• Contributor | Gouvernance

    Le Zimbabwe a fait passer, le 30 juillet, le seuil de revenu non-imposable de 25 milliards de zimdollars à 5.000 milliards de zimdollars, pour protéger les travailleurs qui se débattent face à une hyper-inflaion de plus de deux millions pour cent. Le gouvernement a également baissé l'impôt sur le revenu dans une tentative d'alléger les souffrances des travailleurs dans une économie en chute libre, caractérisée par une spirale inflationniste et des pénuries généralisées des produits de première nécessité.

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  • Contributor | Gouvernance

    De nombreux Sierra Léonais se réjouissent de l'installation d'un appareil d'échocardiographie à l'Hôpital Connaught de Freetown, estimant qu'il va permettre l'établissement de diagnostics sûrs et efficaces et la prescription de médicaments appropriés aux patients cardiaques. S'exprimant en direct à la radio le 30 juillet, plusieurs Sierra Léonais ont félicité les autorités hospitalières pour l'acquisition de ce nouvel appareil.

  • Contributor | Gouvernance

    Le roi Mohammed VI a invité l'Algérie à ouvrir ses frontières avec le Maroc, qualifiant de "sanction collective" cette fermeture qui dure depuis 14 ans et appelé Alger à normaliser ses relations avec Rabat, dans un discours prononcé à l'occasion du 9ème anniversaire de son intronisation. Les relations entre Rabat et Alger ne sont pas au beau fixe depuis plus de trois décennies à cause de leur différend sur la question du Sahara occidental.

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  • Contributor | Gouvernance

    La directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Congo a déclaré le 6 août à Brazzaville que le Congo était à une étape intéressante de son développement, une phase où il y a la possibilité, si les grands choix sont faits, de se projeter d'ici une dizaine ou une quinzaine d'années comme pays de référence de la sous-région. Elle a fait cette déclaration au terme d'un entretien avec le ministre congolais de l'Energie et de l'Hydraulique.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le Premier ministre mauritanien, Yahya Oulkd Ahmed Waghf, a présidé le 29 août, à Nouakchott, la cérémonie officielle donnant le coup d'envoi de la réunion du Groupe des gouverneurs africains auprès de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), "African Caucus". La rencontre porte sur la recherche d'une harmonisation de leur position par rapport aux grandes préoccupations liées au contexte mondial : la forte menace de l'insécurité alimentaire, la crise de l'énergie, la hausse continue du prix des denrées de base sur le marché mondial, etc.

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  • Contributor | Gouvernance

    Quinze étudiants de l’université de Ziguinchor ont écopé de peines allant de l’exclusion momentanée au blâme, pour avoir « hué et agressé » le ministre de l’Enseignement secondaire, des Centres universitaires régionales (Cur) et des Universités. La sanction, rendue publique par le recteur est tombée le 1er août est jugée sans appel.

    Tagged under Gouvernance Senegal

  • Contributor | Gouvernance

    L'ancien secrétaire général de la présidence de la République et ancien ministre d'Etat en charge des relations extérieures, Jean Marie Atangana Mebara, a été arrêté à Yaoundé par la Police suite à l'enquête sur l'affaire "The Albatros", l'aéronef présidentiel en mauvais état de fonctionnement qui faillit coûter la vie au chef de l'Etat Paul Biya et à sa famille entre Yaoundé et Paris-Orly en avril 2004.

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  • Contributor | Gouvernance

    Au mois d'octobre prochain, le Front Populaire Ivoirien (FPI), parti au pouvoir, part en congrès pour renouveler ses instances et proposer aux Ivoiriens la signature d'un nouveau contrat de confiance. C'est l'occasion choisie par le président Laurent Gbagbo et son épouse pour opérer une petite révolution au sommet de leur appareil politique. La tête de Pascal Affi N'guessan est mise à prix.

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  • Contributor | Gouvernance

    La Banque centrale zimbabwéenne a annoncé l'introduction d'une nouvelle monnaie pour mettre fin à l'inflation élevée. En présentant sa politique monétaire à moyen-terme 2008, le gouverneur de la Banque de réserve du Zimbabwe a retiré 10 zéros à la valeur faciale de la monnaie actuelle pour remplacer ainsi 10 milliards anciens dollars zimbabwéens par un seul.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le chef de l’Etat guinéen a limogé le 1er août dernier, le ministre secrétaire général à la présidence de la République, sans donner les raisons de cette décision. Le général Lansana Conté a remplacé ce dernier par son gendre…

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  • Contributor | Gouvernance

    La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l'Homme (RADDHO) a lancé une mise en garde pour prévenir une éventuelle « explosion populaire » que pourrait causer le « tripatouillage indécent » de la constitution sénégalaise. L'assemblée nationale du Sénégal a voté le 28 juillet une modification de l'article 27 de la constitution qui fait passer le mandat présidentiel de 5 à 7 ans, contre l'avis des experts en droit constitutionnel du pays, qui estiment que cet article ne peut être modifié que par « voie référendaire ».

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  • Contributor | Gouvernance

    Le sociologue et militant égypto-américain des droits de l'homme Saadeddine Ibrahim a été condamné par contumace le 1er août par un tribunal égyptien à deux ans de prison pour avoir «diffamé» l'Egypte. M. Ibrahim, qui se trouve actuellement aux Etats-Unis, a été reconnu coupable d'"avoir terni la réputation de l'Egypte". Deux avocats l’avaient accusé M. Ibrahim d'atteinte aux intérêts de l'Egypte après une série d'articles et de discours sur la citoyenneté et la démocratie dans lesquels il critiquait le régime de Moubarak.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le gigantesque incendie qui s’est déclaré le 31 juillet dans une zone forestière près de la localité de M’Diq (au nord du Maroc) a ravagé quelque 230 hectares. C’est l’incendie de forêt le plus important depuis le début de l’année. Des renforts ont été nécessaires pour «éviter le pire» notamment la propagation du feu aux habitations avoisinantes dans cette zone touristique.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le ministre togolais de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Kossi Messan Ewovor, a réclamé dimanche la mobilisation de quelque 3000 agents de la police et de la gendarmerie pour surveiller le marché, suite à la flambée des prix consécutive aux inondations dans le sud Togo. Ces agents seraient mis à la disposition du ministère du Commerce qui ne compte que 14 agents de contrôle des prix pour tout le Togo, dont 10 à Lomé et 4 à l’intérieur du pays ».

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  • Contributor | Gouvernance

    L'Union Européenne envoie au Rwanda une mission de 80 observateurs, le plus gros contingent d'observateurs internationaux pour les élections parlementaires prévues du 15 au 18 septembre. L’observation va porter sur le processus électoral dans son ensemble, y compris la campagne, les performances de l'administration électorale, le rôle du pouvoir judiciaire et l'environnement général dans lequel les élections ont lieu.
    Bien-être social

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  • Contributor | Gouvernance

    Le directeur de publication de l'hebdomadaire indépendant "L'Evènement", a été arrêté le 30 juillet 2008, par les services de la Police Judiciaire de Niamey. Selon la Fondation des Médias pour l'Afrique de l'Ouest (MFWA), il a été privé de visite, contrairement aux dispositions du Code de Procédure Pénale du Niger qui note que toute personne placée en garde-à-vue ne pourra bénéficier de l'assistance d'un avocat que 24 heures après son arrestation.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le gouvernement marocain a décidé de suspendre les droits de douane pour les importations de blé tendre afin d'assurer un approvisionnement normal à la veille du mois de jeûne du Ramadan. Le Ramadan coîncidera avec le mois de septembre au Maroc, pays où la consommation des produits alimentaires connaît une forte augmentation durant cette période. La mesure vise à amoindrir le choc de la hausse des prix liée à la crise alimentaire.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le dirigeant de l'opposition au Zimbabwe Morgan Tsvangirai, en visite le 31 juillet à Dakar pour "solliciter les avis et conseils" du chef de l'Etat sénégalais, s'est déclaré "plutôt satisfait" des discussions sur le partage du pouvoir avec le président zimbabwéen Robert Mugabe. "Je suis plutôt satisfait. Mais il y a, comme dans toutes négociations, des points d'achoppement qui ont besoin d'être éclaircis", a déclaré M. Tsvangirai devant la presse à l'issue d'une audience avec le président Abdoulaye Wade.

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  • « Le commerce international peut jouer un rôle important dans la promotion du développement économique et la diminution de la pauvreté. Nous reconnaissons le besoin qu'ont tous les peuples de bénéficier de l'augmentation des opportunités et des progrès du bien-être que génère un système multilatéral du commerce. La majorité des membres de l'OMC sont des pays en développement. Nous prétendons mettre leurs besoins et intérêts au centre du programme de travail adopté dans la présente déclaration. » Déclaration ministérielle de Doha de l'Organisation mondiale du Commerce, 14 novembre 2001. C'est par ces paroles qu'a débuté le cycle de négociations de l'OMC, il y a sept ans. Mais en réalité, le développement économique, la réduction de la pauvreté, les besoins de tous nos peuples, l'augmentation des opportunités pour les pays en développement sont-ils réellement au centre des négociations en cours à l'OMC ?

    La première chose que je dois dire c'est que si tel était le cas, les 153 pays membres et surtout la grande majorité des pays en développement devraient être les principaux acteurs des négociations de l'OMC. Mais nous voyons en réalité qu'une poignée de 35 pays sont invités par le Directeur Général à des réunions informelles pour avancer dans l'essentiel de la négociation et préparer les accords de ce « cycle pour le développement » de l'OMC.

    Les négociations de l'OMC se sont converties en une lutte des pays développés pour ouvrir les marchés des pays en développement en faveur de leurs grandes entreprises.

    Les subventions agricoles du Nord, dont les principaux bénéficiaires sont les firmes agro-alimentaires des Etats-Unis et de l'Europe, non seulement vont se perpétuer, mais vont en augmentant, comme on peut le voir avec la Loi Agricole américaine “Farm Bill 2008”. Les pays en développement abaisseront les droits de douane des produits agricoles tandis que les subventions réelles des Etats-Unis et de l'Union Européenne à leurs produits agricoles ne diminueront pas.

    En ce qui concerne le volet des produits industriels des négociations de l'OMC, le but recherché est d'assurer que les pays en développement réalisent des coupes de leurs droits de douane de 40 % à 60 %, tandis que les pays développés diminueront en moyenne leurs droits de douane de 25 % à 33 %.

    Pour des pays comme la Bolivie, l'érosion des préférences douanières par la distribution généralisée des droits de douane aura des effets négatifs sur la compétitivité de nos exportations.

    La reconnaissance des asymétries, et le traitement spécial et différencié réel et effectif en faveur des pays en développement est limité et sa mise en œuvre est bloquée par les pays développés.

    Dans les négociations, on encourage la libéralisation des nouveaux secteurs des services, alors qu'il faudrait exclure définitivement les services de base que sont l'éducation, la santé, l'eau, l'énergie, et les télécommunications du texte de l'Accord Général sur le Commerce des Service de l'OMC. Ces services sont des droits humains qui ne peuvent être objet de commerce privé et de règles de libéralisation qui conduisent à leur privatisation.

    La déréglementation et la privatisation des services financiers, entre autres, sont la cause de l'actuelle crise financière mondiale. Davantage de libéralisation des services n'amènera pas plus de développement, mais plus de possibilités de crise et de spéculation dans des domaines aussi vitaux que l'alimentation.

    Le régime de la propriété intellectuelle établi par l'OMC a bénéficié surtout aux transnationales qui ont le monopole des brevets, renchérissant le prix des médicaments et d'autres produits vitaux, encourageant la privatisation et la marchandisation de la vie même, comme le prouvent les divers brevets sur les plantes, les animaux et même les gênes humains.

    Les pays les plus pauvres seront les principaux perdants. Les projections économiques d'un possible accord à l'OMC, effectuées y compris par la Banque Mondiale, indiquent que les coûts accumulés en terme de perte d'emplois, de réduction du champ des décision possibles dans la définition des politiques nationales et de perte de revenus douaniers seront plus importants que les « bénéfices » du « cycle de Doha ».

    Après sept ans, le cycle de Doha est ancré dans le passé et déphasé par rapport aux phénomènes les plus importants que nous vivons aujourd'hui : la crise alimentaire, la crise énergétique, le changement climatique et l'élimination de la diversité culturelle. On fait croire au monde qu'un accord est nécessaire pour résoudre un agenda mondial et cet accord ne représente pas cette réalité. Ses bases ne sont pas adéquates pour faire face à ce nouvel agenda mondial.

    Des études de la FAO signalent que les actuelles forces de production agricoles sont capables de nourrir 12 milliards d'êtres humains, c'est-à-dire, quasiment le double de la population mondiale actuelle. Et pourtant, il y a une crise alimentaire, car on ne produit pas pour le bien-être de l'humanité, mais en fonction du marché, de la spéculation et de la rentabilité des grands producteurs et des grands négociants d'aliments. Pour faire face à la crise alimentaire, il est nécessaire de renforcer l'agriculture familiale, paysanne et communautaire. Nous, pays en développement, devons récupérer le droit de réglementer nos importations et nos exportations pour garantir l'alimentation de nos populations.

    Nous devons en finir avec la consommation effrénée, le gaspillage et le luxe. Dans la partie la plus pauvre de la planète, des millions d'êtres humains meurent de faim chaque année. Dans la partie la plus riche de la planète, des millions de dollars sont dépensés pour combattre l'obésité. Nous consommons trop, nous gaspillons les ressources naturelles, et nous produisons des déchets qui polluent la Terre Mère.

    Chaque pays devrait consommer en priorité ce qu'il produit localement. Un bien qui traverse la moitié du monde pour arriver à destination est souvent moins cher que celui qui est produit chez soi, mais si nous tenons compte des coûts environnementaux du transport de cette marchandise, la consommation d'énergie et la quantité d'émissions de gaz carbonique que cela génère, alors nous arrivons à la conclusion qu'il serait plus sain pour la planète et l'humanité d'encourager la consommation de ce qui est produit localement.

    Le commerce extérieur doit être un complément de la production locale. Nous ne devons privilégier d'aucune façon le marché extérieur aux dépends de la production nationale.

    Le capitalisme veut tous nous uniformiser pour nous transformer en de simples consommateurs. Pour le Nord, il n'existe qu'un seul modèle de développement, le sien. Les modèles uniques sur le plan économique s'accompagnent de processus d'acculturation généralisée qui nous impose une seule culture, une seule mode, une seule façon de penser et de voir les choses. Détruire une culture, porter atteinte à l'identité d'un peuple, est le dommage le plus grave que l'on peut faire à l'humanité.

    Le respect et la complémentarité pacifique et harmonique des diverses cultures et économies sont essentiels pour sauver la planète, l'humanité et la vie.

    Pour que ce cycle de négociations soit effectivement un cycle du développement, ancré dans le présent et le futur de l'humanité et de la planète, il devrait :

    Garantir la participation des pays en développement à toutes les réunions de l'OMC, et mettre un terme aux réunions exclusives de la « salle verte » [*] ;

    Mettre en œuvre de véritables négociations asymétriques en faveur des pays en développement dans lesquelles les pays développés octroient des concessions conséquentes ;

    Respecter les intérêts des pays en développement en ne limitant pas leur pouvoir de définir et de mise en œuvre de politiques nationales dans les secteurs de l'agriculture, de l'industrie et des services ;

    Réduire effectivement les mesures protectionnistes et les subventions des pays développés ;

    Garantir le droit des pays en développement à protéger, le temps qu'il faut, leurs industries naissantes, comme l'ont fait les pays industrialisés par le passé ;

    Garantir le droit des pays en développement de contrôler et de définir leurs politiques en matière de services, en excluant de manière explicite les services essentiels de l'Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) de l'OMC ;

    Limiter les monopoles des grandes entreprises sur la propriété intellectuelle, promouvoir le transfert de technologie, et interdire le brevetage de toute forme de vie ;

    Garantir la souveraineté alimentaire des pays en éliminant toute limitation à la capacité des États à réglementer les exportations et les importations d'aliments ;

    Adopter des mesures qui contribuent à limiter la consommation et le gaspillage des ressources naturelles, à éliminer les gaz à effet de serre et la production de déchets qui portent préjudice à la Terre Mère.

    En ce XXIe siècle, un « cycle pour le développement » ne peut plus être un cycle de « libre échange ». Il doit au contraire promouvoir un commerce qui contribue à l'équilibre entre les pays, les régions et la mère nature, en établissant des indicateurs qui permettent d'évaluer et de corriger les règles du commerce en fonction d'un développement durable.

    Sur nous qui gouvernons, repose une énorme responsabilité à l'égard de nos peuples. Des accords comme ceux de l'OMC doivent être largement connus et débattus par tous les citoyens et non seulement par des ministres, des entrepreneurs et des « experts ». Nous, peuples du monde, devons cesser de n'être que des victimes passives de ces négociations, et nous devons devenir des protagonistes de notre présent et de notre futur.

    * Evo Morales Ayma, Président de la République de Bolivie

    [*] “Green room meeting” ou “réunion dans la salle verte” est le nom des réunions informelles de négociation à l'OMC auxquelles participe un groupe de 35 pays élus par le Directeur général.

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  • Fatima Hassan est avocate sud-africaine, bien connue en matière de défense des Droits de l’homme. Début juillet 2008, elle a fait partie d’une délégation sud-africaine de défense des Droits de l’homme qui a visité Israël et les territoires occupés en Palestine. Cette mission avait pour objectif de «soutenir les Palestiniens et Israéliens travaillant quotidiennement, par des moyens non violents, à mettre fin à l’occupation israélienne d’après 1967, à mettre fin aux abus des Droits de l’homme et aux violations du droit international et à favoriser des relations paisibles et un règlement juste de la question palestinienne». Mais il s’agissait aussi, à travers cette visite, d’exprimer leur solidarité avec ceux qui vivent dans des circonstances oppressives, restrictives et dangereuses, et d’attirer l’attention sur l’injustice de l’occupation, ainsi que ses conséquences désastreuses…

    Mukoma Wa Ngugi a interviewé Fatima Hassan sur cette visite de solidarité et les implications que peut avoir la lutte des Palestiniens pour les Africains.

    Pambazuka News : Un article paru dans un journal indépendant vous cite disant que “le fait de devoir emprunter des routes différentes, d’avoir [des plaques d’immatriculation différentes] sur des voitures conduites par des nationalités différentes, l’indignité de produire une autorisation chaque fois qu’un soldat vous le demande, et d’attendre dans de longues files d’attente sous un soleil ardent au niveau des postes de contrôle juste pour entrer dans votre propre ville, je crois que c’est pire que ce que nous avons connu sous le régime de l’apartheid." Mais le même article poursuit en disant que “Mme Hassan elle-même a dit que la comparaison avec l’apartheid lui semble être une « habile diversion ». Pouvez-vous parler davantage de ces deux positions ?

    Fatima Hassan : Je pense que le débat/discours autour de la question de savoir s’il s’agit d’un Apartheid ou pas ne nous aide pas à progresser. Trop souvent, en voulant trouver une réponse à cette question, on s’enlise. Et on peut s’en servir comme moyen de savoir si la situation en Palestine et en Israël est intolérable du point de vue juridique et moral. Bien sûr, il y a des similitudes pour ce qui est du caractère indigne et inhumain des conséquences de l’occupation. Et les gens en Palestine et en Israël donnent au mur érigé par Israël le nom de « mur de l’Apartheid » parce qu’il est fondé sur une politique de séparation et de fermeture.

    Mais le contexte est différent et le débat autour de la question de savoir s’il s’agit d’un apartheid ou pas nous détourne de la vraie question de l’occupation, de l’accaparement d’une plus grande partie des terres, de l’indignité de l’occupation et de la conduite des militaires et de la police. J’ai vu le poste de contrôle à Naplouse, j’ai rencontré des palestiniens à Hébron, j’ai rencontré les villageois qui sont contre le mur, j’ai rencontré des Israéliens et des Palestiniens ayant perdu des membres de leurs familles, leurs terres et leurs maisons. Ils n’ont pas perdu espoir cependant et ils croient en une bataille conjointe contre l’occupation et sont prêts, avec des moyens non violents, à transformer au quotidien les formes directes et indirectes d’injustice et de violence.

    Pour résumer – il y a une transgression qui se poursuit sans relâche – appelez la comme vous voulez, apartheid, séparation, fermeture, sécurité – elle demeure une transgression.

    PZN : Pensez-vous que les Palestiniens de Cisjordanie vivant sous l’occupation israélienne se battent pour l’intégration, pour les droits humains à l’intérieur d’Israël ou pour un Etat palestinien viable ?

    FH : Je pense m’être rendu compte que physiquement et géographiquement - avec l’accaparement massif des terres - une solution basée sur l’existence de deux Etats n’est pas réaliste. Mais il ne m’appartient pas de déterminer les solutions pour les gens qui y vivent.

    Quant aux Palestiniens, ils nous ont souligné qu’ils sont contre l’occupation et la négation des Droits de l’homme. Ce qu’ils veulent dépend de ceux à qui vous parlez et de là où ils vivent. Bien sûr, tous ceux à qui nous avons parlé ont mis l’accent sur l’intégration, la dignité et l’autonomie.

    PZN: L’évolution en Afrique du sud peut-elle servir de source d’inspiration aux Palestiniens et aux Israéliens ? De quelles manières?

    FH: Dans une certaine mesure oui, dans un autre sens non. En Afrique du Sud, nous étions convenus de nous accepter non pas comme des ennemis mais d’abord comme des personnes, avant de nous parler, ce que nous continuons à faire jusqu’ici. Dennis Davis, un membre de notre délégation, l’a bien résumé dans les propos suivants : « Ils parlent de divorce tandis que nous (Afrique du sud) parlons de mariage ».

    Nous avions des barrières invisibles et une route pour tout le monde. Ils ont des barrières, des postes de contrôle presque partout et des routes différentes ! Ils ont des enfants qui jettent des pierres à d’autres enfants qui essaient d’aller à l’école (Hébron) ; nous avions la Banthoustanisation de l’enseignement et une langue qui nous été imposée et non les scénarios que nous avons vus et dont nous avons entendu parler à Hébron.

    Nous n’avions pas des points de vue et des prétentions profondément religieux qui justifieraient l’injustice et l’accaparement des terres. En effet, les organisations confessionnelles se sont mobilisées contre l’apartheid. En Afrique du sud, nous avons une expérience (limitée) de la race et du traitement du racisme, mais pas d’un racisme qui tire ses origines de la religion.

    PZN: Les Palestiniens peuvent-ils tirer une quelconque leçon de la lutte contre l’Apartheid en Afrique du sud ?

    FH : La solidarité internationale et la dénonciation de l’injustice sont capitales. Nous avons utilisé plusieurs moyens pour nous battre, entre la solidarité et les sanctions, la lutte armée limitée et la mobilisation de masse. La lutte conjointe des Israéliens et Palestiniens est peut-être le meilleur moyen pour nous d’offrir la solidarité, d’autant que notre bataille était à la fois inclusive et était celle des masses.

    PZN: Les Sud-Africains ont-ils une responsabilité spéciale vis-à-vis des Palestiniens? Existe-t-il une solidarité historique entre l’OLP et l’ANC?

    FH: Je crois qu’il faut poser la question des alliances historiques à l’ANC elle-même. Mais il va de soi qu’ils étaient historiquement liés.

    Qui plus est, je dois d’être solidaire à ma communauté et au monde en général, N’importe où on est confronté à l’injustice. Je la leur dois en tant qu’être humain, mais aussi en tant que Sud-Africain – parce qu’ils nous ont témoigné de leur solidarité pendant les années d’oppression raciale. Oui, nous avons une obligation spéciale de condamner et de réagir contre l’injustice étant donné notre propre honteuse histoire.

    PZN: Dans le passé, les Etats africains ne faisaient pas mystère de leur soutien aux Palestiniens. Par exemple dans les années 70, un certain nombre de pays africains avaient rompu leurs relations diplomatiques avec Israël. Quels types de mesures la génération actuelle de chefs d’Etat africains peuvent/doivent-ils prendre ?

    FH: D’abord il importe de bâtir un consensus autour de la condamnation de l’oppression et de l’injustice en Israël et ailleurs. S’assurer que les marchés ne sont pas offerts aux sociétés qui tirent profit de la construction du mur et de l’occupation. S’assurer que les chefs d’Etat rendent visite aux villageois moyens et aux défenseurs de la paix qui s’engagent dans des luttes conjointes pour la non violence plutôt que de se limiter à rencontrer les politiciens de carrière d’un bord ou de l’autre.

    PZN: Avez-vous une idée exacte de la bataille en cours entre le Hamas et le Fatah ? Qu’est-ce qui, à votre avis, peut être une réponse constructive des Africains à cette scission?

    FH: Nous ne disposions que de cinq jours de visite, de sorte que c’est impossible de répondre correctement à votre question. Lorsque j’ai visité plusieurs villages, j’ai vu des activistes qui étaient à l’origine membres des deux mouvements et qui travaillent maintenant à nourrir les enfants, à les éduquer, à leur apporter de l’aide humanitaire, tout en travaillant avec les activistes dans le cadre d’une bataille non violente.

    PZN: Quel est l’effet du mur sur les perspectives de paix et sur les Palestiniens?

    Je pense que le mur est la plus grosse faute et le plus grand obstacle à la paix. Sa présence physique, sa capacité à couper les personnes de leurs terres, de leurs écoles, de leurs voisins, des Israéliens et des Juifs ne peuvent faire penser à personne que la paix est même sur la table de négociation.

    Les parties du mur que nous voyons, les nombreuses ordonnances de démolition qui devaient être prises contre certaines parties du mur démontrent une parfaite incompréhension des moyens d’existence des populations des deux côtés du mur. Le mur signifie que plusieurs milliers de palestiniens ont perdu l’accès à leurs terres et à leurs moyens d’existence. Environ 250 000 personnes sont touchées, avec 8.000 familles palestiniennes dans la zone de sécurité.

    Le mur brise les voisinages et, à mon avis, ne protège que les peuplements. Pourrais-je ajouter que la plupart des peuplements sont effectivement illégaux et sont considérés comme des avant-postes illégaux. Pour les faire fonctionner, ils ont mis en oeuvre des systèmes complexes de permis – même un cheval a besoin d’un permis pour traverser. C’est vraiment une honte.

    PZN: Etant donné que la solution d’un Etat n’est même pas sur la table, et qu’il me semble qu’Israël ne prévoit pas un Etat palestinien indépendant et prospère, par quel moyen l’une des deux solutions peut-elle fonctionner?

    FH : Je ne peux pas commenter sur les perspectives parce que, encore une fois, ma visite n’a duré que cinq jours – je ne pense pas pouvoir commenter sur les solutions – j’y suis allé pour apprendre. Bien sûr, on peut espérer voir un seul Etat fondé sur les Droits de l’homme pour tous, avec la dignité et l’intégration pour tous.

    PZN: Nous n’entendons jamais parler des mouvements de solidarité juifs/palestiniens, et pourtant ils existent. Pouvez-vous nous en parler davantage?

    FH: Le nombre de tels mouvements va croissant. Ils peuvent être petits et « marginaux » mais je pense que leur message est simple et de portée universelle – la non violence et l’intégration de toutes les populations qui forment les communautés israélienne et palestinienne. Ils vont devenir plus fort grâce à notre solidarité. ‘Combatants for Peace’, ‘Anarchists against the wall’, ‘Breaking the Silence’, ‘Bereaved Parents Families Forum’ en sont quelques exemples. Ainsi que les comités populaires dans les villages, tels que ‘Ta'ayush’ et ‘Children of Abraham’.

    Leur plus grande force maintenant réside dans le fait qu’ils perçoivent tout le monde comme des êtres humains dans une lutte commune pour la paix. Leur plus grande menace est qu’ils parlent de la paix et des Droits de l’homme – ils nous ont souvent dit que la plus grande menace contre la suppression des barrières c’est la peur – et je pense qu’ils ont raison. Les gens sont effrayés en Israël comme en Palestine – ils ont peur de la paix.

    * Mukoma Wa Ngugi est co-éditeur de Pambazuka News.

    * Pour de plus amples renseignements sur la visite de la solidarité, veuillez cliquer ici: .

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