• Dans cette édition spéciale de Pambazuka News, consacrée à l’élection présidentielle qui se tient le 22 avril, Sanusha Naidu a analyse le contexte dans lequel se déroule ce scrutin et présente les analyses faites par différents auteurs. Alors que certains ont choisi de mettre l'accent sur la nature changeante de la domination politique de l’ANC et de ses difficultés actuelles, d'autres ont mis insistent sur l'absence d'une véritable libération pour la majorité pauvre, quelque 15 ans après l'élection historique de Mandela, en 1994. Il en est encore qui appellent au boycott de l'élection. Mais touts ont en commun un désir d'offrir une lecture profonde du paysage politique en Afrique du Sud, dans la perspective de scrutin à venir.

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  • Sanou Mbaye | Gouvernance

    Le revers infligé au président du Sénégal, Abdoulaye Wade, par un chef religieux qui a remis en cause sa décision de faire construire une école française à Touba (capitale du mouridisme, une confrérie séngalaise), a réjoui un grand nombre de personnes. Les images juxtaposées des déclarations de Wade en la matière et du démenti cinglant que lui fit le chef spirituel ont fait la Une de la presse nationale et internationale. La joie que suscite la déconvenue de Wade chez certains aurait été légitime si elle avait célébré, comme lors des élections locales qui viennent de se dérouler, la sanction des dérives d’un pouvoir ivre de ses excès. Mais peut-on décemment se réjouir d’un tel camouflet, même si c’est Wade qui en est le destinataire ? En effet, l’opposition d’un chef religieux à l’implantation d’une école républicaine dans son fief constitue un déni constitutionnel. Le Sénégal est, de par sa Constitution, un Etat laïque, une laïcité qui n’a cessé, il est vrai, d’être mise à mal par une oligarchie religieuse, avec la complicité des classes dirigeantes du pays.

    Le Sénégal est confronté à des défis énormes pour reconstituer ses valeurs dilapidées, moderniser ses institutions et son appareil productif. Ce sont des esprits modernes, libérés des ténèbres de l’ignorance et guéris des stigmates de l’idolâtrie qui pourront s’attacher aux taches gigantesques en attente, et non des forces obscures politico-religieuses dont l’engouement pour les richesses du monde n’a d’égal que l’inaptitude politique et religieuse dont elles font montre.

    Au plan politique, l’alliance entre les élites occidentalisées à la tête du pays et les héritiers des fondateurs des deux principales confréries religieuses (« tidjane et mouride ») du Sénégal, s’est instituée au Sénégal avec le concours intéressé de Léopold Sédar Senghor, le premier président du pays. Ce bicéphalisme politico-religieux de l’exercice du pouvoir servait les ambitions des deux camps. Celles de Senghor, que son appartenance à la communauté chrétienne fragilisait dans un pays à majorité musulmane, et celles des héritiers des chefs religieux soucieux de se constituer des rentes viagères.

    Senghor se servit de la délégation de pouvoir qu’il fit aux religieux pour neutraliser ses principaux opposants, d’abord Lamine Guèye, puis Mamadou Dia, deux progressistes qui, bien que musulmans, voulaient, à l’instar de Sékou Toure en Guinée, croiser le fer avec les membres des dynasties religieuses qui n’avaient d’autre légitimité que celle que leur conférait leur statut de descendants d’hommes que leurs contemporains avaient plébiscités et vénérés comme leurs chefs spirituels.

    En effet, au 19eme siècle, ces hommes, El Hadj Malick Sy, le fondateur de la confrérie tidjane, et Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur de la confrérie mouride, jouèrent un rôle éminemment important. Ils donnèrent un nouveau sens, une nouvelle direction et une organisation sociale et religieuse régénérée à des populations plongées dans les désarrois de la mécréance et de l’occupation étrangère. En perte de repères, les populations s’identifièrent d’autant plus à ces héros qu’ils incarnaient non seulement des qualités humaines hors du commun, mais ils étaient également auréolés d’un halo d’érudition, d’ascétisme et de sainteté.

    Au plan économique, la coalition des élites politiques et religieuses a contribué à asseoir l’économie du pays sur une seule culture de rente, l’arachide. Un choix scellé par l’opposition radicale des pouvoirs religieux aux programmes de reforme du secteur agricole du premier président du Conseil du Sénégal, Mamadou Dia. L’attitude des marabouts ne devait rien à la spiritualité et tout au mercantilisme. Ils avaient une mainmise totale sur la culture de l’arachide qui constituait leur principale source de revenus et celle du pays. Mais la culture de l’arachide a la caractéristique de transformer les terres arables en terres arides.

    Avec l’épuisement continu des sols, des cultivateurs, pour trouver de nouveaux sols plus riches, émigrèrent en grand nombre vers les terres grasses de Casamance, bouleversant le rythme des cultures traditionnelles de cette région du sud et causant de graves problèmes politiques, fonciers et communautaires qui ont engendré des conflits dont les retombées se font sentir encore aujourd’hui. Pire, le maintien de l’appareil productif hérité du pouvoir colonial français, et dont l’arachide constitue la pièce angulaire, demeure l’une des causes premières des ennuis présents et passés du Sénégal.

    Au plan social, l’allégeance des populations à des guides religieux qui se distinguent d’avantage par leur affairisme, leur esprit du lucre, leur insatiable propension à consommer et leur capacité à vivre sur le dos de l’Etat et des contribuables, que par leur contribution à l’éducation religieuse et à l’éveil des esprits et des consciences. Ils entretiennent un obscurantisme des esprits qui se nourrit de la survivance de croyances et de pratiques d’un autre âge : idolâtrie, sorcellerie, charlatanisme, superstitions, etc.

    En conclusion, ne nous réjouissons pas du camouflet infligé à Wade par le maitre de Touba, car ce revers là est aussi celui de la république et des forces progressistes du changement.

    * Ressortissant sénégalais basé à Londres, auteur de « l’Afrique au secours de l’Afrique », Les éditions de l'Atelier, Ivry-sur-Seine, France, 2009".

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  • Le fort soutien dont la société civile faisait l’objet au début des années 2000 est entrain de décliner. Ceci résulte partiellement du fait qu’on a usé et abusé du concept de société civile à des fins diverses et contradictoires. L’invasion américaine de l’Irak, par exemple, a été justifiée, par certains, comme une tentative de construction d’une société civile au Moyen Orient comme contrepoids à l’extrémisme. Cependant, de l’autre côté, Moscou a placé la société civile au cœur de sa politique de retour stratégique en développant une infrastructure officielle d’ONG pour déstabiliser les gouvernement pro-occidentaux et retrouver son influence dans des endroits comme l’Ukraine. Ces deux exemples démontrent l’aspect éminemment malléable de ce concept ou du moins l’usage qui en a été fait par certains politiques.

    Aucun concept ne peut survivre à ce genre de manipulations. Au cours des cinq dernières années, on s’est éloigné de l’affirmation excessive qui veut que la société civile soit la nouvelle baguette magique pour les problèmes de démocratie et de développement. Comme le formulait un spécialiste, « l’église de la société civile » a perdu de sa magie et quelques-uns de ses membres. Il est certainement bon d’avoir un débat plus rigoureux, de se forcer à une approche plus analytique du potentiel de la société civile dans son rôle de vecteur de changements cruciaux et d’instrument pour une meilleure compréhension de notre monde.

    Nous ne pouvons nous permettre de nous montrer trop romantiques à un moment où la pratique de la société civile se trouve défiée par les développements politiques et économiques dans tant de pays.

    Du côté politique, les tentatives de restreindre ou de fermer les espaces pour des actions indépendantes de citoyens ont augmenté à mesure que les gouvernements, de la Russie au Brésil, de l’Egypte au Cambodge et de l’Ouganda aux Etats-Unis, ont édicté des lois et des règles ainsi que les conditions d’enregistrement plus restrictives pour les ONG et autres groupes de la société civile. Beaucoup de ces tentatives ont été justifiées par la guerre contre le terrorisme et la nécessité de serrer les vis à des organisations présentées comme susceptibles de financer le terrorisme. Compte tenu du peu de cas de poursuites en justice, il est plus vraisemblable que ces mesures ont été prises pour des raisons autres. Comme la crainte de l’influence croissante de la société civile, le prix inévitable de son succès.

    Par ailleurs, la société civile a été également remise en cause à propos de la question de la responsabilité. Il s’agit d’une question qui préoccupait depuis longtemps des groupes de la société civile eux-mêmes (et qui a été l’objet de progrès substantiels ces dernières quelques années), mais qui a été utilisée par ses détracteurs pour remettre en cause plus largement la voix, le rôle et la légitimité de celle-ci.

    Ceci constitue une évolution importante, parce que l’histoire récente nous apprend que les relations ONG-gouvernements, ainsi que les mouvements sociaux et les formations émanant de la société civile ont plus de chance de pouvoir se développer dans un régime ouvert. Par conséquent, restreindre la liberté d’expression, d’association ainsi que l’accès à l’information rendra encore plus difficile l’identification et le renforcement de la connexion que nous devons établir entre la vie associative, la sphère publique et la société, laquelle connexion constitue le thème central du débat concernant la société civile.

    Le second groupe de défis provient de la sphère économique, de la crise financière globale qui affecte tous les budgets et dotations de la société civile, mais aussi de l’empiètement par les affaires et le marché dans des domaines considérés comme la chasse gardée de celle-ci.

    Pendant de nombreuses années, il y a eu tension entre l’interprétation radicale et néo-libérale de la société civile. Cette dernière s’affirme comme une plateforme sociale, culturelle et politique à partir de laquelle mettre en cause le statu quo et proposer de nouvelles alternatives. De l’autre côté on la perçoit comme le pourvoyeur de service du secteur non lucratif rendu nécessaire par les faillites de l’économie de marché.

    C’est cette deuxième approche qui a le vent en poupe, surnommée philanthro-capitalisme par le journaliste Mathew Bishop, est caractérisée par une manie qui consiste à tout voir au travers du prisme du business et à générer des revenus provenant du commerce. Ce qui induit une compétition entre des groupements de la société civile qui sont supposés produire de meilleurs résultats. Ce qui manque à ce tableau, ce sont les aspects plus traditionnels de l’action collective : les prises de décision démocratique, l’organisation communautaire et les valeurs non commerciales de solidarité, de service et de co-opération. « Une société qui réduit toute chose à des aspects marchands divise inévitablement ceux qui peuvent acheter de ceux qui ne peuvent pas, minant ainsi le sens des responsabilités et, avec, la démocratie’’.

    Par conséquent, nous devons nous demander si ces deux développements du philanthro-capitalisme et les contraintes croissantes des gouvernements, menacent le potentiel de transformation de la société civile en réduisant la possibilité ou la volonté de groupes de citoyens à demander des comptes aux pouvoirs publics et privés pour leurs actions, de générer des idées alternatives et des positions politiques, de pousser pour des changements fondamentaux dans les structures de pouvoir et d’organiser des actions collectives à grande échelle afin d’obtenir des changements durables dans les relations sociales, politiques et économiques.

    Ces préoccupations sont étayées par des critiques plus fondamentales de la société civile, en théorie et en pratique. A savoir qu’elle répond à des intérêts et des ordres du jour extérieurs. Il y a aussi la récrimination selon laquelle la société civile est un dangereux divertissement des forces qui devraient être consacrées à la construction d’une identité nationale inachevée ainsi qu’au développement d’Etats ayant autorité et légitimité pour la distribution des terres et autres ressources, de même qu’à donner une direction cohérente au développement économique et social. Le refrain est donc là, que les sociétés africaines sont trop divisées par leurs particularités pour avoir un sens de la chose publique ou des intérêts communs. S’y ajoute l’étiquette dont sont affublés les militants de la société civile comme étant des élites urbaines sans électorat au-delà du Café Internet et du hall de départ de l’aéroport pour Davos ou le pour Forum Social Mondial.

    Récemment, dans un écrit provocateur concernant le Zimbabwe, Mahmood Mamdani, dans la London Review of Books, écrivait : « Ces arguments ne sont pas nouveaux, jetant les champions de la souveraineté nationale et du nationalisme étatique contre les défenseurs de la société civile et de l’internationalisme. Un groupe accuse l’autre d’autoritarisme et d’autosatisfaction intolérante ; il répond que ces détracteurs pataugent dans les largesses des bailleurs de fond. Les nationalistes parlent de racisme historique qui aurait migré des milieux gouvernementaux vers la société civile à la fin de l’époque, coloniale cependant que les militants de la société civile parlent d’un nationalisme épuisé, déterminé à alimenter les vielles injustices. Les nationalistes ont réussi à résister aux oppositions provenant de la société civile, renforcés par les sanctions occidentales, parce qu’ils sont soutenus par un grand nombre de paysans. »

    La vision de la société civile est trop rigide, trop statique, trop absolue, trop biaisée et trop distante des réalités vécues à travers les actions citoyennes qui fournissent la plus importante source d’apprentissage et d’expérience pour la discussion. Il s’agit d’une vision trop étroitement focalisée sur une certaine définition de la société civile dominée par les ONG financées par l’étranger. Il faut se souvenir que la société civile représente bien plus que cela. Elle signifie un type de société marquée du sceau de la légalité et de la justice, de la démocratie et de la tolérance ; elle signifie toutes les formes d’actions collectives bénévoles, formelles et informelles, traditionnelles et modernes, religieuses et séculaires et non seulement les activités de quelques ONG. Et parce que ces diverses associations génèrent des visions en compétition les unes avec les autres, concernant les tenants et les aboutissants d’une société meilleure, ceci induit aussi des endroits et des espaces, réels et virtuels dans lesquels ces différentes visions peuvent être réconciliées et les sociétés peuvent s’assurer d’un consensus politiques sur la meilleure manière de progresser.

    La société civile est simultanément un objectif à atteindre, un moyen pour l’atteindre et un cadre pour discuter les moyens nécessaires pour cette finalité. Lorsque ces trois aspects convergent et intègrent les différentes perspectives dans un cadre de soutien mutuel, le concept de société civile peut expliquer nombre de choses concernant le cours de la politique et les changements sociaux et peut servir de cadre pratique pour organiser la résistance et proposer des alternatives aux problèmes sociaux, économiques et politiques.

    La société civile représente le cours infini du pouvoir créatif de l’entreprise humaine exprimé dans la quête collective de la société idéale, avec des myriades d’aspects différents, mais ayant à faire face à des questions et dilemmes qui dépassent les limites du temps, des nations, de la langue et de la culture. Et, en tant que telle, elle est aussi une idée compliquée qui ne génère pas de prescriptions politiques simples et universelles. Mais ces complications rendent – paradoxalement- plus facile la compréhension de ce que nous pouvons faire afin de protéger et d’étendre le rôle de la société civile dans le monde, avec les nuances et le raffinement nécessaire.

    A quoi ces idées renvoient-elles à propos de la société civile en Afrique ? De toute évidence, il est impossible de généraliser au vu de contextes aussi divers que celui de l’Egypte, du Sénégal, de la Somalie, du Malawi ou de l’Afrique du Sud. Je ne me reconnais pas d’expertise particulière pour l’un ou l’autre de ces contextes, mais une esquisse rapide des problèmes principaux pourrait commencer par la reconnaissance que le début du travail sur les sociétés civiles en Afrique - qui tendait à nier la pertinence du concept ou qui recherchait les schémas de la vie associative familière à l’Occident - a été remplacé par une nouvelle approche, formulant des théories et générant une pratique nettement africaine.

    Au centre de cet effort, il y a la nécessité de réinterpréter et de recombiner les relations entre des associations basées principalement sur des allégeances tribales et de clans (une conséquence naturelle de la façon dont les sociétés africaines ont été structurées) et celles qui transcendent les liens et les affiliations et qui ont pris une importance croissante au cours de ces cinquante dernières années.

    Nous savons que les deux types d’association existaient dans l’Afrique coloniale, où les mouvements nationalistes émergeaient aux côtés d’églises indépendantes, de groupements féminins d’entraide, de regroupements professionnels et de voisinage, des syndicats, des organisations paysannes et des réseaux politico-culturels qui ignorent les limites traditionnelles, etc. Ces associations ont été stimulées par l’urbanisation et l’exode rural qui ont amélioré l’accès à la scolarisation et à la formation et favorisé le développement de l’économie de marché (les deux nécessitant et créant une palette toujours plus étendue d’intermédiaires, de groupes de mutuelles et d’associations ayant des intérêts en communs). Elles ont été aussi favorisées par la lutte pour l’indépendance dans laquelle les militants de la société civile ont souvent joué des rôles déterminants. Autre élément structurant : la tendance à la décentralisation et à la démocratie dans la période suivant l’indépendance, lorsque les ONG de défense des Droits de l’Homme et pour le développement ont commencé à émerger à travers tout le continent.

    Au cours des années 1980, l’éclosion des démocraties en Europe de l’Est et la controverse croissante à propos de politiques économiques tels les ajustement structurels, ont donné une nouvel élan aux ONG et aux organisations communautaires. Celles-ci recevaient toujours plus d’aide étrangère dans le but d’exiger davantage de responsabilité de la part de gouvernement nouvellement élu, de pourvoir des moyens additionnels pour la participation des citoyens, là où les systèmes politiques étaient insuffisants et de fournir des prestations liées au développement pour les populations économiquement faibles ou autrement marginalisées.

    Le futur de la société civile en Afrique (et beaucoup d’autres choses) sera déterminé par l’interaction de ces différents types d’associations et le changement de la nature de l’Etat, de l’économie et des forces internationales. Est-ce que de nouveaux publics vont émerger qui sont assez forts pour faire fi de leurs allégeances premières ou est-ce que ces identités vont continuer a être la principale source de sécurité (et donc de loyauté) pour ceux qui se sentent exclus des bénéfices politiques et économiques du progrès ? Peut-être que le futur contiendra des éléments des deux, compte tenu qu’on ne peut pas affirmer que toutes les nouvelles associations sont bonnes et que toutes les anciennes sont mauvaises.

    * A suivre : la seconde partie paraîtra dans le prochain numéro de Pambazuka News

    * Michael Edwards est un chercheur et écrivain de renom sur la société civile et les questions de développement. Ce texte est une allocution introductive à une conférence animée organisée par Trust Africa à Dakar, en février 2009

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  • Contributor | Gouvernance

    Le Conseil constitutionnel a proclamé officiellement, le 13 avril, Abdelaziz Bouteflika réélu à la présidence de l’Algérie pour un troisième mandat avec 90,23% des voix et un taux de participation de 74,56%. Cette élection, contestée par l’opposition, a poussé les partis du FFS et du RCD à envisager un rapprochement. Les deux entités s’affairent à revoir leur feuille de route pour pouvoir survivre à ce tsunami électoral du 9 avril et ont affiché leur volonté de se rapprocher pour faire face à la menace de recul démocratique.

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  • Contributor | Gouvernance

    Un fonds d'investissement, qui devrait à terme atteindre 500 millions d'euros, a été créé pour aider le développement des petites entreprises agricoles en Afrique, ont annoncé, le 15 avril, le secrétariat français à la Coopération et la Banque du continent africain (BAD). Après les émeutes de la faim et face à la crise économique mondiale, "il faut réinvestir dans l'agriculture", a souligné le président de la BAD, lors de la signature d'une lettre d'intention portant création de ce fonds avec le secrétaire d'Etat français à la Coopération. Selon ce dernier, le "Fonds d'investissement pour l'agriculture en Afrique (FIAA) sera un atout pour l'agriculture familiale" et l'objectif est "d'être des accompagnateurs, des partenaires".

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  • Contributor | Gouvernance

    Rien ne semble pouvoir arrêter les groupes armés qui ont fait de la piraterie, dans le golfe d’Aden, leur principale activité. Malgré la forte présence de forces navales internationales au large de la corne de l’Afrique, les pirates somaliens ont attaqué, le 14 avril, quatre bâtiments dont deux ont été capturés. Des experts estiment qu’une lutte efficace contre ce fléau doit prendre en compte le développement économique de la Somalie.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le gouvernement zimbabwéen a l'intention de lancer une enquête sur les récentes occupations de fermes appartenant à des Blancs, a annoncé le 16 avril le vice-président et ancien opposant Arthur Mutambara. "Une équipe représentant les différents partis va se rendre dans les fermes pour comprendre ce qui s'y passe et agir en conséquence. Nous essayons de régler rapidement ce problème (...) C'est une question de vie ou de mort", a-t-il déclaré. Depuis la formation d'un gouvernement d'union en février, les fermiers blancs ont subi une nouvelle vague de violences, qui va à l'encontre de l'accord de partage du pouvoir signé entre Mugabe et Tsvangirai.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le gouvernement de Morgan Tsvangirai a réussi à réduire l’inflation, mais le pays reste sinistré. Et la fin du tunnel n’est toujours pas en vue. Pour sortir de la crise, il manque 8,5 milliards de dollars et une bonne dizaine d’années d’austérité… Le plus difficile est maintenant de convaincre les bailleurs de fonds de reprendre leur aide. Seules les dépenses d’urgence, comme la lutte contre le choléra ou l’aide alimentaire, reçoivent encore l’argent de la communauté internationale. Pour le reste, il faudra d’abord que le gouvernement d’union fasse ses preuves.

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  • Contributor | Gouvernance

    La crise à Air Sénégal international (Asi), qui empoisonne les relations d’affaires entre le Sénégal et le Maroc, partenaires dans la compagnie, présente des risques diplomatiques pour Dakar. «Le Maroc est le pays d’entrée des pays africain en Arabie Saoudite. Si le Sénégal s’aliène le royaume, il risquerait de se voir fermer les portes dans le Moyen-Orient», selon un diplomate sénégalais à la retraite. Lui et beaucoup de ses pairs se disent peinés par la tournure que prennent les relations entre Dakar et Rabat. Depuis quelques années, les relations entre Dakar et Rabat ont connu plusieurs couacs.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le chef de la junte au pouvoir depuis le 23 décembre en Guinée a menacé, le 15 avril, d'"ôter la tenue" militaire pour se présenter à la prochaine élection présidentielle, prévue en décembre. Le capitaine Moussa Dadis Camara a souligné qu'il avait maintes fois déclaré n'être pas candidat à la présidentielle, mais a évoqué "un acharnement des leaders d'opinion contre le CNDD" (Conseil national pour la démocratie et le développement, junte). "S'ils (les leaders politiques) ne reconnaissent pas le CNDD comme nous les avons reconnus, s'ils ne mettent pas de l'eau dans leur vin, je vais ôter la tenue et je vais me présenter aux élections prochaines contre eux", a-t-il menacé.

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  • Contributor | Gouvernance

    L'ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN) a appelé le 13 avril son chef Guillaume Soro à quitter le poste de Premier ministre, pour qu'il ne soit pas "comptable" de la "manoeuvre" menée, selon elle, par le parti au pouvoir pour "empêcher les élections". Dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion, les ex-rebelles estiment que l'"objectif réel" du FPI "est de mettre tout en oeuvre pour empêcher les élections de se tenir, tout bloquer afin de sauvegarder tous les privilèges acquis" depuis l'élection de Laurent Gbagbo à la présidence en 2000.

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  • Contributor | Gouvernance

    L'ancien président de Guinée Bissau Kumba Yala, élu en 2000 et renversé par l'armée en 2003, a été investi par le Parti de la rénovation sociale (PRS) comme candidat à l'élection présidentielle du 28 juin, au cours d'une réunion très houleuse du bureau politique du PRS. La présidentielle doit avoir lieu moins de quatre mois après le double assassinat du chef d'état-major de l'armée Batista Tagmé Na Waié (le 1er mars) et du président de la République Joao Bernardo Vieira (le 2 mars).

  • Contributor | Gouvernance

    Fixée initialement le 31 janvier à Addis Abeba, la réunion extraordinaire des chefs d’Etat de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs est programmée pour le 15 mai 2009, à Nairobi. Il sera question du dépôt officiel du rapport sur les négociations directes entre le gouvernement de RD Congo et le Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP). Le report de la rencontre était intervenu à la suite des changements intervenus sur le terrain des combats au Nord-Kivu. Notamment le limogeage du général Laurent Nkunda, la déclaration de cessation de guerre par le CNDP, le déclenchement de l’opération militaire conjointe entre la RD Congo et le Rwanda.

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    Depuis la mort de leur père, en 2005, les frères Gnassingbé s'entre-déchirent pour lui succéder. Faure, qui a pris la place du général-dictateur, tente par tous les moyens d'écarter ses frères de la fonction suprême. Depuis le 14 avril, Kpatcha Gnassingbé est arrêté et inculpé pour complot et tentative d'atteinte à la sûreté de l'Etat par le régime de son frère. Ce feuilleton politico-familial à forts relents de bataille pour le pouvoir éclate à quelques mois seulement de la présidentielle pour laquelle tous les autres candidats se préparent activement.

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    Le général Ould Abdel Aziz se présentera à la présidentielle du 6 juin en position de force, sans rival de poids en raison du boycott de l'opposition. En novembre, le chef de la junte affirmait que les militaires avaient été contraints de renverser le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi pour "sauver le pays" et non "par désir de prendre le pouvoir et encore moins pour y rester". ??Mais, le 12 avril, il a mis fin à un faux suspense en annonçant qu'il allait démissionner "avant la fin de la semaine", de l'armée comme de la présidence du Haut conseil d'Etat (junte), pour se "porter candidat à la présidentielle". "Ce n'est pas une surprise: il fait campagne depuis des mois et des mois, en voyageant à travers le pays", constate un chercheur de l'Institut français des relations internationales, Alain Antil.

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    La Compagnie nationale de gérance du coton (COGERCO) du Burundi a vu sa production annuelle passer de 9.000 à 3.000 tonnes au cours de ces 14 dernières années, suite aux effets conjugués de la guerre civile, de la réduction constante des surfaces cultivées, la stagnation des prix au producteur et de la faillite généralisée des industries textiles du Burundi. La surface cultivée du coton est passée de 11.500 à 5.000 hectares au cours de la même période, a fait savoir le directeur général de la COGERCO, qui a expliqué cette situation par la reconversion massive des paysans du secteur aux cultures vivrières, plus rentables.

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    Les bailleurs de fonds internationaux ont promis plus de un milliard de dollars pour la remise en état et le développement d’axes de transport en Afrique de l’est et en Afrique australe. ?Le projet de corridor Nord-Sud a pour but d’acheminer plus rapidement et à un moindre coût les marchandises sur les marchés grâce à de meilleures infrastructures et à des formalités douanières plus efficaces. ?? ??Les fonds proviendront de la Banque mondiale, d’institutions financières de développement et du secteur privé. ??Le Royaume-Uni a également promis une aide de plus de 140 millions de dollars lors d’une conférence en Zambie.

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    Sidi Ould Cheikh Abdellahi, premier président mauritanien démocratiquement élu en avril 2007 et renversé lors d'un coup d'Etat en août 2008, a déclaré qu'il ne se présenterait pas à l'élection présidentielle qui aura lieu le 6 juin prochain. Il a qualifié cette élection de "véritable farce (…) organisées unilatéralement par la junte militaire, en dehors d'un cadre constitutionnelle".

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    Le Congo envisage d'être, à l'horizon 2012, le premier producteur africain et le treizième au niveau mondial de potasse. MagMinerals Potasses Congo, qui mène la prospection de ce minerai depuis quatre ans dans le Kouilou, du sud du pays, est la filiale de la société canadienne Magindustries qui gère ce projet et détient 90% de son capital contre 10% pour l'Etat congolais. Selon les études, les réserves de potasses à produire sur le site de Mengo (à 15 km à l'Est de la capitale économique congolaise) sont estimées à 600 000 tonnes par an et s'étalent sur 58 ans.

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    Le vice-président de l’Observatoire de Lutte Contre la Corruption et les Malversations Economiques (Olucome - la principale organisation de lutte contre la corruption au sein de la société civile burundaise), Ernest Manirumva, a été assassiné à son domicile dans la nuit de mercredi 8 au jeudi 9 avril à Bujumbura et des documents ont été dérobés. Tout semble indiquer que ce grand militant de la lutte anticorruption a été victime d’un meurtre de sang-froid. Ses assassins l’auraient attendu, cachés dans sa propriété, et ils ont pris soin d’emporter un certain nombre de documents, assure le directeur adjoint de la police.

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