ben Ali formulée par Tunis et la Cour pénale internationale (CPI).

  • Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé mercredi 18 juillet un examen préliminaire sur la situation au Mali, préalable à l'ouverture d'une enquête demandée par Bamako sur des crimes commis par des groupes armés islamistes ou touareg dans le nord de ce pays. Dans sa lettre de saisine, publiée par la CPI, le Mali affirme que des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre ont été commis dans le nord du pays. Le procureur Mme Bensouda a indiqué qu'elle prendrait une décision "à brève échéance" sur l'ouverture d'une enquête.

  • Les trois otages européens relâchés mercredi 18 juillt dans le nord du Mali, parmi lesquels un Espagnol a été blessé, sont repartis pour leurs pays jeudi 19 juillet depuis Ouagadougou, après un accord sur la libération de trois islamistes, deux détenus en Mauritanie et un au Niger, contre une rançon de deux à trois millions d'euros. Après les libérations de mercredi 18 juillet, treize otages, dont six Français, restent retenus par des islamistes au Sahel.

  • Le drapeau noir des salafistes pourrait bien flotter encore un moment dans le ciel sinistre de Tombouctou, Kidal et Gao. Même la destruction des mausolées de saints musulmans de Tombouctou, au nom d'un islam ultraradical, n'aura pas ébranlé le Conseil de Sécurité de l'ONU. Mais si l'ONU tergiverse tant, c'est surtout par crainte d'un enlisement dans les sables des confins du Mali. Elle juge très hasardeux le projet d'opération militaire de la CEDEAO. Lâcher 3 000 hommes dans un désert grand comme une fois et demi la France face à des combattants qui en connaissent la moindre dune et qui ont récupéré dans les arsenaux libyens des missiles pouvant abattre des avions comporte des risques.

  • Les Nations Unies se déclarent préoccupées de la présence "d'armureries flottantes" au large des côtes de l'Afrique orientales. Ce sont des bateaux chargés d'armes destinées aux gardes de sociétés privées, loués par les propriétaires des bateaux, pour se protéger des attaques de pirates dans cette zone dangereuse. Cependant, cette évolution s'accompagne d'un développement jugé préoccupant par le groupe d'experts sur la Somalie des Nations Unies. Comme la plupart des pays dans cette région n'autorisent pas les activités de sociétés privées de sécurité sur leur territoire, celles-ci recourent de plus en plus à ce qui est qualifié dans le rapport de l’ONU, "d'armureries flottantes".

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  • Minorité silencieuse, les Noirs de Tunisie s’expriment désormais librement sur le racisme. En majorité concentrés dans le sud de la Tunisie, ces citoyens tunisiens, jusqu’à présent discrets, dénoncent leur malaise de citoyens marginalisés. Deux problèmes majeurs les ont fait sortir de ce statut de «minorité silencieuse»: le racisme et la discrimination dont ils sont victimes. Phénomène aussi ignoré par l’Etat, puisqu’aucune étude statistique n’a été menée à ce jour sur le sujet. Pas de noir au journal de la télévision nationale, pas de noir au gouvernement ni même dans les postes élevés. On compte quelques exceptions depuis la révolution comme le présentateur noir Samir Gasrini, qui a animé quelque temps le journal du 20 heures à la télévision nationale: A l’assemblée, un seul député est noir, Béchir Abdel Ali Chamman du mouvement Ennahdha.

  • Il est possible juridiquement d’abandonner unilatéralement le Franc CFA au nom de l'autonomie de la volonté en vertu de laquelle un État accepte d'adhérer librement à un traité ou une convention internationale. Mais jusqu’où peuvent aller ces chefs d’Etats africains vassalisés dans leur capacité de révolte ?

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  • L'ouverture, le 16 juillet, du procès de Marafa Hamidou Yaya pose problème aux autorités camerounaises. Celles-ci redoutent que l'ancien ministre d'État chargé de l’Administration territoriale, qui convoite la succession de Paul Biya, n'utilise l'événement comme une tribune politique. Va-t-il faire des révélations explosives ? Poursuivi dans une affaire relative au détournement de l’argent public destiné à l’achat d’un avion présidentiel (Affaire Albatros), l’ancien dignitaire, incarcéré depuis le 16 avril, a refusé à plusieurs reprises de rencontrer le juge d’instruction en charge du dossier et clame son innocence.

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  • L'UA "est disposée à contribuer à la constitution d'une force régionale pour mettre un terme définitif aux agissements des groupes armés" dans l'est de la RDC, a affirmé le président de la Commission de l'UA. Des soldats mutins se revendiquant d'un "Mouvement du 23 mars" (M23) ont retourné leurs armes ces derniers mois contre les forces régulières de la RDC, auxquelles ils avaient été intégrés dans le cadre d'un accord de paix avec Kinshasa signé le 23 mars 2009, et ils ont conquis depuis plusieurs localités dans l'est du pays. Les présidents congolais Joseph Kabila et rwandais Paul Kagame participent au sommet de l'UA, et une rencontre entre eux n'est pas exclue afin de tenter de diffuser la crise.

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  • Le cinéaste belge Thierry Michel, expulsé dimanche 8 juillet de République démocratique du Congo pour "défaut de visa" à son arrivée à l'aéroport de Kinshasa, où il comptait présenter son film "L'affaire Chebeya, un crime d'Etat" consacré à l'assassinat d'un célèbre militant congolais des droits de l'Homme, a affirmé mercredi 11 juillet qu'il était "à la fois parfaitement en règle de visa et en règle d'autorisation de tournage".

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  • La situation des droits de l'Homme reste préoccupante en Côte d'Ivoire plus d'un an après la fin d'une crise meurtrière, a alerté vendredi 13 juin l'ONU, appelant les autorités à combattre l'impunité, notamment dans les rangs des forces armées. Les Forces armées, qui comptent des milliers d'ex-rebelles, sont régulièrement accusées d'exactions contre les civils. Le gouvernement a lancé le 5 juillet un nouveau recensement des ex-combattants impliqués dans la crise, en vue de les démobiliser et de les réinsérer. Mais ce processus, qui va concerner des dizaines de milliers d'hommes, n'est pas encore entré dans sa phase pratique.

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  • Dadaab au Kenya, le plus grand complexe de camps de réfugiés au monde, est gravement menacé par une pénurie de fonds, selon des organisations humanitaires, mettant en danger des dizaines de milliers de vies. Huit ONG avertissent que la pénurie de financement est évaluée à 25 millions de dollars. Dadaab, proche de la frontière avec la Somalie, abrite près d’un demi-million de réfugiés, en majorité des Somaliens, qui fuient depuis plus de 20 ans les violences et la sécheresse dans leur pays.