• Suite à l’appel de l’ancien président Ravalomanana qui demande la restitution de ses biens quel que soit leurs états, certains détenteurs commencent à rendre ce qu’ils ont entre les mains. Le député Tim, Guy Rivo Randrianarisoa, proche de l’ancien chef de l’Etat, note que lors de ce fameux lundi noir 2009, rien que les camions du groupe Tiko dérobés se chiffrent à 440. Sans parler des autres véhicules et autres biens. Après l’appel de ce 26 janvier, certains détenteurs ont restitués des véhicules, certains en mauvais états, certains en état de marche mais exigeant des réparations. Si les biens mobiliers sont en train d’être rendus, ce n’est pas le cas des biens immobiliers. Le clan Ravalomanana précise que des terrains de l’ancien chef de l’Etat sont encore confisqués depuis la crise de 2009 et ne sont pas encore rendus à son propriétaire jusqu’ici.

  • Le parlement de Tobrouk-Baïda, reconnu par la communauté internationale, a rejeté lundi 25 janvier, le gouvernement d'union nationale libyen formé sous l'égide les Nations Unies. Quatre ans après la chute de Khadafi, la Libye divisée entre deux gouvernements est devenue un terreau fertile pour les brigades terroristes de l’État islamique. Après la conquête de Syrte, l’organisation djihadiste lance actuellement des offensives sur les sites pétroliers du pays et pourrait progresser vers le sud pour faire jonction avec d’autres mouvements terroristes du Sahel. Pendant ce temps, les Libyens tergiversent…

  • Briser le silence enfin : voilà ce qu’attendent les victimes dans l'affaire Laurent Gbagbo. Quelque 726 victimes au total cherchent encore des réponses. La présidente de leur association a rappelé à quel point ces victimes étaient encore marquées physiquement ou psychologiquement, cinq ans après les faits : des hommes, des femmes et des enfants qui ont parfois vu leurs proches, «froidement abattus sous leurs yeux». D’après elle, tous insistent sur la cruauté des crimes commis et jugés à La Haye et aussi leur caractère systématique et généralisé parce que leurs auteurs ciblaient des quartiers entiers ou des communautés sans distinction. Certains ont même été obligés de se cacher simplement, à cause de leurs noms de famille, a-t-elle expliqué en s'attardant sur des attaques qui ont visé des lieux de culte en particulier des mosquées.

  • Deux responsables de haut rang des Nations Unies ont révélé vendredi 29 janvier, les noms de certains des pays dont les troupes sont accusées d'avoir commis des abus sexuels sur des mineurs en République centrafricaine (Rca), où elles avaient pour mandat, sous le drapeau de l'Onu ou non, de maintenir la paix et la sécurité. Illustrant le fait que la transparence est un élément important de la lutte contre ce « fléau incroyablement difficile », le sous-secrétaire général de l’Onu chargé de l’Appui aux missions, a nommé certains des pays dont les troupes – toutes placées sous le drapeau de l'Onu - sont impliquées : le Bangladesh, la République démocratique du Congo (Rdc), le Maroc, le Niger et le Sénégal.

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  • «Assiatou», 15 ans, a vécu durant quarante-cinq jours capturée par Boko Haram. Au cours de ces six longues semaines, la jeune nigériane a subi le parcours désormais rodé – mariage forcé, viol, endoctrinement religieux – que font subir les hommes de la secte islamiste aux femmes qu’ils raflent lors de leurs expéditions sur les villes de cette partie septentrionale du Nigeria dont ils ont fait leur fief. La ville d’Assiatou s’appelle Damasak (Etat de Borno). L’adolescente qui témoigne sous couvert d’anonymat n’est pas la première à raconter son calvaire. Mais le dialogue qu’elle a pu nouer avec la journaliste Mina Kaci, présente plusieurs semaines avec elle à Niamey où elle a trouvé refuge, permet d’entrer dans le récit intime d’une victime de Boko Haram. Il en est sorti un livre Enlevée par Boko Haram.

  • Amnesty international accuse les autorités burundaises d'avoir enterré des dizaines de personnes dans des fosses communes en décembre dernier. Selon l'Ong, l'objectif était de cacher l'ampleur de la répression. Au moins 87 personnes ont été tuées en décembre après l'attaque d'une base militaire par des assaillants. Selon l'Onu, le nombre de morts peut être plus élevé.

  • En Algérie, plus aucun vol ne part pour la Libye. Alger s'inquiète d'un déplacement de ressortissants marocains vers Tripoli puis la ville de Syrte pour y rejoindre les rangs de l'organisation de l'Etat islamique. Au cours de la semaine, plus de 200 ressortissants marocains ont été arrêtés à l'aéroport d'Alger. En transit vers la Libye, ils n'étaient pas en possession des justificatifs nécessaires, selon les autorités algériennes. Ils ont donc été rapatriés au Maroc.

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  • Muhuya revient doucement à la vie. Dans cette localité agricole de la province du Tanganyika, dans le sud-est de la Rd Congo, des milliers de déplacés, Bantous et Pygmées, sont rentrés chez eux, rassurés par une accalmie dans le conflit meurtrier qui oppose leurs communautés depuis fin 2013.

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  • En République démocratique du Congo (Rdc), cela fait dix mois maintenant qu'Yves Makwambala et Fred Bauma sont emprisonnés. Ces deux militants, poursuivis par la justice congolaise pour atteinte à la sûreté intérieure de l’État, avaient pris part à une conférence commune avec les mouvements citoyens sénégalais et burkinabè, Y’en a marre et le Balai citoyen. Il y a quelques semaines, les Nations unies avaient demandé leur libération, faute de preuves, sachant que les autres participants arrêtés lors de cette rencontre du mois de mars ont déjà été relâchés.

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  • Muhammadu Buhari a accordé une audience à plusieurs parents des filles de Chibok après une manifestation le 14 janvier à Abuja, la capitale fédérale. A l’issue de cette rencontre, la présidence a annoncé la mise en place d'une commission pour ‘’enquêter sur tous les aspects de l'enlèvement’’. Cela fait plus d'un an et demi qu'on est sans nouvelles des filles de Chibok. Plus de 200 étudiantes avaient été enlevées par le groupe islamiste Boko Haram dans le nord-est du Nigeria. Les parents des filles disparues attendent toujours des réponses.

  • Le parquet militaire guinéen a requis jeudi 14 janvier deux ans de prison ferme contre le général Nouhou Thiam, ancien chef d’état-major général des armées sous la transition (décembre 2008 - décembre 2010) et cinq autres prévenus, lors de leur procès en appel à Conakry. Ils avaient tous été arrêtés suite à l’attaque du 19 juillet 2011 contre le domicile privé du président Alpha Condé, pour être finalement inculpés des faits de désertion pour le premier et de violation des consignes pour les cinq autres.

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  • Plus de 2 millions d’enfants de moins 18 ans ne sont pas déclarés à l’Etat civil en Côte d’Ivoire où l’école obligatoire a été décrétée en 2015 par le gouvernement pour les enfants de 6 à16 ans. Selon la dernière analyse de la situation de l'enfant en Côte d'Ivoire (Sitan), on estime à environ 2,8 millions le nombre d'enfants de 0-17 ans non enregistrés, dont près de 1,3 million de moins de 5 ans et 1,5 million d'enfants en âge de scolarisation (5-17 ans). Des chiffres alarmants qui peuvent constituer des entorses à l'école obligatoire instituée par le gouvernement ivoirien depuis le début de la rentrée scolaire 2015-2016.

  • Les exactions de la secte terroriste Boko Haram pour la seule année de 2015 ont causé la mort de 3500 personnes, essentiellement des civils, selon un rapport des Nations unies et d’Amnesty international parvenu. Ces victimes sont essentiellement de quatre pays : Cameroun, Niger, Nigeria (plus des trois quarts des victimes) et Tchad. L'année 2015 est la «plus meurtrière» que les années précédentes, ce qui démontre une fois de plus, «la cruauté de ce groupe obscurantiste». Par ailleurs, la hausse du nombre des victimes est la conséquence de la «transportation du champ d'horreur du Nigeria à l'ensemble de la région», raison pour laquelle l'Onu et l'Amnesty international sont favorables à plus d'appui de la communauté internationale aux pays attaqués.

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  • Tous les signaux d’alarme, y compris celui d’une dimension de plus en plus ethnique de la crise, sont en train de virer au rouge, a averti le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein qui craint l’effondrement complet de l’ordre public, de façon imminente. Zeid Ra’ad Al Hussein a réclamé une enquête sur l’existence possible d’au moins neufs charniers à Bujumbura et dans ses environs et qui contiendraient, selon des témoins, au moins 100 corps, tous tués le 11 décembre dernier lors des attaques lancées le 11 décembre contre trois camps militaires.

  • La situation est tendue au Niger, notamment entre le pouvoir et les opposants, à un mois de la Présidentielle qui se tiendra le 26 février prochain. L’opposition a même organisé une marche à Niamey, pour «dénoncer des arrestations arbitraires» de «plusieurs de ses militants» et réclamer «l’accès équitable aux médias publics» ainsi que des « élections transparentes». Elle accuse également régulièrement le pouvoir de tenter de diviser les partis n’appartenant pas à la majorité.

  • Les cours du pétrole sont au plus bas. Les pays producteurs de pétrole, dont les deux géants africains, l’Algérie et le Nigeria, sont aux abois. Le baril de pétrole est en effet passé de quasiment 200 dollars à environ 30 dollars ; une chute vertigineuse qui a entraîné une baisse conséquente des prix du carburant dans tous les pays de la planète. Si par exemple, en Côte d’Ivoire et même les autres pays de la sous-région, les prix à la pompe ont suivi la tendance à la baisse des prix du baril du pétrole qui ne font que dégringoler depuis quasiment un an, au Sénégal, une seule baisse a été opérée par le gouvernement, et qui a été d’environ 100 FCFA sur le gazole et sur le super. De quoi créer l’ire des transporteurs, qui, marre de devoir faire face à un régime «sans pitié pour les Sénégalais» imposent un bras de fer.

  • Vingt-neuf personnes, dont de nombreux étrangers, ont été tuées lors d'un raid jihadiste contre un hôtel et un restaurant de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, le samedi 16 janvier, une attaque d'une ampleur inédite dans ce pays. La plupart des tués sont des Blancs, mais au moins cinq Burkinabè figurent aussi parmi les victimes. Ces dernières seraient de 18 nationalités différentes, d'après une source sécuritaire burkinabè. Six Canadiens, deux Français, deux Suisses et un Américain figurent parmi les morts. Les corps de trois jihadistes ont été identifiés, tous des hommes.

  • C’est devant plusieurs milliers de personnes rassemblées pour fêter les 104 ans de l’Anc que le président Jacob Zuma a appelé à l’unité entre Blancs et Noirs, la semaine dernière. Un appel alors que le pays est profondément choqué depuis une vague de propos racistes postés sur les réseaux sociaux, notamment ceux d’une femme comparant les noirs à des singes qui « envahissent les plages publiques et y jettent leur détritus ».L’incident a scandalisé, et relancé le sujet sensible de relations entre les Blancs et les Noirs 21 ans après la fin de l’apartheid

  • On assiste ces derniers mois à une recrudescence à Bujumbura des agressions sexuelles et viols par des hommes armés, qu'ils soient en uniformes ou non. Un phénomène qui avait quasiment disparu mais qui à la faveur de la crise, réapparait. Ce phénomène touche surtout les quartiers contestataires où la plupart des hommes ont fui par peur d'être arrêté, l'ont été ou même ont été tués. Les femmes se retrouvent donc seules et vulnérables. La plupart des victimes ne rapportent pas l'agression par honte ou par peur de représailles.

  • Le président zambien, Edgar Lungu, a donné son aval à une loi mettant fin à la précarisation du travail dans ce pays d'Afrique australe, a déclaré mercredi 30 décembre, un haut responsable du gouvernement. D'après cette nouvelle loi, aucun employeur ne pourra congédier un employé sans raison valide, cependant elle n'empêche pas de sanctionner ou de congédier les employés non performants ou indisciplinés. La promulgation de cette loi pour la nouvelle année rend leurs droits aux travailleurs zambiens dont la plupart souffraient depuis longtemps d'exploitation et d'abus en raison de la précarisation.

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