Durant l'année 2008, trois groupes bancaires africains ont poursuivi leurs politiques d'expansion. Il s'agit de la Nigériane UBA, de la Marocaine Attijariwafa Bank et de la panafricaine Ecobank. Ces plans d'expansion se croiseront inévitablement en 2009 et cette perspective n'est pas sans inquiéter quelques ténors maghrébins qui ne se sont pas encore faits à l'idée d'une concurrence subsaharienne sur leurs propres terres.
Tagged under GouvernanceL’Assemblée nationale a déclaré recevable, le 13 janvier, le rapport de l’enquête parlementaire sur le détournement des fonds destinés à la paie des enseignants dans le district du Sud-Ubangi (Equateur). La forfaiture porte sur la somme de 85 millions 243.546 FC destinée à la paie complémentaire des salaires de mars et avril 2008. Le rapport incrimine le gouverneur de la province ainsi que le chef de District. L’affaire va se retrouver devant la justice.
Tagged under GouvernanceEn dépit de la crise internationale, le Maroc poursuit son développement économique. C'est en tout cas le message qu'il veut faire passer. Le 12 janvier, les responsables de l'Office chérifien des phosphates (OCP) et de la Banque centrale populaire (BCP) ont annoncé qu'ils s'engageaient dans un partenariat stratégique à travers une prise de participation croisée. Une première dans le secteur public au Maroc. Mais c'était surtout l'occasion pour l'OCP d'affirmer sa volonté de renforcer sa position de leader mondial des phosphates.
Tagged under GouvernanceUn haut responsable de l'Agence nationale du renseignement de la Gambie (NIA) a été arrêté après avoir été soupçonné d'être un agent du Federal board of investigation (FBI), le service de renseignement américain. M. Yankunba Badjie est détenu au quartier général de la police gambienne à Banjul, où il aide la police dans certaines investigations
Tagged under GouvernanceL'ANC a été le premier parti à lancer son programme électoral, le 10 janvier, promettant des emplois décents, moins de criminalité et une meilleure éducation. La manifestation a eu lieu devant quelque 80.000 militants et sympathisants. Le leader du parti, populaire mais controversé, Jacob Zuma a également promis de combattre la corruption. C’était deux jours avant sa nouvelle inculpation dans une affaire de pots-de-vin impliquant le groupe français d'armement Thales, alors qu'il était vice-président du pays (1999-2005).
Tagged under Gouvernance South AfricaLes deux leaders d’ONG, un journaliste et un gendarme gabonais, arrêtés pour "détention d’un document en vue de sa diffusion dans un but de propagande orale ou écrite en vue de l’incitation à la révolte contre les autorités" du pays, ont été mise en liberté provisoire. Ils avaient placés sous mandat de dépôt le 7 janvier.
Tagged under Gouvernance GabonLes ministres africains des Finances, , doivent discuter du renforcement de la participation de l'Afrique dans les institutions de Bretton Woods, la Banque mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI). Au début de leur réunion, initiallement prévue pour discuter de la formation d'une Bourse panafricaine, les experts ont dit que la participation des ministres africains dans les deux institutions était essentielle au développement du continent, notament dans ce contexte.
Tagged under GouvernanceUn journaliste camerounais qui était poursuivi pour "propagation de fausses nouvelles" a été condamné à trois ans de prison ferme et à 2 millions de FCFA d'amende. La décision de justice qui frappe le directeur de La Détente a été rendue le 14 janvier. Arrêté en septembre, il avait été placé en détention. Evoquant sa santé "de plus en plus précaire", les membres de sa rédaction exigent sa mise en liberté.
Tagged under GouvernanceSept cents personnes privées du droit à la terre et à l’eau : c’est, d’après l'Ong FIAN, le résultat de l’exploitation par la société sud-africaine AngloGold Ashanti du site minier d’Iduapriem, au Ghana. "Le ministre de la Justice du Ghana a reconnu en septembre que des militaires étaient engagés sur le site minier d’Iduapriem pour protéger la concession et dit qu’ils seraient retirés. Mais trois mois plus tard, je n’ai pas vu de changement", expliquait, fin 2008, le coordinateur au Ghana de l’ONG FoodFirst International Action Network. Le ministre donnait ainsi raison a posteriori à 700 paysans de la région de Wassa West et aux organisations qui les défendent. Tous affirment depuis longtemps que leurs droits humains sont violés.
Tagged under Gouvernance GhanaLes membres de la Communauté nigériane de Guinée semblent redoubler de méfiance depuis le coup d'État du 23 décembre, au lendemain de la mort du président Lansana Conté. Les nouvelles autorités de Conakry ont en effet déclaré une lutte sans merci au trafic de drogue et à la corruption, deux "business" dans lesquels quelques Nigérians excellent. Mais c'est l'ensemble de cette communauté qui s'inquiète de l'arrivée au pouvoir de jeunes soldats qui, pour certains d'entre eux, avaient pris l'habitude de les "harceler".
Tagged under Gouvernance NigeriaLa Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a suspendu la Guinée des activités de l'organisation après le coup d'Etat du 23 décembre. Selon le président de la commission de l'organisation régionale, Mohammed Ibn Chambas., le sommet extraordinaire des chefs d'Etat réuni à Abuja, a "fermement condamné le coup d'Etat du 23 décembre. La CEDEAO offre cependant son soutien pour assurer la transition vers un retour à "l'ordre constitutionnel". Le président sénégalais Abdoulaye Wade, qui avait apporté son soutien aux putschistes, s’est ainsi vu désavouer par ses pairs.
Tagged under GouvernanceLe groupe nucléaire français vient de se voir attribuer un permis d’exploitation de la mine d’Imouraren, le plus grand gisement d’uranium de toute l’Afrique. L’accord de convention dans ce sens a été signé le 12 janvier, à Niameye, entre la présidente du directoire du groupe nucléaire français et le gouvernement nigérien. AREVA exploite déjà des gisements d’uranium au Niger depuis des décennies, dans le nord du pays, une région en proie à la rébellion des populations touaregs.
Tagged under Gouvernance NigerLes putschs, l’année dernière, en Guinée et en Mauritanie, ont provoqué une vague de protestations au sein de la communauté internationale. Mais il existe, en Afrique, une autre forme de coup d’Etat devant laquelle cette communauté reste bien silencieuse : les manipulations de Constitution pratiquées par des chefs d’Etat pour s’éterniser au pouvoir. Ces dernières années, elles se sont multipliées sur le continent.
Tagged under GouvernanceL’ancien Premier ministre Idrissa Seck, destitué en 2004 puis exclu du parti au pouvoir, le PDS, a annoncé son retour dans ce parti. La décision fait suite à une rencontre qu’il a eue avec le président de la République, Abdoulaye Wade. Lors de la destitution, puis l’exclusion de M. Seck, il avait été fait état de malversation dans la gestion des finances publiques. Il avait même été emprisonné pendant plusieurs moi. La procédure judiciaire encore en cours n’a toujours pas établi sa culpabilité.
Tagged under Gouvernance SenegalLa Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, malgré la position qu’elle avait prise de travailler avec le Conseil National pour la Démocratie et le Développement pour une transition apaisée, a décidé de suspendre la participation de la Guinée à toutes les réunions de la communauté au niveau des chefs d’Etat ou au niveau ministériel jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel. L’Union africaine (AU) avait déjà condamné la décision des militaires guinéens de prendre le pouvoir à la place des autorités civiles et avait décidé de suspendre la Guinée de l’organisation continentale jusqu’au retour à la constitutionnalité dans ce pays.
D’autre part, les ministres burundais et ougandais de la défense, lors d’une conférence de presse, ont menacé de retirer leurs troupes de la Somalie si l’UA ne trouvait pas rapidement des moyens humains, financiers et matériels supplémentaires à la mission de maintien de la paix dans ce pays. La Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale tient un séminaire sous-régional consacré à la réforme des secteurs de sécurité par l’établissement du dialogue entre les acteurs gouvernementaux, parlementaires, de la société civile et les acteurs internationaux. Les participants identifient également le rôle que la communauté pourrait jouer en vue de promouvoir la sécurité dans la sous-région.
La commission de l’UA a accueilli un forum extraordinaire des ministres des finances pour discuter des questions liées à la situation financière qui affecte plusieurs pays africains et de jeter les bases de la mise en place d’organismes régionaux de financement notamment la création de la Banque africaine d’investissement qui est en cours d’application. Ces ministres vont aussi examiner une série d’initiatives pour trouver des sources alternatives de financement qui permettraient à l’UA de poursuivre la mise en œuvre de ses plans pour financer les projets d’amélioration des infrastructures sur le continent.
D’autre part, la Fondation Sommet Mondial des Femmes (WWSF) invite le public à soumettre des candidatures pour la 16ème édition du Prix WWSF pour la créativité des femmes en milieu rural.
La 12ème session ordinaire des chefs d’état et de gouvernement de l’UA se tiendra à Addis Abeba, Éthiopie sous le thème ‘Développement des Infrastructure en Afrique’.
Tagged under GouvernanceDe la centaine de coups d’Etats militaires que l’Afrique a connus depuis 1960, deux sont jusqu’ici apparus comme des… coups de pouce à la démocratie. Le premier avait amené Amadou Toumani Touré au pouvoir, au Mali, en 1991. Le second a eu pour théâtre la Mauritanie, en 2005, avec une junte conduite par le Colonel Ely Ould Mohamed Vall. A Bamako comme à Nouakchott, l’ordre militaire fut une transition salutaire. Ce que les armes avaient confisqué, les urnes avaient été commises pour le remettre en les mains que le peuple avait désignées en toute souveraineté. Aujourd’hui, l’Afrique de l’Ouest fait de nouveau face à deux autres régimes militaires... aux perspectives démocratiques incertaines. Surtout en Guinée, ainsi qu’on peut le noter dans les nombreux commentaires de la presse.
Depuis le 6 août 2008, la Mauritanie a rebasculé sous l’ordre kaki. Le 23 décembre 2008, un capitaine de l’armée guinéenne a profité des cafouillages et incertitudes créés par la mort du président Lansana Conté, pour signer un coup de force. Les condamnations internationales et les sanctions ont fusé contre les putschistes de Nouakchott, comme elles planent sur ceux de Conakry. Sauf que le contexte du putsch en Guinée suscite des points de vue divergents, là où les condamnations sont souvent unanimes. Les commentaires et propos rapportés dans la presse africaine en attestent.
Dans une contribution reprise dans différents sites et journaux, le poète sénégalais Amadou Lamine Sall, Lauréat des Grands Prix de l’Académie française, défend qu’il ne saurait y avoir de «bon coup d’Etat», même nourris par les espoirs de transition démocratique pour mettre fin à des dictatures qui s’éternisent. Pour lui, «promettre des élections libres et démocratiques ne fait plus recette. Cela fait rire. Il faut continuer à être exigeant, sans concessions. Que peut-on négocier avec des putschistes sinon leur indiquer la porte de sortie ? C'est fini les sempiternelles libations du genre « si on les prive d'aide financière, c'est le peuple qui en pâtira le plus ».
«Combien d'années donc le pauvre peuple en pâtit avec l'aide financière en place ? Ce n'est plus là le débat. Le débat est qu'il est enfin temps, au 21ème siècle, que l'ONU s'outille, matériellement et juridiquement, pour que « l'ingérence internationale » soit un droit au service des peuples opprimés. C'est cela aussi les droits de l'homme, les droits à la vie tout court, à l'exercice d'un peuple à sauvegarder sa dignité, à conférer librement par les urnes le droit démocratique d'être bien gouverné pour manger, s'éduquer, travailler, jouir d'une justice indépendante et égalitaire.»
«(…) Nous ne pouvons plus être du côté des coups d'Etat militaires ou des coups d'Etat constitutionnels. Ceux qui tentent de les justifier ont tort. L'histoire les rattrape toujours quelque part, un jour, dans leur conscience.»
Il n’empêche que la confiscation illégale du pouvoir, sous le couvert d’un devoir de «redressement national» après un quart de siècle de pouvoir despotique, corrompu et destructeur, sous Lansana Conté, est considérée, ici ou là, comme la bienvenue.
Le quotidien ivoirien « Fraternité matin » rapporte ainsi le propos approbateurs du musicien Tiken Jah Fakoly. D’habitude critique dans ses chansons et ses prises de position contre les pouvoirs antidémocratiques, ce dernier déclare : «C'est un coup d'Etat salutaire, parce que les héritiers de Lansana Conté allaient faire du Conté sans Conté et le pays n'allait pas avancer. La Mauritanie et la Guinée, ce n'est pas la même chose. En Mauritanie, c'est un président qui a été élu démocratiquement qui a été renversé. En Guinée, il y avait un vide, et il ne fallait pas laisser les corrompus prendre le pouvoir. J'avoue que le discours de la junte me plaît. Ces jeunes parlent de rendre le pouvoir, de lutte contre la corruption. C'est un très bon début», a-t-il déclaré.
http://fr.allafrica.com/stories/200901020343.htmlSi le coup d’Etat conduit par Moussa Dadis Camara est accueilli avec bienveillance dans certains milieux, c’est parce qu’il est perçu comme un moindre mal devant des lendemains incertains. Certains parlent même, avec le putsch du 23 décembre 2008, d’un scénario qui se dessinait devant la fragilité de l’ordre institutionnel laissé par Lansana Conté. Le quotidien burkinabé «L’Observateur Paalga» peut alors écrire :
«En fait, excepté l’extrême rapidité de l’exécution, cette intrusion de la grande muette sur un échiquier politique qu’elle n’a jamais quitté depuis un quart de siècle est une demi-surprise. Théoriquement, tout était, on le sait, réglé : en cas de vacance du pouvoir, le président de l’Assemblée nationale assurerait l’intérim et organiserait une présidentielle dans un délai n’excédant pas 60 jours. Ça, c’était sur le papier. Mais dans nos démocraties bananières, où les premiers magistrats sont souvent les premiers à violer la constitution, peut-on s’étonner de ce qu’elle ne soit pas sacrée et que les autres aussi puissent la fouler aux pieds impunément ? »
« Il suffisait d’ailleurs de voir les trois personnalités principales de l’interrègne annoncer ensemble le décès, comme si elles se marquaient à la culotte, pour se rendre compte que la solution constitutionnelle, quoique la plus souhaitable, n’était pas la plus évidente : côte à côte en effet, Aboubacar Somparé, président de l’Assemblée nationale, et, à ce titre, dauphin constitutionnel ; Ahmed Tidiane Souaré, Premier ministre, qui tient l’Exécutif ; et le troisième larron, le général Diarra Camara, chef d’état-major général des armées ; chacun, croyant in petto son heure venue, tenait à marquer sa présence et son territoire, de sorte que c’était peut-être à qui ferait le premier le croche-pied aux autres. »
« Autant dire que le jeune capitaine, qui était jusque-là le chef de la section carburant à l’Intendance militaire, vient de les mettre tous d’accord».
Il n’empêche que dans un commentaire paru dans un autre quotidien sénégalais, «Wal Fadjri», on parle de signes annonciateurs d’une « chasse aux sorcières ».
L’auteur note : « Avec les menaces qui planent sur la tête de ceux qui étaient, hier, au pouvoir et traités par le capitaine Dadis Camara de « corrompus », nul doute que les signes d'un régime de terreur sont là. A cela s'ajoute la révolution faite au niveau du commandement territorial où tous les leviers sont, aujourd'hui, détenus par des gradés de l'armée. Une manière pour le Cndd de permettre à tous de prendre part au partage du gâteau mais, aussi, de sécuriser son pouvoir. Autrement dit, excepté le poste de Premier ministre attribué à un civil technocrate, comme pour leurrer la communauté internationale, tout le pouvoir est, actuellement, du ressort de l'armée.»
La conclusion peut revenir à ce commentaire prémonitoire de l’International Crisis Group. Gareth Evans et Mike McGovern écrivaient, le 22 mars 2006, alors que la grave maladie de Lansana Conté laissait entrevoir des lendemains politiques difficiles :
« Les Guinéens méritent une succession légale et démocratique. Certains Guinéens, aussi bien des militaires que des figures politiques qui doutent de leurs chances dans une compétition réellement démocratique, aimeraient se voir offrir le pouvoir sur un plateau. Aucun de ces groupes ne parle au nom de la masse des Guinéens. Ceux-ci ont montré dans les dernières semaines (Ndlr : avec les grèves générales et les émeutes contre la vie chère) leur volonté de prendre des risques pour pouvoir contrôler leur propre destinée.»
[email protected] ou commentez en ligne sur www.pambazuka.orgTagged under GouvernanceLe samedi 3 Janvier, défiant le froid atroce qui ravage la Grande-Bretagne à l'heure actuelle, je me suis joint à plusieurs milliers d'autres manifestants qui organisaient une de Embankment à Trafalgar Square à Londres pour protester contre le massacre des Palestiniens de Gaza. Il s'agit d'un massacre commis par les forces armées israéliennes puissantes, impitoyables, des forces armées et soutenues activement par les États-Unis et l'OTAN, avec la collaboration tacite des dirigeants arabes, y compris les soi-disant dirigeants palestiniens modérés sous la direction de la principale organisation, le Fatah, dans son enclave de la Bande de Gaza.
Tagged under GouvernanceNous, les Noirs aux États-Unis, condamnons les attaques le criminelles israéliennes sur le peuple de Gaza. Nous constatons que ces crimes de guerre sont opérés avec le matériel et le soutien politique du gouvernement des États-Unis d'Amérique. Plus important encore, nous avons tiré les leçons de quatre siècles d'oppression raciste dans l'hémisphère occidental, que les luttes de libération des opprimés ne doivent pas être ne doivent pas connaître des limites liées à la langue, à la géographie, au sexe, à la religion ou à la race, que si elles se déclenchent dans la bande de Gaza dans la matinée, elles vont très certainement se répercuter dans la nuit à Harlem.
En 1967, le Dr Martin Luther King Jr. s'est prononcé contre la guerre américaine au Vietnam. Il avait qualifié les Etats-Unis de «plus grand pourvoyeur de violence dans le monde". Pour avoir affirmé cette vérité, M. King avait été condamné par les dirigeants américains et leurs fidèles serviteurs dans les médias de masse qui, avec arrogance et condescendance, lui avait rétorqué que la guerre des Vietnamiens n'avait rien à voir avec la lutte des Noirs pour l'égalité. M. King avait refusé
de se laisser intimider.La position prise par l'ancienne Congressiste américaine et candidate présidentielle du Parti des Verts, Cynthia McKinney, pour escorter l’assistance humanitaire entreprise par bateau, pour briser le siège de Gaza, est un autre exemple de l'appui de la population noire.
Fidèle à l'esprit de tous ceux qui ont combattu dans le sens de notre lutte multiséculaire, nous allons combattre, par tous les moyens nécessaires, pour que terme soit mis à cette attaque génocidaire et au blocus du peuple palestinien.
- Nous exigeons que nos élus, en particulier, le Congressistes du Black Caucus, s'opposent à l'agression israélienne.
- Nous exigeons que des sanctions soient portées contre Israël, comme elles l’ont été portées contre le régime raciste de l'apartheid en Afrique du Sud.
- Nous demandons un désinvestissement de la part des entreprises américaines qui soutiennent Israël.
* La Coalition des Noirs contre le génocide, qui invite à signer cette pétition, est composé de groupes et d'individus qui se sont réunis en réaction aux voies de fait criminelles israéliennes contre le peuple palestinien.
Tagged under GouvernanceLes évènements actuellement en cours en Guinée-Conakry interpellent notre conscience africaine et exige de nos organisations communautaires plus de lucidité et de capacité de discernement. Il est trop facile d’applaudir par pur sentimentalisme africain le capitaine Moussa Dadis Camara et ses hommes ou de les condamner « par principe » en suivant aveuglément la nébuleuse « communauté internationale» à l’agenda et aux intérêts diffus. Il est plus difficile de regarder froidement la réalité en face, de l’analyser et d’en tirer les leçons.
S’il urge de sauver enfin la Guinée après la mort du président Lansana Conté, il est tout aussi impératif que dès à présent les évènements de Conakry, au delà de la Guinée, servent à repenser l’Afrique, ses institutions et son leadership. Pour ce faire, permettons-nous une petite digression dans l’histoire récente de la Guinée, vue à travers le prisme des institutions africaines et notamment de l’Union africaine (U.A) anciennement Organisation de l’Unité Africaine (OUA).
Il y a un peu plus de 24 ans, en mars 1984 précisément, disparaissait Ahmed Sékou Touré, héros et père de l’indépendance du pays dont le parcours et les dernières années de règne sans partage rappellent tragiquement ceux du président Zimbabwéen Robert Mugabe (tous deux acculés par l’Occident et victimes de leur nationalisme radical ainsi que de leurs positions résolument anticolonialistes). Le président Sékou Touré parti, il fut offert au peuple guinéen une occasion historique de se définir une nouvelle trajectoire et de se donner une nouvelle destinée. Son élite exilée, son peuple encore timoré et sous le choc, la Guinée et les Guinéens de l’époque furent incapables de saisir cette opportunité.
Des militaires avec à leur tête le colonel Lansana Conté sautent quant à eux sur l’occasion et s’emparent du pouvoir en avril de la même année. Le président Conté y restera jusqu’à son dernier souffle et finira un peu comme son prédécesseur, dont il avait promis de rectifier les erreurs par le truchement du Comité Militaire de Redressement National qu’il avait mis en place dès sa prise du pouvoir.
A l’époque il n’était pas encore de coutume de « condamner » de manière quasi unanime et aussi systématique les coups d’Etat en Afrique. On les condamnait suivant les clivages idéologiques entre l’Est et l’Ouest, suivant les allégeances des putschistes et suivant les alliances régionales et sous-régionales du moment. On était loin du tumulte des « conférences nationales » de la décennie 90 qui finirent par amplifier et cristalliser l’aspiration des peuples à une gouvernance démocratique et à plus de justice sociale.
A l’OUA, qui n’était pas encore devenue l’UA, la seule politique applicable lorsque survenait un coup d’Etat était alors celle de la « non-ingérence » dans les affaires intérieures des Etats-membres. L’article 3 de la charte de la défunte OUA entérinait les principes suivants comme fondement de son existence: « Egalité souveraine de tous les Etats membres; Non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats; Respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de chaque Etat et de son droit inaliénable à une existence indépendante ».
Dans de telles conditions, ni l’OUA ni aucun Etat africain ne pouvait s’en prendre aux militaires guinéens de l’époque. Lansana Conté pouvait régner, participer à l’aise aux sommets de l’organisation panafricaine sans critique ouverte de la part de ses « pairs » africains et sans grand risque. Aujourd’hui, 24 ans après, alors que pour la Guinée l’histoire semble se répéter et que le pays se trouve une nouvelle fois à la croisée des chemins, le contexte africain a, lui, sensiblement évolué.
Au principe sacro-saint de « non-ingérence », édicté plus haut, l’Afrique a accouplé celui du droit ou du devoir d’ingérence, principe sur lequel s’appuie l’Union Africaine pour «condamner» la prise du pouvoir par les militaires guinéens et exiger un « retour à l’ordre constitutionnel ».Avec la naissance de l’Ua, et contrairement à ce que l’on croit généralement, la règle de la « non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats membres» reste toujours un des « principes » fondateurs de la nouvelle Union. La clause est clairement posée dans les mêmes termes dans l’article 4 de l’acte constitutif de l’U.A qui a été définitivement adopté le 11 juillet 2000 à Lomé. La nouveauté cependant, c’est l’introduction dans le même article 4, qui porte sur « les principes » qui fondent l’Union, du concept « d’interdépendance » entre les Etats membres et de nouveaux paradigmes tels que « le droit de l’Union d’intervenir dans un Etat membre » ou encore « le droit des Etats membres de solliciter l’intervention de l’Union pour restaurer la paix et la stabilité » et enfin « la condamnation et le rejet des changements anticonstitutionnels de gouvernement». Bref, le droit d’ingérence !
Ces principes, déjà édictés à Alger l’année précédente (juillet 1999), allaient désormais guider la nouvelle politique de l’Union Africaine face à ce que d’aucuns appellent « la malédiction des coups d’Etat militaires ».
Mais n’est pas malédiction tout coup d’Etat militaire et n’est pas bénédiction tout « ordre constitutionnel » ! Ceci a été prouvé de manière fort éloquente par le putsch perpétré en Mauritanie par le colonel Mohamed Ely Ould Vall en août 2005. Ce putsch a mis fin au régime autocratique de Maaouiya Sid’Ahmed Ould Taya, et permis ensuite d’aller vers une transition jugée « exemplaire » et enfin de porter au pouvoir, pour la première fois de l’histoire de la Mauritanie indépendante, un président démocratiquement élu (malheureusement destitué depuis août 2008 par un autre putsch).
A côté de la Mauritanie et plus d’une décennie plus tôt, un autre officier, le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré, a permis au Mali voisin de mettre fin à une violente crise politico-sociale, de destituer un régime autocratique en mars 1991, pour mener le pays vers une transition « démocratique » encore citée de nos jours en exemple en Afrique et ailleurs dans le monde. Amadou Toumani Touré comme Mohamed Ely Ould Vall quitteront le pouvoir une fois les transitions qu’ils ont promises achevées.
Nous admettons que le contraire est tout aussi vrai avec les cas du président Blaise Compaoré du Burkina Faso (au pouvoir depuis 21 ans), de Yahya Jammeh (depuis 14 ans en Gambie) et du défunt général ivoirien Robert Gueï, pour nous limiter à quelques cas parmi les plus emblématiques en Afrique de l’Ouest où en cette année 2008, les coups d’Etat militaires semblent revenir à la mode.
La leçon à en tirer ? Il faut juger les hommes par leurs actes et les actes dans leur contexte avant de saluer ou de condamner « par principe » ou de vouer aux gémonies des « putschistes ». Plus que le putsch, c’est sa portée patriotique ou non, sa dimension salvatrice ou pas qu’il faut juger.
Mieux encore, la question de la gouvernance démocratique, que ce soit en Guinée ou ailleurs, ne se limite pas seulement à la question du « contrôle » du pouvoir. Mai c’est là un autre débat.
Pour en revenir à la Guinée et à l’Union Africaine, la condamnation « par principe », avancée par le président de la Commission de l’U.A, M. Jean Ping, aurait eu plus de valeur et de crédibilité aux yeux des Guinéens et des autres Africains si l’Union africaine avait agi en amont. C’est-à-dire lorsque le président Conté décidait, en novembre 2001, de modifier la Constitution approuvée par le peuple dans le seul but de pouvoir se représenter à la présidentielle de 2003 et de perpétuer son règne.
L’Union africaine aurait eu plus de crédibilité si elle avait averti (ou parlé avec) le président Conté et condamné cet amendement constitutionnel dans les mêmes termes et avec la même intransigeance qu’elle le fait aujourd’hui avec le capitaine Moussa Dadis Camara et ses hommes. La condamnation de l’UA, aurait eu plus de valeur et de poids si, pendant ces trois à cinq dernières années, elle s’était mise au côté du peuple guinéen qui, ne l’oublions pas, s’est, à plusieurs reprises, violemment soulevé contre le président Lansana Conté et les caciques de son régime.
L’insurrection la plus mémorable de la série reste celle de janvier-février 2007, pendant laquelle le peuple guinéen tout entier, malgré la répression, a tenu tête à son « président » et ouvertement exigé puis obtenu la nomination d’hommes « neufs » aux commandes du pays. Qu’a fait l’Union Africaine lorsque le président guinéen, une fois la tempête passée, a remis en cause les accords signés et ramené les barons de son régime aux affaires ? Rien. Absolument rien.
La même question peut aussi être adressée à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui a certes eu le mérite d’avoir facilité la sortie de crise et la signature des accords entre Conté et les meneurs de la fronde contre son régime, mais qui a failli lorsque ces mêmes accords ont été bafoués par le président Conté. Que font l’Union africaine et la CEDEAO en apprenant qu’au Niger, il y a des velléités de changer la Constitution pour permettre une prolongation de la présence de Mamadou Tandja au pouvoir, lorsqu’ils apprennent que le président sénégalais Abdoulaye Wade change à sa guise la Constitution sénégalaise, etc. ?
Ces quelques exemples juste pour dire que les institutions africaines, pour être plus crédibles, se doivent de se mettre au service de l’Afrique et des peuples Africains avant même que n’éclatent les crises ; et après de hurler avec les loups de la « communauté internationale », en usant de slogans sans aucune emprise avec la réalité.
Et c’est en cela que les évènements de Conakry, en plus d’aider à sauver la Guinée Conakry, devraient servir de leçon et de déclic pour repenser l’Afrique, ses crises, ses institutions, son leadership… Pour y arriver, il faudra un effort colossal qui permette de sortir des sentiers battus, avoir le courage de douter et de questionner le « politiquement correct » de la communauté internationale, qui ne nous apportera jamais la réponse à nos interrogations essentielles et existentielles, si tant est qu’elle s’y intéresse.
Les réponses idoines, à notre humble avis, ne viendront d’abord que de l’Afrique et des Africains eux-mêmes. A ce titre, l’une des premières obligations que doivent désormais s’imposer les organisations africaines, qu’elles soient continentales ou régionales, c’est de s’armer des outils d’analyse adéquats leur permettant de décrypter les signes précurseurs des grandes crises, de déchiffrer les cris de détresse que poussent les peuples à des moments critiques de leur histoire et enfin de se doter des moyens de faire appliquer le « droit » d’ingérence que l‘UA s’est auto attribuée.
Rappelons-nous encore le cri pathétique d’Alpha Omar Konaré, qui a dirigé la Commission de l’UA de 2003 à 2008 et qui, lors du sommet de Banjul de l’organisation, tenu les 1er et 2 juillet 2006 disait : «Nos structures, beaucoup de comportements, certaines de nos décisions mériteraient (…) des adaptations. On ne saurait aller vers une organisation d’intégration, s’il n’est pas accepté le principe de domaines de souveraineté, de domaines à partager ». Parmi ces domaines, la paix, la sécurité, la gouvernance démocratique et la stabilité de chaque Etat membre comme incombant à la responsabilité collective, ne devraient-ils pas figurer en bonne place ?
Les Guinéens, par leurs manifestations successives ces dernières années, ont plus qu’envoyé des signaux. Ils ont agi et avaient besoin d’être accompagnés dans leur action par l’U.A, qui aurait pu le faire au nom du principe de la défense de « la paix et de la sécurité » et de celui de « l’interdépendance » entres les Etats membres contenus dans l’acte constitutif de l’organisation, au même titre que le rejet des gouvernements « anticonstitutionnels». Une telle politique, fondée sur l’anticipation, la participation, la facilitation du dialogue et l’action là où c’est nécessaire, permettrait d’éviter les impasses qui sont mères de toutes les crises, et aurait plus de mérite que les simples condamnations souvent bien tardives.
Voilà ce qui aurait pu sauver la Guinée bien avant que les militaires ne songent à prendre le pouvoir. Aujourd’hui encore, la Guinée a besoin d’être accompagnée et non d’être isolée. Les militaires de Conakry n’ont encore perpétré aucun acte antipatriotique ou autre qui mériterait qu’ils soient « condamnés ».
L’adhésion populaire massive au mouvement initié par le Comité National pour la Démocratie et le Développement prouve que si l’acte posé par les soldats guinéens est « anticonstitutionnel », il peut néanmoins revendiquer plus de légitimité aux yeux du peuple guinéen que ne l’aurait eu une transition menée par les caciques du régime Conté. En cela, et au delà des frontières guinéennes, ces putschistes ont peut-être beaucoup plus de « légitimité » que la plupart des « chefs d’Etats » soit disant élus, au prix de contorsions constitutionnelles énormes ou de fraudes électorales massives pour légaliser des forfaits, assimilable à tous égards à des « coups d’Etat » civils.
C’est là l’autre leçon à tirer des évènements de Conakry : les coups d’Etats civils (prolongation de mandats qu’aucune crise grave ne justifie, modifications constitutionnelles au gré d’intérêts personnels, émergence de dynasties présidentielles) ne doivent plus prospérer. Les institutions africaines doivent poser au plus haut niveau le débat sur « la longévité » au pouvoir (ses causes et ses effets sur nos sociétés) et y apporter des réponses idoines à prendre en compte dans notre quête et notre pratique démocratiques. On ne le sait que trop bien, cette « éternisation » au pouvoir entraîne (par la nature même du pouvoir) népotisme, corruption et velléités dynastiques, avec tout ce que cela comporte d’injustice et de frustrations qui mènent aux impasses, aux crises violentes et au chaos souvent vécus par les peuples du continent.
Il urge donc pour l’Union africaine, de la même manière qu’elle s’oppose aux changements anticonstitutionnels de gouvernement, de s’opposer à la « longévité » hors norme au pouvoir – pour la petite histoire, entre l’arrivée de Sékou Touré au pouvoir et la mort de Lansana Conté, soit un demi siècle, les Etats-Unis ont connu onze chefs d’Etats (en y incluant le président élu Barack Obama) là ou la Guinée n’en a connu que deux.
Encore une fois, cela implique de sortir du « politiquement correct » et de penser les problèmes africains de manière spécifique, nous allions dire iconoclaste – nous savons tous que le défunt président Eyadéma du Togo est mort au pouvoir par crainte de poursuites judiciaires contre sa personne alors qu’on lui prêtait l’intention de vouloir céder sa place.
Si l’Afrique du Sud post apartheid a réussi sa transition vers la démocratie et vers une société « non raciale », sans que cela ne se traduise par le chaos et la vengeance aveugle, c’est parce que les Sud-Africains ont accepté de sacrifier le « Non à l’impunité » à l’autel de la « réconciliation ». Ils ont préféré la paix et stabilité à la justice (prise dans son sens étriquée de justice prononcée par des tribunaux).
Aujourd’hui, en brandissant - parce que le Nord et l’Occident le veulent - partout et aveuglément le spectre du « Non à l’impunité » contre nos chefs d’Etats, et uniquement nos chefs d’Etat d’Afrique noire (que fait-on de l’Américain George Bush, de l’Israélien Ariel Sharon, ou même du Sud-Africain Frederick De Klerk ?), on empêche plusieurs pays du continent de se donner la chance d’aller plus vite au renouvellement de leur classe politique pour se façonner un autre visage, se tracer de nouveaux destins.
Or, c’est de cela que l’Afrique d’aujourd’hui a besoin. Un renouvellement de sa classe politique et l’émergence d’un leadership nouveau capable de trouver des solutions alternatives audacieuses : les crises et les problèmes sont si nombreux et si complexes qu’ils exigent un esprit de dépassement, des choix certes pas toujours faciles entre justice, impunité, stabilité, réconciliation, paix civile, pardon, etc.
La nature et la complexité de ces questions-là et surtout la difficulté des choix qu’elles entraînent sont telles qu’elles demanderaient peut-être un glissement de la simple analyse politique vers une réflexion à connotation …philosophique, en tout cas une réflexion pointue loin des seuls cadres étroits définis par des besoins politiques ou ceux de la « communauté internationale » !La persistance des crises nous pousse à croire qu’il faut repenser l’Afrique et y réinventer des solutions. La recrudescence des coups d’Etats peut et doit nous servir de déclic.
Nous terminerons par ces propos d’Alpha Omar Konaré, prononcé lors du sommet de Banjul cité plus haut, des propos que nous faisons nôtres : «Ma conviction que l’Agenda pour l’Afrique doit être fait par les Africains eux-mêmes, ma conviction que nous devons d’abord compter sur nous-mêmes et que nous sommes, par Dieu, maître de notre destin, cette conviction est d’airain ».
En vérité ces propos, et c’est là notre conviction et notre souhait à nous, devraient servir de viatique à chaque Africain pour que nous puissions enfin amorcer cette renaissance africaine tant de fois annoncée et tant de fois trahie mais toujours rêvée.
* Hamadou Tidiane Sy est journaliste, fondateur d’Ouestafnews,
?* * Veuillez envoyer vos commentaires à ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org
Tagged under GouvernanceDepuis le 27 décembre 2008, l’Etat sioniste a déclenché un assaut sans précédent contre la population de Gaza. Les bombardements massifs ont tué près de 500 Palestiniens et blessé plus de 2500 autres. Hôpitaux, écoles, routes, ponts, universités, mosquées et même les marchés, rien n’a été épargné par les bombes lâchées par l’aviation sioniste. Comme lors des précédentes agressions, les mensonges de l’Etat sioniste, largement relayés par les médias occidentaux acquis à sa cause, parlent de « riposte » aux tirs de quelques roquettes palestiniennes en légitime défense. En effet, la Bande de Gaza est non seulement soumise à des agressions militaires constantes, mais également et surtout à un blocus inhumain depuis près de deux ans, après la victoire du Hamas sur le Fatah.
Soutenir le droit du peuple palestinien à la résistance
Comme le monde entier le sait, Israël occupe les territoires palestiniens depuis plus de 40 ans, après l’agression de l’Etat sioniste contre les pays arabes en 1967. Depuis lors, malgré toutes les Résolutions votées par les Nations-Unies, l’Etat sioniste refuse d’évacuer ces territoires. Il est soutenu en cela par les Etats-Unis, son principal parrain, et par l’Europe. Il a fallu la résistance héroïque du peuple palestinien, sous la conduite du Hamas, pour qu’Israël soit contraint d’évacuer la Bande de Gaza, alors que la Cisjordanie reste toujours occupée. Mais en quittant Gaza, l’Etat sioniste, ne pouvant digérer son humiliation, avait juré d’asphyxier ce territoire par un harcèlement permanent et un blocus inhumain, au total mépris du droit international.
La trêve conclue en juin dernier avec le Hamas avait pour contrepartie la levée de ce blocus. Mais, une fois la trêve obtenue, l’Etat sioniste montra qu’il n’avait aucune envie de respecter ses engagements et continua à les violer systématiquement. Même les agences des Nations-Unies, qui portent secours aux réfugiés palestiniens, ont reconnu cela. C’est ce non-respect des engagements souscrits par Israël qui a amené le Hamas à refuser le renouvellement de la trêve. Mais comme les mensonges et la mauvaise foi de l’Etat sioniste sont toujours amplifiés par les médias occidentaux, on fait croire à l’opinion que c’est la prétendue « intransigeance » du Hamas qui a conduit à la situation actuelle.
De Sabra et Chatila à Gaza
Mais la vérité est que les crimes monstrueux en cours font partie d’une longue série de massacres et de crimes odieux que l’Etat sioniste n’a cessé de commettre depuis l’occupation de la Palestine en 1948. Le monde se souvient encore des massacres de Sabra et Chatila en 1982, après l’invasion du Liban où se trouvait le quartier général de l’Organisation pour la Libération de la Palestine (OLP), sous la direction de feu Yasser Arafat. C’est le criminel de guerre Ariel Sharon, à l’époque ministre de la Défense de l’Etat sioniste, qui avait commandité et planifié ces massacres commis par des supplétifs libanais.
Le monde se souvient encore de l’assaut de l’armée sioniste contre Jénine, ville martyre où plusieurs dizaines de personnes furent massacrées et des infrastructures détruites, comme c’est le cas actuellement. Le monde se souvient encore des massacres perpétrés contre des enfants sur le chemin de leur école, il y a un peu plus d’un an. Le monde se souvient encore du siège contre le quartier général du Président Yasser Arafat, qu’il ne quitta que pour aller mourir à Paris. Nous connaissons le refrain des sionistes : tous ces massacres auraient été opérés contre des « combattants » alors que la majorité est composée de civils, surtout de femmes et d’enfants. Si l’on n’arrête pas la folie meurtrière de l’Etat sioniste, l’invasion terrestre qu’il prépare va sûrement se traduire par un carnage sans précédent.
Responsabilités des Etats-Unis et de l’Europe
Et tout cela avec la complicité active des Etats-Unis et de l’Union européenne. En effet, si l’Etat sioniste continue de massacrer les Palestiniens et de narguer l’opinion internationale, c’est parce qu’il bénéficie de l’impunité que lui confère le soutien sans faille de ces pays. Le monde entier est témoin de l’attitude bienveillante de ces pays à l’égard de l’Etat sioniste dans l’agression actuelle. Tout le monde sait que les Etats-Unis sont le principal et inconditionnel parrain de l’Etat sioniste auquel ils fournissent une assistance multiforme : économique, financière, militaire, diplomatique et politique. Devant les massacres quotidiens de Palestiniens qui ont révolté la conscience internationale, on a entendu Condoleeza Rice, la Secrétaire d’Etat (ministre des Affaires étrangères), dire que c’était la « faute » du Hamas, montrant ainsi que l’agression israélienne a été planifiée et coordonnée avec les Etats-Unis.
Ainsi donc, la politique de terreur de l’Etat sioniste n’est-elle que la traduction d’une politique globale de l’impérialisme occidental visant à éliminer toute forme de résistance du peuple palestinien, dans le but d’imposer une « paix » entièrement favorable à Israël. Les discours hypocrites de l’Administration Bush ou de l’Union européenne sur leurs « efforts » à rechercher la « paix » entre Palestiniens et Israéliens ne trompent pas grand monde. On se souvient de l’affirmation du bourreau du peuple irakien, George Bush, selon laquelle il y aurait la « paix » au Proche-Orient avant son départ de la Maison Blanche. On sait ce qu’il en est aujourd’hui.
Solidarité avec l’héroïque résistance du peuple palestinien
Aujourd’hui plus que jamais, toutes les forces opposées à l’oppression et à l’injustice doivent réaffirmer leur soutien au peuple palestinien martyr. Se taire devant la barbarie et la cruauté de l’Etat sioniste c’est se faire complice des crimes monstrueux – et même du génocide - qu’il continue de commettre au mépris du droit international et des appels de l’opinion mondiale à cesser les bombardements et à lever le blocus de Gaza (...) Ces organisations doivent faire entendre leurs voix et exiger d’Israël et de ses parrains qu’ils mettent fin à ces politiques barbares à l’égard d’un peuple qui a tant souffert et qui ne fait que revendiquer son droit légitime à exister dans des frontières sûres et garanties.
En conclusion, nous exigeons :
- L’arrêt immédiat de l’agression et des massacres perpétrés par l’Etat sioniste
- La levée immédiate et inconditionnelle du blocus imposé contre Gaza
- L’inculpation des dirigeants sionistes pour crimes de guerre et crimes contre l’Humanité
- La fin de toutes les agressions israéliennes contre le peuple palestinien
- La fin de l’occupation sioniste et la création d’un Etat palestinien sur l’ensemble des territoires revendiqués par les Palestiniens avec Jérusalem comme capitaleNous sommes tous des Palestiniens !
Vive la Palestine libérée de l’occupation sioniste !
* Demba Moussa Dembélé est Directeur du Forum africain des alternatives
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